Vous vous souvenez quand Nintendo a sorti son mode VR pour Breath of the Wild ? Le truc avec les Labo VR Goggles en carton ? Bon, c'était de la stéréo 3D avec suivi de mouvements de tête, mais franchement l'expérience était tellement limitée que pour beaucoup de joueurs, ça ressemblait plus à une démo technique qu'à un vrai mode VR.
Hé bien un moddeur a décidé de faire les choses sérieusement, et le résultat est très impressionnant.
BetterVR transforme Breath of the Wild en véritable expérience VR
Le projet s'appelle BetterVR et c'est exactement ce que ça veut dire. Fini les limitations du mode Nintendo Labo, ici on parle de vrai rendu stéréo en 6DOF (six degrés de liberté) avec support complet des mains et des bras. Vous pouvez dégainer vos armes en tendant le bras derrière votre dos, attaquer en faisant des mouvements de bras, couper du bois en mimant les gestes... Bref, c'est Hyrule comme si vous y étiez vraiment.
Le truc de dingue, c'est que le moddeur
Crementif
a bossé dessus pendant cinq ans, avec l'aide de quelques contributeurs pour les tests. Le résultat tourne sur l'émulateur Cemu (version 2.6 minimum) et fonctionne avec les casques VR compatibles OpenXR. Les contrôleurs Oculus Touch sont configurés par défaut, pour les autres (Index, Vive) il faudra probablement faire un remappage manuel via SteamVR.
Pour en profiter, il vous faudra évidemment une copie légale de Breath of the Wild version Wii U (oui, c'est important de le préciser), un PC qui tient la route avec un bon CPU single-thread, et Windows parce que ça ne fonctionne pas sous Linux pour l'instant.
J'avais déjà parlé d'un portage VR de Zelda
à l'époque de l'Oculus Rift, mais c'était sur la version NES et franchement ça donnait plus le mal de mer qu'autre chose. Là, on est sur un autre niveau.
Ce qui m'impressionne au-delà de la technique, c'est que le mod ne contient aucun fichier du jeu original. Il fonctionne via un hook (des fichiers dll/json/bat) qui intercepte le rendu et active un graphic pack Cemu.
Et est-ce que ça change quoi que ce soit légalement ? Avec Nintendo, vaut mieux pas trop compter là dessus, donc si ça vous tente, autant tester pendant que c'est encore là.
L'installation demande quelques prérequis :
Cemu 2.6
ou plus récent, BotW avec l'update V208, Vulkan activé et VSync désactivé. Ensuite
vous téléchargez le mod depuis le GitHub
, vous extrayez dans le dossier Cemu, vous lancez Cemu une première fois normalement, puis vous utilisez le fichier batch pour lancer en mode VR. Les graphic packs BetterVR et FPS++ s'activeront alors automatiquement...
Perso je trouve ça cool de voir que la communauté arrive à faire en quelques années ce que Nintendo n'a jamais voulu développer sérieusement.
La dernière version (0.9.3) vient de sortir avec pas mal d'améliorations. Il y a même un mode troisième personne si vous préférez garder vos distances avec les Lynels (même si c'est encore un peu buggé).
Parce que bon, se faire charger par un centaure géant en vue subjective, ça doit quand même faire son petit effet.
Bref, si vous avez un casque VR qui traîne et que vous n'avez jamais vraiment exploré Hyrule comme vous l'auriez voulu, c'est l'occasion ou jamais. En attendant que Nintendo daigne sortir un vrai jeu Zelda en VR (on peut toujours rêver), au moins les moddeurs sont là pour combler le vide.
C'est exactement le concept derrière
Aurora OS.js
, un projet open source complètement barré qui simule un système d'exploitation complet dans votre navigateur... avec des mécaniques de jeu de hacking intégrées.
Le truc, c'est que ce n'est pas juste une démo technique. Aurora OS.js embarque un vrai système de fichiers virtuel avec stockage persistant, un terminal avec des commandes type Linux (ls, cd, cat, mkdir...), un gestionnaire de fenêtres, un bloc-notes avec coloration syntaxique, et toute une architecture modulaire pour les applications. Bref, ça ressemble à un vrai OS, ça se comporte comme un vrai OS, mais ça tourne dans un onglet de votre navigateur.
Côté technique, les développeurs n'ont pas fait dans la demi-mesure. C'est à base de React 19, Electron 39, TypeScript 5, Tailwind CSS v4, et des animations fluides grâce à Framer Motion. Et le tout nécessite Node.js 24 minimum, ce qui montre qu'on est clairement sur des technos de pointe.
Le projet suit une roadmap en trois étapes. La version actuelle (v0.7.7) se concentre sur les fondations et l'utilisabilité. La v1.x apportera le gameplay solo de hacking. Et la v2.x ? Du multijoueur persistant où vous pourrez hacker d'autres joueurs. Ça va être trop incrrrr !
Si vous aimez
les expériences dans le navigateur
ou
les projets qui repoussent les limites du web
, Aurora OS.js mérite clairement un coup d'œil. Y'a une démo live sur GitHub Pages pour tester directement (user: guest / mdp: guest). Et comme c'est sous licence AGPL-3.0, vous pouvez fouiller le code et même contribuer si le cœur vous en dit.
Sous Windows 11/10, la recherche intégrée permet normalement de retrouver des fichiers par leur nom, mais aussi par le texte contenu à l’intérieur des documents. Pourtant, il est fréquent que la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office tels que Word, Excel — et parfois même les mails Outlook — alors que ces documents s’ouvrent correctement.
Dans ce cas, Windows Search fonctionne en apparence, mais l’indexation du contenu est incomplète ou défaillante. Le problème peut venir des options d’indexation, des types de fichiers pris en charge, des filtres de recherche (IFilter) fournis par Microsoft Office, de l’emplacement des fichiers, ou encore de l’intégration spécifique d’Outlook avec Windows Search.
Dans ce guide, vous allez apprendre à comprendre pourquoi la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), identifier les causes les plus fréquentes, vérifier les paramètres d’indexation du contenu, corriger les filtres Office, prendre en compte les cas particuliers (fichiers Excel volumineux, PDF, fichiers réseau, mails Outlook) et connaître les limites réelles de la recherche Windows. L’objectif est de retrouver efficacement le texte présent dans vos documents, ou de savoir quelles alternatives utiliser lorsque Windows Search atteint ses limites.
Symptômes typiques d’un problème de recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook)
Lorsque Windows Search ne parvient pas à retrouver le contenu interne des fichiers Office ou des messages Outlook, le comportement observé peut varier selon le type de données concerné. La recherche semble fonctionner, mais les résultats sont incomplets ou absents.
Symptômes courants pour les fichiers Word et Excel
La recherche trouve les fichiers par leur nom, mais pas par leur contenu : Un document apparaît si son nom correspond au mot recherché, mais pas si le mot est uniquement présent dans le texte.
Aucun résultat pour un mot pourtant visible dans le document : Le mot est bien présent dans Word ou Excel, mais Windows ne retourne aucun fichier.
Les fichiers texte (.txt) sont trouvés, mais pas les fichiers Office : Ce comportement indique un problème d’indexation du contenu Office, pas un dysfonctionnement global de Windows Search.
Les fichiers récents ne sont jamais trouvés : L’index n’est pas à jour ou le contenu n’est pas analysé.
Symptômes spécifiques à Outlook
Pour Outlook, les symptômes sont souvent différents, car les messages ne sont pas indexés comme des fichiers classiques :
La recherche Windows ne trouve aucun mail Outlook par contenu
Les mails récents sont introuvables, mais les anciens apparaissent
La recherche fonctionne dans Outlook, mais pas depuis Windows
Les pièces jointes ne sont jamais trouvées
Aucun résultat en dehors d’Outlook pour les mots présents dans les mails
Ces symptômes indiquent généralement un problème d’intégration entre Outlook et Windows Search, et non un problème d’IFilter de fichiers.
Ce que ces symptômes indiquent
Dans la majorité des cas :
Word / Excel → problème d’indexation du contenu ou de filtres Office
Outlook → problème d’indexation des données Outlook (PST/OST, mode cache, index Windows)
Il est donc essentiel de ne pas appliquer les mêmes solutions aux fichiers Office et aux mails Outlook. Les sections suivantes expliquent comment identifier précisément la cause et appliquer la bonne méthode selon le cas.
Vérifier que Windows indexe correctement le contenu des fichiers Office
Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Word ou Excel, la cause la plus fréquente est une indexation incomplète : Windows peut indexer le fichier sans analyser son texte interne. Il est donc essentiel de vérifier à la fois le mode d’indexation et les types de fichiers Office pris en charge.
Accéder aux options d’indexation avancées
Faites un clic droit sur le menu Démarrer puis Paramètres. Pour aller plus vite, vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier
+
I. Sinon d’autres méthodes dans le tutoriel suivant : Comment ouvrir les paramètres de Windows 11
Ouvrez Confidentialité et sécurité
Cliquez sur Recherche dans Windows
Allez en bas dans la section Paramètres associés puis sur Options d’indexation avancées
Vérifiez que l’indexation est active
Cliquez sur Avancé
Ouvrez l’onglet Types de fichiers
C’est dans cette section que Windows décide quoi indexer pour chaque format.
Vérifier la présence des extensions Office
Dans la liste des types de fichiers, assurez-vous que les extensions Office suivantes sont bien présentes :
.doc et .docx (Word)
.xls et .xlsx (Excel)
.ppt et .pptx (PowerPoint)
Si une extension Office est absente, son contenu ne pourra jamais être indexé, même si le fichier s’ouvre correctement.
Vérifier le mode d’indexation du contenu
Pour chaque extension Office listée :
Sélectionnez l’extension
Vérifiez que l’option Indexer les propriétés et le contenu du fichier est cochée
Si seule l’option Indexer uniquement les propriétés est sélectionnée, Windows :
reconnaît le fichier,
mais ignore totalement son texte interne.
Dans ce cas, la recherche par contenu est impossible.
Différence entre anciens et nouveaux formats Office
Les formats modernes .docx, .xlsx, .pptx sont généralement mieux indexés que les anciens formats .doc, .xls, .ppt.
Si seuls les anciens fichiers posent problème :
envisagez une conversion vers les formats modernes,
ou vérifiez l’installation complète de Microsoft Office.
À retenir
Indexer un fichier ne signifie pas indexer son contenu
Les fichiers Office doivent être configurés sur propriétés + contenu
Une extension absente ou mal configurée empêche toute recherche textuelle
Une reconstruction de l’index est souvent indispensable après modification
La section suivante explique comment vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) utilisés pour analyser le contenu des fichiers Office.
Vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) pour les fichiers Office
La recherche du contenu interne des fichiers Word et Excel repose sur des filtres de recherche, appelés IFilter. Ces composants permettent à Windows Search d’extraire le texte contenu dans chaque format de fichier afin de l’indexer. Si un filtre est absent, corrompu ou incompatible, Windows ne peut pas analyser le contenu, même si l’extension est correctement configurée.
Comprendre le rôle des IFilter
Un IFilter est chargé de :
reconnaître le format du fichier (DOCX, XLSX, etc.),
extraire le texte exploitable,
transmettre ce texte au moteur d’indexation.
Sans IFilter fonctionnel :
la recherche par nom de fichier fonctionne,
mais la recherche par contenu échoue systématiquement.
Vérifier si Microsoft Office est installé correctement
Pour les fichiers Office, les filtres sont fournis directement par Microsoft Office.
Vérifiez que :
Office est installé localement (Word, Excel présents),
Office n’est pas uniquement une version portable ou viewer,
aucune composante Office essentielle n’a été supprimée.
Si Office n’est pas installé, Windows ne dispose pas toujours des filtres nécessaires pour analyser les fichiers DOCX/XLSX.
Réparer l’installation de Microsoft Office
Une installation Office partiellement corrompue est une cause fréquente de problème d’IFilter.
Ouvrez Paramètres
Allez dans Applications
Sélectionnez Microsoft Office
Cliquez sur Modifier
Lancez une Réparation rapide
Si nécessaire, utilisez la Réparation en ligne
Après la réparation, redémarrez Windows et laissez l’index se reconstruire.
Cas des fichiers PDF et filtres tiers (comparaison utile)
À titre de comparaison :
les fichiers PDF nécessitent souvent un IFilter spécifique (Adobe, Foxit, etc.),
les fichiers Office utilisent les filtres intégrés à Office.
Si la recherche fonctionne pour les PDF mais pas pour Office, cela confirme un problème spécifique aux filtres Office.
Quand envisager une réinstallation d’Office
Si :
la réparation d’Office ne suffit pas,
plusieurs formats Office sont concernés,
la recherche ne fonctionne jamais pour le contenu,
alors une réinstallation propre de Microsoft Office peut être nécessaire.
Cas particulier : Office installé, Office Viewer ou absence de Microsoft Office
La capacité de Windows Search à indexer le contenu des fichiers Word, Excel et Outlook dépend directement de la présence et de l’état de Microsoft Office sur le système. Selon que la suite Office est installée, partiellement présente ou absente, le comportement de la recherche peut être très différent.
Microsoft Office installé localement
Lorsque Microsoft Office est correctement installé (Word, Excel, Outlook présents) :
Windows utilise les filtres Office (IFilter) fournis avec la suite
Le contenu des fichiers DOCX, XLSX, PPTX peut être analysé
La recherche par contenu fonctionne normalement, sous réserve que l’indexation soit activée
C’est la situation idéale pour la recherche dans le contenu des fichiers Office.
Office Viewer ou installation partielle
Les Office Viewer (Word Viewer, Excel Viewer) ou certaines installations partielles :
permettent parfois d’ouvrir les fichiers,
mais ne fournissent pas toujours les filtres nécessaires à l’indexation du contenu,
peuvent entraîner une recherche limitée aux noms de fichiers ou propriétés.
Dans ce cas :
les documents s’ouvrent correctement,
mais leur contenu reste introuvable via Windows Search.
Cette configuration est fréquente sur des PC anciens ou après une désinstallation incomplète d’Office.
Absence totale de Microsoft Office
Si Microsoft Office n’est pas installé :
Windows ne dispose généralement pas des filtres Office officiels,
la recherche du contenu des fichiers Word et Excel est souvent impossible,
seuls les noms de fichiers ou certaines métadonnées peuvent être indexés.
Cela explique pourquoi :
un fichier DOCX est visible dans l’Explorateur,
mais jamais trouvé par son contenu.
Cas d’Office Click-to-Run et Microsoft 365
Avec Microsoft 365 ou les versions Click-to-Run :
les filtres sont normalement installés,
mais peuvent être désactivés ou corrompus après une mise à jour ou une réparation incomplète.
Une réparation d’Office suffit souvent à restaurer l’indexation du contenu.
Cas particulier des fichiers Excel (XLSX) et des fichiers volumineux
Les fichiers Excel (XLSX/XLS) posent plus souvent problème que les documents Word pour la recherche du contenu, en particulier lorsqu’ils sont volumineux, complexes ou structurés sur plusieurs feuilles. Windows Search peut alors ignorer tout ou partie du texte, même si l’indexation est activée.
Pourquoi Excel est plus difficile à indexer
Contrairement à Word, un classeur Excel peut contenir :
plusieurs feuilles,
des cellules vides ou masquées,
des formules plutôt que du texte brut,
des tableaux structurés, graphiques et objets.
L’indexation repose principalement sur le texte réellement présent dans les cellules. Si le contenu est majoritairement calculé (formules) ou réparti de façon complexe, Windows peut ne rien indexer d’exploitable.
Problèmes fréquents avec les fichiers Excel
Les situations suivantes sont courantes :
La recherche ne trouve jamais le contenu des fichiers Excel, alors que Word fonctionne
Seules certaines feuilles semblent indexées
Les fichiers Excel volumineux ne remontent jamais dans les résultats
Les fichiers récemment modifiés ne sont pas trouvés
Les fichiers protégés ou chiffrés sont ignorés
Points à vérifier pour améliorer l’indexation Excel
Pour augmenter les chances que le contenu soit indexé :
Vérifiez que le contenu textuel est bien présent (et pas uniquement des formules)
Évitez les cellules masquées pour les données importantes
Testez la recherche avec un mot unique et simple
Assurez-vous que le fichier n’est pas protégé par mot de passe
Vérifiez que le fichier est bien enregistré au format moderne XLSX
Les anciens formats .xls peuvent être indexés de manière plus limitée.
Limites connues de la recherche Windows avec Excel
Même avec une configuration correcte :
Windows Search n’indexe pas toujours tout le contenu des classeurs très volumineux
Les performances peuvent être volontairement limitées pour éviter de saturer l’index
Les fichiers stockés sur des lecteurs réseau ou synchronisés peuvent être indexés partiellement
Bonnes pratiques
Privilégiez des fichiers Excel structurés et allégés
Convertissez les anciens fichiers vers XLSX
Évitez de stocker des données critiques uniquement dans des classeurs très lourds
Pour des besoins avancés, envisagez des outils de recherche spécialisés
La section suivante aborde le cas des fichiers PDF et documents non Office, afin de comparer leur comportement avec celui des fichiers Office dans la recherche Windows.
Cas particulier : la recherche Windows ne trouve pas le contenu des mails Outlook
Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook) sous Windows 11, la recherche du contenu des mails fonctionne différemment de celle des fichiers Word ou Excel. Les messages Outlook ne sont pas indexés comme des fichiers classiques : ils reposent sur l’intégration entre Outlook et Windows Search, via les fichiers de données PST/OST ou via des données cloud.
Pourquoi certains réglages Outlook n’apparaissent plus
Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook), il est normal de ne plus trouver de réglages explicites liés à Windows Search dans les options du logiciel. La recherche du contenu des mails est désormais largement pilotée par Windows 11, et non plus configurée manuellement depuis Outlook.
En pratique, la recherche Windows du contenu des mails dépend surtout :
l’activation du service Windows Search,
l’indexation d’Outlook dans Windows,
la présence locale des données Outlook (OST/PST),
le type d’Outlook utilisé (classique ou nouvel Outlook).
Vérifier qu’Outlook est bien indexé par Windows
Même si l’indexation est indiquée comme terminée, Outlook peut être exclu des emplacements indexés.
Ouvrez le Panneau de configuration
Cliquez sur Options d’indexation
Cliquez sur Modifier
Vérifiez que Microsoft Outlook est bien coché
Si Outlook n’est pas indexé, la recherche Windows ne pourra jamais retrouver le contenu des mails.
Données locales vs données en ligne
Windows Search ne peut indexer que des données stockées localement.
Selon votre configuration :
Boîte aux lettres en cache (OST local) → indexation possible
Mails uniquement en ligne → contenu non indexé
Nouvel Outlook (interface proche d’Outlook.com) → recherche Windows souvent limitée
Dans ces cas, la recherche interne à Outlook est généralement plus fiable que la recherche Windows.
Cas des mails récents non trouvés
Il est fréquent que :
les mails récents ne soient pas immédiatement trouvés,
alors que les anciens apparaissent.
Cela est dû à :
l’indexation en arrière-plan,
la synchronisation Outlook encore en cours,
la priorité basse accordée à l’indexation des mails.
Il faut parfois attendre la fin complète de l’indexation avant que les résultats soient cohérents.
Quand reconstruire l’index pour Outlook
Si :
Outlook est bien indexé dans Windows,
les données sont stockées localement,
mais la recherche reste incomplète,
alors une reconstruction complète de l’index Windows est souvent nécessaire. Cette opération permet de resynchroniser Windows Search et Outlook.
Outlook n’utilise pas les mêmes mécanismes que Word ou Excel
Les anciens menus Outlook liés à Windows Search n’existent plus toujours
La recherche dépend surtout de Windows 11, pas d’Outlook
Les mails non stockés localement ne peuvent pas être indexés
La recherche interne d’Outlook reste souvent la plus fiable
Cas des fichiers PDF et documents non Office (comparaison utile)
Comparer le comportement des fichiers PDF et des documents non Office permet de mieux comprendre pourquoi la recherche du contenu fonctionne parfois pour certains formats, mais échoue pour Word ou Excel. En réalité, chaque type de fichier dépend de mécanismes d’indexation différents.
Recherche du contenu dans les fichiers PDF
Les fichiers PDF ne sont pas indexés de la même manière que les documents Office. Windows Search a besoin d’un IFilter PDF spécifique pour extraire le texte.
Selon la configuration :
Si un IFilter PDF est installé (Adobe, Foxit, etc.), le contenu peut être indexé
Sans IFilter, Windows ne peut indexer que :
le nom du fichier
certaines propriétés, mais pas le texte
C’est pourquoi :
la recherche fonctionne parfois pour les PDF mais pas pour Office,
ou inversement, selon les filtres installés.
Documents texte simples et formats non Office
Les formats simples comme :
.txt
.csv
.log
.xml
sont généralement bien indexés, car leur contenu est directement lisible par Windows sans filtre complexe.
Cela explique pourquoi :
un mot est retrouvé dans un fichier .txt,
mais pas dans un document Word ou Excel contenant pourtant le même mot.
Comparaison synthétique des comportements
Type de fichier
Dépend d’un IFilter
Recherche du contenu
Word / Excel
Oui (Office)
Oui, si Office est correctement installé
PDF
Oui (PDF IFilter)
Oui, si un filtre PDF est présent
TXT / CSV
Non
Oui, nativement
Images (JPG, PNG)
OCR requis
Non, sans outil spécifique
Archives (ZIP)
Variable
Non (contenu interne non indexé)
Si la recherche fonctionne pour les PDF ou les fichiers texte mais pas pour Office, cela renforce l’hypothèse d’un problème spécifique aux filtres Office ou à leur configuration, abordé dans les sections précédentes.
Vérifier l’emplacement des fichiers (dossiers indexés, réseau, OneDrive)
Même si Windows est correctement configuré pour indexer le contenu des fichiers Office, la recherche échouera si les documents se trouvent dans des emplacements non indexés ou partiellement pris en charge. L’emplacement des fichiers est donc un point essentiel à vérifier.
Vérifier que les dossiers contenant les fichiers sont indexés
Windows Search n’indexe pas automatiquement tous les dossiers.
Accédez aux Options d’indexation
Vérifiez que les dossiers contenant vos fichiers Office sont listés (Documents, Bureau, dossiers personnalisés)
Si un dossier n’apparaît pas :
Cliquez sur Modifier
Ajoutez le dossier concerné
Validez et laissez Windows mettre à jour l’index
Si le dossier n’est pas indexé, aucun contenu ne pourra être retrouvé, même si les fichiers sont compatibles.
Cas des fichiers stockés sur un lecteur réseau ou un NAS
Les fichiers Office stockés sur :
un lecteur réseau,
un NAS,
un partage SMB,
ne sont pas toujours indexés par défaut.
Dans ce cas :
Windows peut rechercher le nom du fichier,
mais la recherche dans le contenu est souvent désactivée ou limitée.
L’indexation du contenu sur des emplacements réseau dépend :
de la configuration Windows,
du protocole réseau,
et parfois du serveur distant.
Cas particulier de OneDrive
Les fichiers synchronisés avec OneDrive peuvent poser problème selon leur état :
Fichiers disponibles localement → indexation du contenu possible
Fichiers uniquement en ligne → contenu non indexé localement
Vérifiez que les fichiers recherchés sont bien :
téléchargés sur le PC,
et non marqués comme en ligne uniquement.
Fichiers stockés sur des supports externes
Les fichiers situés sur :
clés USB,
disques externes,
cartes mémoire,
ne sont généralement pas indexés par défaut.
La recherche du contenu fonctionne alors uniquement si :
le support est explicitement ajouté aux emplacements indexés,
et reste connecté pendant l’indexation.
La section suivante explique comment reconstruire l’index de recherche, étape souvent nécessaire après modification des emplacements ou des options d’indexation.
Reconstruire l’index de recherche pour le contenu des fichiers
Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office, même après avoir vérifié les options d’indexation, les types de fichiers pris en charge et les filtres de recherche, il est souvent nécessaire de reconstruire complètement l’index de recherche.
Cette opération permet à Windows de :
supprimer un index corrompu ou incomplet,
relancer une analyse complète du contenu des fichiers,
prendre en compte les modifications récentes (types de fichiers, emplacements, filtres Office).
comment lancer une reconstruction propre de l’index,
quoi vérifier avant et après l’opération,
comment interpréter l’état de l’indexation.
Problèmes connus et limitations de la recherche dans le contenu Office
Le tableau ci-dessous présente les limitations courantes de Windows Search lors de la recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), afin de distinguer les comportements normaux des véritables anomalies.
Situation observée
Cause principale
Comportement attendu
Un document récent n’est pas trouvé par son contenu
Indexation en cours ou différée
Le contenu devient trouvable après la fin de l’indexation
Les fichiers Word très volumineux ne sont trouvés que partiellement
Limitation volontaire de l’indexation
Indexation partielle du contenu
Les fichiers Excel complexes ne remontent jamais
Peu de texte exploitable (formules, tableaux)
Contenu non indexé ou très limité
Les documents protégés par mot de passe sont ignorés
Sécurité
Le contenu n’est jamais indexé
Les fichiers chiffrés ne sont pas trouvés par leur contenu
Accès restreint
Contenu exclu de l’index
La recherche fonctionne pour TXT mais pas pour DOCX/XLSX
Dépendance aux filtres Office
Problème spécifique aux filtres Office
Les mails Outlook récents sont introuvables
Mode cache ou synchronisation en cours
Indexation différée
La recherche Windows est moins fiable qu’Outlook
Indexation MAPI distincte
Résultats partiels hors Outlook
Les Office Viewer sont installés
Filtres incomplets
Recherche limitée au nom ou aux propriétés
Les fichiers réseau ne sont pas indexés
Emplacement non pris en charge
Contenu non indexé
À retenir :
Toutes les absences de résultats ne sont pas des bugs
Certaines limites sont structurelles et normales
Windows Search privilégie la stabilité à l’exhaustivité
Pour des besoins avancés, des solutions alternatives peuvent être nécessaires
La section suivante présente justement les solutions alternatives lorsque la recherche Windows ne suffit plus pour exploiter le contenu des fichiers Office.
Solutions alternatives si la recherche Windows reste insuffisante
Lorsque la recherche Windows ne permet pas de retrouver efficacement le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), malgré une configuration correcte, il peut être nécessaire d’utiliser des outils alternatifs mieux adaptés à la recherche documentaire.
Utiliser la recherche intégrée des applications Office
Avant toute solution externe, pensez à exploiter les outils natifs :
Word / Excel : la recherche interne (Ctrl + F) est souvent plus fiable pour le contenu complexe
Outlook : la recherche interne est généralement plus précise que la recherche Windows, notamment pour les mails récents et les pièces jointes
Ces recherches n’ont pas les limitations de l’index Windows et accèdent directement aux données.
Utiliser un outil de recherche de fichiers dédié
Certains logiciels sont conçus pour rechercher efficacement dans le contenu des fichiers, indépendamment de Windows Search :
Everything : Très rapide pour les noms de fichiers, mais limité pour le contenu (utile en complément)
AnyTXT Searcher : Spécialisé dans la recherche de texte dans de nombreux formats (Office, PDF, TXT), sans dépendre de l’index Windows
DocFetcher : Outil de recherche documentaire avec index dédié, adapté aux volumes importants de documents
Bon, je sais pas si vous avez déjà rêvé de contrôler un robot humanoïde avec votre corps, genre comme dans Pacific Rim mais en moins épique. Hé bien un opérateur chinois a voulu tenter l'expérience avec un Unitree G1... et ça s'est moyennement bien passé pour ses roubibis.
La vidéo a été postée sur
Bilibili
le jour de Noël et c'est devenu viral pour une raison évidente. Le gars porte une combinaison de motion capture, il fait des mouvements de kickboxing, shadow boxing, des coups de pied... Le G1 reproduit tout ça en temps réel grâce à un réseau neuronal. Sauf qu'il y a un délai d'environ une seconde entre ce que fait l'opérateur et ce que fait la machine. Du coup, quand le robot s'est retrouvé devant lui au mauvais moment... boum, coup direct dans l'entrejambe.
Pour rappel, le G1 c'est
ce fameux bipède d'Unitree
à environ 16 000 dollars qui fait saliver les passionnés de robotique depuis l'an dernier. Le bouzin pèse dans les 35 kilos selon la version, possède entre 23 et 43 articulations, et peut développer jusqu'à 120 Nm de couple au niveau des genoux. Autant vous dire que quand ça vous arrive dans les parties, ça fait pas semblant.
Sur les réseaux sociaux, évidemment, ça a trollé sévère. Certains ont ressorti les trois lois d'Asimov en mode « Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain », d'autres ont lâché des trucs du genre « Continuons à entraîner nos futurs maîtres de l'IA à nous botter le cul ». Bon, techniquement c'est pas vraiment de l'IA malveillante, juste un humain qui s'est mis lui-même un coup de pied dans les couilles parce qu'il était au mauvais endroit au mauvais moment... mais avouez que ça fé kan même réchéflir !
Le G1 et ses articulations de combattant (
Source
)
Ce qui est cool dans cette histoire, au-delà du LOL facile, c'est de voir où en est la technologie de contrôle par motion capture. Le délai de synchronisation devrait diminuer avec le temps, l'opérateur original dit qu'on pourrait passer à 0,1 seconde dans les prochaines versions. Ça reste quand même impressionnant de voir un robot reproduire des mouvements humains complexes comme ça, même si c'est pas encore parfait.
Perso, ça me rappelle un peu
les démonstrations de Boston Dynamics
où on voyait des ingénieurs pousser leurs robots pour tester leur stabilité. Sauf que là, c'est le robot qui a « poussé » l'humain... à réviser ses priorités anatomiques.
Bref, si vous comptez jouer à devenir un pilote de mecha dans votre salon, pensez à porter une coquille. On sait jamais.
Vous vous souvenez de la NES de votre enfance, celle qui trônait fièrement sous la télé du salon ? Hé bien le constructeur
Acemagic
vient de sortir un truc qui va vous faire retomber en enfance... tout en explosant vos benchmarks.
Le Retro X5, c'est un mini-PC qui reprend le design de la console Nintendo, mais à l'intérieur, c'est du sérieux puisqu'on y trouve un AMD Ryzen AI 9 HX 370 avec ses 12 cœurs et 24 threads qui montent jusqu'à 5,1 GHz en boost. Côté graphique, l'iGPU Radeon 890M en RDNA 3.5 avec 16 unités de calcul devrait faire tourner pas mal de jeux récents sans trop sourciller.
Le Retro X5 d'Acemagic reprend le design iconique de la NES
Et comme on est en 2026, y'a évidemment un NPU dedans e le
XDNA 2
balance jusqu'à 50 TOPS pour toutes vos bidouilles IA locales. De quoi faire tourner des LLM sans avoir à envoyer vos données chez OpenAI.
Le truc malin d'après ce qu'on voit dans les teasers, c'est le logiciel RetroPlay Box qui serait préinstallé. Il s'agit d'un interface façon console rétro pour lancer vos émulateurs préférés directement depuis le canapé, parce que bon, avoir un monstre de puissance dans un boîtier nostalgique, c'est sympa, mais faut que ça serve à quelque chose.
Niveau connectique, on peut voir des ports USB-C et USB-A en façade sur les photos et le reste des specs (HDMI, Thunderbolt...) n'est pas encore officiellement confirmé, mais vu le processeur, on peut s'attendre à du lourd. Y'a même des LEDs RGB pour ceux qui aiment que ça brille dans le salon.
Les specs du Retro X5 : Ryzen AI 9 HX 370 et Radeon 890M
Bon, le prix n'est pas encore officiel et les précommandes démarrent courant d'année mais perso, je trouve le concept assez cool pour les nostalgiques qui veulent un PC de salon puissant sans le look tour gaming RGB-clignotante.
Par contre, reste à voir si la dissipation thermique suit dans un si petit boîtier...
Ça fait un petit moment que je pratiquais l'auto-nettoyage de mon compte X (anciennement Twitter), bien avant de me barrer de ce truc. Pour moi, c'est une plateforme de l'éphémère et de l'instantanéité et garder des messages datés de 10 ans, c'est offrir du grain à moudre aux chasseurs de polémiques qui adorent sortir des trucs de leur contexte.
Du coup, quand je suis tombé sur Twitter Deleter, une extension Firefox qui fait exactement ça de manière automatique, j'ai tout de suite voulu vous en parler. Vous installez l'extension, vous allez sur votre profil X.com (en anglais l'interface, c'est important), et hop, elle se charge d'effacer vos publications une par une.
L'interface de Twitter Deleter sur Firefox (
Source
)
L'outil fonctionne en simulant un défilement automatique de votre timeline. Il scrolle, repère les boutons de suppression, clique dessus, confirme, et recommence. C'est bourrin, mais ça marche. Pas besoin de donner vos identifiants à un service tiers, pas d'API à configurer, juste votre navigateur et l'extension qui fait le boulot.
Après, faut quand même savoir que ça prend du temps. Si vous avez 15 ans de tweets derrière vous, prévoyez de laisser tourner ça un bon moment. Le truc scrolle, efface, scrolle, efface... C'est pas instantané, mais au moins c'est gratuit et ça ne nécessite aucune inscription quelque part.
Côté permissions, l'extension demande l'accès aux onglets et aux données de x.com. C'est le minimum pour pouvoir interagir avec la page, mais ça lui donne quand même la capacité d'agir en votre nom sur le site. Elle est sous licence Mozilla Public License 2.0, donc open source si vous voulez jeter un œil au code avant de l'installer.
Si vous cherchez quelque chose de plus costaud avec des options de filtrage par date ou par type de contenu, j'avais déjà parlé de
Redact qui permet de nettoyer pas mal de réseaux sociaux
(Discord, Reddit, Facebook, Instagram...). Mais pour un nettoyage simple et rapide de votre compte X sans prise de tête, Twitter Deleter fait très bien le job.
Perso, je trouve ça libérateur de pouvoir faire le ménage. On n'a pas forcément envie que nos prises de position d'il y a 8 ans nous collent à la peau éternellement. Bon, ça n'efface pas les copies qui ont pu être faites ailleurs (archives, captures d'écran), mais au moins sur la plateforme, c'est propre. C'est une forme d'hygiène numérique qu'on peut pratiquer soi-même avec les bons outils.
Si vous avez un PC Intel sous Linux et que vous avez toujours eu l'impression que Windows tirait mieux parti de votre processeur, vous n'étiez pas forcément paranoïaque. Sur certains processeurs récents, le noyau Linux gérait les fréquences CPU de manière conservatrice, ce qui pouvait limiter les performances dans certains cas. Bonne nouvelle : ça vient de changer.
En effet, le kernel 6.18, annoncé par Linus Torvalds le 30 novembre 2025, embarque un patch qui lève une restriction du pilote intel_pstate. Concrètement, le driver peut maintenant activer les états de performance matériels (HWP) dans des cas où il refusait de le faire auparavant.
Le truc technique, c'est que jusqu'ici, le pilote intel_pstate refusait d'activer HWP (Hardware P-States) si le processeur ne supportait pas EPP (Energy Performance Preference). Rafael J. Wysocki, mainteneur du sous-système power management, a modifié cette logique : désormais, si le bit DEC (Dynamic Efficiency Control) est activé dans le registre MSR_IA32_POWER_CTL, HWP peut fonctionner même sans EPP.
C'est important, parce que certains processeurs Intel récents intègrent cette fonctionnalité DEC mais pas forcément un support EPP complet. Du coup, avant ce patch, le driver désactivait HWP par prudence sur ces plateformes. Le patch cible notamment les processeurs Panther Lake.
Je sais, c'est beaucoup de jargon technique et je pense que j'en ai perdu pas mal d'entre vous, mais c'est chouette pour les gamers et les utilisateurs de
distributions Linux orientées gaming comme Bazzite
.
Sur les plateformes concernées, les applications mono-thread et les jeux qui dépendent des fréquences CPU élevées pourraient en bénéficier, même si l'impact réel dépendra de votre configuration matérielle et des réglages de votre distribution.
Bref, Linux rattrape enfin son retard sur Windows en matière de gestion des fréquences Intel. C'était pas trop tôt.
Les bidouilleurs et leur capacité à détourner littéralement n'importe quoi pour y faire tourner DOOM, perso j'adore ! Cette fois, c'est un développeur du nom de Wiaam Suleiman qui a eu l'idée de transformer le jeu culte en... économiseur d'écran Windows.
Oui, un bon vieux fichier .scr qui se lance quand votre PC est inactif et qui joue automatiquement le premier épisode de DOOM (Knee-Deep in the Dead, pour les intimes). Le projet s'appelle DoomScreenSaver et ça fait exactement ce qu'on attend de lui.
Concrètement, le screen saver parcourt automatiquement l'intégralité du niveau'1 pendant que vous êtes parti chercher un café. Le marine tire sur les démons, ramasse les armes, explore les niveaux. Bref, votre PC fait le travail à votre place.
Techniquement, le projet est apparemment basé sur
DOOM Retro
, un portage moderne du DOOM original que je vous avais présenté il y a quelque temps. Du coup, ça tourne nickel sur les machines récentes, avec un rendu fidèle au jeu de 1993. Le développeur a désactivé le HUD (la barre de vie et tout le bordel en bas) pour éviter le marquage d'écran sur les vieux moniteurs.
Attention quand même aux dalles OLED, hein !
Pour l'installer, c'est d'une simplicité déconcertante... vous téléchargez le fichier .scr
depuis GitHub
, clic droit, "Installer", et voilà. Windows le reconnaît comme un économiseur d'écran natif. Vous pouvez même configurer les options audio dans les paramètres (parce que oui, ça fait du bruit, les démons ça gueule).
Y'a un détail que j'aime bien aussi c'est le petit Doom Guy animé dans le coin qui alterne entre gauche et droite de l'écran. C'est inutile mais c'est mignon. Et puis, entre un écran noir ou des lignes qui rebondissent, je préfère voir des monstres se faire dégommer.
C'est gratuit et ça pèse que dalle donc si vous avez une nostalgie des années 90 et un PC Windows qui traîne, c'est le genre de petit plaisir geek qui fait zizir.
Comment trouver et regarder légalement des vieux films sans vous taper 47 abonnements de streaming différents ? Hé bien j'ai trouvé un truc qui va vous plaire !
Ça s'appelle
WikiFlix
, et c'est un projet de bénévoles Wikimedia qui compile plus de 4 000 films libres de diffusion dans le domaine public ou sous licences libres. On y trouve par exemple Nosferatu (1922), Metropolis (1927), et des pépites soviétiques ou japonaises difficiles à dénicher ailleurs. Le tout accessible gratuitement, sans compte à se créer, et surtout sans pirater quoi que ce soit.
Ça vous changera un peu ^^.
Concrètement, vous arrivez sur une interface qui ressemble à Netflix (mais en version propre, sans les algorithmes qui essaient de vous vendre le dernier navet à 200 millions de budget), ensuite vous naviguez par décennie, par genre, par pays, par réalisateur ou par acteur. Pratique pour se faire une soirée "expressionnisme allemand des années 20" sans galérer mes petits élitistes d'amour...
Les vidéos viennent de trois sources :
Wikimedia Commons
pour les plus propres, Internet Archive pour les raretés, et YouTube pour certains classiques. Quand un film est dispo sur plusieurs plateformes, WikiFlix affiche plusieurs boutons de lecture et vous choisissez celui qui vous arrange.
Notez que la communauté maintient aussi une blacklist pour éviter que vous tombiez sur de la propagande fasciste en cherchant un film muet avec des pirates. Les films concernés restent accessibles via la recherche (contexte éducatif oblige), mais ils ne polluent pas les catégories de navigation. C'est pas con !
Côté technique, la base de données se synchronise toutes les heures avec Wikidata donc si quelqu'un ajoute un nouveau film ou corrige une erreur sur la fiche Wikipédia d'un acteur, ça arrive rapidement sur WikiFlix.
Par contre, attention, tous les films listés ne sont pas forcément vraiment libres de droits partout dans le monde. Certaines entrées pointent vers des copies Internet Archive qui ont été retirées pour violation de copyright. Le domaine public, c'est compliqué, et ça varie selon les pays donc si vous voulez utiliser un extrait dans une vidéo YouTube, vérifiez quand même avant.
Pour les amateurs de films gratuits, WikiFlix représente une alternative organisée et bien documentée et contrairement aux offres temporaires comme
les films Ghibli sur France TV
, ici c'est permanent. Tant que le domaine public existe, WikiFlix existera bien sûr !
Je sens que ce soir vous allez kiffer votre soirée à découvrir le cinéma muet allemand ou les premiers westerns américains sans débourser un centime, bande de radins cinéphiles ^^.
Moi ce ne sera pas mon cas, je suis plus films d'action des années 80/90 en ce moment...
Vous utilisez probablement des clés SSH pour vous connecter à vos serveurs et vous savez aussi qu'elles sont stockées sur votre disque, bien au chaud dans ~/.ssh/, accessibles à n'importe quel malware qui passerait par là. Pas très rassurant quand on y pense...
Mais bonne nouvelle les amis ! Sur macOS, il existe une fonctionnalité méconnue qui permet de stocker des clés cryptographiques directement dans le Secure Enclave de votre Mac, et de les utiliser pour SSH. Du coup, la donnée de la clé privée est conçue pour ne pas être exportable, reste enfermée dans cette puce dédiée, et les opérations de signature peuvent être protégées par Touch ID selon la configuration choisie.
Arian van Putten
, un chercheur indépendant, a documenté cette fonction qui est pourtant native dans macOS.
Le principe c'est que macOS expose une bibliothèque (/usr/lib/ssh-keychain.dylib) qui permet à OpenSSH d'interfacer avec le Secure Enclave via l'API CryptoTokenKit d'Apple. C'est un peu comme avoir une YubiKey intégrée dans votre Mac, sauf que vous n'avez rien à acheter.
Pour créer une identité protégée par le Secure Enclave, y'a une commande un peu obscure :
sc_auth create-ctk-identity -l ssh -k p-256-ne -t bio
Ensuite pour générer les fichiers de référence compatibles SSH :
À chaque connexion SSH, Touch ID vous demandera de poser votre doigt pour autoriser la signature. Impossible d'exporter la clé, impossible de la voler, même si quelqu'un a accès à votre machine.
Maintenant si vous préférez une interface graphique plutôt que de taper des commandes cryptiques, y'a
Secretive
qui fait exactement ça mais avec une jolie app native. Elle crée des clés dans le Secure Enclave, vous notifie quand elles sont utilisées, et
depuis la version 3.0
, elle supporte même les clés post-quantiques ML-DSA (FIPS 204) sur macOS Tahoe pour ceux qui veulent anticiper l'ère post-quantique. Pour les vieux Mac sans Secure Enclave, l'app peut aussi utiliser une YubiKey.
Et pour ceux qui ont plein de clés SSH existantes et qui veulent juste ajouter l'authentification Touch ID par-dessus, y'a aussi
fssh
. Ce petit outil chiffre vos clés avec AES-256-GCM (avec HKDF et salt unique par fichier) et stocke la clé maître dans le Keychain de macOS avec les flags d'accès appropriés pour exiger Touch ID. Du coup à chaque connexion, votre empreinte déverrouille tout ça temporairement et c'est hyper pratique pour naviguer entre plusieurs serveurs sans se retaper les passphrases.
Bref, que vous passiez par les commandes natives, Secretive, ou fssh, l'idée c'est de ne plus jamais laisser vos clés SSH en clair sur le disque. Votre empreinte digitale devient la seule façon de les utiliser, et ça c'est quand même bien plus secure que de faire confiance aux permissions de fichiers...
Si vous utilisez Docker Desktop sur Mac et que vous en avez marre de voir votre ventilateur s'emballer dès que vous lancez trois conteneurs, j'ai peut-être la solution à vos problèmes.
OrbStack, c'est une app native Swift qui remplace Docker Desktop et qui fait tourner vos conteneurs sans transformer votre MacBook en mineur de Bitcoin. Le truc démarre en 2 secondes 12 et consomme très peu de ressources en arrière-plan. Autant dire que par rapport à l'usine à gaz qu'est devenu Docker Desktop, ça fait du bien.
Concrètement, vous avez accès à tout ce que vous connaissez : la CLI Docker est compatible, vos docker-compose tournent généralement sans modification, et même Kubernetes est intégré nativement. Pas besoin donc de tout réapprendre. Vous installez, et vous pouvez migrer vos conteneurs existants depuis Docker Desktop.
Un conseil quand même : faites une sauvegarde de vos volumes avant, parce que la migration peut parfois cafouiller.
Mais OrbStack ne se limite pas aux conteneurs puisque le logiciel embarque aussi un gestionnaire de machines virtuelles Linux. Plusieurs distributions sont disponibles, d'Ubuntu à Fedora en passant par Arch, et elles se configurent en une minute chrono. Pratique quand vous avez besoin d'un
shell Linux fonctionnel sous macOS
sans vous farcir la lourdeur de VirtualBox.
Côté technique, OrbStack utilise VirtioFS pour le partage de fichiers entre l'hôte et les conteneurs, ce qui explique en partie les performances. Sur Apple Silicon, l'émulation x86 passe par Rosetta, donc la plupart de vos images Intel devraient tourner. Le réseau est également soigné avec support IPv6 et ICMP. Par contre, certains utilisateurs ont signalé des soucis avec des VPN d'entreprise, donc testez avant de tout basculer.
Dans l'interface, vous avez vos conteneurs, vos machines Linux, vos volumes, le tout accessible depuis la barre de menu ou via la CLI. Y'a même l'intégration VS Code pour ceux qui bossent sur des projets dans les VM Linux.
Pour le prix, c'est gratuit pour un usage personnel et si vous l'utilisez dans un contexte professionnel, comptez 8 dollars par mois ou 96 dollars à l'année.
Le seul inconvénient, c'est que ça ne tourne que sur macOS donc tant pis pour vous si vous êtes sur Linux ou Windows. En tout cas, pour les développeurs Mac qui en ont ras-le-bol de voir Docker Desktop bouffer leurs ressources et leur batterie, c'est franchement une alternative qui mérite le détour. Un peu comme
VirtualBuddy
a révolutionné la virtualisation macOS, OrbStack fait pareil mais pour les conteneurs.
Si vous avez une clé USB RTL-SDR qui traîne dans un tiroir et que vous vous demandez ce que vous pourriez bien en faire, j'ai peut-être trouvé le projet qui va vous occuper pendant quelques soirées.
Ça s'appelle Intercept, et c'est un dashboard web qui regroupe les outils de réception radio les plus courants dans une seule interface. Comme ça, au lieu de jongler entre multimon-ng pour décoder les pagers, rtl_433 pour les capteurs météo, dump1090 pour tracker les avions... vous avez tout ça dans une seule interface Flask accessible directement sur votre navigateur.
L'installation se fait via pip après un clone du repo, et certaines fonctions nécessitent des privilèges élevés (sudo) pour accéder aux interfaces réseau :
git clone https://github.com/smittix/intercept.git
cd intercept
pip install -r requirements.txt
Et pour le lancer :
sudo python3 intercept.py
Le truc tourne en local sur le port 5050 et agrège les données de six modules différents. Côté signaux, on peut décoder les protocoles POCSAG et FLEX (les pagers qu'utilisent encore certains services d'urgence, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni), surveiller la bande 433MHz où communiquent les stations météo et divers capteurs IoT. Pour le tracking, y'a un module ADS-B qui affiche les avions sur une carte OpenStreetMap avec leur trace historique, et un autre pour les satellites qui prédit les prochains passages au-dessus de votre position.
Là où ça devient plus... disons "sensible", c'est avec les modules WiFi et Bluetooth. Le premier peut passer votre carte en mode monitor pour analyser les réseaux environnants et, si un client se reconnecte au bon moment, capturer des handshakes WPA. Le second scanne les appareils Bluetooth à portée. Évidemment, selon les lois de votre pays, ce genre d'analyse peut être encadré voire interdit sur des équipements tiers donc renseignez vous bien avant d'aller en prison bêtement. Le projet affiche d'ailleurs un gros disclaimer au lancement.
Techniquement, c'est du Python avec Flask pour le backend, Leaflet.js pour les cartes, et des Server-Sent Events pour le streaming en temps réel. L'interface propose un thème sombre ou clair, des alertes sonores configurables, et l'export des données en CSV ou JSON. Y'a même des raccourcis clavier pour les power users.
Pour faire tourner le bazar, il vous faut un dongle
RTL-SDR compatible
(les modèles à base de RTL2832U font l'affaire), une carte WiFi supportant le mode monitor si vous voulez cette fonction, et les dépendances habituelles : rtl-sdr, multimon-ng, rtl_433, dump1090, aircrack-ng pour le WiFi et BlueZ pour le Bluetooth.
Le projet est sous licence MIT, développé par smittix avec l'aide de quelques contributeurs. Ça me rappelle un peu l'époque où on bidouillait avec les
femtocells pour intercepter les communications
, sauf qu'ici c'est packagé proprement et ça ne nécessite pas de souder quoi que ce soit.
Si vous cherchez un projet pour apprendre les bases de l'intelligence des signaux radio ou juste pour voir ce qui se passe dans les ondes autour de vous, c'est un excellent point de départ. Par contre, je vous recommande vraiment de lire les lois de votre pays sur l'interception des communications avant de brancher quoi que ce soit...
Alerte rouge chez Sony ! En ce début d'année 2026, la scène hacking vient de faire sauter le bouchon de champagne d'une façon que le constructeur japonais n'apprécie vraiment pas. Les clés BootROM de la PlayStation 5, c'est à dire ces secrets cryptographiques stockés dans la mémoire en lecture seule du processeur, se baladent maintenant en liberté sur le net.
Tout a commencé le 31 décembre, quand des figures bien connues de la scène comme @BrutalSam_ et @Shadzey1 ont commencé à partager des infos sur cette fuite massive. Leurs posts ont rapidement été supprimés, mais le mal était fait puisque les clés et leurs "keyseeds" sont maintenant listées publiquement sur
psdevwiki.com
.
Pour comprendre pourquoi c'est si grave, il faut plonger un peu dans les entrailles de la bête. Ces clés BootROM, qu'on appelle aussi clés "Level 0", sont utilisées pour déchiffrer les premières étapes du démarrage de la console. Elles font partie de ce qu'on appelle la "Chain of Trust", la chaîne de confiance qui vérifie que chaque composant logiciel est bien légitime avant de passer la main au suivant. Le bootloader, le kernel, le système d'exploitation, tout repose sur cette fondation cryptographique.
Et le problème, c'est que ces clés résident dans la mémoire morte du processeur AMD de la PS5, définie lors de la fabrication. Sony ne peut pas les modifier avec une simple mise à jour firmware puisque la BootROM est par définition immuable. La seule solution serait de fabriquer de nouveaux APU avec des clés différentes, ce qui ne concernerait que les futures consoles. Les PS5 déjà vendues conserveront cette même clé, ce qui les rend potentiellement exposées à de futurs exploits.
Ça me rappelle l'exploit
fusée-gelée
de la Nintendo Switch. Dans ce cas-là, c'était une faille dans le code du bootROM Tegra (un bug permettant l'exécution de code) plutôt qu'une fuite de clés, mais le principe reste le même... une fois le processeur sorti d'usine, impossible de patcher. La PS3 avait connu un sort similaire en 2010-2011 avec l'incident
fail0verflow
.
Mais ne vous précipitez pas encore pour sortir vos tournevis car cette fuite ne constitue pas un jailbreak en soi. Avoir les clés permet d'analyser le processus de démarrage en détail, de comprendre ce qui était jusqu'ici une boîte noire. Mais pour exécuter du code non signé sur une console retail, il faut encore trouver un point d'entrée, un exploit, puis construire toute une chaîne de privilèges. C'est un travail de fond qui va prendre du temps...
On pourrait quand même voir apparaître des custom firmwares et des loaders de backups plus sophistiqués courant 2026. Ça va aussi faciliter le travail des équipes qui bossent sur l'émulation PS5 sur PC, puisqu'elles auront enfin une documentation complète du boot flow.
Sony n'a pas communiqué sur le sujet pour le moment, mais une révision matérielle avec de nouvelles clés reste une option possible pour les futures PS5, comme Nintendo l'avait fait après fusée-gelée. En attendant, tous les possesseurs actuels sont dans le même bateau, avec une console dont le cadenas vient de perdre sa clé maître !
Si vous avez acheté votre PS5 récemment en pensant qu'elle serait la plus sécurisée du lot, c'est raté. Mais si vous êtes du genre à bidouiller et que vous patientez sagement pour un futur jailbreak, 2026 s'annonce plutôt prometteur de ce côté-là...
Quand je suis tombé sur Wario.style, j'ai d'abord cru à une blague. Sauf que non.
Ce petit site web vous transforme vos morceaux préférés en version Game Boy, à condition qu'un fichier MIDI existe pour la chanson en question. Vous cherchez une chanson, vous sélectionnez la source MIDI qui vous plaît, vous cliquez sur "Generate"... et là, c'est la magie des bips et des blops qui opère.
Ce qui se cache derrière porte le doux nom de Wario Synthesis Engine. Concrètement, ça analyse le fichier MIDI pour identifier les pistes de mélodie, de basse et d'accords, puis ça resynthétise le tout avec des oscillateurs Web Audio calibrés pour imiter la puce sonore 4 canaux de la Game Boy. Deux canaux pulse wave pour la mélodie, un canal wave pour les graves, et un canal noise pour les percussions. C'est à dire le même setup que la vraie console de 1989, les amis !
Et le plus beau dans tout ça, c'est que la synthèse audio se fait entièrement côté client. La recherche de fichiers MIDI passe par un serveur, mais la génération du son, elle, tourne direct dans votre navigateur. Du coup, niveau réactivité, on est bien.
Le site est signé @b1rdmania, un dev qui a construit ce projet "for lols" avec Claude Code (hé oui, c'est mentionné fièrement sur la page). D'ailleurs si vous voulez
fouiller le code source
, tout est public sur GitHub. C'est du TypeScript propre avec Vite derrière pour le build.
Les dev ont un peu peur des avocats de Nintendo... lol (
Source
)
Côté fonctionnalités, la version 1.3 apporte le partage direct sur X, une palette Game Boy claire pour les nostalgiques du vert olive, et des correctifs pour l'audio sur iPhone. Parce que oui, Apple bloque le son tant que vous n'avez pas tapé sur un truc, mais une fois le bouton "Enable Audio" cliqué, c'est parti mon kiki.
Le projet a d'ailleurs une page d'embed si vous voulez intégrer vos créations chiptune sur vos sites web. Perso, je trouve ça super cool pour donner une ambiance rétro à n'importe quel projet.
Voilà, si vous avez grandi avec les bips caractéristiques de la Game Boy et que vous avez toujours rêvé de transformer vos morceaux préférés en 8-bit,
foncez tester Wario.style
. C'est gratuit, c'est fun, et n'oubliez pas, si vous cherchez d'autres outils pour composer du chiptune plus sérieusement, j'ai parlé de
Furnace
et
DefleMask
il y a pas longtemps.
RyuU12358 n'est pas un personnage de manga cyberpunk... Non, c'est un développeur japonais qui a eu une idée toute bête. Il s'est demandé si on pouvait VOIR la structure des formules Excel au lieu de les lire comme on lirait un roman écrit en russe ?
Parce que bon, les formules de tableur imbriquées, c'est le cauchemar de pas mal de monde. Vous savez, ce genre de truc : =IF(AND(SUMIF(A:A,B2,C:C)>100,VLOOKUP(D2,E:F,2,FALSE)="OK"),CONCATENATE(G2," - ",H2),"Erreur").
Et encore, j'ai pris un exemple gentil.
Demo Frockly : une formule Excel décomposée en blocs (
Source
)
Le problème, comme le souligne très justement le créateur, c'est pas que ces formules sont complexes. C'est que leur structure est planquée à l'intérieur d'une seule ligne de texte, du coup, à chaque fois qu'on doit les modifier, on repart de zéro pour comprendre comment tout s'imbrique.
Rien que d'y penser, ça me donner la flemme...
Mais c'est là qu'intervient
Frockly
, un éditeur web qui transforme vos formules en blocs visuels façon Scratch qu'on peut manipuler comme des Lego. Vous collez votre formule monstrueuse, et hop, elle se décompose en morceaux logiques reliés entre eux. Ça ressemble un peu à
Flyde pour la programmation visuelle
, mais adapté au monde des tableurs.
L'outil propose plusieurs modes de visualisation comme replier certaines parties pour avoir une vue d'ensemble, zoomer sur un noeud précis, ou remonter à la racine pour comprendre la hiérarchie.
Et le truc cool, c'est qu'on peut aussi construire ses formules de A à Z en assemblant des blocs. Plus besoin de compter les parenthèses comme un comptable sous pression. On connecte les fonctions entre elles, et Frockly génère la formule textuelle qu'on peut ensuite copier-coller dans Excel ou un autre tableur.
Y'a même un système de formules nommées (internes à Frockly) pour réutiliser des morceaux de logique, et un import expérimental de fichiers xlsx qui fonctionne côté client. Bon, on est sur une version 0.5, donc faut pas s'attendre à un truc parfaitement stable non plus...
Notez quand même que Frockly ne remplace pas Excel. C'est un outil qui tourne entièrement dans votre navigateur (pas d'upload serveur), ne calcule rien, ne modifie pas vos fichiers, et ne prétend surtout pas être un tableur. C'est en réalité un espace de travail intermédiaire pour comprendre et refactorer, point barre. L'idée c'est d'organiser vos formules ici, puis de retourner dans votre tableur avec une version plus claire.
Le tout est développé en TypeScript, tourne dans le navigateur, et le code est disponible sur GitHub. Bref, si vous avez déjà pesté devant une formule Excel incompréhensible héritée d'un collègue qui a quitté la boite il y a 3 ans, ce petit outil pourrait bien vous sauver quelques heures de migraine.
Vous bossez dans un open space et vous avez envie de papoter avec vos collègues sans que tout le monde entende votre conversation ? Ou alors vous êtes étudiant sur un campus et vous voulez lancer un petit chat éphémère avec les gens autour de vous ?
Ça tombe bien,
ipchat.org
a une approche assez sympa pour ça.
En fait, ce site regroupe automatiquement tous les utilisateurs qui partagent la même adresse IP publique (celle vue par le serveur). En gros, si vous êtes au bureau derrière le même routeur, vous devriez vous retrouver dans le même salon. Pas besoin de créer de compte ni de lien d'invitation, vous débarquez sur le site, vous choisissez un pseudo (ou vous laissez le générateur aléatoire s'en charger) et hop, vous pouvez commencer à causer.
Côté technique, ça utilise du
Server-Sent Events
pour le temps réel et une API REST derrière. Les messages sont conservés 24 heures avant de disparaître côté applicatif même si évidemment, ça n'empêche pas le serveur de loguer des trucs de son côté, hein. On n'en sait rien.
Après si je vous en parle, c'est parce que je trouve le concept plutôt sympa. C'est un peu le retour aux sources des chats IRC d'antan, version ultra-simplifiée ou de ce bon vieux Net Send... Y'a un côté nostalgique et en même temps pratique. Si vous voulez organiser un apéro improvisé avec les collègues sans spammer le Slack officiel y'a qu'à balancer l'URL et tout le monde se retrouve dans le même chat sans rien installer.
Après c'est pas hyper sécurisé comme concept parce que vous l'aurez compris, toute personne qui rejoint le même salon (même IP publique) peut lire les messages. Donc évitez d'y balancer des trucs confidentiels ou des ragots sur votre chef (enfin... sauf si vous êtes sûr qu'il n'est pas connecté de gros con ^^). Et petit détail, si vous utilisez un VPN ou si votre FAI fait du
CGNAT
, vous pourriez vous retrouver avec des inconnus dans votre salon. Encore des rencontres charnelles en perspective !
Bref, encore un petit outil marrant pour animer vos pauses café.
La Cour suprême de Pennsylvanie vient de valider une pratique qui va faire polémique : les policiers peuvent désormais demander à Google de leur filer la liste de toutes les personnes ayant recherché un terme spécifique. C'est ce qu'ils appellent un "reverse keyword search warrant".
L'affaire remonte à 2016. Une femme est enlevée chez elle par un inconnu, puis violée. L'enquête piétine pendant plus d'un an, jusqu'à ce que les enquêteurs obtiennent un mandat demandant à Google qui avait recherché le nom ou l'adresse de la victime la semaine précédant l'agression. Un certain John Kurtz avait tapé cette adresse deux fois dans la même journée.
ADN prélevé sur un mégot de cigarette, correspondance confirmée, et le type finit par avouer cinq agressions. Il écope de 59 à 270 ans de prison. Oui moi aussi ça m'a fait bugger cette histoire de fourchette d'années de prison mais c'est comme ça qu'ils font là-bas... 59 ans minimum et jusqu'à 270 ans max.
Alors la première réaction c'est de se dire que le système a fonctionné puisque le violeur en série s'est retrouvé derrière les barreaux grâce à ses propres recherches Google. Sauf que la défense a contesté la légalité de ce mandat de recherche inversé, arguant que ça violait le 4ème amendement sur les perquisitions abusives.
Et la Cour a tranché : non, y'a pas de violation d'amendement. Pourquoi ? À cause de ce qu'on appelle la "third-party doctrine". En gros, dès que vous partagez une info avec un tiers (ici Google), vous perdez toute attente raisonnable de confidentialité dessus. Vos recherches appartiennent à Google, pas à vous. Point barre.
Après petite subtilité, le juge Wecht a aussi suggéré que le résultat aurait pu être différent si l'utilisateur avait pris des mesures de protection, tel qu'utiliser un VPN. Techniquement, si Kurtz avait fait ses recherches via un VPN, le mandat aurait pu ne pas tenir car là il y avait une volonté de conserver une certaine confidentialité... On marche sur la tête.
Mais ce qui chafouine la défense ici, ce sont les effets de bord car comme l'a souligné la juge Christine Donohue, ce type de mandat met en danger la vie privée de toute personne ayant recherché le nom ou l'adresse de la victime durant cette semaine-là. Des voisins curieux, un livreur qui voulait vérifier l'itinéraire, un journaliste local.... Tout le monde se retrouve potentiellement dans le viseur...
Et c'est là que ça devient vraiment préoccupant car qu'est-ce qui empêche d'appliquer la même logique à des recherches plus génériques ? "Avortement clinique" dans un État qui l'interdit ? "Comment traverser la frontière" pour les personnes en situation irrégulière ? Avec ce qui se passe actuellement aux États-Unis concernant les
rafles d'immigration par ICE
, on voit bien le potentiel de dérive.
Car le problème n'est pas la technique en soi mais l'absence de garde-fous. Rien n'empêche aujourd'hui une administration zélée de demander à Google la liste de tous ceux qui ont recherché tel ou tel terme politiquement sensible et avec cette décision de la Cour de Pennsylvanie, c'est maintenant parfaitement légal.
Google, de son côté, affirme avoir des "protections rigoureuses" en place et s'opposer aux demandes trop larges... On aimerait les croire mais l'entreprise traite des milliers de mandats chaque année, et la tentation de coopérer plutôt que de se battre devant les tribunaux doit être forte.
Alors combien de temps avant que cette jurisprudence fasse tache d'huile dans d'autres États ?
400 millions de dollars. C'est le prix d'une seule de ces machines et y'a qu'une seule entreprise au monde capable de les fabriquer. Cette boîte hollandaise dont vous n'avez probablement jamais entendu parler s'appelle ASML, et elle tient littéralement l'industrie tech mondiale par les roustons.
L'intérieur d'une machine de lithographie EUV d'ASML - Crédit : ASML
Faut que je vous explique pourquoi c'est complètement dingue. Ces machines de lithographie EUV (pour Extreme Ultraviolet), c'est ce qui permet de graver les puces les plus avancées de la planète. Sans elles, pas de processeurs dernière génération, pas d'iPhone, pas de GPU pour faire tourner vos IA préférées. Bref, le monde moderne s'arrête !
Et ce qui est incroyable c'est comment ça fonctionne. La machine balance des lasers sur des gouttelettes d'étain minuscules (de la taille d'un globule blanc) qui filent à 250 km/h. Et attention, elle tape pas une fois sur chaque gouttelette, mais TROIS fois d'affilée en 20 microsecondes. 50 000 gouttelettes par seconde. 150 000 tirs laser par seconde. Et ils n'en ratent jamais un seul. Quand les ingénieurs d'ASML disent "we don't miss", c'est pas de la vantardise mal placée de mecs de base, c'est juste la réalité.
Chaque gouttelette est chauffée à plus de 220 000 Kelvin. Pour situer, c'est environ 40 fois plus chaud que la surface du Soleil. On parle littéralement de créer un petit soleil artificiel sur Terre pour produire cette lumière ultraviolette extrême à 13,5 nanomètres de longueur d'onde.
Et les miroirs à l'intérieur de ces machines sont probablement les objets les plus lisses de l'univers. Si vous agrandissiez un de ces miroirs à la taille de la Terre, la plus grosse bosse serait plus fine qu'une carte à jouer. Ces miroirs permettent de superposer les couches d'une puce avec une précision de 5 atomes et tout ça se fait pendant que certaines parties de la machine bougent à des accélérations de plus de 20 G.
L'histoire d'ASML est d'ailleurs assez chouette à connaître. La boîte a été créée dans les années 80 comme spin-off de Philips, dans une petite ville des Pays-Bas, avec pas grand-chose à part une équipe de passionnés. Pendant 30 ans, tout le monde dans l'industrie pensait que la lithographie EUV était impossible. Les entreprises américaines ont toutes abandonné une par une et seul ASML a continué à y croire, en bossant avec leur partenaire allemand Zeiss pour les miroirs.
Et aujourd'hui, cette petite boîte hollandaise a un monopole mondial absolu. 0 concurrent c'est fort quand même. Si vous voulez fabriquer des puces en dessous de 7 nanomètres, vous passez par ASML ou vous passez votre chemin. C'est aussi simple que ça.
Perso, je trouve ça fou de voir qu'une technologie aussi critique pour notre monde repose sur une seule entreprise. C'est à la fois un exploit technologique absolument démentiel et un point de vulnérabilité stratégique pour toute l'industrie. Mais bon, quand on voit le niveau d'ingénierie nécessaire pour faire fonctionner ces bêtes, on comprend pourquoi personne d'autre n'a réussi à suivre.
J'sais pas si vous vous souvenez mais en 2016, Elon Musk avait promis qu'une Tesla serait capable de traverser les États-Unis d'une côte à l'autre avec le système FSD (conduite autonome), sans que le conducteur n'ait besoin d'intervenir. À l'époque, il annonçait ça pour fin 2017 et on est en 2026 et... hé bien, ça vient enfin de se produire (même si pas exactement comme prévu).
David Moss, un américain originaire de Tacoma, vient de réaliser l'exploit le 31 décembre 2025. Il a quitté le Tesla Diner de Los Angeles avec sa Model 3 grise et a roulé jusqu'à Myrtle Beach en Caroline du Sud. 2 732,4 miles (environ 4 400 km) en 2 jours et 20 heures (recharges incluses).
Et tout ça avec zéro désengagement du FSD ! Le système a même géré tous les stationnements aux Superchargeurs (30 recharges au total, le conducteur devait juste brancher le câble).
Son véhicule tournait avec la version FSD 14.2.1.25 et la puce AI4, le hardware embarqué actuel sur les Tesla et d'après ses données sur fsddb.com (un site communautaire de tracking FSD), il a même dépassé les 10 000 miles consécutifs sans désengagement.
Ashok Elluswamy, le VP de l'IA chez Tesla, a salué l'exploit sur X en parlant de première traversée d'une côte à l'autre en FSD v14. Le compte officiel Tesla North America a aussi relayé l'info et Musk a réagi avec un sobre "Cool". (lol)
Si vous êtes tenté de faire pareil, n'oubliez pas quand même que le système s'appelle toujours "FSD Supervised", ce qui signifie que légalement le conducteur reste responsable et doit rester vigilant. David Moss n'a donc pas vraiment fait une sieste de 3 jours pendant que sa bagnole roulait toute seule. Il était bien là, prêt à intervenir si besoin... sauf qu'il n'en a jamais eu besoin.
La Tesla Model 3 de David Moss - Source:
fsddb.com
Ce qui me fait kiffer dans cette histoire, c'est que ça donne un sacré coup de boost à l'approche de Tesla concernant la conduite autonome : des caméras, du machine learning et des réseaux de neurones, sans LiDAR.
Geohot avait commencé à bidouiller ça en 2015
avec son projet qui est devenu
OpenPilot chez Comma.ai
. Et là, un conducteur passionné vient enfin de prouver que leur stack logicielle peut tenir un trajet de 4 400 km sans broncher. Bon, c'est un one shot et pas une validation scientifique reproductible, mais c'est quand même impressionnant.
Et perso, près de 9 ans après la promesse initiale de Musk (octobre 2016), c'est cool de voir que ça progresse enfin concrètement !
Et si je vous disais qu'un robot humanoïde, un vrai, avec contrôle de force sur tout le corps et des articulations dignes des gros modèles, ça tient maintenant dans un sac à dos ? Vous ne me croiriez pas et pourtant, je viens de découvrir sur
Reddit
cette vidéo où AGIBOT présente le QUESTER1 (ou Q1 pour les intimes), un petit bonhomme de 80 centimètres qui a de quoi faire réfléchir pas mal de monde dans l'industrie...
Bon, je vous vois venir... "Encore un robot jouet chinois". Sauf que non. Le truc qui change tout ici, c'est la technologie QDD (Quasi Direct Drive) qu'ils ont réussi à miniaturiser jusqu'à obtenir des articulations plus petites qu'un œuf. Et pas des articulations au rabais, hein mais d'un contrôle de force complet et de réactivité haute performance, c'est à dire le même niveau que les grands humanoïdes qui font 1m70.
En septembre dernier on découvrait que
certains robots Unitree présentaient des failles Bluetooth
. Avec du code fermé c'est pas surprenant alors qu'ici AGIBOT fait le choix inverse en ouvrant volontairement son SDK et son HDK. Le code, les interfaces, les modules d'extension... tout est accessible. Même les composants structurels externes sont open source, ce qui veut dire que vous pouvez imprimer en 3D vos propres coques et donner à votre Q1 l'apparence que vous voulez. Tête interchangeable incluse ! Le délire !
Mais pourquoi faire si petit ?
Bah justement, c'est là que ça devient fort car en théorie, réduire les dimensions de moitié divise le poids par 8 (les joies de la physique en 3D). Du coup, le robot encaisse mieux les chutes, les erreurs coûtent moins cher, et l'itération est beaucoup plus rapide pour les développeurs. Pour la recherche et l'éducation, c'est donc le format idéal puisqu'il tient dans un grand sac à dos.
Côté fonctionnalités, le Q1 n'est pas qu'une plateforme de dev puisqu'il intègre une IA personnalisée qui lui permet de répondre à des questions, d'enseigner l'anglais avec une prononciation correcte (et une patience infinie, contrairement à votre ancien prof de lycée), ou même de danser avec plus de précision que vous.
C'est le futur qui débarque et le plus cool c'est qu'à l'avenir, ils vont proposer une plateforme no-code qui permettra de créer des comportements facilement. Pour les makers, les chercheurs et les étudiants en robotique, c'est donc potentiellement une belle porte d'entrée vers l'humanoïde à taille humaine... enfin presque.