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Twitter Deleter - L'extension Firefox qui efface vos tweets automatiquement

Ça fait un petit moment que je pratiquais l'auto-nettoyage de mon compte X (anciennement Twitter), bien avant de me barrer de ce truc. Pour moi, c'est une plateforme de l'éphémère et de l'instantanéité et garder des messages datés de 10 ans, c'est offrir du grain à moudre aux chasseurs de polémiques qui adorent sortir des trucs de leur contexte.

Du coup, quand je suis tombé sur Twitter Deleter , une extension Firefox qui fait exactement ça de manière automatique, j'ai tout de suite voulu vous en parler. Vous installez l'extension, vous allez sur votre profil X.com (en anglais l'interface, c'est important), et hop, elle se charge d'effacer vos publications une par une.

L'interface de Twitter Deleter sur Firefox ( Source )

L'outil fonctionne en simulant un défilement automatique de votre timeline. Il scrolle, repère les boutons de suppression, clique dessus, confirme, et recommence. C'est bourrin, mais ça marche. Pas besoin de donner vos identifiants à un service tiers, pas d'API à configurer, juste votre navigateur et l'extension qui fait le boulot.

Après, faut quand même savoir que ça prend du temps. Si vous avez 15 ans de tweets derrière vous, prévoyez de laisser tourner ça un bon moment. Le truc scrolle, efface, scrolle, efface... C'est pas instantané, mais au moins c'est gratuit et ça ne nécessite aucune inscription quelque part.

Côté permissions, l'extension demande l'accès aux onglets et aux données de x.com. C'est le minimum pour pouvoir interagir avec la page, mais ça lui donne quand même la capacité d'agir en votre nom sur le site. Elle est sous licence Mozilla Public License 2.0, donc open source si vous voulez jeter un œil au code avant de l'installer.

Si vous cherchez quelque chose de plus costaud avec des options de filtrage par date ou par type de contenu, j'avais déjà parlé de Redact qui permet de nettoyer pas mal de réseaux sociaux (Discord, Reddit, Facebook, Instagram...). Mais pour un nettoyage simple et rapide de votre compte X sans prise de tête, Twitter Deleter fait très bien le job.

Perso, je trouve ça libérateur de pouvoir faire le ménage. On n'a pas forcément envie que nos prises de position d'il y a 8 ans nous collent à la peau éternellement. Bon, ça n'efface pas les copies qui ont pu être faites ailleurs (archives, captures d'écran), mais au moins sur la plateforme, c'est propre. C'est une forme d'hygiène numérique qu'on peut pratiquer soi-même avec les bons outils.

Bon ménage !

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Frockly - Vos formules Excel enfin visibles et manipulables

RyuU12358 n'est pas un personnage de manga cyberpunk... Non, c'est un développeur japonais qui a eu une idée toute bête. Il s'est demandé si on pouvait VOIR la structure des formules Excel au lieu de les lire comme on lirait un roman écrit en russe ?

Parce que bon, les formules de tableur imbriquées, c'est le cauchemar de pas mal de monde. Vous savez, ce genre de truc : =IF(AND(SUMIF(A:A,B2,C:C)>100,VLOOKUP(D2,E:F,2,FALSE)="OK"),CONCATENATE(G2," - ",H2),"Erreur").

Et encore, j'ai pris un exemple gentil.

Demo Frockly : une formule Excel décomposée en blocs ( Source )

Le problème, comme le souligne très justement le créateur, c'est pas que ces formules sont complexes. C'est que leur structure est planquée à l'intérieur d'une seule ligne de texte, du coup, à chaque fois qu'on doit les modifier, on repart de zéro pour comprendre comment tout s'imbrique.

Rien que d'y penser, ça me donner la flemme...

Mais c'est là qu'intervient Frockly , un éditeur web qui transforme vos formules en blocs visuels façon Scratch qu'on peut manipuler comme des Lego. Vous collez votre formule monstrueuse, et hop, elle se décompose en morceaux logiques reliés entre eux. Ça ressemble un peu à Flyde pour la programmation visuelle , mais adapté au monde des tableurs.

L'outil propose plusieurs modes de visualisation comme replier certaines parties pour avoir une vue d'ensemble, zoomer sur un noeud précis, ou remonter à la racine pour comprendre la hiérarchie.

Et le truc cool, c'est qu'on peut aussi construire ses formules de A à Z en assemblant des blocs. Plus besoin de compter les parenthèses comme un comptable sous pression. On connecte les fonctions entre elles, et Frockly génère la formule textuelle qu'on peut ensuite copier-coller dans Excel ou un autre tableur.

Y'a même un système de formules nommées (internes à Frockly) pour réutiliser des morceaux de logique, et un import expérimental de fichiers xlsx qui fonctionne côté client. Bon, on est sur une version 0.5, donc faut pas s'attendre à un truc parfaitement stable non plus...

Notez quand même que Frockly ne remplace pas Excel. C'est un outil qui tourne entièrement dans votre navigateur (pas d'upload serveur), ne calcule rien, ne modifie pas vos fichiers, et ne prétend surtout pas être un tableur. C'est en réalité un espace de travail intermédiaire pour comprendre et refactorer, point barre. L'idée c'est d'organiser vos formules ici, puis de retourner dans votre tableur avec une version plus claire.

Le tout est développé en TypeScript, tourne dans le navigateur, et le code est disponible sur GitHub. Bref, si vous avez déjà pesté devant une formule Excel incompréhensible héritée d'un collègue qui a quitté la boite il y a 3 ans, ce petit outil pourrait bien vous sauver quelques heures de migraine.

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Lumen - L'IA qui écrit vos messages de commit et bien plus encore

Soyez honnêtes, c'est quoi votre dernier message de commit ? "fix", "update", "refactor" ou les grands classiques "Ça marche, on ne touche plus" ou "azertyuiop^$" ?

Si vous vous reconnaissez, alors Lumen va peut-être vous sauver la mise.

Lumen c'est un outil en ligne de commande écrit en Rust qui utilise l'IA pour vous aider à gérer votre workflow Git. En gros, vous stagez vos fichiers, vous lancez lumen draft et hop, l'IA analyse vos modifications pour générer un message de commit propre au format conventionnel. Fini les "fixed stuff" à 3h du mat.

Mais le truc va plus loin que ça puisque vous pouvez aussi lui demander d'expliquer un commit avec lumen explain HEAD (ou un hash, une plage de commits...). Pratique quand vous tombez sur du code écrit par vous-même il y a 6 mois et que vous n'y comprenez plus rien. D'ailleurs, y'a même une fonctionnalité de recherche interactive dans l'historique avec lumen list si vous avez fzf d'installé.

Et le plus cool, c'est la commande lumen operate. Vous lui décrivez en langage naturel ce que vous voulez faire genre "squash mes 3 derniers commits" et il vous génère la commande Git correspondante. Avec un warning si la commande est potentiellement destructrice et une demande de confirmation avant exécution, histoire de pas faire de bêtises.

Côté providers, c'est flexible... OpenAI, Anthropic Claude, Gemini, Groq, DeepSeek, Ollama pour du local, et d'autres encore... Vous configurez ça une fois avec lumen configure pour les commandes IA et c'est parti. Le diff viewer intégré est pas mal non plus (et lui fonctionne sans config), avec une vue côte à côte dans le terminal et la possibilité de naviguer entre les hunks.

L'installation se fait via Homebrew sur Mac/Linux avec brew install jnsahaj/lumen/lumen ou via Cargo si vous avez Rust. C'est open source sous licence MIT.

Perso, je trouve que c'est le genre d'outil bien pratique pour ceux qui galèrent avec leurs messages de commit ou qui passent leur temps à chercher des commandes Git obscures. Et le fait que ça tourne avec différents providers IA, y compris en local avec Ollama, c'est également un vrai plus pour ceux qui veulent pas envoyer leur code sur des serveurs externes.

A tester donc !

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WinFindr - Un outil de recherche Windows qui trouve tout ce que vous cherchez

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un moteur de recherche aussi rapide que le mien . Par exemple, Windows c'est pas le plus rapide pour trouver un fichier sur votre PC avec l'explorateur. Vous tapez le nom exact et ça ne trouve rien... Franchement, c'est relou, et je compatis, parce qu'on est tous passés par là.

Mais c'était sans compter sur WinFindr , un logiciel de recherche de fichiers pour Windows qui fait ce que l'explorateur Windows devrait faire depuis le début. En gros, avec ce freeware, vous pouvez chercher dans vos fichiers, dans la base de registre, et même à l'intérieur des PDF, des documents Word, Excel, PowerPoint, et même des ebooks EPUB.

WinFindr propose une recherche en langage naturel, ce qui veut dire que si vous cherchez un fichier avec "Desiree" dans le nom mais qu'en fait il s'appelle "Désirée" avec des accents, il le trouvera quand même. Pratique quand on sait plus comment on a nommé ce foutu document il y a 3 ans. Et ça va même plus loin puisque le soft gère la recherche phonétique. Du coup, si vous tapez "peace", il trouvera aussi "piece" parce que ça sonne pareil.

Y'a aussi un mode de recherche avec opérateur logique et/ou qui permet de combiner plusieurs critères. Genre vous cherchez un fichier qui contient à la fois "facture" ET "2024" ET qui se trouve dans un dossier spécifique. Vous pouvez même faire des recherches par proximité, c'est-à-dire trouver des termes qui sont à maximum X mots l'un de l'autre dans un document.

Et le truc vraiment cool, c'est que WinFindr cherche aussi dans les archives ZIP et RAR sans avoir besoin de les décompresser. Il peut même fouiller dans les métadonnées de vos MP3 (album, artiste) et de vos images. Du coup, si vous avez 50 000 photos et que vous cherchez celles prises à un endroit précis ou avec un appareil spécifique, ça peut servir.

Le soft pèse 3 Mo (y'a aussi une version portable), tourne sur Windows 7, 8, 10 et 11, et la version de base est totalement gratuite. Après si vous voulez du support technique dédié ou des options en ligne de commande pour l'intégrer à vos scripts, y'a une version Pro payante mais je trouve que la version gratuite suffit pour la plupart des usages. Ah et vous pouvez exporter vos résultats en TXT, CSV ou HTML si besoin.

Bref, si vous en avez marre de galérer à retrouver vos fichiers, WinFindr est là pour vous tenir la main !

Merci à Lorenper pour le partage !

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Pourquoi mon anti-SEO va finir par payer grâce à l'IA

Vous savez quoi ? Pendant 20 ans, j'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire en matière de référencement. Pas de stratégie de mots-clés, pas vraiment d'attention aux liens dofollow ou nofollow, des sujets qui partent dans tous les sens même si ça reste quand même majoritairement "tech", un vocabulaire personnel bourré d'expressions que personne d'autre n'utilise. Bref, le cauchemar absolu de n'importe quel consultant SEO ^^.

Et devinez quoi ? Ça pourrait bien devenir ma plus grande force.

Parce que le monde du référencement est en train de changer radicalement mes amis ! Et ça, c'est à cause de l'IA. Google a déployé son Search Generative Experience (SGE) , les gens utilisent de plus en plus ChatGPT ou Perplexity pour chercher des infos (moi aussi), et les algorithmes deviennent suffisamment "malins" pour comprendre le contexte et l'intention derrière une recherche, et pas juste des mots-clés.

Ce qui se passe en ce moment, c'est que Google privilégie de plus en plus ce qu'il appelle l' E-E-A-T : Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness . En gros, l'expérience de première main, l'expertise réelle, l'autorité dans un domaine, et la confiance. Du coup, les contenus "authentiques" générés par de vrais humains avec de vraies opinions sont en train de surpasser les contenus sur-optimisés pour le SEO. Elle n’est pas belle la vie ??

Regardez Reddit. Le site a vu sa visibilité dans les recherches Google exploser de presque 200% ces derniers mois. Reddit est cité dans 62% des AI Overviews de Google quand il apparaît dans le top 10. Pourquoi ? Hé bien tout simplement parce que c'est du contenu généré par de vrais utilisateurs qui partagent leurs vraies expériences, et pas des articles corporate écrits pour satisfaire un algorithme comme toute la chiasse qu'on peut voir sur LinkedIn (Le LinkedIn de Korben est par ici ! Je ne poste rien pour l'instant, mais j'ai prévu de disrupter le game donc abonnez-vous !).

De mon côté, je suis assez surpris aussi parce que mon trafic remonte en flèche également... En plus, comme l'Indie Web a le vent en poupe, on est biiiiiènnn (à prononcer avec l'accent chelou des sudistes).

Du coup, reprenons un peu mes "faiblesses" une par une.

Tout d'abord, je ne fais pas gaffe aux liens dofollow/nofollow. Je sais c'est maaaal.

Hé bien, figurez-vous qu'en 2019, Google a annoncé discrètement que les nofollow sont maintenant traités comme des "indices" plutôt que des règles strictes . Les profils de liens naturels, avec un mix de dofollow et nofollow, sont désormais considérés comme plus authentiques et les spécialistes estiment qu'un profil sain contient entre 15 et 30% de nofollow. Et le plus important : les mentions de marque sans lien du tout commencent à influencer le référencement. On passe donc d'un SEO basé sur des backlinks à un SEO basé sur des entités et des relations .

Autre défaut, je parle de tout et n'importe quoi sur mon site.

Bon, là c'est vrai que Google préfère les sites spécialisés, mais korben.info existe depuis 2004, avec plus de 20 ans d'historique dans l'univers tech au sens large. Et c'est cette longévité et cette constance dans un domaine (même large) qui construisent une "autorité" que les sites récents ne peuvent pas répliquer. Chè ^^. Et puis, je ne parle pas de finance ET de cuisine ET de mode. Je reste quand même dans la tech, la sécurité, le hacking, le DIY informatique. C'est une niche, qui est juste un peu plus large que ce qu'on pourrait trouver sur un site entièrement consacré aux "claviers mécaniques Cherry MX Red pour gauchers".

Aussi, j'utilise mon propre vocabulaire. Parfois un peu fleuri, très loin du style "journalistique" dont on vous gave à longueur de média. Et ça, je pense que c'est peut-être ma plus grande force. Les IA sont entraînées à détecter les contenus génériques, les patterns répétitifs, les formulations standardisées et un contenu avec une vraie voix personnelle, des expressions uniques, un ton reconnaissable, c'est totalement tout ce que les algorithmes commencent à valoriser. Quand quelqu'un lit un de mes articles (comme vous en ce moment), il sait que c'est moi qui l'ai écrit, et cela même si je m'auto-boost avec l'IA comme tout le monde (voir la FAQ pour les détails).

Et surtout, y'a pas d'autres sites qui ont le même style, les mêmes expressions, la même façon de présenter les choses. C'est donc de l'authenticité pure, et l'authenticité devient le nouveau standard du référencement .

Je n'optimise pas non plus mes contenus sur des mots-clés spécifiques. Bien sûr, j'ai testé ces techniques il y a quelques années dans certains articles, mais c'est tellement chiant à faire... Je pourrais pas être référenceur, j'aurais envie de me foutre en l'air au bout de 5 min. Heureusement, les moteurs de recherche modernes comprennent maintenant le langage naturel et le contexte et par exemple, Google peut faire le lien entre "le truc qui permet de pirater une IA" et "jailbreak LLM" sans que j'aie besoin de bourrer mon texte de mots-clés techniques. L'époque où il fallait répéter 47 fois " meilleur VPN gratuit 2025 " pour ranker est donc révolue.

Ce qui est en train de mourir, donc c'est le SEO manipulatif. C'est-à-dire toutes ces fermes de contenu IA ou ces usines à pigistes qui crachent des milliers d'articles optimisés toute la journée. Je parle des articles de 3000 mots qui répètent la même info sous 15 angles différents pour couvrir tous les mots-clés possibles, sans parler des stratégies de link building agressives avec des guest posts génériques. D'ailleurs, Google a déployé plusieurs mises à jour spécifiquement pour déclasser ce type de contenu.

Ce qui est en train de gagner, vous l'aurez compris, c'est l'authenticité, les vraies personnes avec de vraies opinions, les contenus qui répondent à de vrais besoins plutôt qu'à des requêtes de recherche et les sites avec une histoire, une communauté, une voix.

Bref, après 20 ans à faire du "anti-SEO" par pure flemme et par conviction que le contenu devait parler aux humains plutôt qu'aux robots, il semblerait que l'histoire me donne enfin raison.... niark niark ! Nos amis les bots deviennent maintenant suffisamment intelligents pour apprécier ce que les humains apprécient, et ça, les copains, c'est plutôt une bonne nouvelle pour tous ceux qui, comme moi, ont toujours préféré écrire naturellement plutôt que pour plaire à des algorithmes...

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La solution nulle de Discord à son problème de consommation de RAM

Discord a trouvé une solution radicale pour gérer son app de ses morts qui bouffe 4 Go de RAM sous Windows 11 (consommation ressentie : 4 millions de Go) : La redémarrer automatiquement quand elle dépasse ce seuil.

Les champions quoi ! Plutôt que de corriger les fuites mémoires, ils ont tout simplement décidé d’intégrer un auto-relaunch dans l’app en douce pour qu’elle se relance toutes les quelques heures.

Donc, si votre Discord a tourné pendant au moins 1 heure, que vous êtes inactif depuis 30 minutes (pas de souris/clavier), et que vous n’êtes pas en vocal ou en visio, l’app se redémarrera automatiquement dès qu’elle atteindra les 4 Go de conso mémoire.

Bien sûr Discord présente ça comme une solution temporaire pendant qu’ils bossent sur le vrai problème, mais je trouve ça marrant de normaliser ce bug en ajoutant une fonctionnalité qui le “contourne” bruyamment.

Le pire dans tout ça, c’est que le problème vient d’une connerie technique assez basique. L’app Discord utilise une bibliothèque appelée “systeminformation” qui appelle PowerShell avec des commandes comme Get-WmiObject Win32_logicaldisk juste pour récupérer des infos système basiques. Mais comme ils passent par Powershell plutôt que d’utiliser les API natives de Windows, ça bouffe de la RAM comme un gros porc.

Comme vous, je me demande pourquoi Discord ne refait pas son app avec un framework plus léger ? Hé bien c’est simple : ils sont coincés ! Parce Discord est bâti sur Electron, et Electron c’est un framework qui embarque un Chromium complet salade tomates oignons dans chaque application. Ça permet aux devs web de créer des apps desktop avec du JavaScript, du HTML et du CSS , mais le prix à payer c’est une app qui pèse 85 Mo à l’installation et bouffe 200-400 Mo de RAM au démarrage.

En théorie Electron permet de créer une app cross-platform facilement. C’est-à-dire d’avoir un seul code pour Windows, Mac et Linux. Mais dans les faits, Discord maintient quand même du code spécifique par plateforme pour les notifications, l’overlay gaming, les raccourcis système, etc. Bref, ils ont tous les inconvénients d’Electron (RAM, taille) sans vraiment profiter de l’avantage du “write once, run everywhere”.

C’est vrai que réécrire Discord en natif coûterait des millions. Faudrait refaire toute l’interface, toutes les fonctionnalités, tous les systèmes de plugins et de thèmes. Surtout que pendant ce temps, l’équipe actuelle continue d’ajouter des fonctionnalités sur leur usine à gaz, ce qui creuse encore plus la dette technique. C’est le sunk cost fallacy version logicielle… en gros, ils ont tellement investi dans Electron qu’ils ne peuvent plus reculer, même si repartir de zéro serait probablement moins coûteux sur le long terme.

Pourtant, des alternatives à Electron existent. Tauri est devenu le framework préféré des devs qui veulent de la performance … On est à 2-3 Mo d’installeur, 30-40 Mo de RAM au repos et il utilise Rust et le webview natif du système plutôt que d’embarquer Chromium. Les apps sont donc légères, rapides, et consomment 10 fois moins de ressources.

Y’a aussi Flutter, React Native Desktop, Qt… des frameworks qui produisent des apps vraiment natives avec des performances dignes de ce nom. Visual Studio Code démontre qu’Electron peut être performant si on l’optimise correctement, mais ça demande un boulot monstre et malheureusement, Discord n’a clairement pas envie de mettre les moyens.

Le vrai problème n’est donc pas technique, c’est économique, car pour 1 dev natif, y’a 8 devs web . Electron permet d’embaucher des devs JavaScript pas cher plutôt que des devs C++/Rust/Swift qui coûtent une blinde… donc, sacrifier la RAM des utilisateurs coûte moins cher que payer des ingénieurs système. Et comme les PC ont maintenant 16-32 Go de RAM, ils se disent que 4 Go pour du chat en ligne, c’est acceptable. Lol.

Bref, tout ça pour dire que Discord normalise le “patch-as-a-feature”, et j’imagine que demain Slack, Teams et tous les autres vont faire pareil. En attendant, jetez un œil à Ripcord et Stoat pour ceux qui veulent un truc mieux.

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GitWrap - Votre année sur GitHub !

Vous connaissez le Spotify Wrapped qui vous rappelle chaque décembre que vous avez écouté “Africa” de Toto 847 fois ? Hé bien GitWrap fait pareil mais pour votre code sur GitHub. Et tout ça avec une interface qui sent bon le DOS et les moniteurs à phosphore vert.

Vous entrez votre nom d’utilisateur GitHub, et l’outil génère alors un récapitulatif de votre année de commits, de pull requests et de contributions diverses et variées. Le tout emballé dans une esthétique rétro qui ferait pleurer de nostalgie n’importe quel dev qui a connu l’époque où “git” n’existait pas encore et où on faisait des sauvegardes sur disquettes.

L’interface vous accueille avec un prompt style années 80… genre > Enter GitHub username to begin. On se croirait dans WarGames avant de lancer une partie de morpion thermonucléaire et il ne manque plus que la voix synthétique qui demande “Shall we play a game?” et c’est parfait.

Y’a aussi un leaderboard pour les compétitifs qui veulent comparer leur nombre de commits avec les autres. Parce que oui, apparemment certaines personnes ont besoin de savoir qu’elles ont codé plus que leur voisin de bureau. Chacun ses kinks.

A vous de tester maintenant pour savoir si vous avez bien bossé sur votre code cette année ou si vous n’avez rien branlé comme l’année dernière.

Et accessoirement vous pouvez même vous faire une jolie image pour frimer sur LinkedIn ! Ça prend 30 secondes et ça vous donnera une excuse pour procrastiner avant de retourner à ce bug que vous évitez depuis trois jours.

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Nano-PDF - Éditez vos PDF grâce à l'IA Nano Banana

Modifier un PDF, c’est toujours la galère surtout si c’est un PDF avec que des images sans texte sélectionnable. Soit vous avez Adobe Acrobat qui coûte une couille, soit vous vous tapez des outils en ligne douteux, soit vous exportez en Word et vous priez pour que la mise en page survive. Bref, vous faites vos trucs de losers….

Mais ça c’était sans compter sur Nano-PDF qui propose une approche radicalement différente : Vous décrivez ce que vous voulez changer en langage naturel, et l’IA se chargera du reste.

Par exemple, si vous avez une présentation PDF avec une faute de frappe sur la slide n°5, au lieu de galérer avec un éditeur, vous tapez juste

`nano-pdf edit ma_presentation.pdf 5 "Corrige la faute sur le mot 'investisement'"`

Et hop, c’est réglé. Vous voulez mettre à jour un graphique avec les données de 2025 ? Pareil, vous décrivez le changement et l’outil se débrouille !

Nano-PDF utilise le modèle Gemini 3 Pro Image de Google (surnommé “Nano Banana Pro”) pour interpréter vos instructions et générer les modifications visuelles. Le workflow technique est d’ailleurs bien fichu puisque les pages PDF sont converties en images via Poppler , envoyées au modèle avec votre prompt, puis les images générées sont reconverties en PDF avec une couche de texte restaurée par OCR via Tesseract. Du coup, vos PDF restent sélectionnables et cherchables après modification, contrairement aux solutions qui vous filent des images aplaties.

Côté fonctionnalités, y’a pas mal de choses sympas. Vous pouvez par exemple éditer plusieurs pages en une seule commande, créer de nouvelles slides qui respectent le style visuel de votre deck existant, même utiliser des pages de référence pour que l’IA comprenne mieux votre charte graphique, et le traitement par lot est géré en parallèle pour gagner du temps sur les grosses présentations.

L’installation passe par pip avec

`pip install nano-pdf`

Et comme je vous le disais, il vous faudra aussi Poppler pour le rendu PDF et Tesseract pour l’OCR. Et attention, petit détail qui a son importance, l’API Gemini Pro Image nécessite un compte payant. Faudra sortir la thune car les clés gratuites ne permettent pas de générer des images… donc bon, prévoyez quelques euros de crédit Google Cloud si vous voulez tester.

Le truc cool, c’est par défaut c’est du 4K en résolution, mais vous pouvez descendre en 2K ou 1K si vous voulez économiser sur les coûts d’API. Y’a aussi une option --use-context qui envoie tout le texte du PDF au modèle pour qu’il comprenne mieux le contexte de vos modifications. Et si vous créez une nouvelle slide, cette option est activée par défaut pour que le résultat soit cohérent avec le reste du document.

Voilà, si vous passez votre vie à modifier des présentations PDF et que vous en avez marre des workflows à rallonge, installez Nano-PDF . C’est open source sous licence MIT, et ça change la vie !

Merci Lorenper pour le partage !

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