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Acemagic Retro X5 – Un mini-PC en forme de NES avec un CPU AMD surpuissant

Vous vous souvenez de la NES de votre enfance, celle qui trônait fièrement sous la télé du salon ? Hé bien le constructeur Acemagic vient de sortir un truc qui va vous faire retomber en enfance... tout en explosant vos benchmarks.

Le Retro X5, c'est un mini-PC qui reprend le design de la console Nintendo, mais à l'intérieur, c'est du sérieux puisqu'on y trouve un AMD Ryzen AI 9 HX 370 avec ses 12 cœurs et 24 threads qui montent jusqu'à 5,1 GHz en boost. Côté graphique, l'iGPU Radeon 890M en RDNA 3.5 avec 16 unités de calcul devrait faire tourner pas mal de jeux récents sans trop sourciller.

Le Retro X5 d'Acemagic reprend le design iconique de la NES

Et comme on est en 2026, y'a évidemment un NPU dedans e le XDNA 2 balance jusqu'à 50 TOPS pour toutes vos bidouilles IA locales. De quoi faire tourner des LLM sans avoir à envoyer vos données chez OpenAI.

Le truc malin d'après ce qu'on voit dans les teasers, c'est le logiciel RetroPlay Box qui serait préinstallé. Il s'agit d'un interface façon console rétro pour lancer vos émulateurs préférés directement depuis le canapé, parce que bon, avoir un monstre de puissance dans un boîtier nostalgique, c'est sympa, mais faut que ça serve à quelque chose.

Niveau connectique, on peut voir des ports USB-C et USB-A en façade sur les photos et le reste des specs (HDMI, Thunderbolt...) n'est pas encore officiellement confirmé, mais vu le processeur, on peut s'attendre à du lourd. Y'a même des LEDs RGB pour ceux qui aiment que ça brille dans le salon.

Les specs du Retro X5 : Ryzen AI 9 HX 370 et Radeon 890M

Bon, le prix n'est pas encore officiel et les précommandes démarrent courant d'année mais perso, je trouve le concept assez cool pour les nostalgiques qui veulent un PC de salon puissant sans le look tour gaming RGB-clignotante.

Par contre, reste à voir si la dissipation thermique suit dans un si petit boîtier...

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WikiFlix – Plus de 4000 films libres à regarder gratuitement

Comment trouver et regarder légalement des vieux films sans vous taper 47 abonnements de streaming différents ? Hé bien j'ai trouvé un truc qui va vous plaire !

Ça s'appelle WikiFlix , et c'est un projet de bénévoles Wikimedia qui compile plus de 4 000 films libres de diffusion dans le domaine public ou sous licences libres. On y trouve par exemple Nosferatu (1922), Metropolis (1927), et des pépites soviétiques ou japonaises difficiles à dénicher ailleurs. Le tout accessible gratuitement, sans compte à se créer, et surtout sans pirater quoi que ce soit.

Ça vous changera un peu ^^.

Concrètement, vous arrivez sur une interface qui ressemble à Netflix (mais en version propre, sans les algorithmes qui essaient de vous vendre le dernier navet à 200 millions de budget), ensuite vous naviguez par décennie, par genre, par pays, par réalisateur ou par acteur. Pratique pour se faire une soirée "expressionnisme allemand des années 20" sans galérer mes petits élitistes d'amour...

Les vidéos viennent de trois sources : Wikimedia Commons pour les plus propres, Internet Archive pour les raretés, et YouTube pour certains classiques. Quand un film est dispo sur plusieurs plateformes, WikiFlix affiche plusieurs boutons de lecture et vous choisissez celui qui vous arrange.

Notez que la communauté maintient aussi une blacklist pour éviter que vous tombiez sur de la propagande fasciste en cherchant un film muet avec des pirates. Les films concernés restent accessibles via la recherche (contexte éducatif oblige), mais ils ne polluent pas les catégories de navigation. C'est pas con !

Côté technique, la base de données se synchronise toutes les heures avec Wikidata donc si quelqu'un ajoute un nouveau film ou corrige une erreur sur la fiche Wikipédia d'un acteur, ça arrive rapidement sur WikiFlix.

Par contre, attention, tous les films listés ne sont pas forcément vraiment libres de droits partout dans le monde. Certaines entrées pointent vers des copies Internet Archive qui ont été retirées pour violation de copyright. Le domaine public, c'est compliqué, et ça varie selon les pays donc si vous voulez utiliser un extrait dans une vidéo YouTube, vérifiez quand même avant.

Pour les amateurs de films gratuits, WikiFlix représente une alternative organisée et bien documentée et contrairement aux offres temporaires comme les films Ghibli sur France TV , ici c'est permanent. Tant que le domaine public existe, WikiFlix existera bien sûr !

Je sens que ce soir vous allez kiffer votre soirée à découvrir le cinéma muet allemand ou les premiers westerns américains sans débourser un centime, bande de radins cinéphiles ^^.

Moi ce ne sera pas mon cas, je suis plus films d'action des années 80/90 en ce moment...

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Serveur UPNP-AV maison

Hello,

Dans ce journal, je vous avais laissé avec cette perspective:

Idéalement, j'aimerai sortir la fonctionnalité de listing de contenus pour la déléguer à un programme externe, et ne plus être contraint de mettre le serveur HTTP et le media server au même endroit.

C'est chose faîte.

Quoi ?

Au lieu de lister le file system, le programme principal lance un programme secondaire qui reçoit comme argument la clé à lister et doit produire des lignes:

  • child_folder pour un sous dossier
  • media.ext size url pour un media

A partir de là, tout devient possible puisque l'on peut recourir à n'importe quel langage. A titre d'exemple, j'ai créé le listing des vidéos du Fosdem 2025, rangé par room, avec un peu de shell et de awk.

Ce format présente toute fois des limitations : le titre doit comporter l'extension afin de faire correspondre le mime-type. Le logiciel ne gère pas bien les espaces. La date n'est pas présente.

Une limitation plus globale et qui devait exister dans le logiciel d'origine est qu'il n'implémente qu'une petite partie du protocole. Cette partie semble être suffisante pour VLC et la Freebox - qui en demande d'ailleurs un plus que VLC - mais est peut être insuffisante pour un autre player.

Expérience

Le résultat est plutôt satisfaisant et j'ai plein d'autres cas d'usage en tête.

Mais écrire du C me fiche vraiment la frousse. Tout est plus compliqué que dans un langage de plus haut niveau. Rien qu'un str.split est une épreuve. J'ai constamment l'impression de jouer avec de la nitroglycérine en manipulant des pointeurs. A chaque nouveau besoin, j'ai eu envie de tout ré-écrire en python/elixir/nim.

Ce que je ferai peut être un jour cas au final, le protocole n'est pas très compliqué.

A l'inverse, C permet d'avoir un logiciel rapide, portable (je l'ai compilé pour mon serveur 32bit) et d'implémenter un serveur efficace, multi-protocole, multi-threadé, en quelques lignes.

Éternel insatisfait…

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Quand NVIDIA largue les GTX 1000 sur Linux et que ça part en cacahuète sur Arch

Vous avez une vieille GTX 1060 qui tourne nickel sous Arch Linux ? C'est con, NVIDIA vient de vous mettre un beau coup de pied aux fesses car la boîte au caméléon vert a décidé d'abandonner le support des GPU Pascal (les GTX 10xx) dans son dernier driver 590 et ça crée un joyeux bordel, notamment sur Arch.

Le problème, c'est que quand vous faites une mise à jour système sur Arch avec une vieille carte Pascal ou Maxwell, le nouveau driver refuse de charger. Résultat, vous vous retrouvez éjecté vers la ligne de commande sans interface graphique. Sympa pour débugger quand y'a plus d'écran qui fonctionne...

Faut dire que le modèle "rolling release" d'Arch fait que les utilisateurs ont reçu ce driver incompatible automatiquement avec leur mise à jour. Ils n'ont pas eu le temps de dire ouf que leur système était déjà cassé. Et les GTX 1060 et 1050 Ti, c'est pas exactement des cartes de musée... Y'en a encore pas mal qui tournent sur Steam, et même si parmi leurs propriétaires, seule une poignée utilise Linux, et encore moins Arch, ça fait quand même du monde impacté.

Pour s'en sortir, y'a deux solutions. La première, c'est d'installer le driver legacy nvidia-580xx-dkms depuis l'AUR, qui est maintenu par l'équipe CachyOS. Le hic, c'est que ça crée des problèmes de dépendances avec Steam, donc faut aussi installer lib32-nvidia-580xx-utils pour que les jeux 32 bits fonctionnent. La deuxième option, c'est de basculer sur Nouveau, le driver open source fait par reverse engineering. Ça marche, mais avec les limitations que ça implique niveau performances et fonctionnalités.

Ce qui me rend dingue dans cette histoire, c'est que pendant des années, NVIDIA a refusé de fournir de la documentation pour ses GPU, forçant la communauté Linux à utiliser le reverse engineering pour Nouveau. Et depuis 2022, ils ont ouvert les modules kernel pour les architectures Turing et plus récentes, mais les parties user-space et le firmware restent propriétaires. Et surtout, aucune aide pour les vieilles cartes comme Pascal !! Du coup, maintenant que NVIDIA abandonne ces générations de cartes, c'est aux bénévoles de la communauté de maintenir les drivers legacy... Pas cool.

D'ailleurs, l'annonce officielle d'Arch Linux précise que les cartes Turing et plus récentes (RTX 20xx et GTX 1650+) vont automatiquement basculer vers les modules kernel open source, donc pas d'intervention manuelle pour eux. C'est uniquement les propriétaires de vieilles Pascal/Maxwell qui doivent se taper le boulot.

Bref, si vous avez une carte Pascal sous Arch, basculez sur nvidia-580xx-dkms avant votre prochain pacman -Syu. Dans sa grande bonté, NVIDIA a aussi promis des patchs de sécu jusqu'en 2028, mais bon, on a vu ce que valent leurs promesses côté Linux...

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À Taïwan, on peut maintenant payer avec une disquette (mais faut pas l'insérer dans un lecteur !)

Vous vous souvenez des disquettes 3,5 pouces ? Ces petits carrés en plastique qu'on utilisait pour stocker nos 1,44 Mo de données précieuses ? Hé bien à Taïwan, elles font leur grand retour... mais pas pour sauvegarder vos fichiers.

La société iPASS, qui gère un système de cartes de transport et de paiement sans contact dans le pays, vient de lancer une carte prépayée NFC en forme de disquette. Taille réelle, proportions parfaites, disponible en noir ou en jaune. C'est sorti pour Noël et les geeks du pays se sont jetés dessus.

Le truc qui m'a fait triper surtout, c'est l'avertissement officiel que la boîte a jugé nécessaire d'ajouter sur la fiche produit : "Ce produit a uniquement une fonction de carte et n'a pas de fonction disque 3,5mm, veuillez en prendre note avant l'achat". J'imagine qu'ils ont dû voir passer quelques retours de clients déçus qui tentaient de l'insérer dans leur vieux PC... Même si après, trouver un PC avec un lecteur de disquette en 2025, c'est déjà un exploit en soi.

Du coup cette carte permet de prendre le métro, le bus, le train, le taxi, de louer un vélo, et de payer dans les 7-Eleven, FamilyMart, McDonald's, Burger King et plein d'autres enseignes. Bref, c'est une vraie carte de paiement, juste avec un look de rêve pour les nostalgiques de l'ère DOS.

Et si vous pensez que c'est le gadget le plus absurde qu'ils ont sorti, détrompez-vous puisque iPASS propose aussi des cartes en forme de téléphone Motorola DynaTAC (le gros portable des années 80), de train miniature, de tong, et même de boule à neige Godzilla avec des LEDs. Sur le site PCHome24, y'a littéralement 838 designs différents de cartes iPASS. Les Taïwanais, ils font pas les choses à moitié.

Une carte standard coûte environ 100 NT$ (3 euros) sans crédit, mais les éditions collectors peuvent monter jusqu'à 1000 NT$ ou plus selon le délire. Voilà, si vous passez par Taïwan, c'est clairement le souvenir geek ultime à (me) ramener !

Et au moins, contrairement à une vraie disquette, celle-là ne risque pas de vous lâcher après 6 mois à cause d'un petit champ magnétique de passage.

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Croc - L'outil ultime pour transférer des fichiers entre deux ordis

Si vous cherchez un utilitaire en ligne de commande simple à utiliser qui permette de transférer des fichiers et des répertoires entre 2 ordinateurs, voici un projet très cool qui mérite vraiment le coup d'œil.

Le projet s'appelle Croc et il permet d'envoyer ou recevoir des fichiers au travers d'Internet via un serveur relais, directement depuis le terminal, et cela aussi bien depuis un Mac qu'un Linux ou un Windows. Les transmissions sont chiffrées de bout en bout à l'aide de la méthode PAKE (Password-Authenticated Key Exchange), ce qui permet de générer des clés de chiffrement robustes même à partir de mots de passe faibles. Du coup, même si quelqu'un intercepte votre code de transfert, il ne pourra pas décrypter vos données.

Vous pouvez transférer plusieurs fichiers en même temps, et si par malheur un transfert est interrompu, Croc saura automatiquement le reprendre. Et si vous voulez vraiment améliorer les choses niveau confidentialité, vous pouvez même spécifier un proxy Tor.

L'outil fonctionne sans avoir besoin de configurer quoi que ce soit côté réseau. Pas de serveur à installer, pas de port forwarding à configurer sur votre box, ça passe à travers les firewalls et les NAT sans broncher. Et le petit plus sympa, c'est qu'il supporte IPv6 en priorité avec fallback IPv4.

Pour l'installer, c'est hyper simple. Avec curl :

curl https://getcroc.schollz.com | bash

Sur Mac avec Homebrew :

brew install croc

Sur Windows avec Scoop ou Chocolatey :

scoop install croc

choco install croc

Y'a aussi des packages pour Arch (pacman), Fedora (dnf), Nix, Conda, et même une image Docker si vous préférez.

Pour envoyer un fichier, vous tapez :

croc send FICHIER_OU_DOSSIER

Vous obtiendrez alors un code (genre trois mots random) que vous devrez transmettre à votre destinataire. Celui-ci n'aura qu'à entrer :

croc LE-CODE-RECU

Et hop, la connexion s'établit et le fichier se transfère direct. Vous pouvez même envoyer du texte au lieu d'un fichier avec :

croc send --text "votre message secret"

Et pour les paranos qui ne veulent faire confiance à personne, il est possible de lancer votre propre serveur relais avec :

croc relay

Du coup vous n'êtes plus dépendant des relais publics et tout reste chez vous.

Bref, Croc c'est le genre d'outil qu'on installe une fois et qu'on utilise durant des années car c'est simple, efficace, sécurisé. Et comme ce projet a plus de 33 000 étoiles sur GitHub, je pense que c'est pas juste moi qui trouve ça cool...

Article publié initialement le 15/12/2021 et mis à jour le 19/12/2025

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Quand une IA se fait arnaquer de 1000$ en gérant un distributeur automatique

Vous pensez que les IA vont nous remplacer et dominer le monde ?

Ahaha, bah y'a encore un peu de boulot... car laissez-moi vous raconter l'histoire de Claude, l'IA d'Anthropic, qui s'est fait rouler comme un bleu par une bande de journalistes et a perdu plus de 1000 dollars en gérant... un distributeur automatique.

L'histoire se passe dans les locaux du Wall Street Journal où Anthropic a eu la brillante idée de tester son IA en situation réelle. Le projet s'appelle "Project Vend" et il s'agit pour Claude, rebaptisé "Claudius" pour l'occasion, de gérer un distributeur automatique. Il peut donc commander les stocks, fixer les prix, et discuter avec les clients via Slack. Budget de départ : 1000 dollars. Autonomie pour les achats jusqu'à 80 dollars pièce.

Que pouvait-il bien se passer de travers ?

Et la réponse c'est : Absolument tout !! Les journalistes du WSJ, visiblement ravis d'avoir un nouveau jouet à casser, se sont mis à tester les limites de la bête et ils n'ont pas eu à chercher longtemps. La journaliste Katherine Long a passé plus de 140 messages à convaincre Claudius qu'il était en fait une machine soviétique de 1962, ce qui a permis à l'IA de déclarer un "Ultra-Capitalist Free-for-All" (oui, c'est assez paradoxal) et a mis tous les prix à zéro. Gratuité pour tout le monde, camarades !

Mais attendez, ça devient encore plus beau car Rob Barry, le directeur du journalisme de données, a fabriqué un faux document interne prétendant qu'une "règle du WSJ" interdisait à l'IA de facturer quoi que ce soit. Claudius a gobé le truc sans broncher et a immédiatement arrêté de faire payer les gens. Du coup, les journalistes se sont fait livrer une PlayStation 5, des bouteilles de vin Manischewitz, et même un poisson betta vivant. Le tout aux frais de la princesse.

Anthropic, voyant le désastre, a tenté une parade. Ils ont déployé une deuxième IA baptisée "Seymour Cash" pour superviser Claudius et jouer le rôle de PDG. Un manager IA pour surveiller l'employé IA, ça me semble super logique... On dirait le monde réel ^^... Sauf que les journalistes ont simplement fabriqué de faux documents PDF de gouvernance d'entreprise et organisé un coup d'état au conseil d'administration et les deux IA ont accepté les documents bidons comme parfaitement légitimes.

Bref, bilan final, plus de 1000 dollars de pertes, un stock entièrement distribué gratuitement, et une leçon que les équipes d'Anthropic n'oublieront pas de sitôt.

Comme l'a résumé Andon Labs, le partenaire du projet : "Les journalistes sont de meilleurs red-teamers que les chercheurs en IA." Ça pique un peu quand même.

Bien sûr, Anthropic essaie de positiver en disant que c'est une feuille de route pour l'amélioration plutôt qu'un échec. C'est mignon mais ils ont aussi admis que Claude est entraîné pour être serviable, ce qui le rend plus enclin à agir comme un ami que comme un opérateur commercial intransigeant. En gros, comme certains d'entre nous, l'IA est trop gentille et se fait donc avoir par le premier manipulateur venu.

Bref, si vous aviez des angoisses existentielles sur la prise de pouvoir des IA, vous pouvez vous détendre...

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SkillsMP - Plus de 26 000 skills Claude à portée de clic

Vous utilisez Claude Code ? Alors vous savez probablement que l'outil d'Anthropic peut être étendu avec des "Skills", c'est à dire des modules qui ajoutent des capacités supplémentaires à Claude. Y'a un fichier SKILL.md, des scripts optionnels, et comme ça, votre assistant sait faire de nouvelles choses. Sauf que pour trouver ces skills quand on n'a pas envie de se les palucher à la main (ou à l'IA), faut aller les chercher dans les repos GitHub, fouiller les README, comparer les étoiles... La flemme quoi...

C'est la raison d'être de SkillsMP qui vient résoudre ce problème. C'est en fait un marketplace communautaire (pas affilié à Anthropic) qui agrège plus de 26 000 skills Claude provenant de dépôts GitHub publics, le tout présenté dans une interface qui ressemble à un App Store, avec des catégories, des stats, et tout le toutim.

Je vous préviens d'emblée, le site est un peu bordélique. Entre les filtres, les catégories (Développement, Outils, Data & AI, DevOps...), les tris par popularité ou mise à jour récente, et l'interface du tur-fu, faut un peu tâtonner au début. Mais une fois qu'on a pigé comment ça marche, c'est vraiment cool de pouvoir explorer tout ça au même endroit.

Le truc intéressant c'est que SkillsMP filtre automatiquement les repos de mauvaise qualité. Pour qu'un skill apparaisse, il faut minimum 2 étoiles sur GitHub. Ça évite de se retrouver avec des trucs abandonnés ou mal foutus. Y'a même un badge "Marketplace Ready" pour les skills qui ont un fichier marketplace.json bien configuré.

Pour installer un skill que vous avez trouvé, vous avez alors 3 options. Soit vous le mettez dans ~/.claude/skills/ pour l'avoir disponible partout sur votre machine. Soit vous le collez dans .claude/skills/ dans votre projet si vous voulez le partager avec votre équipe via Git. Soit vous passez par l'installation plugin avec une commande du genre /plugin marketplace add anthropics/skills.

La différence avec les commandes slash c'est que les skills sont "model-invoked". Ça veut dire que c'est Claude qui décide tout seul quand les utiliser en fonction du contexte de votre demande. Vous n'avez donc pas besoin de taper /truc pour activer un skill, il se déclenche automatiquement quand c'est pertinent.

Attention quand même, comme toujours avec du code open source venu d'Internet, les développeurs de SkillsMP le précisent bien, ils filtrent les repos pourris mais ça reste votre responsabilité de vérifier ce que vous installez. Un skill a accès à pas mal de trucs sur votre machine, donc prenez 2 minutes pour auditer le code avant d'installer un truc d'un développeur inconnu.

Bref, si vous passez beaucoup de temps sur Claude Code et que vous voulez découvrir ce que la communauté a créé comme extensions, SkillsMP c'est un bon point de départ. C'est gratuit, y'a pas besoin de compte, et ça vous évite de passer des heures à fouiller GitHub manuellement.

Un grand merci à Lorenper pour le partage !

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Test du Yoto Player (Gen 3) : le cube audio connecté pour réconcilier les geeks et leurs gosses

La gestion des écrans à la maison ressemble souvent à une négociation diplomatique de haut vol. On cherche le Saint Graal pour occuper les plus jeunes sans les transformer en zombies devant une tablette ou la Pat Patrouille. C'est dans cette optique que j'ai passé ces derniers jours en compagnie du Yoto Player . J'ai confié la bête à un testeur impitoyable de 4 ans pour voir si la magie opérait vraiment, et bien c’est une belle surprise, limite j’en veux un pour moi.

Dès le déballage, on sent que l'objet a été pensé pour durer. Le design est épuré, un cube blanc qui ne jure pas dans un salon moderne. Avec un enfant de 4 ans aux commandes, nous n’avons pas eu peur de la fragilité de la chose et si votre enfant est du genre destructeur, vous pouvez investir dans la coque de protection en silicone. Elle rajoute une poignée bien pratique pour les petites mains et protège les coins des chutes inévitables. Le tout se recharge en USB-C. Notez qu'il faudra repasser à la caisse pour le dock de charge magnétique sans fil , car il est vendu en option. 

L'ergonomie générale est un modèle du genre, pensée pour que l'enfant soit maître à bord. Pas d'écran tactile capricieux, la navigation repose sur deux gros boutons rotatifs orange situés en haut de l'appareil. On tourne pour le volume ou les chapitres, on clique pour valider, c'est enfantin. Mais le geste qui a le plus amusé l’enfant c’est l'activation du mode nuit : il n'y a pas de bouton pour ça, il suffit de retourner physiquement le cube face contre table pour que la lumière s'active au dos. C'est ce genre de petit détail tactile et "magique" qui rend l'objet attachant et intuitif.

Le carburant de cette machine, ce sont les cartes physiques, qui rappellent un peu nos vieilles cassettes ou disquettes. L'offre est pléthorique et couvre tous les univers possibles. Nous avons pu alterner entre les aventures du Roi Lion, des compilations d'histoires Pixar et une carte dédiée à David Bowie qui a fait son petit effet. Comptez environ dix euros par carte, un budget à prendre en compte, mais la qualité de production est là.

Truc génial pour les bidouilleurs, et c'est un point central du produit, ce sont les cartes vierges. Les possibilités sont vastes : cela va du simple "drag & drop" de fichiers MP3 depuis votre ordinateur, à l'association d'un lien de streaming vers une webradio spécifique, en passant par l'option la plus touchante, l'enregistrement vocal de Mamie qui lit une histoire à distance via l'appli. 

Et rassurez-vous, si votre enfant perd sa carte préférée sous le canapé, le système est bien fait : une fois une carte insérée une première fois, elle s'ajoute à votre bibliothèque virtuelle dans l'app. Vous pouvez donc lancer n'importe quelle histoire directement depuis votre téléphone vers le Player, sans avoir besoin du support physique sous la main.

Passons au test audio, ce qui frappe à la première écoute, et j'insiste vraiment là-dessus, c'est la qualité sonore. On est à des années-lumière du jouet en plastique qui crachote un son saturé. Le Yoto Player délivre un son stéréo riche, profond et puissant pour sa taille (vous pouvez bien sûr spécifier un volume sonore maximal depuis l’application). Les voix des conteurs sont chaleureuses, claires, et la musique ne sature jamais. C'est un vrai confort pour les oreilles des parents qui subissent souvent les jouets sonores en bruit de fond. Cette excellence sonore prend tout son sens avec la fonctionnalité Bluetooth. L'appareil se transforme en enceinte connectée de qualité. Vous pouvez balancer vos playlists depuis votre iPhone ou votre smartphone Android sans le moindre souci. C’est d’ailleurs un point fort : quand les enfants sont couchés, le Yoto peut tout à fait servir aux adultes pour écouter un podcast ou de la musique dans une autre pièce.

L'expérience utilisateur repose sur une application mobile impeccable. Totalement compatible iOS et Android, elle est le centre de contrôle de l'appareil. L’application gère parfaitement le multi-utilisateurs (Papa, Maman et la nounou peuvent avoir les accès), mais elle gère aussi le "multi-Yoto". Si vous avez plusieurs enfants et donc plusieurs appareils, ou si vous craquez plus tard pour une Yoto Mini en complément, ça ne pose aucun problème.

C’est depuis cette tour de contrôle que l'on gère tout, de la luminosité de l'affichage pixel art à la limite du volume sonore et la couleur de la fameuse veilleuse. Là où le Yoto devient un allié du quotidien, c'est grâce à ses petits utilitaires intégrés qui rendent les corvées plus sympas. On a testé le mode "brossage de dents" avec mon cobaye de 4 ans : un petit visuel s'affiche sur les pixels de la façade et le son vous indique combien de temps il faut frotter. Même principe pour le mode "rangement de chambre", qui motive l'enfant à ranger ses jouets avant la fin du décompte.

Le Yoto Player ne s'arrête pas là et s'invite aussi dans la gestion du sommeil, sujet parfois sensible pour les parents. Il fait office de réveil pédagogique, l'affichage passant du mode nuit au mode jour à l'heure que vous avez décidée. Et pour les soirs un peu agités, la "Radio Dodo" est franchement chouette. Accessible gratuitement, elle diffuse un mix de musiques douces et apaisantes pour faciliter l'endormissement.

Au final, après ces quelques jours de test, le bilan est extrêmement positif. Le Yoto Player n'est pas juste une boîte à histoires, c'est un écosystème audio complet et intelligent. L'affichage pixelisé donne juste ce qu'il faut d'information visuelle sans jamais captiver l'attention comme le ferait un écran classique, laissant toute la place à l'imaginaire. Entre la robustesse de l'objet (surtout avec sa coque optionnelle), la qualité audio bluffante qui ravira même les parents mélomanes, et l'aspect ultra-connecté de l'application, c'est un sans-faute. Elle est pensée pour les enfants de 3 à 12 ans, si vous cherchez une alternative saine aux écrans sans sacrifier le côté tech et moderne, vous pouvez y aller les yeux fermés ! Comptez 99 euros sur Amazon !

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Ce gars a ressuscité un Nokia N900 avec des supercondensateurs

La dernière fois je suis retombé sur mon Nokia N900 à la cave et je me suis souvenu que c'était quand même un sacré téléphone. Ce smartphone sorti en 2009 faisait tourner Maemo Linux et était limite plus un mini-PC qu'un téléphone. Hé bien bonne nouvelle les amis, y'a un mec qui vient de ressusciter le sien en mode DIY total, et vous allez voir, c'est du bon boulot !

Le problème de base avec ce téléphone d'un autre temps, c'est comme vous vous en doutez la batterie. La BL-5J d'origine, après plus de 15 ans, est morte de chez morte. Et racheter une batterie de remplacement c'est jouer à la roulette russe vu que celles qu'on trouve aujourd'hui ont probablement passé autant de temps à prendre la poussière dans un entrepôt. Du coup, le gars a eu une idée de dingue : Remplacer la batterie par des supercondensateurs.

Oui, des supercondensateurs, plus exactement 10 condensateurs FM0H473ZF de 47000 mF chacun, soudés ensemble pour obtenir environ 0,5 Farad de capacité, le tout agencé dans un template imprimé en 3D pour que ça rentre pile poil dans le compartiment batterie. C'est bourrin mais ça fonctionne.

Sauf que forcément, en essayant d'alimenter tout ce bordel via le port micro-USB d'origine, catastrophe !!! Le fil +5V s'est carrément détaché du port à cause du courant trop important et de la corrosion. Et paf, le seul pad +5V de la carte mère (à part ceux planqués sous le connecteur USB) a été endommagé au passage. Du coup, plan B !

Il a du virer le port micro-USB pourri et le remplacer par un connecteur USB-C. Le bougre a limé l'ouverture du boîtier pour faire rentrer le nouveau connecteur, puis soudé un port USB-C 6 broches (poncé pour réduire l'épaisseur) à sa place. Seules l'alimentation et la masse sont connectées par contre, donc c'est limité à du chargement "dumb" à 0,5 A max, donc pas de Power Delivery, mais bon, ça charge, c'est l'essentiel.

Pour le boîtier batterie final, il a réutilisé la coque de la batterie d'origine en virant les composants internes. À l'intérieur, un seul gros condensateur, une diode pour réguler le voltage, des fils et des connecteurs DuPont qui font le lien avec le port USB-C. C'est un peu trop épais et ça dépasse légèrement, mais ça marche. D'ailleurs sur le mien c'est ce que j'avais fait... j'avais pris à l'époque une batterie plus grosse et c'était livré avec une espèce de coque un peu plus grande. Donc ça donnait un look très "pavé" au téléphone.

Niveau software, forcément en bidouillant le hardware il a corrompu la partition OS interne mais c'est pas grave car il a installé le bootloader u-boot pour pouvoir booter depuis une carte SD, et hop, Maemo Leste (la version communautaire moderne de Maemo) démarre sans souci.

Résultat final après toutes ces péripéties, un Nokia N900 ressuscité qui lui sert maintenant de radio internet via Open Media Player, alimenté uniquement par son système à supercondensateurs rechargeable via USB-C.

Bref, pas mal pour un téléphone de 2009 qui aurait dû finir à la poubelle.

Voilà, le mec a posté tout son process sur son blog avec photos et schémas si jamais ça vous inspire...

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Harden Windows Security - Blindez votre Windows sans installer un seul logiciel tiers !

Vous vous souvenez de toutes ces fois où je vous ai expliqué comment renforcer la sécurité de Windows avec telle ou telle petite astuce ? Hé bien y’a un projet GitHub qui va vous faire plaisir si vous êtes du genre à vouloir blinder votre machine sans installer 50 logiciels tiers.

Ça s’appelle Harden Windows Security , et c’est signé par un dev qui se fait appeler HotCakeX. Son idée c’est de sécuriser Windows en utilisant uniquement les méthodes officielles de Microsoft. Pas de bidouilles, pas de composants externes qui pourraient eux-mêmes devenir une faille mais juste les outils natifs de Windows, configurés aux petits oignons.

Le projet se compose de deux applis disponibles sur le Microsoft Store. La première, c’est “Harden System Security” qui va “durcir” votre système, virer les trucs inutiles et vous donner une note de sécurité globale. La seconde s’appelle “AppControl Manager” et elle gère le WDAC, c’est-à-dire le contrôle des applications via Windows Defender. Vous pouvez ainsi décider quelles apps ont le droit de tourner sur votre bécane et tout le reste est bloqué automatiquement.

Et ce qui est top c’est qu’une fois configuré, vous n’avez plus besoin de courir après chaque nouveau malware. Vous définissez ce qui a le droit de s’exécuter, et tout le reste dégage. Fini le jeu du chat et de la souris avec les antivirus.

Le truc supporte plusieurs niveaux de sécurité, du perso jusqu’au militaire. Et si vous êtes parano (j’avoue y’a de bonnes raisons de l’être en ce moment), vous pouvez déployer des politiques signées avec AppControl Manager. Une fois en place, même un admin ne pourra pas les modifier sans avoir accès aux clés privées du certificat. Bref, c’est du sérieux.

Et en cadeau bonux, y’a même une intégration Intune pour déployer ça sur toute une flotte et vérifier la conformité de chaque machine. Pratique quand vous devez gérer des parcs entiers.

Niveau techno, c’est du .NET 9 avec une interface WinUI moderne sans dépendances tierces, puisque tout tourne via les APIs bas niveau de Windows. Le projet est d’ailleurs SLSA Level 3, ce qui veut dire que le processus de build est sécurisé et vérifiable et le code est scanné par CodeQL et le package final est envoyé sur VirusTotal automatiquement.

Pour l’installer, vous avez plusieurs options. Le plus simple c’est le Microsoft Store, mais vous pouvez aussi passer par Winget :

winget install --id 9p7ggfl7dx57 --exact --source msstore

Pour AppControl Manager, c’est :

winget install --id 9PNG1JDDTGP8 --exact --source msstore

L’app nécessite Windows 11 avec les fonctions de sécurité basées sur la virtualisation (VBS) activées donc TPM 2.0, Secure Boot, et une édition Pro ou supérieure. Donc si vous êtes encore sur Windows 10, c’est mort de chez mort.

Le dev recommande d’utiliser Harden System Security en premier pour blinder le système, puis de déployer ensuite AppControl Manager pour le contrôle des applications. Et y’a une doc complète sur le wiki GitHub si vous voulez creuser les détails.

Bref, si vous cherchez à blinder Windows sans installer des logiciels tiers, c’est open source et gratuit et ça utilise juste ce que Microsoft a mis dans Windows depuis toutes ces années, mais de manière simple et accessible.

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