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Reçu aujourd’hui — 2 janvier 2026

Ce mod gratuit transforme Breath of the Wild en vrai jeu VR

Par :Korben
2 janvier 2026 à 13:23

Vous vous souvenez quand Nintendo a sorti son mode VR pour Breath of the Wild ? Le truc avec les Labo VR Goggles en carton ? Bon, c'était de la stéréo 3D avec suivi de mouvements de tête, mais franchement l'expérience était tellement limitée que pour beaucoup de joueurs, ça ressemblait plus à une démo technique qu'à un vrai mode VR.

Hé bien un moddeur a décidé de faire les choses sérieusement, et le résultat est très impressionnant.

BetterVR transforme Breath of the Wild en véritable expérience VR

Le projet s'appelle BetterVR et c'est exactement ce que ça veut dire. Fini les limitations du mode Nintendo Labo, ici on parle de vrai rendu stéréo en 6DOF (six degrés de liberté) avec support complet des mains et des bras. Vous pouvez dégainer vos armes en tendant le bras derrière votre dos, attaquer en faisant des mouvements de bras, couper du bois en mimant les gestes... Bref, c'est Hyrule comme si vous y étiez vraiment.

Le truc de dingue, c'est que le moddeur Crementif a bossé dessus pendant cinq ans, avec l'aide de quelques contributeurs pour les tests. Le résultat tourne sur l'émulateur Cemu (version 2.6 minimum) et fonctionne avec les casques VR compatibles OpenXR. Les contrôleurs Oculus Touch sont configurés par défaut, pour les autres (Index, Vive) il faudra probablement faire un remappage manuel via SteamVR.

Pour en profiter, il vous faudra évidemment une copie légale de Breath of the Wild version Wii U (oui, c'est important de le préciser), un PC qui tient la route avec un bon CPU single-thread, et Windows parce que ça ne fonctionne pas sous Linux pour l'instant. J'avais déjà parlé d'un portage VR de Zelda à l'époque de l'Oculus Rift, mais c'était sur la version NES et franchement ça donnait plus le mal de mer qu'autre chose. Là, on est sur un autre niveau.

Ce qui m'impressionne au-delà de la technique, c'est que le mod ne contient aucun fichier du jeu original. Il fonctionne via un hook (des fichiers dll/json/bat) qui intercepte le rendu et active un graphic pack Cemu.

Et est-ce que ça change quoi que ce soit légalement ? Avec Nintendo, vaut mieux pas trop compter là dessus, donc si ça vous tente, autant tester pendant que c'est encore là.

L'installation demande quelques prérequis : Cemu 2.6 ou plus récent, BotW avec l'update V208, Vulkan activé et VSync désactivé. Ensuite vous téléchargez le mod depuis le GitHub , vous extrayez dans le dossier Cemu, vous lancez Cemu une première fois normalement, puis vous utilisez le fichier batch pour lancer en mode VR. Les graphic packs BetterVR et FPS++ s'activeront alors automatiquement...

Perso je trouve ça cool de voir que la communauté arrive à faire en quelques années ce que Nintendo n'a jamais voulu développer sérieusement.

La dernière version (0.9.3) vient de sortir avec pas mal d'améliorations. Il y a même un mode troisième personne si vous préférez garder vos distances avec les Lynels (même si c'est encore un peu buggé).

Parce que bon, se faire charger par un centaure géant en vue subjective, ça doit quand même faire son petit effet.

Bref, si vous avez un casque VR qui traîne et que vous n'avez jamais vraiment exploré Hyrule comme vous l'auriez voulu, c'est l'occasion ou jamais. En attendant que Nintendo daigne sortir un vrai jeu Zelda en VR (on peut toujours rêver), au moins les moddeurs sont là pour combler le vide.

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Acemagic Retro X5 – Un mini-PC en forme de NES avec un CPU AMD surpuissant

Par :Korben
2 janvier 2026 à 10:12

Vous vous souvenez de la NES de votre enfance, celle qui trônait fièrement sous la télé du salon ? Hé bien le constructeur Acemagic vient de sortir un truc qui va vous faire retomber en enfance... tout en explosant vos benchmarks.

Le Retro X5, c'est un mini-PC qui reprend le design de la console Nintendo, mais à l'intérieur, c'est du sérieux puisqu'on y trouve un AMD Ryzen AI 9 HX 370 avec ses 12 cœurs et 24 threads qui montent jusqu'à 5,1 GHz en boost. Côté graphique, l'iGPU Radeon 890M en RDNA 3.5 avec 16 unités de calcul devrait faire tourner pas mal de jeux récents sans trop sourciller.

Le Retro X5 d'Acemagic reprend le design iconique de la NES

Et comme on est en 2026, y'a évidemment un NPU dedans e le XDNA 2 balance jusqu'à 50 TOPS pour toutes vos bidouilles IA locales. De quoi faire tourner des LLM sans avoir à envoyer vos données chez OpenAI.

Le truc malin d'après ce qu'on voit dans les teasers, c'est le logiciel RetroPlay Box qui serait préinstallé. Il s'agit d'un interface façon console rétro pour lancer vos émulateurs préférés directement depuis le canapé, parce que bon, avoir un monstre de puissance dans un boîtier nostalgique, c'est sympa, mais faut que ça serve à quelque chose.

Niveau connectique, on peut voir des ports USB-C et USB-A en façade sur les photos et le reste des specs (HDMI, Thunderbolt...) n'est pas encore officiellement confirmé, mais vu le processeur, on peut s'attendre à du lourd. Y'a même des LEDs RGB pour ceux qui aiment que ça brille dans le salon.

Les specs du Retro X5 : Ryzen AI 9 HX 370 et Radeon 890M

Bon, le prix n'est pas encore officiel et les précommandes démarrent courant d'année mais perso, je trouve le concept assez cool pour les nostalgiques qui veulent un PC de salon puissant sans le look tour gaming RGB-clignotante.

Par contre, reste à voir si la dissipation thermique suit dans un si petit boîtier...

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DOOM en économiseur d’écran Windows - Le screensaver ultime des nostalgiques

Par :Korben
2 janvier 2026 à 08:31

Les bidouilleurs et leur capacité à détourner littéralement n'importe quoi pour y faire tourner DOOM, perso j'adore ! Cette fois, c'est un développeur du nom de Wiaam Suleiman qui a eu l'idée de transformer le jeu culte en... économiseur d'écran Windows.

Oui, un bon vieux fichier .scr qui se lance quand votre PC est inactif et qui joue automatiquement le premier épisode de DOOM (Knee-Deep in the Dead, pour les intimes). Le projet s'appelle DoomScreenSaver et ça fait exactement ce qu'on attend de lui.

Concrètement, le screen saver parcourt automatiquement l'intégralité du niveau'1 pendant que vous êtes parti chercher un café. Le marine tire sur les démons, ramasse les armes, explore les niveaux. Bref, votre PC fait le travail à votre place.

Techniquement, le projet est apparemment basé sur DOOM Retro , un portage moderne du DOOM original que je vous avais présenté il y a quelque temps. Du coup, ça tourne nickel sur les machines récentes, avec un rendu fidèle au jeu de 1993. Le développeur a désactivé le HUD (la barre de vie et tout le bordel en bas) pour éviter le marquage d'écran sur les vieux moniteurs.

Attention quand même aux dalles OLED, hein !

Pour l'installer, c'est d'une simplicité déconcertante... vous téléchargez le fichier .scr depuis GitHub , clic droit, "Installer", et voilà. Windows le reconnaît comme un économiseur d'écran natif. Vous pouvez même configurer les options audio dans les paramètres (parce que oui, ça fait du bruit, les démons ça gueule).

Y'a un détail que j'aime bien aussi c'est le petit Doom Guy animé dans le coin qui alterne entre gauche et droite de l'écran. C'est inutile mais c'est mignon. Et puis, entre un écran noir ou des lignes qui rebondissent, je préfère voir des monstres se faire dégommer.

C'est gratuit et ça pèse que dalle donc si vous avez une nostalgie des années 90 et un PC Windows qui traîne, c'est le genre de petit plaisir geek qui fait zizir.

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Wario.style transforme vos morceaux préférés en version Game Boy

Par :Korben
1 janvier 2026 à 22:17

Quand je suis tombé sur Wario.style , j'ai d'abord cru à une blague. Sauf que non.

Ce petit site web vous transforme vos morceaux préférés en version Game Boy, à condition qu'un fichier MIDI existe pour la chanson en question. Vous cherchez une chanson, vous sélectionnez la source MIDI qui vous plaît, vous cliquez sur "Generate"... et là, c'est la magie des bips et des blops qui opère.

Ce qui se cache derrière porte le doux nom de Wario Synthesis Engine. Concrètement, ça analyse le fichier MIDI pour identifier les pistes de mélodie, de basse et d'accords, puis ça resynthétise le tout avec des oscillateurs Web Audio calibrés pour imiter la puce sonore 4 canaux de la Game Boy. Deux canaux pulse wave pour la mélodie, un canal wave pour les graves, et un canal noise pour les percussions. C'est à dire le même setup que la vraie console de 1989, les amis !

Et le plus beau dans tout ça, c'est que la synthèse audio se fait entièrement côté client. La recherche de fichiers MIDI passe par un serveur, mais la génération du son, elle, tourne direct dans votre navigateur. Du coup, niveau réactivité, on est bien.

Le site est signé @b1rdmania, un dev qui a construit ce projet "for lols" avec Claude Code (hé oui, c'est mentionné fièrement sur la page). D'ailleurs si vous voulez fouiller le code source , tout est public sur GitHub. C'est du TypeScript propre avec Vite derrière pour le build.

Les dev ont un peu peur des avocats de Nintendo... lol ( Source )

Côté fonctionnalités, la version 1.3 apporte le partage direct sur X, une palette Game Boy claire pour les nostalgiques du vert olive, et des correctifs pour l'audio sur iPhone. Parce que oui, Apple bloque le son tant que vous n'avez pas tapé sur un truc, mais une fois le bouton "Enable Audio" cliqué, c'est parti mon kiki.

Le projet a d'ailleurs une page d'embed si vous voulez intégrer vos créations chiptune sur vos sites web. Perso, je trouve ça super cool pour donner une ambiance rétro à n'importe quel projet.

Voilà, si vous avez grandi avec les bips caractéristiques de la Game Boy et que vous avez toujours rêvé de transformer vos morceaux préférés en 8-bit, foncez tester Wario.style . C'est gratuit, c'est fun, et n'oubliez pas, si vous cherchez d'autres outils pour composer du chiptune plus sérieusement, j'ai parlé de Furnace et DefleMask il y a pas longtemps.

Un bug de 20 ans dans GTA San Andreas refait surface avec Windows 11

Par :Korben
1 janvier 2026 à 08:53

Le Skimmer dans GTA San Andreas c'est ce petit hydravion qu'on pouvait chopper près de la mer pour faire du rase-mottes au-dessus de l'eau. Eh bien figurez-vous que ce truc cachait un défaut dans son code depuis... 20 ans. Un bug dormant qui est resté totalement invisible jusqu'à l'arrivée de Windows 11 24H2 en avril 2025.

Silent, le moddeur derrière SilentPatch , a publié une analyse technique sur ce bug zombie. En gros, quand vous essayez de spawn le Skimmer sur Windows 11 24H2, l'hydravion devient tellement gigantesque qu'il n'est même plus rendu à l'écran. Et si vous forcez CJ à monter dedans via la console, son altitude affichée explose à environ 1,087 quadrillion d'années-lumière. Beaucoup plus loin que n'importe quoi dans l'univers observable...

Le coupable c'est une ligne manquante dans le fichier vehicles.ide qui définit les paramètres des véhicules. Le Skimmer a été copié-collé depuis Vice City où il était classé comme bateau, donc pas besoin de définir les paramètres de roues. Sauf que dans San Andreas, quelqu'un l'a requalifié en avion... sans ajouter les 4 paramètres manquants pour les roues.

Du coup, le code qui charge les véhicules se retrouve avec des variables non initialisées. Pendant 20 ans, ça passait crème parce que ces variables récupéraient par hasard les bonnes valeurs laissées dans la pile mémoire par le véhicule précédent (un certain TopFun avec un wheel scale de 0.7). Le jeu était littéralement à 4 octets près de planter depuis 2004.

Et puis Microsoft a décidé de modifier la gestion interne des Critical Section Objects dans Windows 11 24H2. La fonction LeaveCriticalSection utilise maintenant plus d'espace dans la pile, ce qui écrase ces fameuses valeurs "héritées" par accident. Résultat, le wheel scale se retrouve corrompu avec une valeur de 3,73×10²⁹, les calculs de suspension partent en vrille, et hop, votre hydravion file vers Alpha du Centaure.

Comme quoi c'est pas pour rien que les devs bassinent tout le monde avec l'initialisation des variables. Le code de San Andreas ignorait probablement les warnings du compilateur depuis le début, et tout le monde s'en fichait parce que "ça marche". Jusqu'au jour où ça marche plus, bah ouais Morray !

La bonne nouvelle c'est que le fix est facile à faire. Soit vous éditez manuellement le fichier data\vehicles.ide pour ajouter les paramètres manquants au Skimmer, soit vous attendez la prochaine mise à jour de SilentPatch qui corrigera ça automatiquement. D'ailleurs, les versions Xbox et la Definitive Edition avaient déjà corrigé ce bug... sans le savoir.

Bref, 20 ans de code qui tourne sur une douzaine de versions de Windows différentes, et il aura fallu un changement apparemment anodin dans la gestion mémoire de Microsoft pour réveiller ce vilain bug dormant...

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Reçu avant avant-hier

3 sites pour jouer aux jeux rétro directement dans votre navigateur

Par :Korben
30 décembre 2025 à 19:52

Qu'est-ce que j'ai pu passer de temps sur les émulateurs ces dernières années... Entre les ROMs à chercher, les émulateurs à configurer, les manettes à mapper... Y'a des jours où j'avais juste envie de lancer un petit Sonic ou un Street Fighter sans me prendre la tête. Hé bien bonne nouvelle, y'a des sites qui font exactement ça, et j0j0b4rj0 vient de m'en partager trois qui valent le détour.

Le principe est simple, vous ouvrez votre navigateur, vous choisissez un jeu, et hop c'est parti. Pas de téléchargement, pas d'installation, juste du rétro gaming !

Le premier c'est RetroGames.cc . C'est probablement le plus fourni des trois avec un catalogue qui couvre à peu près toutes les consoles de l'âge d'or : NES, SNES, Game Boy, N64, Mega Drive, PlayStation 1, et même des trucs plus exotiques comme la PC Engine ou la Neo Geo Pocket. L'interface est pas super moderne mais elle fait le taf, avec une recherche et un tri par console. Par contre y'a des pubs, faudra pas s'étonner.

Ensuite y'a ClassicGameZone . Celui-là il est dispo en français et il a un truc en plus : un système de sauvegarde. Si vous créez un compte, vous pouvez sauvegarder vos parties et les reprendre plus tard. Le catalogue dépasse les 2100 jeux répartis sur 23 plateformes, et y'a même du multijoueur sur certains titres. L'interface est plus propre que RetroGames et y'a un système de favoris pour retrouver vos jeux rapidement.

Et le troisième c'est Retro-Games.org . Lui aussi est dispo en français et propose une couverture impressionnante des consoles. L'interface est sobre avec un mode sombre, et y'a une FAQ sympa qui raconte l'histoire du jeu vidéo pour les curieux. Comme les autres, c'est gratuit avec de la pub pour financer le service.

Les trois sites utilisent des émulateurs JavaScript qui tournent directement dans le navigateur, donc ça marche sur à peu près tout : PC, Mac, tablette... Faut juste un navigateur pas trop vieux et une connexion correcte pour charger les jeux.

Bon évidemment, côté légalité c'est un peu la zone grise habituelle des ROMs sur le web. Les jeux sont protégés par le droit d'auteur, mais les sites se retranchent derrière le fair use ou le fait que certains éditeurs n'existent plus. À vous de voir où vous placez le curseur.

En tout cas, si un soir vous avez une envie soudaine de relancer Tetris, Zelda ou Final Fantasy sans vous prendre la tête avec un émulateur, ces trois sites font le job.

Merci à j0j0b4rj0 et Lorenper pour le partage !

Article publié initialement le 7 octobre 2020 et mis à jour le 30 décembre 2025.

ShaderBeam - Retrouvez la clarté CRT sur vos écrans LCD et OLED

Par :Korben
30 décembre 2025 à 12:18

J'sais pas si vous vous rappelez mais quand on jouait à nos jeux préférés sur un de ces vieux écrans CRT, l'image était nette ! Une clarté de mouvement quasi parfaite, avec très peu de traînées... C'était chouette ! Hé bien y'a un dev qui a décidé de recréer ça sur nos écrans modernes avec un outil open source qui s'appelle ShaderBeam .

En fait, le souci de nos LCD et autres OLED, c'est que chaque pixel reste allumé pendant toute la durée d'une frame (c'est ce qu'on appelle le sample-and-hold ). Alors que sur un CRT, le faisceau d'électrons balayait l'écran ligne par ligne, donc chaque pixel ne s'allumait qu'une fraction de seconde. C'est ça qui donnait cette sensation de netteté en mouvement. C'est précisément ce comportement que ShaderBeam tente de reproduire via un shader GPU.

Le projet vient de sortir en version 0.1 beta et c'est développé par Mausimus, le même gars qui a créé ShaderGlass (un overlay pour appliquer des shaders sur Windows). Et son nouveau bébé utilise la technologie de simulation CRT de Blur Busters , développée par Mark Rejhon et Timothy Lottes.

Si vous testez, vous verrez, les résultats peuvent être assez bluffants selon votre config. Sur un écran 120Hz, vous pouvez réduire le flou de mouvement jusqu'à 50% pour du contenu 60fps. À 240Hz, on peut monter à 75% de réduction. Et si vous avez un monstre à 480Hz, c'est jusqu'à 87,5% de blur en moins. Autant dire que ça peut commencer à se rapprocher de l'expérience CRT d'antan.

Le gros avantage par rapport au Black Frame Insertion classique (le BFI que proposent certains écrans), c'est que ShaderBeam peut flicker moins selon les réglages. Au lieu d'alterner brutalement entre image et noir, le shader simule la phosphorescence qui s'estompe progressivement. Résultat, ça peut être plus agréable pour les yeux sur du contenu 60fps.

Par contre, y'a quelques contraintes. Déjà vous avez besoin d'un écran qui monte au minimum à 100Hz, et 240Hz ou plus c'est vraiment l'idéal. Ensuite, le dev recommande d'utiliser un deuxième GPU (votre iGPU intégré fait l'affaire) pour faire tourner ShaderBeam pendant que votre carte graphique principale gère le jeu. Ça peut aider à éviter les problèmes de désync dans la plupart des jeux.

Pour l'installer, ensuite c'est assez simple. Vous téléchargez le zip depuis GitHub, vous lancez l'exe, et l'overlay se met par-dessus vos jeux en fullscreen. Y'a des raccourcis clavier pour afficher l'interface de config (Ctrl+Shift+B), et vous pouvez ajuster plein de paramètres selon votre écran et vos préférences. Attention, il est recommandé de désactiver HAGS, VRR et HDR pour de meilleurs résultats.

Bon, c'est encore une beta, donc attendez-vous à quelques bugs et attention si vous êtes photosensible car ça peut créer des flashs rapides. Mais pour les nostalgiques du CRT qui veulent retrouver cette clarté de mouvement sur leurs écrans modernes, c'est vraiment un projet à suivre. D'ailleurs, Blur Busters propose une démo interactive si vous voulez voir le principe en action avant de télécharger.

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Quand Sony vendait Linux pour PlayStation 2

Par :Korben
30 décembre 2025 à 08:29

Vous vous rappelez de votre PlayStation 2, cette bonne vieille console qui a bercé les années 2000 avec ses GTA, ses Final Fantasy et ses Pro Evolution Soccer ? Et bien figurez-vous que Sony avait sorti à l'époque un kit officiel pour transformer la machine en PC sous Linux. D'abord au Japon en 2001, puis aux États-Unis en 2002. Oui, officiellement, fait par Sony.

C'était complètement dingue quand on y pense !

Le kit PS2 Linux (compatible uniquement avec les modèles "fat" avec baie d'extension) comprenait tout un attirail de ouf : un disque dur IDE de 40 Go, un adaptateur réseau (qui faisait aussi office d'interface IDE), un adaptateur VGA pour brancher la console sur un moniteur compatible (sync-on-green requis), une carte mémoire de 8 Mo (requise mais non incluse), et même un clavier et une souris USB aux couleurs de la PlayStation. Sony avait vraiment mis le paquet sur la qualité de ces périphériques, avec un clavier qui avait un toucher plutôt agréable pour l'époque.

Côté électronique, la PS2 embarquait un processeur MIPS R5900 (le fameux Emotion Engine) et le système tournait sur un kernel Linux 2.2.1 basé sur Kondara MNU/Linux (une distro japonaise dérivée de Red Hat). Par contre, avec seulement 32 Mo de RAM, fallait pas s'attendre à des miracles. Le système incluait quand même l'environnement de bureau Window Maker, un gestionnaire de fenêtres old school mais terriblement classe avec son petit pingouin.

L'installation se faisait via un disque (CD ou DVD selon l'édition) qu'on insérait comme un jeu, et la carte mémoire stockait les fichiers de boot. Ensuite il fallait partitionner le disque dur à la main en suivant la doc, parce que y'avait pas d'assistant automatique. Une fois installé, on pouvait lancer des applications, compiler du code, et même faire tourner des navigateurs comme Mozilla Suite (Firefox étant arrivé plus tard via des ports communautaires).

Le lecteur DVD-ROM n'était pas utilisable sous PS2 Linux (pas de driver), ce qui empêchait de copier des jeux, par contre, rien n'empêchait de développer ses propres programmes. D'ailleurs, le kit était principalement destiné aux développeurs et aux bidouilleurs qui voulaient explorer l'architecture de la console.

Aujourd'hui ces kits sont devenus assez rares et se revendent à prix d'or pour les collectionneurs. Toutefois vous pouvez en trouver un à un prix raisonnable par exemple ici sur eBay . Il est vendu par l'éditeur du journal Le Virus Informatique afin de financer le prochain numéro avec cette vente. Y'a même des distributions Linux plus modernes comme Black Rhino qui ont été portées sur PS2 par la communauté.

C'était vraiment une autre époque où les constructeurs osaient ce genre d'expérimentations... Une console de jeu grand public qui peut officiellement booter sur Linux, ça n'arriverait plus aujourd'hui et c'est bien dommage je trouve...

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Final Fight MD - La version Mega Drive qu'on aurait dû avoir

Par :Korben
30 décembre 2025 à 08:00

Ah, Final Fight sur Mega Drive... Si vous avez vécu la déception du portage SNES à l'époque (un seul joueur, Guy aux abonnés absents, des stages raccourcis), vous savez de quoi je parle. Capcom nous avait bien eu sur ce coup-là.

Du coup quand j'ai découvert qu'un développeur brésilien du nom de Mauro Xavier avait décidé de recréer le jeu de zéro pour notre bonne vieille 16 bits de Sega, j'ai évidemment été voir ça de plus près. Et le résultat est vraiment dingue.

Final Fight MD propose les 3 personnages de l'arcade (Cody, Guy et Haggar) plus Maki en bonus (oui, celle de Final Fight 2 !), tous les stages, tous les ennemis, tous les boss... Bref, la vraie version arcade complète, et pas la version amputée qu'on nous avait refourgué sur console.

Et le truc qui m'a fait triper, c'est qu'on peut jouer jusqu'à 3 joueurs en simultané grâce au support du SEGA Team Player ou du EA 4-Way Play. Trois potes dans le même salon à tabasser du Mad Gear, comme au bon vieux temps des bornes d'arcade... C'est ti pas beau ça ?

Le projet vient de sortir sa version 0.92b "Christmas 2025" avec une tonne de corrections de bugs et d'améliorations. Je vous passe le changelog complet qui fait des kilomètres, mais sachez que ça inclut un système de sauvegarde SRAM, 60 succès à débloquer, un mode Jukebox pour écouter les musiques, et des tas d'options de personnalisation. Vous pouvez même régler la difficulté, le nombre de vies, activer ou non les continues...

Et le plus impressionnant dans tout ça, c'est que le jeu a été codé entièrement from scratch. Y'a pas une ligne de code original de Capcom, puisque tout a été recréé par Mauro Xavier et son équipe (Edmo Caldas pour la musique, Master Linkuei pour le support technique). Et y'a même les sprites des personnages qui ont été redessinés pour coller au style Mega Drive.

Le projet est bien sûr toujours en cours de développement mais la version actuelle est déjà super stable et jouable. Et quand ce sera terminé, ça sera gratuit les amis !

Voilà, si vous êtes fan de rétrogaming et de beat'em all old school, foncez télécharger la ROM sur itch.io . Vous m'en direz des nouvelles ^^

Merci à Lorenper pour le partage !

SN Operator - Jouez à vos cartouches SNES sur PC, Steam Deck et compagnie

Par :Korben
29 décembre 2025 à 20:28

Vous avez des cartouches Super Nintendo qui prennent la poussière dans un carton au grenier et en même temps une vague culpabilité de jouer à ces mêmes jeux en ROM sur votre Steam Deck ? Alors on va remédier à cela grâce à Epilogue qui a la solution pour mettre votre conscience au repos tout en profitant de vos jeux légalement sur n'importe quel appareil.

Leur nouveau gadget s'appelle le SN Operator et c'est un dock USB-C dans lequel vous insérez vos cartouches SNES ou Super Famicom. Ensuite vous branchez ça à votre PC (ou Mac, ou Steam Deck, ou même un Raspberry Pi), et hop vous pouvez jouer à vos jeux originaux via leur émulateur maison Playback . Pas besoin de télécharger des ROMs douteuses sur des sites chelous, vos propres cartouches font le taf.

Le truc cool c'est que ça va au-delà de simplement "jouer" puisque l'appareil peut authentifier vos cartouches pour vérifier que le Chrono Trigger que vous avez chopé aux puces n'est pas une contrefaçon chinoise. Il peut aussi sauvegarder toutes vos données de jeu, y compris les sauvegardes de l'époque que vous aviez sur la cartouche. Du coup si votre pile de sauvegarde finit par lâcher (et ça arrive, ces trucs ont 30 ans quand même...), vous aurez une copie en sécurité.

Côté compatibilité, Epilogue annonce le support de toutes les puces d'amélioration : Super FX, SA-1, DSP, CX4... Donc vos Star Fox et autres Yoshi's Island devraient tourner sans problème. Y'a même le support du Super Scope et de la souris SNES pour les jeux qui les utilisaient, genre Mario Paint. Et cerise sur le gâteau, l'intégration RetroAchievements est de la partie pour ceux qui aiment débloquer des trophées rétro.

Les précommandes ouvrent demain 30 décembre à 18h (heure de Paris) pour environ 60 dollars. C'est 10 balles de plus que leur GB Operator pour Game Boy, mais bon, les cartouches SNES sont plus grosses et le hardware plus costaud. La livraison est prévue pour avril 2026.

Perso je trouve que c'est une approche plutôt saine du rétrogaming. Vous possédez les cartouches, vous avez le droit d'y jouer et ça évite de devoir ressortir une vraie console SNES qui prend de la place, consomme plus, et dont les connecteurs commencent à fatiguer après des décennies d'utilisation.

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Comment la NES a failli être vendue par Atari (et pourquoi ça a tout changé)

Par :Korben
28 décembre 2025 à 14:27

Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la Video Game History Foundation vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.

Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à l'époque, il a déterré des documents que personne n'avait jamais vus, il a même manipulé des prototypes qui n'auraient jamais dû survivre. Et le résultat, c'est cette plongée incroyable dans les coulisses d'un des plus grands paris de l'histoire du gaming.

Alors remontons au printemps 1983... Nintendo négocie avec Atari, le géant de l'époque, pour leur refiler les droits de distribuer la Famicom dans le monde entier. Hé oui, en interne, Atari avait même donné un nom de code au projet : "3600". L'idée, c'était d'intégrer la technologie Nintendo dans un boîtier plastique Atari existant. Le deal était quasiment signé, et les deux boîtes s'étaient mises d'accord sur tout : Nintendo fabriquerait les composants, Atari les revendrait sous sa marque. Ils avaient même commencé à convertir des jeux arcade (Millipede, Joust et Stargate) pour le système.

Et puis tout s'est cassé la gueule au CES de 1983. Atari a vu Coleco montrer un prototype de Donkey Kong sur leur ordinateur Adam, et ils ont pété un câble. Ils pensaient que Nintendo les avait doublés en refilant les droits à un concurrent. En réalité, c'était juste un malentendu sur les licences ColecoVision , mais le mal était fait. Le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, a tellement gueulé sur les représentants de Coleco sur le salon que tout le monde s'en souvient encore.

Ça a contribué à torpiller les négociations, et dans le contexte des turbulences internes chez Atari, le deal n'a jamais abouti. Atari, qui évaluait également le système MARIA de GCC en parallèle, s'est finalement concentré sur ce qui deviendra l'Atari 7800. Et Nintendo s'est retrouvé tout seul, obligé de se débrouiller.

Et c'est là que ça devient vraiment intéressant parce que Nintendo of America, c'était une petite boîte de rien du tout à l'époque. Quelques dizaines d'employés dont le boulot principal consistait à importer des bornes d'arcade japonaises. Ils n'avaient aucune idée de comment vendre une console de salon aux États-Unis.

Alors ils ont fait appel à Lance Barr, un designer industriel, pour repenser complètement la Famicom. Et le mec a créé un design qui ressemblait plus à une chaîne hi-fi haut de gamme qu'à une console de jeux. Le prototype s'appelait l'AVS (Advanced Video System). C'était un truc tout en finesse avec des manettes sans fil, un clavier, un magnétophone à cassettes, et une esthétique empilable façon chaîne hi-fi. Les photos de l'époque sont magnifiques, on croirait du design scandinave ^^.

Le prototype AVS de Nintendo, avec son design hi-fi et ses manettes sans fil ( Source )

Sauf que personne n'en voulait. Nintendo a fait des tests consommateurs, et les gamins (et leurs parents) trouvaient le concept de programmation barbant. Ils aimaient bien l'idée des manettes sans fil et de l'empilement des boitiers, mais coder / modifier soi-même ses propres jeux en Basic ? Grosse flemme...

En plus, le marché américain était en plein crash. Les magasins croulaient sous les invendus de jeux Atari bradés, et personne ne voulait entendre parler d'une nouvelle console. Tous les détaillants que Nintendo rencontrait leur disaient la même chose : le jeu vidéo, c'est mort, c'était une mode passagère, passez votre chemin (tiens ça me rappelle quelque chose plus actuel... lol).

Alors Nintendo a tout viré. Plus de manettes sans fil, plus de clavier, plus de magnétophone. Ils ont gardé uniquement le robot R.O.B. comme cheval de Troie. L'idée, c'était de faire croire aux magasins de jouets qu'ils vendaient un robot high-tech, et pas une console de jeux.

Et ça a marché, les amis !!

Une armée de R.O.B., le robot qui a permis à Nintendo d'infiltrer les magasins de jouets ( Source )

Puis en octobre 1985, Nintendo a lancé la NES dans la région de New York avec une garantie de rachat pour les détaillants : si ça ne se vendait pas, ils reprenaient tout. L'équipe a bossé comme des dingues depuis un entrepôt minable du New Jersey, infesté de rats et de serpents. Il y a même eu un ouragan pendant le lancement. Du grand n'importe quoi.

Le présentoir NES chez FAO Schwarz en 1986 ( Source )

Mais le plus fou dans cette histoire, c'est le fameux chip CIC, le "lockout chip" qui empêchait de jouer à des jeux non autorisés par Nintendo. Et devinez d'où venait cette idée ? D'Atari eux-mêmes ! Lors des négociations de 1983, quelqu'un chez Atari avait demandé à Nintendo s'ils pouvaient créer un système technique pour bloquer les cartouches non officielles. Atari se plaignait des jeux pourris que n'importe qui pouvait sortir sur leurs consoles, et ils voulaient reprendre le contrôle.

Nintendo n'avait pas de solution à l'époque, mais ils ont retenu l'idée. Et selon les dépositions du procès Atari vs. Nintendo, le président Yamauchi aurait lui-même reconnu qu'après avoir entendu ce qu'Atari avait dit, Nintendo avait conclu qu'un système de sécurité devait être développé pour vendre des consoles aux États-Unis.

En gros, Atari aurait suggéré le concept qui allait se retourner contre eux. C'est le chip qui les empêchera plus tard de publier librement des jeux sur NES, conçu par Nintendo suite à leur demande initiale. Ironique non ? Et ce système de contrôle est ensuite devenu le modèle pour toutes les consoles qui ont suivi. Aujourd'hui, on trouve normal qu'on ne puisse pas sortir un jeu PlayStation sans l'accord de Sony, mais avant la NES, n'importe qui pouvait fabriquer des cartouches pour n'importe quelle console.

La VGHF a aussi récupéré les jeux qu'Atari avait commandés à Nintendo en 1983. Trois d'entre eux (Millipede, Joust et Stargate) sont d'ailleurs finalement sortis en 1987 via le HAL Laboratory avec un copyright "Atari 1983" sur l'écran titre. Tant mieux, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y jouer...

Bref, si vous avez une heure devant vous pendant les fêtes, foncez regarder ce documentaire. C'est de la recherche historique de première main, pas du réchauffé de Wikipedia. Et si vous voulez aller plus loin, la VGHF a aussi mis en ligne un panel avec trois anciens de Nintendo qui ont vécu le lancement de 1985. Des témoignages de première main qu'on ne retrouvera probablement jamais ailleurs...

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RoboCop Arcade - Il a cracké la protection anti-copie pour sauver les bornes d'arcade de 1988

Par :Korben
27 décembre 2025 à 08:20

À l'époque de ma glorieuse jeunesse, je jouais à RoboCop sur NES et c'est vrai que je trouvais ça très cool ! Mais ce que je ne savais pas, c'est que la version arcade de Data East cachait un secret bien vicieux dans ses entrailles électroniques.

En 1988, Data East sort donc RoboCop en version arcade et comme tous les éditeurs de l'époque, ils avaient une peur bleue des bootleggers asiatiques qui clonaient les bornes à tour de bras. Du coup, ils ont eu une idée de génie : planquer une puce HuC6280 dans le hardware. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le processeur du PC Engine, le cousin japonais de la TurboGrafx-16, sauf que là, elle ne sert absolument pas à faire tourner le jeu.

Non non, cette puce est là uniquement pour emmerder le monde.

Le truc pas con (enfin, pas con pour l'époque), c'est que Data East a externalisé une partie des calculs de collision sur ce processeur secondaire. Du coup, sans la puce HuC6280, le jeu démarre mais les hitboxes sont complètement pétées et les ennemis deviennent invincibles. Faut s'imaginer RoboCop qui tire dans le vide pendant que les méchants lui marchent dessus tranquillement... C'est pas méga vendeur pour une borne à 3000 dollars.

Le problème, c'est qu'en 2025, ces puces HuC6280 commencent à lâcher et quand ça arrive, votre borne RoboCop devient un très joli meuble de 150 kilos.

Et c'est là qu'un développeur du nom de djh0ffman entre en scène. Le bougre s'est dit qu'au lieu de chercher des puces de remplacement introuvables, il allait tout simplement virer cette protection. Mais pour ça, il fallait d'abord comprendre ce que faisait exactement cette fichue puce.

Déjà, il fallait dumper le code du HuC6280. Pas si simple parce que Data East avait aussi obfusqué les tables de jump pour que personne ne puisse facilement lire le code. Du reverse engineering dans le reverse engineering, en quelque sorte.

Une fois le code extrait et désobfusqué, djh0ffman a alors découvert que la puce gérait principalement deux choses : les collisions entre les sprites et la gestion des dégâts. Le reste du jeu tournant sur le processeur principal, un Motorola 68000.

Du coup, la solution était claire. Il fallait porter tout ce code du HuC6280 vers le 68000. Facile à dire bien sûr, mais moins facile à faire quand on parle de deux architectures complètement différentes. Le HuC6280 est certes un dérivé du 6502, mais le 68000 c'est carrément une autre planète.

Mais après des heures de travail, djh0ffman a réussi à recréer toutes les routines de collision en assembleur 68000 et à les injecter dans la ROM originale. Le patch fait environ 2 Ko !! Et ça transforme n'importe quelle borne RoboCop avec une puce morte en machine parfaitement fonctionnelle.

Et le truc cool, c'est que son patch ne contourne pas vraiment la protection, mais la remplace. Le jeu fonctionne donc exactement comme l'original, avec les mêmes collisions, les mêmes dégâts, les mêmes hitboxes. C'est juste que maintenant, tout ça tourne sur le 68000 au lieu du HuC6280.

Et le plus marrant c'est que cette protection était considérée comme inviolable à l'époque. En effet, les bootleggers n'avaient jamais réussi à la craquer proprement, alors ils vendaient des copies avec des collisions approximatives bidouillées à l'arrache. C'est fou ^^ Il peut flex le garçon !

Bref, si vous avez une borne RoboCop arcade qui prend la poussière parce que la puce de protection a rendu l'âme, y'a maintenant un patch IPS disponible qui lui redonne vie. Et pour les curieux qui veulent comprendre comment fonctionnaient ces protections anti-copie des années 80, le write-up de djh0ffman est une mine d'or.

U7 Revisited - Ultima VII tel qu'il aurait dû être en 1992

Par :Korben
27 décembre 2025 à 08:00

Depuis plus de 20 ans, Exult fait tourner Ultima VII sur Windows, macOS et Linux. C'est un moteur open source génial, mis à jour en mai dernier, qui nécessite les fichiers originaux du jeu et permet de finir The Black Gate et Serpent Isle sans souci. Alors pourquoi diable Anthony Salter a-t-il créé U7 Revisited , un autre moteur pour le même jeu ?

Hé bien parce qu'Exult et U7 Revisited n'ont pas du tout le même objectif.

Le truc que beaucoup ignorent, c'est qu'Ultima VII était techniquement un monde 3D coincé dans un moteur 2D. En 1992, chaque objet du jeu avait déjà une largeur, une profondeur et une hauteur, ce qui fait que ce monde était donc composé de blocs 3072x3072x16. Mais la technologie de l'époque ne permettait pas d'afficher tout ça en vraie 3D, du coup Origin a dû se contenter d'une vue fixe pseudo-isométrique.

Exult vise donc à reproduire cette expérience originale au plus près, tout en ajoutant quelques améliorations. C'est son but et c'est très bien comme ça.

U7 Revisited, lui, part d'un autre postulat qui est : Et si on montrait enfin ce monde 3D dans un vrai moteur 3D ?

Anthony Salter a donc développé son propre moteur pour présenter Britannia avec une caméra rotative, un peu comme Dungeon Keeper ou Grandia. Vous pouvez ainsi tourner autour des bâtiments, zoomer, regarder les choses sous différents angles.

Et ça, ça règle une vraie frustration du jeu original car pour ceux qui y ont joué, vous vous souvenez peut-être de ces moments bien relous où vous cherchiez désespérément un levier ou une clé cachée derrière un mur ? Origin utilisait souvent cette technique de planquer des objets en ne laissant dépasser qu'un ou deux pixels.

Hé bien avec une caméra rotative, fini ce genre de galère.

Côté contrôles, c'est du moderne : WASD pour bouger, Q et E pour la rotation, molette pour le zoom. Le projet est codé en C++ et Lua, et il y a même des touches de fonction (F1 à F11) pour interagir avec différents aspects du monde.

Le développement avance bien d'ailleurs et dans ses dernières updates d'août, Anthony a présenté le support widescreen, un meilleur éclairage et le drag-and-drop pour les objets.

Il existe également plein d'autres projets fans autour d'Ultima comme Nuvie qui recréé Ultima 6, Pentagram qui s'occupe d'Ultima VIII. La communauté Ultima adore refaire ses jeux préférés avec des outils modernes, c'est comme ça. Mais U7 Revisited a quand même cette approche unique avec cette vision 3D du monde.

Si vous voulez tester, il faut copier les fichiers du jeu original DOS dans le dossier /Data/u7 puis builder le projet via CMake ou Meson.

Merci à Joseph de m'avoir signalé ce projet.

Quand l'IA vous aide à hacker la mémoire des jeux

Par :Korben
26 décembre 2025 à 06:42

Les vieux de la vieille connaissent forcement Cheat Engine puisque c'est LE logiciel culte pour tripatouiller la mémoire des jeux , trouver l'adresse où est stockée votre santé, votre or, vos munitions, et la modifier à la volée. Sauf que manuellement, c'est un travail de fourmi... Trouver un pointeur stable qui ne change pas à chaque redémarrage du jeu, ça peut prendre des jours, voire des semaines de bidouillage.

Hé bien quelqu'un a eu l'idée un peu folle de brancher Claude directement sur Cheat Engine et visiblement le résultat est au rendez-vous.

Le projet s'appelle cheatengine-mcp-bridge et c'est un pont entre les IA compatibles MCP (Claude, Cursor, Copilot) et Cheat Engine. Concrètement, ça veut dire que vous pouvez maintenant demander à Claude de faire le boulot de reverse engineering à votre place, en langage naturel.

Dans cet outil, y'a trois couches qui communiquent ensemble : l'IA qui reçoit vos questions en langage humain, un serveur Python qui traduit tout ça en commandes techniques, et un script Lua côté Cheat Engine qui exécute les opérations sur le processus ciblé.

Et les possibilités sont dingues puisque l'outil expose pas moins de 39 "tools" MCP différents. Vous pouvez lire la mémoire (entiers, floats, strings, pointeurs), suivre des chaînes de pointeurs complexes du genre [[base+0x10]+0x20]+0x8, scanner des valeurs, analyser du code désassemblé, identifier des objets C++ via les infos RTTI, et même poser des breakpoints hardware. Il y a même le support du DBVM, le mode hyperviseur de Cheat Engine qui permet un traçage niveau Ring -1 , beaucoup plus difficile à détecter pour les protections anti-cheat classiques.

Avec ce MCP, vous lancez un jeu, vous demandez à Claude "Scanne l'or, j'en ai 15000". L'IA trouve alors 47 résultats. Vous dépensez un peu d'or dans le jeu, vous dites "Maintenant j'en ai 14900". Claude filtre et garde 3 adresses. Ensuite vous demandez "C'est quoi qui écrit sur la première adresse ?", et hop, breakpoint hardware posé automatiquement. Ensuite, un petit "Désassemble moi cette fonction", et vous avez tout le code de la fonction AddGold devant les yeux.

Tout ce processus qui prenait des heures de tatonnement se fait maintenant en mode conversation.

Pour l'instant c'est en lecture seule, pas d'écriture mémoire possible (probablement une sage précaution) et l'outil utilise les registres de débogage hardware DR0 à DR3, ce qui limite à 4 breakpoints simultanés mais garantit une compatibilité maximale avec les protections anti-cheat basiques.

Côté prérequis, c'est Windows only (à cause des canaux nommés ), Python 3.10 minimum, et Cheat Engine 7.5 ou plus récent. Et l'installation demande quelques étapes également... Il faut d'abord activer DBVM dans les settings de Cheat Engine, charger le script Lua, et configurer le chemin du serveur MCP dans votre IDE. Et n'oubliez pas de désactiver l'option "Query memory region routines" sinon vous risquez un joli écran bleu CLOCK_WATCHDOG_TIMEOUT.

C'est un projet encore frais mais j'ai trouvé ça cool, d'où le partage ici. Bon évidemment, on reste dans le domaine du reverse engineering et du modding de jeux et comme toujours, c'est destiné à un usage éducatif et de recherche donc ne venez pas pleurer si vous vous faites bannir d'un jeu en ligne, hein.

Mais en tout cas, pour les passionnés de rétro-ingénierie, les créateurs de trainers, ou simplement les curieux qui veulent comprendre comment fonctionne un jeu sous le capot, c'est un outil incroyable ! L'IA qui se met au hacking de jeux, on n'arrête vraiment plus le progrès.

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Stunt Car Racer Remake - Le jeu culte de Geoff Crammond revit grâce aux fans

Par :Korben
19 décembre 2025 à 11:00

Qui se rappelle de Stunt Car Racer ?

C'était un jeu de course complètement barré sur Amiga où on pilotait une voiture avec un énorme V8 qui crachait des flammes sur des circuits surélevés dans le vide. Si vous avez connu ça à l'époque, vous savez à quel point c'était addictif et ce jeu de 1989 signé Geoff Crammond (le mec derrière les simulations Grand Prix ultra-réalistes) reste encore aujourd'hui une référence en termes de physique de conduite.

Hé bien bonne nouvelle les amis, un remake PC est en cours de développement par des fans passionnés ! Le projet existe depuis 2019, initié par D. Vernon et A. Copland, et il est maintenant maintenu par omenoid et ptitSeb qui continuent de le faire évoluer et contrairement à pas mal de projets fans qui tombent dans l'oubli, celui-ci est bien vivant.

Le concept original était déjà dingue pour l'époque. Vous aviez des circuits surélevés comme des montagnes russes géantes, avec des sauts impossibles, des virages relevés, et surtout le fameux Ski Jump qui faisait flipper tout le monde. Le truc, c'est que si vous ratiez un saut ou que vous alliez trop vite dans un virage, votre caisse tombait dans le vide. Pas de barrières de sécurité, pas de seconde chance, pas de Lakitu Pêcheur... ^^ et votre voiture accumulait aussi des dégâts au fil des courses.

Trop de crashes et au bout d'un moment, c'était game over pour la saison.

Le remake reprend donc tout ça avec une modélisation complète des circuits et une physique de suspension fidèle à l'original. Les développeurs ont aussi récemment intégré un patch qui améliore considérablement le framerate, ce qui rend l'expérience beaucoup plus fluide que le jeu d'origine.

Geoff Crammond en 1987 sur un vrai kart relié à un Commodore 64

Pour ceux qui veulent tester, le projet est disponible sur GitHub avec une version Windows prête à l'emploi . Y'a aussi une version Linux en développement pour les manchots du dimanche.

Ce qui est cool avec ce genre de projet, c'est qu'il permet de redécouvrir des jeux qui ont marqué l'histoire du jeu vidéo mais qui sont devenus quasi injouables sur du hardware moderne. Geoff Crammond avait passé trois ans à développer Stunt Car Racer, en partant d'un simple simulateur de terrain pour Commodore 64 avant de transformer le concept en jeu de course aérien et à l'époque, ce résultat avait été salué, comme l'un des meilleurs jeux de course jamais créés, par Amiga Power qui l'avait classé dans son top 10 de tous les temps.

Bref, si vous avez la nostalgie des années Amiga ou si vous êtes simplement curieux de découvrir un classique qui a influencé pas mal de jeux de course modernes, c'est le moment de tester ce remake. Au pire vous aurez passé un bon moment à vous casser la figure sur le Ski Jump, au mieux vous comprendrez pourquoi les "vieux" en parlent encore 35 ans plus tard...

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Commander Keen - Le code source enfin libéré pour les 35 ans du jeu qui a lancé id Software

Par :Korben
19 décembre 2025 à 06:00

Commander Keen, je pense que pas grand monde ne s'en souvient car c'est tellement vieux !! Pour vous rafraichir la mémoire, c'est ce petit gamin au casque de football américain et sa pogo stick qui fait des bonds partout !

Si ça vous parle c'est que vous êtes assez vieux pour avoir connu les débuts d'id Software. Alors vous serez content d'apprendre qu'un passionné du nom de K1n9_Duk3 vient de libérer le code source "reconstruit" des épisodes 1 à 3, pile pour les 35 ans de la série.

Avec ce projet, si vous compilez le code source avec les bons outils d'époque, vous obtiendrez des exécutables 100% identiques aux originaux. Identiques au bit près une fois compressés avec LZEXE ou PKLITE et cela mes amis, ça veut dire que K1n9_Duk3 a réussi à reconstituer exactement ce que John Carmack et sa bande avaient codé en 1990, simplement en analysant les binaires.

J'vous passe les détails techniques que vous pouvez retrouver ici , mais sachez que si vous voulez compiler tout ça, vous aurez besoin de Turbo C++ 1.00 (et surtout pas la 1.01 qui génère du code légèrement différent !) ainsi que Turbo Assembler 2.0 ou supérieur.

Et ce qui est amusant dans l'histoire, c'est que le code de Keen 1-3 réutilise pas mal de bouts de Dangerous Dave, The Catacomb et Hovertank, des projets sur lesquels les futurs fondateurs d'id Software bossaient quand ils étaient encore employés chez Softdisk. Des droits qu'ils n'avaient probablement pas le droit d'exploiter... Mais bon, à l'époque, c'était un peu le far west du shareware.

D'ailleurs, en parlant de cette époque, faut quand même rappeler l'histoire complètement dingue de la naissance de Keen. En septembre 1990, John Carmack bosse de nuit chez Softdisk quand il réussit enfin à créer un scrolling horizontal fluide sur PC. À l'époque, c'était considéré comme impossible, et seules les consoles comme la NES savaient faire ça.

Pour rigoler, Tom Hall et lui recréent le premier niveau de Super Mario Bros. 3 avec les graphismes de Dangerous Dave. Ils appellent ça "Dangerous Dave in Copyright Infringement" et le montrent à John Romero le lendemain matin.

Et le résultat, on le connaît... Romero voit tout de suite le potentiel, Scott Miller d'Apogee Software leur file 2000 dollars pour développer un jeu original, et Commander Keen sort en décembre 1990. Les ventes d'Apogee passent alors de 7000 dollars par mois à 30 000 en deux semaines, puis 60 000 par mois six mois plus tard. La suite, c'est la création d'id Software en février 1991, puis Wolfenstein 3D, puis DOOM... Vous connaissez le refrain.

Du coup, 35 ans plus tard, avoir accès au code source original de ce jeu fondateur, et qu'en plus, ça se compile comme au premier jour, c'est assez incroyable ! Le package contient toutes les versions, depuis la beta de novembre 1990 jusqu'à la version 1.34 de Precision Software Applications donc voilà, si vous avez la nostalgie des années DOS et que vous voulez comprendre comment on codait des jeux quand la mémoire se comptait en kilooctets, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

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Sega Channel - Le Game Pass de 1994 dont personne ne se souvient

Par :Korben
17 décembre 2025 à 15:36

Vous pensez que le streaming de jeux et les abonnements type Game Pass étaient des inventions récentes ? Que nenni mes mais, car en 1994, Sega avait déjà inventé ce concept quasiment tout pareil avec le Sega Channel, un service qui permettait de télécharger des jeux Mega Drive directement via le câble TV.

C'était y'a 30 ans quand même et pour en profiter, vous deviez brancher un adaptateur spécial dans le port cartouche de votre Mega Drive, vous le connectiez à votre prise de câble TV coaxial, et hop, vous aviez accès à une bibliothèque de 50 jeux qui évoluait chaque mois. Le tout pour environ 15 dollars par mois plus 25 dollars de frais d'activation et ensuite, les jeux étaient téléchargés dans les 4 Mo de RAM de l'adaptateur et effacés dès que vous éteigniez la console.

Ce service a été lancé le 12 décembre 1994 aux États-Unis via les câblo-opérateurs TCI et Time Warner Cable et Sega avec son optimisme légendaire espérait atteindre un million d'abonnés la première année. Ils en ont eu 250 000 ce qui n'est pas si mal, mais c'était loin des ambitions initiales alors que le marché potentiel était d'environ 20 millions de foyers américains.

Bref, tout ça c'est du passé mais pourtant, c'est pas tombé totalement dans l'oubli puisque la Video Game History Foundation vient de récupérer 144 fichiers ROM du service , dont une centaine de versions système uniques. Et surtout, ils ont retrouvé des jeux qu'on croyait perdus à jamais, comme "Garfield: Caught in the Act - The Lost Levels" et "The Flintstones" (Les Pierrafeu).

Ces titres n'existaient que sur Sega Channel et ont disparu quand le service a fermé... Certains jeux devaient aussi être modifiés pour tenir dans les limitations de l'adaptateur ce qui veut dire que les gros titres étaient découpés en plusieurs parties avec des systèmes de mots de passe pour empêcher les joueurs de sauter des niveaux. Pas très élégant, mais ça fonctionnait.

Quoiqu'il en soit, le service a tenu jusqu'au 31 juillet 1998, soit trois ans après la sortie de la Saturn et à la fin, il ne restait plus que 230 000 abonnés. Sega avait même prévu un successeur appelé Express Games, mais il n'a jamais vu le jour.

Ce qui est dommage c'est que d'après un sondage interne de l'époque, 99% des abonnés trouvaient le service pratique et 91% estimaient que c'était un bon rapport qualité-prix. Popular Science leur avait même filé un prix "Best of What's New" en 1994. Voilà, le concept était bon, mais c'était juste 20 ans trop tôt.

Bref, la prochaine fois que quelqu'un vous vante les mérites révolutionnaires du Game Pass ou du cloud gaming, en bon rabat joie, vous pourrez lui rappeler que Sega faisait déjà ça en 1994 avec un câble coaxial et 4 Mo de RAM.

File-Hunter - L'archive MSX qui aurait rendu fou votre moi de 1985

Par :Korben
16 décembre 2025 à 12:02

Vous vous souvenez du MSX, cette machine 8 bits des années 80 qui a fait rêver toute une génération avant que le PC ne vienne tout écraser ? Hé bien y'a un site qui a décidé de préserver absolument TOUT ce qui existe pour cette plateforme, et quand je dis tout, c'est vraiment tout.

File-Hunter , c'est le projet d'un gars passionné, Arnaud de Klerk , qui depuis 1999 (oui, ça a 25 ans ce truc) archive méticuleusement chaque fichier, chaque jeu, chaque démo, chaque magazine lié à l'écosystème MSX. Le site existe même depuis l'époque où FONY créait encore du contenu pour les systèmes 8-bit . Donc autant dire que c'est une vraie institution de la préservation rétro.

Le site propose au téléchargement pas moins de 24 catégories de contenu. Des jeux évidemment (MSX1, MSX2, MSX2+, Turbo-R), mais aussi des démos, des disk-magazines, des émulateurs, des polices, des systèmes d'exploitation, des ROMs système, du contenu technique, des manuels, des livres, des magazines numérisés, de la musique, des programmes, du code source... Bref, si ça concerne le MSX et que ça existe quelque part sur Terre, y'a de fortes chances que ce soit archivé ici.

Côté formats, c'est la fête du slip vintage ^^ puisqu'on y trouve des fichiers DMK pour les disquettes, des TSX et CAS pour les cassettes, des conversions ROM, des fichiers VHD pour les disques virtuels, et même des trucs en LaserDisc. Y'a aussi des versions modifiées de jeux, des traductions anglaises, des cheats, des maps, des sauvegardes... C'est vraiment le genre de collection qui fait baver n'importe quel collectionneur.

Et le truc cool c'est que vous pouvez jouer directement dans votre navigateur sans rien installer . En effet, le site propose une plateforme de jeux MSX et même Amiga jouables online, optimisée pour téléphones et tablettes. Et pour ceux qui préfèrent tout récupérer d'un coup, pas la peine de tout scraper (vous finiriez pas vous faire bannir votre IP), car y'a un torrent complet disponible et même une appli Android. Le fichier allfiles.txt pèse plus de 3 Mo, ce qui vous donne une idée de l'ampleur du bazar.

Bref, si vous avez un petit coup de nostalgie MSX ou si vous voulez découvrir ce que c'était que le gaming avant que tout devienne du photorealistic next-gen, File-Hunter est votre destination du jour. Et comme d'hab, un grand merci à Lorenper pour le partage !

DuckStation - L'émulateur PS1 qui fait tourner vos vieux jeux mieux que sur la console d'origine

Par :Korben
15 décembre 2025 à 10:04

Est ce que vous avez encore des CD de jeux PlayStation 1 qui traînent chez vous ? Ou allez, des ISOs que vous avez "légalement" rippées de vos propres disques à vous bien sûr ?

Hé bien vous allez pouvoir dépoussiérer tout ça grâce à cet émulateur qui propose une qualité visuelle que la PS1 n'aurait jamais pu vous offrir à l'époque.

Ça s'appelle DuckStation et c'est un émulateur PS1 qui mise sur la rapidité et la précision. Le projet a été conçu pour être aussi fidèle que possible à la console d'origine tout en restant assez léger pour tourner sur des machines pas forcément très musclées .

Le truc cool c'est que par défaut, sans bidouiller quoi que ce soit, la plupart des jeux tournent nickel ! Le dev a fait le choix de ne pas encourager les "hacks" qui cassent la compatibilité du coup vous lancez votre jeu et ça marche.

Mais si vous voulez pousser le truc, y'a quand même de quoi s'amuser. L'émulateur supporte l'upscaling pour afficher vos jeux en HD voire en 4K, le filtrage de textures pour lisser tout ça, et le PGXP pour corriger la précision géométrique qui faisait trembler les polygones sur la vraie PS1. Vous savez, ce "wobbling" dégueulasse quand la caméra bougeait ? Hé bien c'est fini.

Côté rendu graphique, vous avez le choix : D3D11, D3D12, OpenGL, Vulkan ou Metal selon votre plateforme. Ça tourne sous Windows, Linux, macOS et même Android. Pour les Mac, y'a évidemment un Universal Binary qui fonctionne aussi bien sur Intel que sur Apple Silicon.

L'interface propose deux modes : une version Qt classique pour le bureau et une version fullscreen façon Big Picture pour jouer sur un écran de TV avec une manette. Y'a même le support des lightguns comme le GunCon si vous voulez rejouer à Time Crisis ou Point Blank.

Et pour les chasseurs de trophées, DuckStation intègre RetroAchievements donc vous pouvez débloquer des succès sur vos vieux jeux comme si c'était du moderne. Y'a aussi les save states, le rewind pour revenir en arrière quand vous ratez un saut, et la capture vidéo via FFmpeg.

Pour les formats de disques, c'est plutôt large puisque ça supporte CUE/BIN, CHD, ECM, MDS/MDF, PBP... bref tout ce qu'on trouve dans la nature.

Niveau config minimale, faut un CPU qui supporte SSE4.1 (donc tout ce qui date d'après 2007 chez Intel ou 2011 chez AMD) et une carte graphique capable de faire de l'OpenGL 3.1 minimum.

Voilà ! Amusez-vous bien et un grand merci à Lorenper pour le partage !

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