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Reçu aujourd’hui — 2 janvier 2026

La recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook) : solutions

2 janvier 2026 à 08:56

Sous Windows 11/10, la recherche intégrée permet normalement de retrouver des fichiers par leur nom, mais aussi par le texte contenu à l’intérieur des documents. Pourtant, il est fréquent que la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office tels que Word, Excel — et parfois même les mails Outlook — alors que ces documents s’ouvrent correctement.

Dans ce cas, Windows Search fonctionne en apparence, mais l’indexation du contenu est incomplète ou défaillante. Le problème peut venir des options d’indexation, des types de fichiers pris en charge, des filtres de recherche (IFilter) fournis par Microsoft Office, de l’emplacement des fichiers, ou encore de l’intégration spécifique d’Outlook avec Windows Search.

Dans ce guide, vous allez apprendre à comprendre pourquoi la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), identifier les causes les plus fréquentes, vérifier les paramètres d’indexation du contenu, corriger les filtres Office, prendre en compte les cas particuliers (fichiers Excel volumineux, PDF, fichiers réseau, mails Outlook) et connaître les limites réelles de la recherche Windows.
L’objectif est de retrouver efficacement le texte présent dans vos documents, ou de savoir quelles alternatives utiliser lorsque Windows Search atteint ses limites.

Symptômes typiques d’un problème de recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook)

Lorsque Windows Search ne parvient pas à retrouver le contenu interne des fichiers Office ou des messages Outlook, le comportement observé peut varier selon le type de données concerné. La recherche semble fonctionner, mais les résultats sont incomplets ou absents.

Symptômes courants pour les fichiers Word et Excel

  • La recherche trouve les fichiers par leur nom, mais pas par leur contenu : Un document apparaît si son nom correspond au mot recherché, mais pas si le mot est uniquement présent dans le texte.
  • Aucun résultat pour un mot pourtant visible dans le document : Le mot est bien présent dans Word ou Excel, mais Windows ne retourne aucun fichier.
  • Les fichiers texte (.txt) sont trouvés, mais pas les fichiers Office : Ce comportement indique un problème d’indexation du contenu Office, pas un dysfonctionnement global de Windows Search.
  • Les fichiers récents ne sont jamais trouvés : L’index n’est pas à jour ou le contenu n’est pas analysé.

Symptômes spécifiques à Outlook

Pour Outlook, les symptômes sont souvent différents, car les messages ne sont pas indexés comme des fichiers classiques :

  • La recherche Windows ne trouve aucun mail Outlook par contenu
  • Les mails récents sont introuvables, mais les anciens apparaissent
  • La recherche fonctionne dans Outlook, mais pas depuis Windows
  • Les pièces jointes ne sont jamais trouvées
  • Aucun résultat en dehors d’Outlook pour les mots présents dans les mails

Ces symptômes indiquent généralement un problème d’intégration entre Outlook et Windows Search, et non un problème d’IFilter de fichiers.

Ce que ces symptômes indiquent

Dans la majorité des cas :

  • Word / Excel → problème d’indexation du contenu ou de filtres Office
  • Outlook → problème d’indexation des données Outlook (PST/OST, mode cache, index Windows)

Il est donc essentiel de ne pas appliquer les mêmes solutions aux fichiers Office et aux mails Outlook.
Les sections suivantes expliquent comment identifier précisément la cause et appliquer la bonne méthode selon le cas.

Vérifier que Windows indexe correctement le contenu des fichiers Office

Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Word ou Excel, la cause la plus fréquente est une indexation incomplète : Windows peut indexer le fichier sans analyser son texte interne. Il est donc essentiel de vérifier à la fois le mode d’indexation et les types de fichiers Office pris en charge.

Accéder aux options d’indexation avancées

  • Faites un clic droit sur le menu Démarrer puis Paramètres. Pour aller plus vite, vous pouvez aussi utiliser le raccourci clavier + I. Sinon d’autres méthodes dans le tutoriel suivant : Comment ouvrir les paramètres de Windows 11
  • Ouvrez Confidentialité et sécurité
  • Cliquez sur Recherche dans Windows
  • Allez en bas dans la section Paramètres associés puis sur Options d’indexation avancées
Ouvrir les options d'indexation avancées depuis les paramètres de Windows 11
  • Vérifiez que l’indexation est active
  • Cliquez sur Avancé
  • Ouvrez l’onglet Types de fichiers

C’est dans cette section que Windows décide quoi indexer pour chaque format.

Vérifier la présence des extensions Office

Dans la liste des types de fichiers, assurez-vous que les extensions Office suivantes sont bien présentes :

  • .doc et .docx (Word)
  • .xls et .xlsx (Excel)
  • .ppt et .pptx (PowerPoint)

Si une extension Office est absente, son contenu ne pourra jamais être indexé, même si le fichier s’ouvre correctement.

Vérifier que les documents Office sont indexés par Windows

Vérifier le mode d’indexation du contenu

Pour chaque extension Office listée :

  • Sélectionnez l’extension
  • Vérifiez que l’option Indexer les propriétés et le contenu du fichier est cochée

Si seule l’option Indexer uniquement les propriétés est sélectionnée, Windows :

  • reconnaît le fichier,
  • mais ignore totalement son texte interne.

Dans ce cas, la recherche par contenu est impossible.

👉Pour aller plus loin : La recherche de fichiers ne fonctionne pas sur Windows 11 : causes et solutions

Appliquer les modifications et reconstruire l’index

Après toute modification :

  • Cliquez sur OK
  • Acceptez la reconstruction de l’index
  • Laissez Windows terminer l’indexation (cela peut prendre du temps)

Pendant cette phase, la recherche peut être partiellement incomplète, ce qui est normal.

👉 Le guide complet : Reconstruire l’indexation des fichiers sur Windows 11/10

Différence entre anciens et nouveaux formats Office

Les formats modernes .docx, .xlsx, .pptx sont généralement mieux indexés que les anciens formats .doc, .xls, .ppt.

Si seuls les anciens fichiers posent problème :

  • envisagez une conversion vers les formats modernes,
  • ou vérifiez l’installation complète de Microsoft Office.

À retenir

  • Indexer un fichier ne signifie pas indexer son contenu
  • Les fichiers Office doivent être configurés sur propriétés + contenu
  • Une extension absente ou mal configurée empêche toute recherche textuelle
  • Une reconstruction de l’index est souvent indispensable après modification

La section suivante explique comment vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) utilisés pour analyser le contenu des fichiers Office.

Vérifier et réparer les filtres de recherche (IFilter) pour les fichiers Office

La recherche du contenu interne des fichiers Word et Excel repose sur des filtres de recherche, appelés IFilter. Ces composants permettent à Windows Search d’extraire le texte contenu dans chaque format de fichier afin de l’indexer.
Si un filtre est absent, corrompu ou incompatible, Windows ne peut pas analyser le contenu, même si l’extension est correctement configurée.

Comprendre le rôle des IFilter

Un IFilter est chargé de :

  • reconnaître le format du fichier (DOCX, XLSX, etc.),
  • extraire le texte exploitable,
  • transmettre ce texte au moteur d’indexation.

Sans IFilter fonctionnel :

  • la recherche par nom de fichier fonctionne,
  • mais la recherche par contenu échoue systématiquement.

Vérifier si Microsoft Office est installé correctement

Pour les fichiers Office, les filtres sont fournis directement par Microsoft Office.

Vérifiez que :

  • Office est installé localement (Word, Excel présents),
  • Office n’est pas uniquement une version portable ou viewer,
  • aucune composante Office essentielle n’a été supprimée.

Si Office n’est pas installé, Windows ne dispose pas toujours des filtres nécessaires pour analyser les fichiers DOCX/XLSX.

Réparer l’installation de Microsoft Office

Une installation Office partiellement corrompue est une cause fréquente de problème d’IFilter.

  • Ouvrez Paramètres
  • Allez dans Applications
  • Sélectionnez Microsoft Office
  • Cliquez sur Modifier
  • Lancez une Réparation rapide
  • Si nécessaire, utilisez la Réparation en ligne

Après la réparation, redémarrez Windows et laissez l’index se reconstruire.

👉Le guide complet : Réparer Microsoft Office 2019, 2016, 2013 ou Microsoft 365 : Word, Excel, PowerPoint

Réparer Microsoft Office : Word, Excel, etc

Cas des fichiers PDF et filtres tiers (comparaison utile)

À titre de comparaison :

  • les fichiers PDF nécessitent souvent un IFilter spécifique (Adobe, Foxit, etc.),
  • les fichiers Office utilisent les filtres intégrés à Office.

Si la recherche fonctionne pour les PDF mais pas pour Office, cela confirme un problème spécifique aux filtres Office.

Quand envisager une réinstallation d’Office

Si :

  • la réparation d’Office ne suffit pas,
  • plusieurs formats Office sont concernés,
  • la recherche ne fonctionne jamais pour le contenu,

alors une réinstallation propre de Microsoft Office peut être nécessaire.

Cas particulier : Office installé, Office Viewer ou absence de Microsoft Office

La capacité de Windows Search à indexer le contenu des fichiers Word, Excel et Outlook dépend directement de la présence et de l’état de Microsoft Office sur le système. Selon que la suite Office est installée, partiellement présente ou absente, le comportement de la recherche peut être très différent.

Microsoft Office installé localement

Lorsque Microsoft Office est correctement installé (Word, Excel, Outlook présents) :

  • Windows utilise les filtres Office (IFilter) fournis avec la suite
  • Le contenu des fichiers DOCX, XLSX, PPTX peut être analysé
  • La recherche par contenu fonctionne normalement, sous réserve que l’indexation soit activée

C’est la situation idéale pour la recherche dans le contenu des fichiers Office.

Office Viewer ou installation partielle

Les Office Viewer (Word Viewer, Excel Viewer) ou certaines installations partielles :

  • permettent parfois d’ouvrir les fichiers,
  • mais ne fournissent pas toujours les filtres nécessaires à l’indexation du contenu,
  • peuvent entraîner une recherche limitée aux noms de fichiers ou propriétés.

Dans ce cas :

  • les documents s’ouvrent correctement,
  • mais leur contenu reste introuvable via Windows Search.

Cette configuration est fréquente sur des PC anciens ou après une désinstallation incomplète d’Office.

Absence totale de Microsoft Office

Si Microsoft Office n’est pas installé :

  • Windows ne dispose généralement pas des filtres Office officiels,
  • la recherche du contenu des fichiers Word et Excel est souvent impossible,
  • seuls les noms de fichiers ou certaines métadonnées peuvent être indexés.

Cela explique pourquoi :

  • un fichier DOCX est visible dans l’Explorateur,
  • mais jamais trouvé par son contenu.

Cas d’Office Click-to-Run et Microsoft 365

Avec Microsoft 365 ou les versions Click-to-Run :

  • les filtres sont normalement installés,
  • mais peuvent être désactivés ou corrompus après une mise à jour ou une réparation incomplète.

Une réparation d’Office suffit souvent à restaurer l’indexation du contenu.

Cas particulier des fichiers Excel (XLSX) et des fichiers volumineux

Les fichiers Excel (XLSX/XLS) posent plus souvent problème que les documents Word pour la recherche du contenu, en particulier lorsqu’ils sont volumineux, complexes ou structurés sur plusieurs feuilles. Windows Search peut alors ignorer tout ou partie du texte, même si l’indexation est activée.

Pourquoi Excel est plus difficile à indexer

Contrairement à Word, un classeur Excel peut contenir :

  • plusieurs feuilles,
  • des cellules vides ou masquées,
  • des formules plutôt que du texte brut,
  • des tableaux structurés, graphiques et objets.

L’indexation repose principalement sur le texte réellement présent dans les cellules. Si le contenu est majoritairement calculé (formules) ou réparti de façon complexe, Windows peut ne rien indexer d’exploitable.

Problèmes fréquents avec les fichiers Excel

Les situations suivantes sont courantes :

  • La recherche ne trouve jamais le contenu des fichiers Excel, alors que Word fonctionne
  • Seules certaines feuilles semblent indexées
  • Les fichiers Excel volumineux ne remontent jamais dans les résultats
  • Les fichiers récemment modifiés ne sont pas trouvés
  • Les fichiers protégés ou chiffrés sont ignorés

Points à vérifier pour améliorer l’indexation Excel

Pour augmenter les chances que le contenu soit indexé :

  • Vérifiez que le contenu textuel est bien présent (et pas uniquement des formules)
  • Évitez les cellules masquées pour les données importantes
  • Testez la recherche avec un mot unique et simple
  • Assurez-vous que le fichier n’est pas protégé par mot de passe
  • Vérifiez que le fichier est bien enregistré au format moderne XLSX

Les anciens formats .xls peuvent être indexés de manière plus limitée.

Limites connues de la recherche Windows avec Excel

Même avec une configuration correcte :

  • Windows Search n’indexe pas toujours tout le contenu des classeurs très volumineux
  • Les performances peuvent être volontairement limitées pour éviter de saturer l’index
  • Les fichiers stockés sur des lecteurs réseau ou synchronisés peuvent être indexés partiellement

Bonnes pratiques

  • Privilégiez des fichiers Excel structurés et allégés
  • Convertissez les anciens fichiers vers XLSX
  • Évitez de stocker des données critiques uniquement dans des classeurs très lourds
  • Pour des besoins avancés, envisagez des outils de recherche spécialisés

La section suivante aborde le cas des fichiers PDF et documents non Office, afin de comparer leur comportement avec celui des fichiers Office dans la recherche Windows.

Cas particulier : la recherche Windows ne trouve pas le contenu des mails Outlook

Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook) sous Windows 11, la recherche du contenu des mails fonctionne différemment de celle des fichiers Word ou Excel. Les messages Outlook ne sont pas indexés comme des fichiers classiques : ils reposent sur l’intégration entre Outlook et Windows Search, via les fichiers de données PST/OST ou via des données cloud.

Pourquoi certains réglages Outlook n’apparaissent plus

Avec les versions récentes d’Outlook (Office 2021, Microsoft 365, nouvel Outlook), il est normal de ne plus trouver de réglages explicites liés à Windows Search dans les options du logiciel.
La recherche du contenu des mails est désormais largement pilotée par Windows 11, et non plus configurée manuellement depuis Outlook.

En pratique, la recherche Windows du contenu des mails dépend surtout :

  • l’activation du service Windows Search,
  • l’indexation d’Outlook dans Windows,
  • la présence locale des données Outlook (OST/PST),
  • le type d’Outlook utilisé (classique ou nouvel Outlook).

Vérifier qu’Outlook est bien indexé par Windows

Même si l’indexation est indiquée comme terminée, Outlook peut être exclu des emplacements indexés.

  • Ouvrez le Panneau de configuration
  • Cliquez sur Options d’indexation
  • Cliquez sur Modifier
  • Vérifiez que Microsoft Outlook est bien coché

Si Outlook n’est pas indexé, la recherche Windows ne pourra jamais retrouver le contenu des mails.

Données locales vs données en ligne

Windows Search ne peut indexer que des données stockées localement.

Selon votre configuration :

  • Boîte aux lettres en cache (OST local) → indexation possible
  • Mails uniquement en ligne → contenu non indexé
  • Nouvel Outlook (interface proche d’Outlook.com) → recherche Windows souvent limitée

Dans ces cas, la recherche interne à Outlook est généralement plus fiable que la recherche Windows.

Cas des mails récents non trouvés

Il est fréquent que :

  • les mails récents ne soient pas immédiatement trouvés,
  • alors que les anciens apparaissent.

Cela est dû à :

  • l’indexation en arrière-plan,
  • la synchronisation Outlook encore en cours,
  • la priorité basse accordée à l’indexation des mails.

Il faut parfois attendre la fin complète de l’indexation avant que les résultats soient cohérents.

Quand reconstruire l’index pour Outlook

Si :

  • Outlook est bien indexé dans Windows,
  • les données sont stockées localement,
  • mais la recherche reste incomplète,

alors une reconstruction complète de l’index Windows est souvent nécessaire.
Cette opération permet de resynchroniser Windows Search et Outlook.

👉 Suivez le guide dédié :Reconstruire l’indexation des fichiers sur Windows 11

À retenir

  • Outlook n’utilise pas les mêmes mécanismes que Word ou Excel
  • Les anciens menus Outlook liés à Windows Search n’existent plus toujours
  • La recherche dépend surtout de Windows 11, pas d’Outlook
  • Les mails non stockés localement ne peuvent pas être indexés
  • La recherche interne d’Outlook reste souvent la plus fiable

Cas des fichiers PDF et documents non Office (comparaison utile)

Comparer le comportement des fichiers PDF et des documents non Office permet de mieux comprendre pourquoi la recherche du contenu fonctionne parfois pour certains formats, mais échoue pour Word ou Excel. En réalité, chaque type de fichier dépend de mécanismes d’indexation différents.

Recherche du contenu dans les fichiers PDF

Les fichiers PDF ne sont pas indexés de la même manière que les documents Office. Windows Search a besoin d’un IFilter PDF spécifique pour extraire le texte.

Selon la configuration :

  • Si un IFilter PDF est installé (Adobe, Foxit, etc.), le contenu peut être indexé
  • Sans IFilter, Windows ne peut indexer que :
    • le nom du fichier
    • certaines propriétés, mais pas le texte

C’est pourquoi :

  • la recherche fonctionne parfois pour les PDF mais pas pour Office,
  • ou inversement, selon les filtres installés.

Documents texte simples et formats non Office

Les formats simples comme :

  • .txt
  • .csv
  • .log
  • .xml

sont généralement bien indexés, car leur contenu est directement lisible par Windows sans filtre complexe.

Cela explique pourquoi :

  • un mot est retrouvé dans un fichier .txt,
  • mais pas dans un document Word ou Excel contenant pourtant le même mot.

Comparaison synthétique des comportements

Type de fichierDépend d’un IFilterRecherche du contenu
Word / ExcelOui (Office)Oui, si Office est correctement installé
PDFOui (PDF IFilter)Oui, si un filtre PDF est présent
TXT / CSVNonOui, nativement
Images (JPG, PNG)OCR requisNon, sans outil spécifique
Archives (ZIP)VariableNon (contenu interne non indexé)

Si la recherche fonctionne pour les PDF ou les fichiers texte mais pas pour Office, cela renforce l’hypothèse d’un problème spécifique aux filtres Office ou à leur configuration, abordé dans les sections précédentes.

Vérifier l’emplacement des fichiers (dossiers indexés, réseau, OneDrive)

Même si Windows est correctement configuré pour indexer le contenu des fichiers Office, la recherche échouera si les documents se trouvent dans des emplacements non indexés ou partiellement pris en charge. L’emplacement des fichiers est donc un point essentiel à vérifier.

Vérifier que les dossiers contenant les fichiers sont indexés

Windows Search n’indexe pas automatiquement tous les dossiers.

  • Accédez aux Options d’indexation
  • Vérifiez que les dossiers contenant vos fichiers Office sont listés
    (Documents, Bureau, dossiers personnalisés)

Si un dossier n’apparaît pas :

  • Cliquez sur Modifier
  • Ajoutez le dossier concerné
  • Validez et laissez Windows mettre à jour l’index

Si le dossier n’est pas indexé, aucun contenu ne pourra être retrouvé, même si les fichiers sont compatibles.

Cas des fichiers stockés sur un lecteur réseau ou un NAS

Les fichiers Office stockés sur :

  • un lecteur réseau,
  • un NAS,
  • un partage SMB,

ne sont pas toujours indexés par défaut.

Dans ce cas :

  • Windows peut rechercher le nom du fichier,
  • mais la recherche dans le contenu est souvent désactivée ou limitée.

L’indexation du contenu sur des emplacements réseau dépend :

  • de la configuration Windows,
  • du protocole réseau,
  • et parfois du serveur distant.

Cas particulier de OneDrive

Les fichiers synchronisés avec OneDrive peuvent poser problème selon leur état :

  • Fichiers disponibles localement → indexation du contenu possible
  • Fichiers uniquement en ligne → contenu non indexé localement

Vérifiez que les fichiers recherchés sont bien :

  • téléchargés sur le PC,
  • et non marqués comme en ligne uniquement.

Fichiers stockés sur des supports externes

Les fichiers situés sur :

  • clés USB,
  • disques externes,
  • cartes mémoire,

ne sont généralement pas indexés par défaut.

La recherche du contenu fonctionne alors uniquement si :

  • le support est explicitement ajouté aux emplacements indexés,
  • et reste connecté pendant l’indexation.

La section suivante explique comment reconstruire l’index de recherche, étape souvent nécessaire après modification des emplacements ou des options d’indexation.

Reconstruire l’index de recherche pour le contenu des fichiers

Lorsque la recherche Windows ne trouve pas le contenu des fichiers Office, même après avoir vérifié les options d’indexation, les types de fichiers pris en charge et les filtres de recherche, il est souvent nécessaire de reconstruire complètement l’index de recherche.

Cette opération permet à Windows de :

  • supprimer un index corrompu ou incomplet,
  • relancer une analyse complète du contenu des fichiers,
  • prendre en compte les modifications récentes (types de fichiers, emplacements, filtres Office).

👉 Pour suivre la procédure détaillée et à jour sous Windows 11/10, consultez le guide dédié : Reconstruire l’indexation des fichiers sur Windows 11/10

Ce guide explique pas à pas :

  • comment lancer une reconstruction propre de l’index,
  • quoi vérifier avant et après l’opération,
  • comment interpréter l’état de l’indexation.
Reconstruire l’indexation de Windows 11/10 : comment réparer la recherche

Problèmes connus et limitations de la recherche dans le contenu Office

Le tableau ci-dessous présente les limitations courantes de Windows Search lors de la recherche dans le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), afin de distinguer les comportements normaux des véritables anomalies.

Situation observéeCause principaleComportement attendu
Un document récent n’est pas trouvé par son contenuIndexation en cours ou différéeLe contenu devient trouvable après la fin de l’indexation
Les fichiers Word très volumineux ne sont trouvés que partiellementLimitation volontaire de l’indexationIndexation partielle du contenu
Les fichiers Excel complexes ne remontent jamaisPeu de texte exploitable (formules, tableaux)Contenu non indexé ou très limité
Les documents protégés par mot de passe sont ignorésSécuritéLe contenu n’est jamais indexé
Les fichiers chiffrés ne sont pas trouvés par leur contenuAccès restreintContenu exclu de l’index
La recherche fonctionne pour TXT mais pas pour DOCX/XLSXDépendance aux filtres OfficeProblème spécifique aux filtres Office
Les mails Outlook récents sont introuvablesMode cache ou synchronisation en coursIndexation différée
La recherche Windows est moins fiable qu’OutlookIndexation MAPI distincteRésultats partiels hors Outlook
Les Office Viewer sont installésFiltres incompletsRecherche limitée au nom ou aux propriétés
Les fichiers réseau ne sont pas indexésEmplacement non pris en chargeContenu non indexé

À retenir :

  • Toutes les absences de résultats ne sont pas des bugs
  • Certaines limites sont structurelles et normales
  • Windows Search privilégie la stabilité à l’exhaustivité
  • Pour des besoins avancés, des solutions alternatives peuvent être nécessaires

La section suivante présente justement les solutions alternatives lorsque la recherche Windows ne suffit plus pour exploiter le contenu des fichiers Office.

Solutions alternatives si la recherche Windows reste insuffisante

Lorsque la recherche Windows ne permet pas de retrouver efficacement le contenu des fichiers Office (Word, Excel, Outlook), malgré une configuration correcte, il peut être nécessaire d’utiliser des outils alternatifs mieux adaptés à la recherche documentaire.

Utiliser la recherche intégrée des applications Office

Avant toute solution externe, pensez à exploiter les outils natifs :

  • Word / Excel : la recherche interne (Ctrl + F) est souvent plus fiable pour le contenu complexe
  • Outlook : la recherche interne est généralement plus précise que la recherche Windows, notamment pour les mails récents et les pièces jointes

Ces recherches n’ont pas les limitations de l’index Windows et accèdent directement aux données.

Utiliser un outil de recherche de fichiers dédié

Certains logiciels sont conçus pour rechercher efficacement dans le contenu des fichiers, indépendamment de Windows Search :

  • Everything : Très rapide pour les noms de fichiers, mais limité pour le contenu (utile en complément)
  • AnyTXT Searcher : Spécialisé dans la recherche de texte dans de nombreux formats (Office, PDF, TXT), sans dépendre de l’index Windows
  • DocFetcher : Outil de recherche documentaire avec index dédié, adapté aux volumes importants de documents

👉D’autres alternatives dans ce guide complet : 14 meilleurs logiciels de recherche de fichiers sur Windows

Ces outils peuvent être utiles pour :

  • des archives volumineuses,
  • des dossiers non indexés,
  • des environnements professionnels.

Utiliser des solutions professionnelles ou cloud

Pour des besoins avancés :

  • les solutions GED (gestion électronique de documents),
  • les plateformes cloud (SharePoint, OneDrive, Google Drive),

offrent des moteurs de recherche plus puissants, capables d’indexer finement le contenu et les métadonnées.

Repenser l’organisation des documents

Une recherche efficace passe aussi par une bonne organisation :

  • noms de fichiers explicites,
  • dossiers structurés,
  • formats modernes (DOCX, XLSX),
  • limitation des fichiers très volumineux.

Une organisation claire réduit fortement la dépendance à la recherche plein texte.

Ressources utiles et articles liés

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DOOM en économiseur d’écran Windows - Le screensaver ultime des nostalgiques

Par :Korben
2 janvier 2026 à 08:31

Les bidouilleurs et leur capacité à détourner littéralement n'importe quoi pour y faire tourner DOOM, perso j'adore ! Cette fois, c'est un développeur du nom de Wiaam Suleiman qui a eu l'idée de transformer le jeu culte en... économiseur d'écran Windows.

Oui, un bon vieux fichier .scr qui se lance quand votre PC est inactif et qui joue automatiquement le premier épisode de DOOM (Knee-Deep in the Dead, pour les intimes). Le projet s'appelle DoomScreenSaver et ça fait exactement ce qu'on attend de lui.

Concrètement, le screen saver parcourt automatiquement l'intégralité du niveau'1 pendant que vous êtes parti chercher un café. Le marine tire sur les démons, ramasse les armes, explore les niveaux. Bref, votre PC fait le travail à votre place.

Techniquement, le projet est apparemment basé sur DOOM Retro , un portage moderne du DOOM original que je vous avais présenté il y a quelque temps. Du coup, ça tourne nickel sur les machines récentes, avec un rendu fidèle au jeu de 1993. Le développeur a désactivé le HUD (la barre de vie et tout le bordel en bas) pour éviter le marquage d'écran sur les vieux moniteurs.

Attention quand même aux dalles OLED, hein !

Pour l'installer, c'est d'une simplicité déconcertante... vous téléchargez le fichier .scr depuis GitHub , clic droit, "Installer", et voilà. Windows le reconnaît comme un économiseur d'écran natif. Vous pouvez même configurer les options audio dans les paramètres (parce que oui, ça fait du bruit, les démons ça gueule).

Y'a un détail que j'aime bien aussi c'est le petit Doom Guy animé dans le coin qui alterne entre gauche et droite de l'écran. C'est inutile mais c'est mignon. Et puis, entre un écran noir ou des lignes qui rebondissent, je préfère voir des monstres se faire dégommer.

C'est gratuit et ça pèse que dalle donc si vous avez une nostalgie des années 90 et un PC Windows qui traîne, c'est le genre de petit plaisir geek qui fait zizir.

Source

Reçu avant avant-hier

La commande sudo débarque sur Windows 11 et c'est plutôt cool !

Par :Korben
29 décembre 2025 à 09:30

Vous êtes sous Windows et vous avez déjà rêvé de taper sudo comme les vrais bonhommes sous Linux ?

Alors votre vie va changer car c'est maintenant possible grâce à l'implémentation divine de Microsoft (attention, c'est pas un port de sudo Unix, c'est leur propre version...).

En effet, Microsoft a intégré la commande sudo dans Windows 11 (version 24H2) et contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est pas juste un gadget pour faire genre. Ça sert vraiment... Par contre, la fonctionnalité est désactivée par défaut. Mdrrr.

Pour l'activer, vous allez dans Paramètres, puis Système, puis « Pour les développeurs », et vous activez l'option sudo. Et hop, c'est prêt.

Ensuite, y'a trois modes d'exécution et c'est là que ça devient intéressant. Le mode « Nouvelle fenêtre » ouvre un terminal admin séparé après validation UAC. Le mode « Avec entrée désactivée » exécute tout dans la même fenêtre mais vous pouvez plus interagir avec le processus. Et le mode « Inline », le plus proche de l'expérience Linux, garde tout dans votre fenêtre actuelle avec interaction complète.

Alors concrètement, ça sert à quoi ?

Déjà pour winget ça permet d'installer des logiciels directement depuis votre terminal utilisateur. Un petit sudo winget install --id VideoLAN.VLC et c'est réglé. Pas besoin de fermer votre session, ouvrir PowerShell en admin, retaper vos commandes...

Ensuite pour le debug réseau, quand vous voulez savoir quel processus monopolise un port, un sudo netstat -ab vous donne les noms des processus. L'option -b nécessite des droits admin pour fonctionner, donc sans sudo vous ne verrez que les PID (avec -o). Relou non ?

Et mon préféré c'est pour éditer le fichier hosts. Vous savez, ce fichier planqué dans C:\Windows\System32\drivers\etc\ qu'on peut jamais modifier parce qu'il faut des droits admin ? Hé bien maintenant un sudo notepad %windir%\system32\drivers\etc\hosts et c'est parti. Fini les galères de « Exécuter en tant qu'administrateur » puis naviguer jusqu'au fichier.

Bon, y'a quand même une limite importante par rapport à Linux...

Sous Linux, sudo garde vos identifiants en cache pendant quelques minutes par défaut (configurable via sudoers), donc vous tapez le mot de passe une fois et ensuite c'est tranquille. Alors que sous Windows avec les réglages UAC standards, vous aurez une validation à chaque commande sudo. C'est un peu lourd mais c'est le prix de la sécurité façon Microsoft

Bref, c'est pas la révolution du siècle, mais c'est un petit confort bien appréciable au quotidien. Si vous passez régulièrement de Linux à Windows, vous allez enfin pouvoir garder vos réflexes sans avoir à vous adapter et si vous êtes pur Windowsien, vous découvrez peut-être une façon plus classe de gérer les droits admin que le clic droit « Exécuter en tant qu'administrateur » qu'on connaît tous.

Source

Word GPT Plus - L'IA dans Word sans raquer 30 balles par mois

Par :Korben
28 décembre 2025 à 16:42

Vous utilisez Word pour bosser et j’imagine que vous avez vu passer le fameux Copilot de Microsoft à 30 balles par mois pour les pros ? Ouais, ça pique un peu le porte-monnaie surtout quand on a déjà nos propres clés API OpenAI ou Gemini qui traînent et sur lesquelles on claque un smic tous les mois.

Hé bien Word GPT Plus c'est justement un add-in open source qui intègre l'IA directement dans Microsoft Word, et qui vous permet d'utiliser vos propres clés API au lieu de payer un énième abonnement. Avec ça, vous pouvez générer du texte, traduire, résumer, reformuler... le tout sans quitter votre document.

Mais le truc vraiment cool, c'est le mode Agent. Là, l'IA a accès à plein d'outils qui lui permettent de manipuler directement votre document Word. Genre insérer du texte, formater des paragraphes, créer des tableaux, gérer les signets, faire des rechercher-remplacer... Vous lui dites "formate tous les titres de section en Heading 2" et hop, c'est fait. C'est pas juste un chatbot dans une sidebar, c'est carrément un assistant qui peut agir sur votre document.

Côté fournisseurs IA, vous avez le choix entre OpenAI (GPT-4, GPT-3.5, et même les modèles compatibles comme DeepSeek), Azure OpenAI si vous êtes en entreprise, Google Gemini, Groq pour les modèles Llama et Qwen, et même Ollama si vous voulez faire tourner vos LLM en local sans envoyer vos données quelque part. Et ça, c'est top pour ceux qui bossent sur des documents confidentiels.

Y'a aussi des Quick Actions bien pratiques genre traduction en plus de 40 langues, amélioration de texte, réécriture académique, résumé automatique, correction grammaticale... Bref, les classiques mais directement accessibles dans Word.

Pour l'installer, c'est hyper simple. Vous téléchargez le fichier manifest.xml depuis le repo GitHub, vous le mettez dans un dossier partagé sur votre machine, et vous l'ajoutez dans Word via Insertion > Mes compléments > Dossier partagé. Pas besoin de coder quoi que ce soit. Y'a aussi une option Docker pour ceux qui veulent l'héberger eux-mêmes ou le déployer sur un serveur.

Niveau vie privée, vos clés API et vos prompts perso sont stockés localement dans le navigateur intégré à l'add-in Word. Y'a pas de serveur intermédiaire qui récupère vos données, sauf si vous configurez vous-même un proxy. Vos documents restent ainsi bien au chaud chez vous.

Par contre, faut Word 2016 minimum, Word 2019, 2021 ou Microsoft 365 sur Windows. Et ça marche uniquement avec les fichiers .docx.

Bref, si vous voulez avoir ChatGPT ou Gemini directement dans Word sans vous ruiner avec un abonnement Copilot, c'est exactement ce qu'il vous faut. Et comme c'est open source sous licence MIT, vous pouvez auditer le code si vous êtes du genre méfiant.

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Réinitialiser et réparer les associations de fichiers sur Windows 11/10

28 décembre 2025 à 08:16

Sous Windows 11/10, les associations de fichiers déterminent quelle application est utilisée pour ouvrir chaque type de fichier (.pdf, .jpg, .mp4, etc.) et conditionnent également l’icône affichée et le comportement à l’ouverture. Lorsqu’elles sont corrompues ou mal configurées, les fichiers peuvent s’ouvrir avec la mauvaise application, afficher une icône générique, ou provoquer systématiquement une demande Choisir une application.

Ces problèmes apparaissent souvent après une mise à jour de Windows, l’installation ou la suppression d’un logiciel, l’utilisation d’un outil de nettoyage, ou à la suite d’une infection logicielle. Dans certains cas, une simple correction ciblée suffit ; dans d’autres, il est nécessaire de réinitialiser toutes les associations pour repartir sur une base saine.

Dans ce guide, vous allez apprendre à réinitialiser et réparer les associations de fichiers sur Windows 11/10, de manière progressive et sécurisée : réinitialisation globale via les paramètres Windows, correction d’une extension précise, recours éventuel à un logiciel tiers, puis identification des situations où une réparation plus profonde de Windows devient nécessaire.
L’objectif est de restaurer un comportement cohérent et durable, sans modifier inutilement les programmes par défaut ni réinstaller le système.

Symptômes et causes d’associations de fichiers corrompues

Lorsque les associations de fichiers sont corrompues sous Windows 11/10, les problèmes se manifestent généralement de façon très concrète : un double-clic n’ouvre plus le bon programme, Windows affiche un message Choisir une application, l’icône d’un type de fichier est incorrecte ou générique, ou certaines extensions ne s’ouvrent plus du tout. Dans d’autres cas, des fichiers s’ouvrent avec une application inadaptée, ou refusent de s’ouvrir malgré un logiciel installé.

Il est pertinent de réinitialiser les associations de fichiers lorsque ces dysfonctionnements apparaissent, en particulier si le problème est récent ou global. Les causes les plus courantes sont :

  • Installation ou désinstallation d’un logiciel (lecteur multimédia, PDF, archiveur, etc.)
  • Mise à jour de Windows ayant modifié les associations par défaut
  • Utilisation d’un nettoyeur ou d’un outil d’optimisation ayant supprimé des clés d’association
  • Malware ou logiciel indésirable ayant détourné les ouvertures de fichiers
  • Modification manuelle du registre ou des paramètres avancés
  • Conflit entre plusieurs applications capables d’ouvrir le même type de fichier
  • Profil utilisateur corrompu

Identifier ces symptômes et leur contexte permet de déterminer si une réinitialisation complète est nécessaire, ou si une réparation ciblée sur un type de fichier précis suffit, ce qui est abordé dans les sections suivantes.

Différence entre associations de fichiers et programmes par défaut

Sous Windows 11/10, les notions d’associations de fichiers et de programmes par défaut sont proches mais ne désignent pas exactement la même chose, ce qui est une source fréquente de confusion. Une association de fichiers définit le lien entre une extension (par exemple .pdf, .jpg, .mp3) et l’application chargée de l’ouvrir, ainsi que l’icône et les actions associées. Les programmes par défaut, quant à eux, correspondent au choix d’une application pour un usage général (navigateur Web, lecteur vidéo, client mail, etc.), qui peut ensuite définir plusieurs associations de fichiers en cascade.

Autrement dit, réinitialiser les programmes par défaut revient à remettre les choix globaux d’applications, tandis que réinitialiser les associations de fichiers vise à corriger des liens précis entre extensions et logiciels, souvent lorsqu’un type de fichier s’ouvre avec le mauvais programme ou ne s’ouvre plus du tout. Dans ce guide, l’objectif est donc bien de réparer ou réinitialiser les associations de fichiers, et non de choisir ou modifier les programmes par défaut de Windows, déjà couverts par des guides dédiés.

Réinitialiser toutes les associations de fichiers via les paramètres de Windows 11/10

Lorsque les associations de fichiers sont largement corrompues (plusieurs extensions concernées, icônes incorrectes, fichiers qui ne s’ouvrent plus), la solution la plus simple consiste à réinitialiser toutes les associations de fichiers aux valeurs par défaut de Windows.

Cette méthode permet de repartir sur une base saine, sans modifier les fichiers personnels.

Réinitialiser les associations de fichiers sur Windows 11

Pour réinitialiser les associations sous Windows 11 :

  • Ouvrez Paramètres
  • Allez dans Applications
  • Cliquez sur Applications par défaut
  • Faites défiler la page jusqu’en bas dans la partie « Paramètres associés« 
  • Cliquez sur Réinitialiser (Réinitialiser aux valeurs recommandées par Microsoft)
  • Confirmez l’opération

Windows rétablit alors les associations par défaut pour tous les types de fichiers pris en charge.

Réinitialiser les associations de fichiers sur Windows 10

Sous Windows 10, la procédure est très proche :

  • Ouvrez Paramètres
  • Allez dans Applications
  • Cliquez sur Applications par défaut
  • Descendez jusqu’à la section Réinitialiser
  • Cliquez sur Réinitialiser
  • Confirmez

Toutes les associations de fichiers sont remises à l’état d’origine de Windows.

Comment réinitialiser les associations de fichiers sur Windows 10

Ce que fait réellement cette réinitialisation

La réinitialisation :

  • Supprime les associations personnalisées
  • Rétablit les applications par défaut de Windows
  • Corrige de nombreuses erreurs d’ouverture de fichiers
  • Restaure les icônes associées aux extensions

En revanche, elle ne désinstalle aucun programme.

Points importants à connaître

  • Les fichiers s’ouvriront à nouveau avec les applications Microsoft par défaut
  • Vous devrez peut-être réassigner certaines extensions à vos logiciels préférés
  • Cette méthode est recommandée lorsque le problème est global, pas pour un seul type de fichier

Si le problème ne concerne qu’une extension précise, il est préférable d’utiliser une réparation ciblée, abordée dans la section suivante.

Réparer l’association d’un type de fichier spécifique

Lorsque le problème concerne une seule extension (par exemple .pdf, .jpg, .mp4), il est inutile de réinitialiser toutes les associations. Une réparation ciblée est plus rapide et évite de reconfigurer inutilement d’autres types de fichiers.

Réparer l’association depuis les paramètres de Windows

  • Ouvrez Paramètres
  • Allez dans Applications
  • Cliquez sur Applications par défaut
  • Dans le champ Définir les valeurs par défaut par type de fichier, recherchez l’extension concernée
  • Cliquez sur l’application associée
  • Sélectionnez le programme approprié

Cette action reconstruit l’association pour l’extension choisie et corrige généralement l’icône et l’ouverture du fichier.

👉Plus de détails : Windows 11 : changer programme par défaut

Définir lee programme par défaut  par type de fichier dans Windows

Forcer la reconstruction de l’association

Si l’association ne se corrige pas immédiatement :

  • Changez l’application associée pour une autre application
  • Fermez les paramètres
  • Revenez sur l’extension
  • Réattribuez ensuite l’application souhaitée

Ce va-et-vient force Windows à réenregistrer l’association.

Réparer l’association depuis l’Explorateur de fichiers

Pour un fichier précis :

  • Faites un clic droit sur le fichier
  • Cliquez sur Ouvrir avec
  • Sélectionnez Choisir une autre application
  • Cochez Toujours utiliser cette application
  • Validez

Cette méthode est pratique pour corriger rapidement un cas isolé.

À retenir

  • Utilisez une réinitialisation globale uniquement si plusieurs extensions sont affectées
  • Pour un seul type de fichier, privilégiez toujours une réparation ciblée
  • Une association correctement rétablie corrige aussi l’icône associée

Si l’association reste incorrecte malgré ces méthodes, une réparation via un logiciel tiers peut être envisagée, abordée dans la section suivante.

Réparer les associations de fichiers de Windows 11/10 avec un logiciel tiers

Lorsque les méthodes intégrées de Windows 11/10 ne suffisent pas (associations qui se réinitialisent mal, erreurs persistantes après nettoyage, profil endommagé), l’utilisation d’un logiciel tiers spécialisé peut permettre de réparer automatiquement les associations corrompues.

Ces outils modifient des paramètres sensibles du système. Ils doivent être utilisés en dernier recours, après avoir tenté les méthodes natives de Windows.

Les solutions les plus connues sont :

  • RstAssociations : Permet de restaurer rapidement les associations de fichiers par type ou en totalité.
  • Windows Repair : Outil plus global, capable de réparer de nombreux composants Windows, dont les associations de fichiers. Utilisez la réparation 22.
  • File Associations Fixer Tool : Utile lorsque certaines extensions critiques (EXE, COM, BAT) ne fonctionnent plus.
Réparer l'association de fichiers sur Windows avec File Associations fixer tool

Cas particuliers et erreurs fréquentes

Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement les situations courantes liées aux problèmes d’associations de fichiers sous Windows 11/10, ainsi que la solution la plus adaptée dans chaque cas.

Symptôme observéCause probableSolution recommandée
Un type de fichier s’ouvre avec la mauvaise applicationAssociation modifiée par un logicielRéparer l’association du type de fichier concerné
Windows affiche “Choisir une application” à chaque ouvertureAssociation manquante ou corrompueRéattribuer l’application par défaut pour l’extension
Les icônes d’un type de fichier sont génériquesAssociation incorrecte ou cache corrompuRéparer l’association ou réinitialiser le cache des icônes
Plusieurs extensions ne s’ouvrent plus correctementAssociations globalement corrompuesRéinitialiser toutes les associations de fichiers
Le problème est apparu après une mise à jour WindowsValeurs par défaut modifiéesRéinitialiser les associations aux valeurs Windows
Les associations reviennent sans cesse à un mauvais étatLogiciel tiers ou malwareVérifier les programmes installés, utiliser un outil tiers
Les fichiers s’ouvrent correctement sur un autre compteProfil utilisateur endommagéRéparer ou recréer le profil utilisateur
Le problème persiste malgré toutes les méthodesCorruption système plus profondeEnvisager une réparation de Windows
Les associations se réinitialisent après chaque redémarrageProfil ou système corrompuEnvisager une réparation plus profonde de Windows

À retenir

  • Un problème localisé à une extension doit être traité de manière ciblée
  • Un problème global justifie une réinitialisation complète des associations
  • Les erreurs récurrentes indiquent souvent une interférence logicielle ou un profil corrompu

Si aucune des solutions ci-dessus ne permet de corriger durablement le problème, il est alors pertinent d’envisager une réparation plus profonde de Windows, abordée dans la section suivante.

Quand une réparation plus profonde de Windows est nécessaire

Si les associations de fichiers continuent à dysfonctionner malgré leur réinitialisation et les réparations ciblées, le problème ne se situe probablement plus au niveau des extensions ou des applications, mais dans le fonctionnement interne de Windows.

Indices indiquant un problème système sous-jacent

Une intervention plus lourde devient pertinente lorsque vous constatez notamment :

  • Des associations qui se dérèglent à chaque redémarrage
  • Des types de fichiers qui reviennent systématiquement à une application incorrecte
  • Des erreurs similaires touchant d’autres composants (icônes, menu Démarrer, Microsoft Store)
  • Un comportement anormal apparu après une mise à jour majeure ou une opération de nettoyage système
  • Des réglages qui semblent appliqués, mais non persistants

Ces symptômes indiquent souvent que les paramètres utilisateurs ou système ne sont plus correctement enregistrés.

Réparer Windows sans repartir de zéro

Avant toute action radicale, il est préférable d’opter pour une réparation de Windows sans perte de données.
Cette opération permet de remettre en état les composants internes responsables de la gestion des associations, sans supprimer vos fichiers personnels ni vos applications.

Elle est particulièrement adaptée lorsque :

  • Plusieurs fonctionnalités Windows présentent des anomalies
  • Les paramètres reviennent à un état incorrect sans raison apparente
  • Les solutions ciblées ne tiennent pas dans le temps

👉 Suivez le guide dédié Réparer Windows sans perte de données, qui explique la procédure étape par étape.

Restaurer un état antérieur du système

Si le problème est apparu récemment, une restauration système peut être une solution rapide et efficace.
Elle permet de revenir à un état où les associations de fichiers fonctionnaient correctement, sans modifier les documents personnels.

Cette option est pertinente après :

  • Une mise à jour problématique
  • L’installation ou la suppression d’un logiciel impactant le système
  • Une modification avancée des paramètres Windows

👉Plus de détails : Restaurer Windows 11/10 à une date antérieure : toutes les étapes

En dernier recours : réinitialisation ou réinstallation

Si aucune solution ne permet de stabiliser durablement les associations de fichiers, il peut être nécessaire d’envisager une réinitialisation de Windows ou une réinstallation propre.

Ces solutions doivent rester exceptionnelles :

  • Elles nécessitent une sauvegarde complète
  • Les applications et personnalisations sont supprimées
  • Elles sont justifiées uniquement si le système est globalement instable

👉Le tutoriel du site : Comment réinitialiser Windows 11

Les guides de réinstallation et de remise à zéro du système :

À retenir

  • Les associations de fichiers dépendent de mécanismes internes sensibles de Windows
  • Des problèmes persistants indiquent souvent une instabilité plus large du système
  • Une réparation progressive est toujours préférable à une action radicale

Si vous en arrivez à cette étape, assurez-vous d’avoir épuisé toutes les solutions précédentes et d’avoir sécurisé vos données.

Ressources utiles et articles liés

L’article Réinitialiser et réparer les associations de fichiers sur Windows 11/10 est apparu en premier sur malekal.com.

WinFindr - Un outil de recherche Windows qui trouve tout ce que vous cherchez

Par :Korben
22 décembre 2025 à 08:00

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un moteur de recherche aussi rapide que le mien . Par exemple, Windows c'est pas le plus rapide pour trouver un fichier sur votre PC avec l'explorateur. Vous tapez le nom exact et ça ne trouve rien... Franchement, c'est relou, et je compatis, parce qu'on est tous passés par là.

Mais c'était sans compter sur WinFindr , un logiciel de recherche de fichiers pour Windows qui fait ce que l'explorateur Windows devrait faire depuis le début. En gros, avec ce freeware, vous pouvez chercher dans vos fichiers, dans la base de registre, et même à l'intérieur des PDF, des documents Word, Excel, PowerPoint, et même des ebooks EPUB.

WinFindr propose une recherche en langage naturel, ce qui veut dire que si vous cherchez un fichier avec "Desiree" dans le nom mais qu'en fait il s'appelle "Désirée" avec des accents, il le trouvera quand même. Pratique quand on sait plus comment on a nommé ce foutu document il y a 3 ans. Et ça va même plus loin puisque le soft gère la recherche phonétique. Du coup, si vous tapez "peace", il trouvera aussi "piece" parce que ça sonne pareil.

Y'a aussi un mode de recherche avec opérateur logique et/ou qui permet de combiner plusieurs critères. Genre vous cherchez un fichier qui contient à la fois "facture" ET "2024" ET qui se trouve dans un dossier spécifique. Vous pouvez même faire des recherches par proximité, c'est-à-dire trouver des termes qui sont à maximum X mots l'un de l'autre dans un document.

Et le truc vraiment cool, c'est que WinFindr cherche aussi dans les archives ZIP et RAR sans avoir besoin de les décompresser. Il peut même fouiller dans les métadonnées de vos MP3 (album, artiste) et de vos images. Du coup, si vous avez 50 000 photos et que vous cherchez celles prises à un endroit précis ou avec un appareil spécifique, ça peut servir.

Le soft pèse 3 Mo (y'a aussi une version portable), tourne sur Windows 7, 8, 10 et 11, et la version de base est totalement gratuite. Après si vous voulez du support technique dédié ou des options en ligne de commande pour l'intégrer à vos scripts, y'a une version Pro payante mais je trouve que la version gratuite suffit pour la plupart des usages. Ah et vous pouvez exporter vos résultats en TXT, CSV ou HTML si besoin.

Bref, si vous en avez marre de galérer à retrouver vos fichiers, WinFindr est là pour vous tenir la main !

Merci à Lorenper pour le partage !

ReFind, un bootloader graphique (et tactile)

20 décembre 2025 à 14:06

Le souci

On va faire court pour une fois. Publié aussi sur mon site personnel.

Suite à mon article sur l'utilisation d'une tablette où tout autre machine comme second écran, plutôt que d'acheter un petit moniteur externe j'ai investi 85 euros dans un Dell 5290 2-in-1 d'occasion. Ce vrai PC (Intel Core i5 8ème génération, 8 Go de RAM, écran de 12.3 pouces 1920x1280) est un Tablet PC : le clavier est amovible et le PC devient une vraie tablette.

Tablet PC

J'y ai mis un double boot Windows / Linux (Fedora). Tout est ok sous Linux sauf la webcam (je n'ai pas encore eu le temps de chercher). Sauf que sans clavier, je ne peux pas choisir mon OS avec le bootloader GRUB : rien ne fonctionne.

En cherchant une solution, j'ai trouvé rEFInd. Non seulement graphique, il permet d'utiliser l'écran tactile. J'ai testé, et ça fonctionne.

Installation

Je n'ai pas activé le Secure Boot sur ma machine. Dans le cas du Secure boot la commande d'installation doit être modifiée.

Note : Avec Secure Boot, ajoutez --localkeys—/boot/efi/EFI/refind/shimx64.efi

$ sudo dnf install rEFInd rEFIind-tools

...

$ sudo refind-install
Installing rEFInd on Linux....
ESP was found at /boot/efi using vfat
Installing driver for ext4 (ext4_x64.efi)
Copied rEFInd binary files

Copying sample configuration file as refind.conf; edit this file to configure
rEFInd.

Installation has completed successfully.

Maintenant, éditez le fichier /boot/efi/EFI/refind/refind.conf, et décommentez la ligne enable_touch, ligne 201 chez moi.

Un petit reboot, et hop !

Un thème sombre

J'ai préféré modifier le thème par défaut par un thème léger, sombre. J'ai trouvé le thème darkmini.

L'installation est simple, décrite dans le README.md du thème. J'ai uniquement commenté la ligne banner du thème pour laisser le fond noir (image background.png).

Le résultat est simple et efficace. Désolé pour la qualité, mais vous voyez le résultat.

rEFInd

Désinstallation

Facile, supprimez le dossier de l'EFI et désinstallez les packages :

sudo rm -r /boot/efi/EFI/refind
dnf remove rEFInd rEFIind-tools

Sauvé

Sympa, non ?

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Windows va enfin arrêter de brider nos SSD NVMe !

Par :Korben
19 décembre 2025 à 09:51

En bon geek accro au shopping, vous avez claqué des centaines d'euros dans un SSD NVMe PCIe 5.0 qui promet d'atteindre des vitesses de ouf, mais malheureusement, vous avez l'impression que votre Windows n'en tire pas tout le potentiel... snif... Et ce n'est pas qu'une impression, vous avez raison, et youpi, Microsoft vient enfin de faire quelque chose pour corriger ça.

Le problème, c'est que depuis des années, Windows traite tous les périphériques de stockage comme s'ils étaient de vieux disques SCSI des années 80. En effet, Windows convertit toutes les commandes à destination de votre SSD NVMe ultrarapide, en langage SCSI avant de les exécuter. Un peu comme si vous deviez traduire du français vers le latin puis vers l'anglais à chaque fois que vous voulez dire bonjour. C'est inutilement compliqué et forcément plus lent.

Du coup, Microsoft a décidé de moderniser tout ça avec Windows Server 2025 qui supporte enfin le NVMe natif. Concrètement, plus de traduction SCSI, le système communique maintenant directement avec votre SSD dans sa langue maternelle et les résultats sont plutôt impressionnants !

Car si on en croit Microsoft, en termes de performances, ça représente une augmentation de 80% des IOPS (opérations d'entrée/sortie par seconde) par rapport à Windows Server 2022. Pour vous donner un ordre de grandeur, on passe d'environ 1,8 million d'IOPS à 3,3 millions sur un SSD PCIe 5.0. Et en bonus, le CPU consomme environ 45% de cycles en moins pour chaque opération I/O. Bref, c'est plus rapide ET plus efficace.

Et il y a bien sûr, une raison technique à ces gains massifs. Les SSD NVMe modernes supportent jusqu'à 64 000 files d'attente avec 64 000 commandes chacune. Sauf que l'ancien système SCSI était conçu pour des disques rotatifs avec une seule file et 32 commandes max. Ouch...

Pour l'instant, cette amélioration est disponible uniquement sous Windows Server 2025 et elle est désactivée par défaut. Donc faut l'activer manuellement via le registre avec une commande PowerShell mais Microsoft précise que Windows 11 devrait aussi en bénéficier dans une future mise à jour, une fois que la techno aura fait ses preuves côté serveur.

Voici la fameuse commande :

reg add HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Policies\Microsoft\FeatureManagement\Overrides /v 1176759950 /t REG_DWORD /d 1 /f

Bref, si vous êtes admin système ou que vous avez un serveur qui fait tourner SQL Server, de la virtualisation Hyper-V ou des workloads IA/ML, ça vaut le coup de jeter un petit œil (pensez à le récupérer après, c'est dégueu un oeil qui traine par terre).

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Retour sur les laptops Unowhy Y13 2020-2022 fournis aux lycéens d'Île-de-France

12 décembre 2025 à 20:10

Sommaire

En septembre 2021, mon fils a reçu un PC portable par la région Île-de-France à son entrée en seconde. Que peut-on faire avec aujourd’hui avec le Unowhy Y13 ? Plein de choses ! Mais pas avec les choix de l'époque, désastreux. Retour après cinq ans d’expérience, sur un gâchis.

Le Unowhy Y13

Le matériel

La région Île-de-France a choisi sa machine selon un cahier des charges dont le critère principal est le prix : la machine devait coûter maximum 400 euros. Elle a choisi le Unowhy Y13. Mon fils a reçu le modèle 2021 :

  • Intel Celeron N4120, 4 coeurs 1.1 GHz (burst 2.6 GHz)
  • 4 Go de RAM non extensible
  • Ecran mate 13 pouces Full HD
  • SSD (ahem… eMMC) de 64 Go, soudé
  • Wifi, Bluetooth, webcam (basique), micro.
  • 1xUSB-C (alimentation, affichage externe, …), 1x USB2, 1xUSB3
  • mini HDMI, microSD, capteur d’empreinte
  • batterie donnée pour 10 heures

Vous pouvez déjà voir le problème principal, celui qui va faire rapidement très mal. Ce n’est ni le processeur, ni la mémoire vive (RAM).

Le modèle qui nous a été fourni avait, et a toujours, un défaut, une image bleutée. Je n’ai même pas cherché à faire jouer le SAV, nous nous sommes tus. Il est toujours bleu aujourd’hui, mais il fonctionne toujours.

Le laptop est compact, léger, très fin. Il est fourni avec une housse et un chargeur USB-C (qui tombe en panne très vite). Pour un usage bureautique, internet, voir des vidéos, coder un peu, bref pas mal de choses sauf jouer, ce n’est pas si mal.

Notez qu’il a fallu attendre le modèle 2023 pour avoir 8 Go de RAM et 128 Go de stockage, et 2024 pour disposer d’un modèle gen2, que la RAM soit extensible à 16 Go (SODIMM), que l’ajout d’un SSD soit officiellement supporté, et que la batterie soit facilement remplaçable. Enfin, mais trop tard pour mon fils.

Une dernière note sur le clavier : il n’a pas de rétro-éclairage, dommage. Mais surtout, pour faire l’économie d’un changement de format qui aurait coûté plus cher, bien qu’il s’agisse d’un AZERTY, le format standard n’est pas respecté, les touches > et <, normalement situées à côté de la touche Shift gauche, sont sur les touches X et W, accessibles via la touche Fn. Tellement pratique pour programmer… (Ironique, bien sûr).

Système d’exploitation et logiciels

Là, ça fait mal. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas sectaire, et je n'ai rien contre l'OS de Microsoft.

La machine est livrée avec Windows 10 Edition Pro Education (Windows 11 arrive sur les modèles 2023) et plusieurs logiciels pré-installés : la suite Office, un catalogue d’applications, etc. On a accès aux manuels en ligne, à des environnements et bibliothèques de développement (Python par exemple), et tout un tas d’applications pour les différentes matières. Je n’ai rien à redire sur ça.

Vous voyez le problème petit stockage + Windows + agents divers ? Même pas démarré, l’ensemble occupe déjà 30 Go !

La machine est liée à un domaine Microsoft, Azure AD / Entra ID (son nouveau nom). A l’allumage, il faut se connecter à un réseau Wifi et un réseau Internet pour la suite. C’est déjà un souci pour pas mal d’élèves (le COVID a montré l’énorme fracture numérique chez les élèves, j'y reviendrai). A la première connexion, l’utilisateur s’enregistre avec les identifiants fournis.

Une fois que tout est démarré, ma foi, ça reste potable. Windows 10 est fait pour tourner sur des machines moins performantes, et les surcouches (des agents sont installés) ne ralentissent pas trop l’ensemble. Mais la suite est moins glorieuse.

Rapidement inutilisable

Très vite, les problèmes apparaissent. L’élève n’a aucun droit d’administration sur la machine. Sauf logiciels pouvant s’installer dans son profil, il ne peut pas passer outre le catalogue d’applications. C’est une machine captive. Ça peut se comprendre, j'en reparlerai plus loin.

Le BIOS/UEFI est verrouillé par un mot de passe, non fourni. On ne peut donc pas lancer d’OS alternatif ou booter sur une clé USB.

Lors de la présentation du Y13, le patron de Unowhy avait dit : « Sur les 30 Go restants, les élèves peuvent stocker leurs devoirs et c’est déjà pas mal », justifie Jean-Yves Hepp. « Si ce n’est pas assez, ils peuvent brancher une carte SD et avoir plus de place ».

Source

Comme quoi, quand on y connaît rien, même quand on est patron de la boite qui fournit la machine, parfois on ferait mieux de se taire. Sur la carte microSD, bon, pourquoi pas, pour y mettre des documents (et pourquoi pas une clé USB). Mais ça coince ailleurs.

Les 30 Go effectifs de libre sont vites remplis par les manuels, applications, et mises à jour. Ainsi, il est arrivé qu’il soit impossible d’installer un nouveau logiciel demandé par le professeur : même sans installation par les utilisateurs, l’espace libre fond tout seul : tout simplement par les mises à jour de Windows. Même en désinstallant des applications, il reste des artefacts (notamment des fichiers temporaires), que les droits de l’utilisateur ne permettent pas de purger. Aucune procédure n’a été prévue pour nettoyer tout ça.

Après quelques mois, l’espace est rempli et il ne reste même plus de place ni pour travailler, ni pour mettre à jour Windows ou les agents. Le système devient quasiment inutilisable, et sans correctifs de sécurité.

Le seul moyen est alors de demander une réinitialisation complète du système : réinstaller le système d’exploitation et redémarrer de zéro. Cette manipulation n’est pas possible par l’utilisateur. Il faut passer par le SAV. Je ne sais pas qui a essayé, pas moi.

Contribuables, c’est vous qui avez payé ! 180 millions d’euros sur deux ans !

La propriété

Le laptop appartient à la région, et le lycéen est supposé la rendre s’il ne poursuit pas ses études au moins un an après le bac. Ce qui explique l'absence des droits d'administration, du bios verrouillé, de la machine captive. Il devient donc la propriété de l’ancien élève. Unowhy télédistribue alors deux payloads. L’un donne les droits administrateurs, et le second le moyen de déverrouiller le BIOS. Sauf que Unowhy a arrêté l’envoi des fichiers pour déverrouiller le BIOS, voire l’a même retiré des machines où il était déjà distribué…

Ce qu’il aurait été possible de faire

Pour tout le monde sans condition ?

Devait-on, doit-on fournir un laptop aux lycéens ? C’est une question valable et politique. En 2020, 45 % des collégiens et lycéens avaient leur propre ordinateur (mais le pourcentage diffère selon l’origine sociale). C’est à la fois beaucoup et peu. Le COVID a montré l’étendue de la fracture numérique chez les jeunes et certaines classes sociales. En tant que parent d’élève élu au collège à l’époque, je l’ai vécu de l’intérieur. Dans certaines familles, le seul accès au numérique était un smartphone ou une tablette, voire … rien du tout, ni même d’accès Internet. Tout le monde ne peut pas payer, c’est aussi simple que ça. Et tout le monde ne sait pas l'utiliser. Le collège et les associations ont pu prêter des ordinateurs dans les cas les plus critiques. La question pourrait alors être « Doit-on fournir un laptop à tous les lycéens ? », la réponse serait alors peut-être pas, et on parlerait alors d’injustice ou d’inégalité, ou d’iniquité.

Les parents de collégiens et lycéens ayant répondu à l’enquête sont 83 % à déclarer que leur enfant possédait au moment de la période de confinement son propre téléphone, 45 % à déclarer que leur enfant avait son propre ordinateur et 24 % à déclarer qu’il avait sa propre tablette (Document de travail 2020-E03)3. La possession par les élèves d’outils numériques personnels semble toutefois différer selon l’origine sociale des parents et leur établissement de scolarisation. Par exemple, on observe que 34 % des collégiens scolarisés dans un établissement privé ont leur propre ordinateur, contre 26 % pour ceux scolarisés en éducation prioritaire (Document de travail 2020- E06).

Source

Peut-être aussi aurait-on pu fournir une formation aux élèves et aux étudiants ? Nommer des référents ? Parce que (mais peut-être que je me trompe), par chez nous, rien. On nous a fourni les laptops puis chacun a dû se débrouiller.

De meilleurs choix, un meilleur système d’exploitation ?

Restons plutôt du côté technique, notamment sur les choix de système d’exploitation.
Livrer les machines avec plus d’espace disque ? Réponse facile ! Oui, mais ce n’était pas obligatoire.

Remplacer Windows par Linux, oui ! Il n’y avait aucune raison technique, logicielle ou humaine de ne pas le faire. Le matériel est compatible, l’offre logicielle était là. Côté « captif », l’utilisation de Azure AD était (est toujours) parfaitement possible (sssd-ad), l’application de règles de sécurité aussi (GPO via sssd-ad et samba, utilisation de règles distribuées pour Polkit, etc.), tout comme les mises à jour. Tout aurait très bien fonctionné avec Ubuntu, que ce soit avec Gnome ou KDE.

Linux Mint sur le Y13

L’offre logicielle était (et est toujours là). Comme par exemple l’accès aux manuels scolaires via lelivrescolaire.fr : Oh, il y a une version pour Linux ! Ou encore, Sketch, Mu, Dessin, Gimp, LibreOffice… On m’a dit à l’époque « oui mais s’ils ont déjà un ordinateur avec Windows au moins ils seront habitués ». Déjà, s’il y a déjà un ordinateur, ça revient à la discussion précédente. Ensuite, Rendre captif les jeunes générations à un système propriétaire ? C'était l'occasion de montrer une alternative viable.

https://lafibre.info/tutoriels-linux/pc-ile-de-france-y13/

Déverrouillage

Je n’ai pas attendu la fin des trois ans pour débrider le Y13 de mon fils. Je l’ai fait moins d’un an après. Les scrupules, je ne les avais plus. Et la machine, j’ai considéré l’avoir payé (taxes et impôts) assez cher pour un machin si mal géré.

Mot de passe du BIOS

Le graal n’est pas forcément d’obtenir le mot de passe de l’administrateur, mais de celui du BIOS afin de démarrer sur autre chose, ce qui est la base de tout. Les mots de passe du BIOS des premiers modèles ont rapidement fuité sur les forums et divers sites dont le fabuleux sty1001.com.

Pour les modèles suivants, ça a été bien plus compliqué.

Il y a quatre méthodes pour déverrouiller le BIOS, j’en ai testé deux.

  1. Trouver les mots de passe sur les sites. Ce que j’ai fait, évidemment. Une fois dans le BIOS, on supprime le mot de passe et c’est joué. On démarre en appuyant rapidement sur Echap, et hop.
  2. Utiliser la méthode du court-circuit. Il faut démonter la machine, court-circuiter l’eMMC pour qu’il ne soit plus détecté, ce qui forcera le boot sur une clé USB contenant les UNOWHY TOOLS pour flasher un nouveau BIOS. Il faut avoir de la patience, de la dextérité et ne pas avoir peur de cramer la machine. Procédure.
  3. Flasher le BIOS avec les droits d’administration fournis à la fin du lycée. Si vous avez eu ces droits, si vous n’avez pas raté le coche… Procédure
  4. La méthode ultime, mais la plus flippante : le CH341A. On flashe le BIOS via un programmateur d’EEPROM directement branché sur la puce de la carte mère. J’ai dû utiliser cette méthode suite à une manipulation hasardeuse qui a mal tourné, ayant briqué la machine. Pour cette méthode, il faut évidemment le kit CH341A, qu’on trouve pour moins de 20 euros, une autre machine (le programmateur se branche en USB), les bons fichiers, et beaucoup, beaucoup de patience et de dextérité. Il s’agit d’effacer le contenu de l’EEPROM et de flasher un nouveau BIOS.

L’étape la plus critique consiste à faire tenir la pince sur la puce du Unowhy. C’est très petit. J’ai dû m’y reprendre une bonne trentaine de fois, tout en ayant failli griller la puce car j’avais oublié l’adaptateur 1.8V. Durant l’opération j’ai accidentellement arraché un composant minuscule d’un millimètre de long et eu la grande frayeur d’avoir flingué définitivement la machine. En fait, ça n’a eu, et n’a encore aujourd’hui aucune conséquence (mais à quoi ça pouvait bien servir?). Procédure et fichiers

Vous trouverez dans les commentaires mes sincères remerciements à l’auteur.

Le CH341A qui a sauvé mon Y13

Oh, n’espérez pas obtenir des mises à jour de sécurité de l’UEFI. Déjà nos méthodes ne sont pas très recommandables, alors imaginez si Unowhy publiait ses mises à jour…

Briquage

Un mot rapide sur la capacité de cette machine à être briquée (c’est à dire à se transformer en brique, inutilisable, cassée) : elle est importante. Il y a une légion de commentaires un peu partout sur la machine qui ne se réveille plus (bien que des voyants s’allument). Les pannes, ça arrive…

Par exemple, certains ont pensé que c’était une bonne idée d’ajouter le disque SSD sans avoir accès au setup de la machine, ou même en oubliant de l’éteindre. Mais parfois la machine ne se réveillait plus. Terminé, HS.

Un moyen radical de briquer le laptop est, une fois le BIOS accessible, d’aller régler le type d’OS sur Linux. Ça m’a semblé une bonne idée, vu que j’installais un Linux dessus. Erreur monumentale ! Machine briquée, passage au flash via le programmateur d’EEPROM (unique raison de mon achat), qui a sauvé cette brave machine.

Mot de passe administrateur Windows

Après avoir déverrouillé le BIOS, on peut enfin faire ce qu’on veut. Si on souhaite continuer à utiliser Windows, on peut effacer le mot de passe du compte Administrateur. Notez que ça fonctionne pour n’importe quel PC sous Windows si on peut booter sur un support externe. Je suis passé par Rescue CD.

  1. Bootez sur la clé USB : appuyez plusieurs fois fur Echap pour ensuite changer l’ordre de démarrage sur la clé USB.
  2. Choisir : Boot System Rescue using default options ⏎
  3. Passer en français (selon votre pays) :
    1. setkmap ⏎
    2. choisir : fr-latin9 ⏎
  4. Trouver la bonne partition :
    1. Taper : gdisk -l /dev/mmcblk0 ⏎
    2. Dans la liste, trouver le numéro de la partition la plus grosse
  5. Monter la partition Windows, taper : ntfs-3g -o remove_hiberfile /dev/mmcblk0pX /mnt ⏎ (X le numéro trouvé)
  6. Se déplacer au bon endroit, taper cd /mnt/Windows/System32/config
  7. Reset du mot de passe :
    1. Taper: chntpw -i SAM
    2. Choisir 1 : Edit user data and Passwords
    3. Trouver la valeur hexa de 4 caractères qui correspond à l’utilisateur, et la saisir ⏎
    4. Choisir 1 – Clear (blank) user password ⏎ ça devrait afficher Password cleared)
    5. Choisir 2 – Unlock and Enable User Account
    6. Sortir avec q ⏎
    7. Sortir encore avec q ⏎
    8. Il va afficher : Hives that have changed : # Name 0 <SAM> write hive files ? Taper y ⏎
    9. Il devrait afficher, en sortant du programme : 0 <SAM> - OK
  8. Taper cd
  9. Taper reboot

Et voilà, on redémarre normalement sous Windows, l’utilisateur choisi n’a plus de mot de passe. On peut retirer la clé.

Retirer les bloatwares

Si vous pensez rester sous Windows, pour pouvez maintenant désinstaller tout ce que vous voulez, mais ce n’est pas suffisant. De nombreux agents sont présents, et la machine est rattachée à un domaine (et donc les GPO associées). L’outil Unowhy-tools permet de dégager l’ensemble des outils et paramètres pour rétablir le fonctionnement d’origine de Windows. J’ai obtenu de très bons résultats, retrouvant une installation presque propre.

Une fois tout effectué, on retrouve une machine propre, mais il reste encore le souci d’espace disque, voire le système d'exploitation.

Transformer le Unowhy en machine correcte

Dans tous les cas, il faut déverrouiller le BIOS, et avoir les droits nécessaires ensuite pour formater ou partitionner le disque.

Ajouter du stockage

Si le problème du stockage ne se pose pas pour les modèles de 2023 qui ont 8 Go de RAM et 128 Go d'espace disque, sur les modèles 2020-2022 c’est un enfer. Hors, la machine dispose d’un port d’extension au format M.2. auquel on accède très facilement via une trappe à l’arrière du laptop. On peut y placer un petit SSD SATA (et uniquement SATA) de toute taille. C’est donc la première chose à faire.

Un SSD SATA au format 2280

Le coût du stockage a explosé en cette fin 2025 (merci l’IA) mais on trouve encore des modèles 256 Go à 25 euros, neuf (Verbatim) qui suffisent largement. J’ai pour ma part opté pour un modèle 512 Go, bien plus que suffisant pour l’usage auquel je dédie mon Unowhy (enfin, celui de mon fils…).

S’il s’agit d’y mettre un Linux, alors les 64 Go peuvent suffire. Sur Linux Mint, ce que j'ai installé , pensez à désactiver Timeshift. En Privilégiez quand c’est possible les packages natifs plutôt que du Flatpak, Snap ou AppImage.

Ajouter de la mémoire

A moins de jouer du fer à souder et d’avoir les compétences, on ne peut pas rajouter de RAM sur les modèles de première génération. Est-ce un souci pour l’usage prévu pour le Unowhy ? Non. Les 4 Go suffisent tant pour sous Windows que sous Linux. Sous Linux, c’est même l’abondance !

Installer Windows 11

C’est possible, la machine étant équipée d’un module TPM 2.0. Mais la case SSD est obligatoire. Cependant, pensez plutôt à Linux.

TPM sous Linux

$ cat /sys/class/tpm/tpm0/device/description
TPM 2.0 Device

Installer Linux

Quelle bonne idée ! La meilleure ! D’autant plus que le matériel est compatible, à l’exception du lecteur d’empreinte (et on s’en fiche). La plateforme Intel est standard, le chip Wifi est un Intel AC-3165 (Wifi 5), le GPU un UHD Intel Graphics 600, etc.

J’ai pu tester différentes distributions depuis des années : Fedora, Ubuntu, Linux Mint, KDE Neon, … Tout passe, tout fonctionne. Et même très bien. Mon choix final s’est arrêté sur Linux Mint, simple, rapide, réactif, compatible Ubuntu. Je ne rencontre aucun souci avec. La veille fonctionne bien, la batterie tient longtemps, et elle a supporté tant de mes tests (comme l’utilisation en second écran), le bonheur ! Si on a uniquement les 64 Go de l’eMMC, on pensera à désactiver les fonctions de type snapshot, ou timeshift.

Conclusion

La livraison d’une machine aux lycéens avec si peu de stockage qu'elle en devient inutilisable en quelques mois juste en suivant les mises à jour est clairement scandaleuse. Le lycée, c'est trois ans. Qu'espéraient les gens ayant fait ces choix ? Quel est l’andouille qui a pensé que 64 Go de stockage pouvait suffire quand le système prend déjà 30 Go d’office ? Bill Gates ? (vous avez la ref?) D’autant plus qu’au même moment, d’autres régions fournissaient des machines bien plus performantes, notamment côté stockage et ram ! De vrais modèles HP par exemple. Incroyable.

Le bridage, qui reste compréhensible dans certaines limites pour une machine appartenant à la région et pour une utilisation donnée, rend certaines tâches élémentaires impossibles, y compris le nettoyage nécessaire aux mises à jour, qui deviennent impossibles. On peut supposer que nombre de personnes, une fois le lycée terminé, n’ont même pas cherché à débrider leur Y13, même lorsque ça leur a été proposé.

J’imagine le gâchis : combien de machines sont parties à la casse sans être utilisées ? Combien traînent encore, bridées, dans des placards, tiroirs ? La région a mis 3 ans à rectifier le tir. C’était pourtant si simple pour un coût si ridicule ! Quel gâchis.

Combien de personnes savent qu’il est possible de débrider ces machines pour grandement les améliorer ? Qui d’ailleurs a les compétences nécessaires pour ça ? Un camarade de mon fils lui a dit qu’il avait de la chance d’avoir un père qui savait faire tout ça…

Mais une fois débridée, et linux installé, la machine est tout à fait correcte pour un usage standard quotidien. N’hésitez pas à les faire ressortir du placard et aider les gens à en faire un vrai ordinateur utilisable.

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RemoveWindowsAI - Le script qui débranche l'IA de Windows 11

Par :Korben
17 décembre 2025 à 09:53

Bon, déjà si vous êtes sous Windows, je sais c'est dur la vie ^^. Mais si en plus vous êtes anti-IA, votre quotidien doit être encore plus difficile depuis que Microsoft a décidé de coller de l'intelligence artificielle partout dans son OS. Copilot par-ci, Recall par-là, des features IA dans Paint, dans le Bloc-notes, dans les paramètres... Bref, c'est l'invasion et y'a malheureusment pas vraiment de bouton "OFF" officiel pour tout virer d'un coup.

Hé bien figurez-vous qu'un développeur du nom de zoicware a créé un script PowerShell qui fait exactement ça. Ça s'appelle RemoveWindowsAI et ça permet de dégager TOUTES les fonctionnalités IA de Windows 11 en quelques secondes. Aux chiottes Copilot, Recall, les suggestions de frappe, l'IA dans Paint, dans Edge, les effets vocaux... Tout y passe et c'est cool !

Et ce script ne se contente pas de désactiver des options dans les paramètres comme un vulgaire amateur puisqu'il modifie les clés de registre, supprime les packages Appx (même ceux marqués "non supprimables" par Microsoft), nettoie les fichiers cachés dans le Component-Based Servicing, et surtout il installe un bloqueur pour empêcher Windows Update de vous remettre tout ce bazar à la prochaine mise à jour. Parce que oui, Microsoft adore réinstaller ses trucs en douce...

Pour l'utiliser, c'est assez simple. Vous lancez PowerShell en admin (attention, pas PowerShell 7 mais bien le bon vieux Windows PowerShell 5.1) et vous tapez une seule commande qui télécharge et exécute le script. Y'a même une interface graphique interactive pour ceux qui préfèrent cocher des cases plutôt que de taper des lignes de commande (Allez quand même lire le code avant sur le Github pour vous assurer que c'est OK, c'est une bonne habitude à prendre).

& ([scriptblock]::Create((irm "https://raw.githubusercontent.com/zoicware/RemoveWindowsAI/main/RemoveWindowsAi.ps1")))

Maintenant, quelques précautions à savoir quand même. Certains antivirus merdiques vont hurler au loup en voyant ce script. Rassurez-vous, c'est un faux positif classique avec ce genre d'outils qui touchent au système en profondeur. Faudra soit désactiver temporairement votre antivirus, soit ajouter une exception et surtout, le développeur recommande fortement de tester ça dans une machine virtuelle avant de l'appliquer sur votre PC principal. Avec VirtualBox ou Hyper-V, vous pouvez créer un Windows 11 de test en quelques clics et voir si tout se passe bien.

Et si jamais vous changez d'avis et que vous voulez récupérer vos features IA adorées, pas de panique ! Y'a un mode "Revert" qui permet de tout restaurer. Vous n'êtes donc pas coincé pour toujours si vous décidez finalement de revenir vers le côté obscur de la Force.

Bref, si vous faites partie de ceux qui pensent que l'IA dans Windows c'est plus une nuisance qu'autre chose (et que ça pompe des ressources pour des fonctionnalités dont vous n'avez pas besoin), ce petit script vous sera utile.

C'est par ici : RemoveWindowsAI sur GitHub

Windows : une nouvelle faille zero-day dans le service RasMan, quels sont les risques ?

15 décembre 2025 à 11:03

Les chercheurs de chez ACROS Security ont découvert une vulnérabilité zero-day dans le service RasMan de Windows. À ce jour, Microsoft n'a pas publié de patch.

Le post Windows : une nouvelle faille zero-day dans le service RasMan, quels sont les risques ? a été publié sur IT-Connect.

Harden Windows Security - Blindez votre Windows sans installer un seul logiciel tiers !

Par :Korben
13 décembre 2025 à 04:01

Vous vous souvenez de toutes ces fois où je vous ai expliqué comment renforcer la sécurité de Windows avec telle ou telle petite astuce ? Hé bien y’a un projet GitHub qui va vous faire plaisir si vous êtes du genre à vouloir blinder votre machine sans installer 50 logiciels tiers.

Ça s’appelle Harden Windows Security , et c’est signé par un dev qui se fait appeler HotCakeX. Son idée c’est de sécuriser Windows en utilisant uniquement les méthodes officielles de Microsoft. Pas de bidouilles, pas de composants externes qui pourraient eux-mêmes devenir une faille mais juste les outils natifs de Windows, configurés aux petits oignons.

Le projet se compose de deux applis disponibles sur le Microsoft Store. La première, c’est “Harden System Security” qui va “durcir” votre système, virer les trucs inutiles et vous donner une note de sécurité globale. La seconde s’appelle “AppControl Manager” et elle gère le WDAC, c’est-à-dire le contrôle des applications via Windows Defender. Vous pouvez ainsi décider quelles apps ont le droit de tourner sur votre bécane et tout le reste est bloqué automatiquement.

Et ce qui est top c’est qu’une fois configuré, vous n’avez plus besoin de courir après chaque nouveau malware. Vous définissez ce qui a le droit de s’exécuter, et tout le reste dégage. Fini le jeu du chat et de la souris avec les antivirus.

Le truc supporte plusieurs niveaux de sécurité, du perso jusqu’au militaire. Et si vous êtes parano (j’avoue y’a de bonnes raisons de l’être en ce moment), vous pouvez déployer des politiques signées avec AppControl Manager. Une fois en place, même un admin ne pourra pas les modifier sans avoir accès aux clés privées du certificat. Bref, c’est du sérieux.

Et en cadeau bonux, y’a même une intégration Intune pour déployer ça sur toute une flotte et vérifier la conformité de chaque machine. Pratique quand vous devez gérer des parcs entiers.

Niveau techno, c’est du .NET 9 avec une interface WinUI moderne sans dépendances tierces, puisque tout tourne via les APIs bas niveau de Windows. Le projet est d’ailleurs SLSA Level 3, ce qui veut dire que le processus de build est sécurisé et vérifiable et le code est scanné par CodeQL et le package final est envoyé sur VirusTotal automatiquement.

Pour l’installer, vous avez plusieurs options. Le plus simple c’est le Microsoft Store, mais vous pouvez aussi passer par Winget :

winget install --id 9p7ggfl7dx57 --exact --source msstore

Pour AppControl Manager, c’est :

winget install --id 9PNG1JDDTGP8 --exact --source msstore

L’app nécessite Windows 11 avec les fonctions de sécurité basées sur la virtualisation (VBS) activées donc TPM 2.0, Secure Boot, et une édition Pro ou supérieure. Donc si vous êtes encore sur Windows 10, c’est mort de chez mort.

Le dev recommande d’utiliser Harden System Security en premier pour blinder le système, puis de déployer ensuite AppControl Manager pour le contrôle des applications. Et y’a une doc complète sur le wiki GitHub si vous voulez creuser les détails.

Bref, si vous cherchez à blinder Windows sans installer des logiciels tiers, c’est open source et gratuit et ça utilise juste ce que Microsoft a mis dans Windows depuis toutes ces années, mais de manière simple et accessible.

KB5072033 / KB5071417 de Windows 11 : que contient la mise à jour de décembre 2025

10 décembre 2025 à 08:03

Le 9 décembre 2025, Microsoft a déployé les mises à jour cumulatives KB5072033 et KB5071417, qui concernent respectivement les versions 24H2 / 25H2 et 23H2 de Windows 11. Ces patchs font partie du cycle classique de sécurité mensuel (Patch Tuesday) mais intègrent également les améliorations issues de la précédente mise à jour optionnelle.

Sécurité : corrections majeures

  • Cette mise à jour corrige 57 vulnérabilités, dont 3 zero-day exploités — un correctif jugé prioritaire pour de nombreuses installations.
  • Parmi les failles corrigées : des vulnérabilités critiques permettant l’exécution de code à distance, l’élévation de privilèges ou la divulgation d’informations.
  • Pour les utilisateurs de la version 23H2 (KB5071417), la mise à jour fait surtout office de correctif et n’apporte pas de nouveautés majeures.

Pilotes Intel Wi-Fi / Bluetooth : un support confirmé avec Windows 11 25H2

En parallèle du déploiement de la mise à jour 25H2, Intel a publié ses nouveaux pilotes Wi-Fi et Bluetooth (version 23.170.0), désormais validés pour Windows 11 25H2, ce qui corrige des incompatibilités signalées après l’installation de la mise à jour.
Concrètement, cela signifie que les adaptateurs sans fil Intel — y compris ceux compatibles Wi-Fi 6E et Wi-Fi 7 — devraient fonctionner correctement, avec une meilleure stabilité réseau et Bluetooth.
Pour les utilisateurs concernés, c’est un soulagement : après de longs mois de mises à jour Windows qui causaient des pertes de connexion ou des dysfonctionnements réseau, ils peuvent enfin profiter d’un support officiel complet. Cela renforce l’intérêt d’installer la mise à jour 25H2 — à condition de mettre à jour les pilotes Intel via l’outil officiel ou le gestionnaire de périphériques.

Un correctif inattendu pour les joueurs AMD

Depuis la sortie de certaines versions d’AMD Radeon et des pilotes Adrenalin 25.11.1, plusieurs propriétaires de cartes AMD — notamment les Radeon RX 9070 XT, RX 9000 et certaines RX 7000 — ont rapporté des plantages fréquents en jeu, caractérisés par des messages d’erreur tels que “GPU hung”, “driver removed” ou “not accepting more commands” pendant l’exécution de titres gourmands en DirectX 12 comme Battlefield 6, Call of Duty: Black Ops 7 ou ARC Raiders. Windows Latest+1

Ces problèmes, bien que fréquents dans les discussions de communautés en ligne, n’avaient pas été attribués directement à Windows par AMD ou Microsoft dans leurs notes officielles de pilotes ou de correctifs. Cependant, après l’installation de KB5070311, de nombreux utilisateurs rapportent que ces plantages se produisent beaucoup moins souvent, voire disparaissent totalement. Windows Latest

L’explication n’est pas explicitement détaillée par Microsoft, mais la documentation de KB5070311 mentionne un correctif pour le message “Unsupported graphics card detected” qui s’affichait à tort dans certains jeux, ce qui suggère que la mise à jour touche bien à la détection et à la gestion des GPU dans le système d’exploitation.

Nouveautés & améliorations ergonomiques

Pour les versions 24H2 / 25H2 (via KB5072033), c’est un lot notable d’améliorations qui s’installe :

  • Mode sombre étendu dans l’Explorateur de fichiers : les boîtes de dialogue (copie, suppression, confirmations…) adoptent enfin le thème sombre, améliorant le confort visuel pour les utilisateurs sensibles à la luminosité.
  • Refonte de l’interface de recherche : le panneau de recherche et le menu Démarrer sont maintenant alignés verticalement, corrigeant des incohérences visuelles précédentes.
  • Nouvelles options dans les Paramètres : plusieurs rubriques (clavier, périphériques mobiles, paramètres avancés) sont désormais mieux organisées, et l’onglet « À propos de votre appareil » a été remanié.
  • Drag Tray désactivable : l’option de “glisser-déposer” au sommet de l’écran (Drag Tray) peut désormais être désactivée, pour éviter certaines interactions gênantes
  • Amélioration de la récupération machine (Quick Machine Recovery) : en cas d’échec système, le processus de restauration est plus rapide et plus efficace, réduisant les cycles d’analyse.
  • Divers ajustements UI / performance : Widgets, barre des tâches, menus contextuels, recherche Windows… plusieurs éléments bénéficient de petites optimisations pour un usage plus fluide.

Comment installer cette mise à jour — et ce à quoi s’attendre

  • Pour installer la mise à jour, il suffit d’aller dans Paramètres > Windows Update > Vérifier les mises à jour.
  • Le nouveau numéro de build sera 26200.7462 pour 25H2 ou 26100.7462 pour 24H2.
  • Pour les utilisateurs de 23H2, la mise à jour est KB5071417, avec build 22631.6345.
  • Attention : certaines nouveautés sont déployées progressivement via un système de “feature rollout” — il est possible que vous ne les voyiez pas immédiatement après l’installation.

Qui devrait installer — et qui pourrait attendre

  • Tous les utilisateurs : pour bénéficier des corrections de sécurité critiques.
  • Ceux qui utilisent l’Explorateur, la recherche, ou les Widgets : améliorations visuelles et d’interface intéressantes.
  • Pour un usage pro ou sur PC sensibles : attendre quelques jours peut être prudent, le temps de vérifier que l’installation ne pose pas de nouveau bug.
  • Sur PC anciens ou configurés “à la limite” : bien vérifier la compatibilité, surtout si vous dépendez de pilotes tiers.

En conclusion

La mise à jour de décembre 2025 pour Windows 11 est un bon cru : des correctifs de sécurité essentiels, mais aussi des améliorations concrètes d’ergonomie et d’interface — un bon équilibre entre maintenance et évolution. Si certaines nouveautés ne sont pas immédiatement visibles, elles enrichissent l’expérience à terme.

Pour la plupart des utilisateurs, installer KB5072033 / KB5071417 est non seulement recommandé… mais presque indispensable. Un bon moyen de terminer l’année Windows 11 sur une note robuste et mieux sécurisée.

L’article KB5072033 / KB5071417 de Windows 11 : que contient la mise à jour de décembre 2025 est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 : attention aux “flashbangs” — le dernier bug d’interface inquiète

3 décembre 2025 à 08:47

Depuis quelques jours, de nombreux utilisateurs de Windows 11 rapportent des clignotements brutaux d’écran blanc lorsqu’ils utilisent le mode sombre dans l’explorateur de fichiers, juste après l’installation d’une récente mise à jour. Plusieurs actions déclenchent le phénomène : ouverture d’un dossier, création d’un nouvel onglet, basculement du panneau de détails, ou activation/désactivation du panneau.

Le bug, surnommé “flashbang” par la communauté, apparaît comme un simple désagrément visuel pour certains — mais pour d’autres, il représente un vrai risque d’accessibilité, notamment pour les personnes sensibles aux flashs lumineux ou sujettes à des troubles photosensibles.

Que sait-on sur l’origine du bug ?

Le problème semble lié à la récente extension du mode sombre aux boîtes de dialogue et autres surfaces traditionally claires dans l’explorateur — un changement esthétique qui introduit un défaut lors du rendu visuel : l’interface affiche brièvement un fond blanc par défaut avant d’appliquer la palette sombre, entraînant ce clignotement

Ce bug survient dans des scénarios très courants (navigation dans l’explorateur, ouverture/fermeture de fenêtres, changements d’onglets…), ce qui le rend particulièrement visible et gênant dans l’usage quotidien.

Microsoft réagit… mais doucement

Selon les informations disponibles, Microsoft a reconnu le problème comme un “problème connu” suite aux retours des utilisateurs. Un correctif serait en cours de développement, mais à ce jour aucune date précise n’a été annoncée.

En attendant, des utilisateurs avancés ou participatifs dans la communauté ont partagé des solutions temporaires, comme l’utilisation d’un outil open-source externe (mod via Windhawk) qui modifie le comportement graphique de l’Explorateur pour forcer l’application immédiate du thème sombre, supprimant ainsi le flash. Toutefois, ces contournements ne sont pas officiels, et peuvent poser des problèmes de stabilité ou de sécurité — à manipuler avec prudence.

Pourquoi ce bug pose un vrai problème — au-delà de l’esthétique

  • Accessibilité : pour des personnes sensibles à la lumière, ce flash peut provoquer migraines, vertiges, voire des réactions sévères.
  • Confiance dans l’OS : ce type de régression visuelle, sur un élément aussi central que l’explorateur, rappelle que les mises à jour peuvent introduire des défauts, même dans des parties « basiques » de l’interface.
  • Fragilité de la migration thème sombre : le bug montre que la rétro-compatibilité avec les composants hérités de Windows reste fragile, surtout quand l’éditeur tente de moderniser l’interface.

À un moment où la stabilité de Windows 11 est déjà remise en cause par divers utilisateurs, ce bug pourrait conforter les sceptiques, ou inciter certains à retarder l’installation de mises à jour optionnelles.

Que faire si vous êtes concerné ? (recommandations temporaires)

  • Passer temporairement en thème clair — l’effet du flash disparaît.
  • Bloquer l’installation de la mise à jour fautive (si possible) sur les machines sensibles.
  • Attendre le correctif officiel recommandé plutôt que d’utiliser un mod de contournement, sauf si vous êtes à l’aise avec les risques.
  • Tester l’Explorateur après mise à jour : ouvrez plusieurs onglets, changez de dossier, activez/désactivez le volet de détails — pour vérifier si le bug se manifeste chez vous.

En conclusion

Le bug “flashbang” de Windows 11 est un exemple frappant des risques non négligeables liés aux mises à jour, même mineures. Ce défaut visuel, qui apparaît dans l’Explorateur en mode sombre, n’est pas qu’une question d’esthétique — il peut avoir des implications sérieuses en termes d’accessibilité et de confort utilisateur.

Microsoft a reconnu l’anomalie, mais en attendant un correctif, il faut rester vigilant. Pour les utilisateurs sensibles ou soucieux de stabilité, la prudence reste de mise : tester, surveiller, et ne pas hésiter à revenir temporairement à un thème clair.

👉 Les problèmes de mises à jour continuent et sont relatés dans cet article : Windows Update : 10 ans de bugs et de promesses non tenues — état des lieux de Windows 10 à Windows 11

Source(s) : neowin.net

L’article Windows 11 : attention aux “flashbangs” — le dernier bug d’interface inquiète est apparu en premier sur malekal.com.

Windows 11 : la mise à jour KB5070311 (décembre 2025) débarque — ce qu’il faut savoir

2 décembre 2025 à 06:50

Le 1ᵉʳ décembre 2025, Microsoft a publié la mise à jour KB5070311 pour Windows 11 version 25H2 et 24H2, correspondant aux builds 26200.7309 et 26100.7309. Cette mise à jour, proposée d’abord en canal Release Preview puis progressivement au grand public, apporte un lot important de nouveautés fonctionnelles — et corrige plusieurs aspects jugés vieillissants ou inachevés de l’OS.

Attention : toutes les fonctionnalités ne sont pas disponibles immédiatement pour tous les utilisateurs — Microsoft déploie certaines nouveautés de façon progressive.

Nouveautés majeures de KB5070311

Mode sombre étendu dans l’Explorateur de fichiers

Les boîtes de dialogue (suppression, déplacement, confirmation, etc.) adoptent enfin le mode sombre — une amélioration notable pour l’uniformité visuelle de l’interface.

Drag Tray et partage de fichiers amélioré

La mise à jour améliore le “Drag Tray” : on peut désormais glisser plusieurs fichiers à la fois, ou partager des fichiers via un menu de partage plus complet (applications suggérées, dossiers de destination, etc.).

Prise en charge des capteurs d’empreintes externes pour Windows Hello

Pour les PC — y compris ceux sans capteur intégré — l’authentification via capteur d’empreinte externe devient possible, renforçant la sécurité et la flexibilité.

Améliorations dans les Paramètres

L’application Paramètres s’enrichit : certaines anciennes options du Panneau de configuration sont déplacées, la gestion des appareils mobiles est facilitée, et une carte “Appareil” informe directement sur le matériel du PC.

Mise à jour de la récupération système (Quick Machine Recovery)

La restauration du système s’améliore : une nouvelle option de “récupération rapide” permet de restaurer un PC après un échec de démarrage ou une mise à jour problématique, plus efficacement qu’auparavant.

Widgets & expérience utilisateur affinée

Les widgets, l’écran de verrouillage, et plusieurs éléments d’interface recoivent des ajustements visuels et fonctionnels, pour un usage plus fluide et moderne.

À noter : déploiement progressif et statut facultatif

KB5070311 est classée comme mise à jour facultative (optional / non-sécurité). Elle ne s’installe pas automatiquement sur tous les PC : l’utilisateur doit activer manuellement l’installation via Windows Update, ou attendre une promotion éventuelle en mise à jour obligatoire.

Certaines fonctionnalités peuvent ne pas être disponibles immédiatement : Microsoft déploie les nouveautés progressivement pour éviter les effets de masse et gérer les retours utilisateur avant un déploiement global.

Ce que cette mise à jour signifie pour l’écosystème Windows 11

  • Amélioration de l’expérience utilisateur : l’interface gagne en confort (mode sombre cohérent, partage simplifié, paramètres repensés).
  • Sécurité et accessibilité renforcées : avec le support de capteurs externes pour Windows Hello, plus de PCs peuvent bénéficier d’une authentification forte.
  • Stabilité et résilience accrues : la récupération système améliorée rassure pour les mises à jour, et atténue le risque de verrouillage après des mauvais updates.
  • PC “classiques” mieux supportés : les petits ajustements d’interface et de performance rendent l’OS plus fluide, même sur des machines modestes.

C’est une mise à jour importante dans la continuité de la maturation de Windows 11 — moins spectaculaire qu’une nouvelle version majeure, mais concrètement utile au quotidien.

Points à surveiller / limites de KB5070311

  • Certaines fonctionnalités sont optionnelles ou progressives : il faudra peut-être attendre pour les voir.
  • Comme toute mise à jour facultative, des bugs ou incompatibilités peuvent survenir : prudence recommandée, surtout en entreprise.
  • Pour les utilisateurs d’anciennes versions, la mise à jour ne corrige pas tous les problèmes historiques de Windows Update (pilotes, compatibilité, etc.).

Conclusion

KB5070311 marque une étape importante dans l’évolution de Windows 11 : l’OS s’assagit, se polish — il redevient un système pensé pour l’usage quotidien, pas seulement pour les PC les plus récents ou haut de gamme.
Entre modes sombres généralisés, meilleur partage de fichiers, sécurité élargie et confort amélioré, cette mise à jour facultative offre une vraie valeur ajoutée pour tous ceux qui l’adoptent. Elle illustre bien que Microsoft travaille à transformer Windows 11 d’un OS “nouveau et ambitieux” en un système stable, mature et utilisable à large échelle.

Reste à voir si l’éditeur poursuivra cette voie dans les prochaines mises à jour — et surtout s’il saura maintenir la qualité malgré la fragmentation du parc PC actuel.

Source(s) : Neowin.net

L’article Windows 11 : la mise à jour KB5070311 (décembre 2025) débarque — ce qu’il faut savoir est apparu en premier sur malekal.com.

Retro-eXo - Plus de 10 000 jeux DOS et Windows prets à jouer !

Par :Korben
1 décembre 2025 à 09:15

Si vous êtes du genre à avoir une petite larme à l’œil (snif) quand vous repensez aux jeux DOS, Windows 3.1 ou Windows 95 de votre jeunesse, l’ami Lorenper a trouvé un projet de préservation vidéoludique absolument incroyable.

Retro-eXo c’est LE projet d’une seule personne qui a constitué des collections massives de jeux rétro, tous préconfigurés et prêts à être jouer, couvrant pratiquement toutes les plateformes PC des années 80-90-2000.

Le projet a commencé en 2007 et la philosophie est simple : “Preservation through Playability” in english, donc autrement dit, ça sert à rien d’archiver des jeux si personne ne peut y jouer. Du coup, chaque collection est livrée avec les émulateurs préconfigurés, les métadonnées, les pochettes, les manuels et tout ce qu’il faut pour lancer n’importe quel titre en un clic.

Voici donc ce que propose le site :

eXoDOS v6 : La grosse collection DOS avec 7 666 jeux , tous les classiques de l’époque PC Booter et MS-DOS. Le torrent complet fait 638 Go, mais y’a aussi une version Lite de 5 Go qui télécharge les jeux à la demande. Et en bonus, un pack média de 220 Go avec des magazines, des bandes son et des guides de stratégie d’époque.

eXoWin3x v2 : 1 138 jeux Windows 3.x de l’époque où Windows était juste une interface graphique par dessus DOS. Ça tourne via DOSBox avec des VHD préconfigurés. La v3 est prévue pour 2025.

eXoWin9x Vol.1 : 662 jeux Windows 95/98 de la période 1994-1996 (j’en ai parlé dans un autre article). Le système de VHD différentiels permet de faire tenir tout ça dans 262 Go au lieu de plusieurs téraoctets. Les volumes suivants arrivent bientôt avec les années 1997-2000.

eXoScummVM : 671 jeux point-and-click compatibles ScummVM, avec plusieurs variations par plateforme. Le torrent fait 253 Go et inclut tous les classiques LucasArts, Sierra et compagnie.

eXoDREAMM v3 : 46 jeux utilisant le moteur DREAMM , un émulateur spécialisé pour les jeux LucasArts.

Retro Learning Pack : 667 titres éducatifs compilés depuis eXoDOS et eXoWin3x, pour ceux qui veulent faire découvrir Math Blaster ou Reader Rabbit à leurs gamins.

Chaque collection utilise LaunchBox comme frontend, avec des vidéos de preview de 30 secondes pour chaque jeu, des options de configuration unifiées (fullscreen, ratio d’aspect, shaders CRT…), et même du support multijoueur automatisé via IPX pour les jeux en réseau. Le tout est portable et ne modifie rien sur votre système hôte.

Si vous creusez un peu sur le site, vous découvrirez aussi des packs contenant toutes les créations de la démoscene de 1987 à 1998, des jeux et des logiciels pour la série des Apple II (+ GS), un pack spécialisé dans tout ce qui est titres de fictions interactives de 1974 jusqu’au milieu des années 80. C’est incroyable !

Le travail de préservation est impressionnant et l’équipe cherche encore les versions originales sur média physique plutôt que des rips de scene, et documente tout sur un wiki dédié . Y’a aussi un Discord actif et un GitHub pour signaler les bugs ou soumettre des jeux manquants.

Si vous voulez faire tourner tout ce petit monde sous Linux, sachez qu’il y a aussi un pack de patchs, afin de faire tourner les différents projets EXO sur votre OS préféré .

Voilà, si vous voulez vous monter une bibliothèque rétro complète sans passer des semaines à configurer des émulateurs, foncez sur Retro-eXo . C’est gratuit, c’est téléchargeable en torrent, et c’est probablement le projet de préservation PC gaming le plus ambitieux qui existe !

Windows 11 : un mois après la fin de Windows 10, l’adoption reste poussive

30 novembre 2025 à 13:57

Un mois après la fin officielle du support de Windows 10, l’adoption de Windows 11 progresse… mais beaucoup plus lentement que prévu. Malgré l’arrêt des mises à jour de sécurité et les incitations répétées de Microsoft, une partie importante du parc mondial n’a pas encore basculé vers le nouvel OS.

Entre exigences matérielles strictes, méfiance face aux bugs récurrents de Windows Update et essor des alternatives comme Linux, l’évolution du marché est plus complexe qu’un simple remplacement de version. Les données publiées ces dernières semaines — par des constructeurs comme Dell, des analystes et des baromètres de parts de marché — dressent un tableau nuancé : Windows 11 avance, mais le monde Windows est désormais fragmenté.

Windows 11 devient majoritaire… mais timidement

Les dernières mesures montrent que Windows 11 a fini par dépasser Windows 10 en parts de marché globales. La transition a bien lieu, mais elle ne ressemble pas au bond spectaculaire observé lors du passage à Windows 10 en 2015.
L’OS gagne quelques points grâce à la fin du support de Windows 10, mais sans provoquer le basculement massif que Microsoft espérait. Beaucoup d’utilisateurs particuliers continuent d’utiliser Windows 10 « tant que tout fonctionne », tandis que plusieurs organisations professionnelles planifient encore leurs migrations à long terme, en privilégiant des déploiements prudents.

Pour mieux comprendre la transition entre Windows 10 et Windows 11, il faut observer l’évolution des parts de marché sur les deux dernières années. Contrairement à ce que laissait penser la communication de Microsoft, le basculement ne s’est pas fait en 2023 ou 2024, mais seulement en 2025, et encore, de manière progressive. Selon les données StatCounter, la courbe Windows 11 dépasse celle de Windows 10 au début de l’année 2025 aux États-Unis, puis durant l’été 2025 en Europe, marquant un point d’inflexion plus tardif qu’attendu. Ce croisement tardif montre qu’il aura fallu près de quatre ans à Windows 11 pour devenir majoritaire dans plusieurs régions, malgré la fin annoncée du support de Windows 10.

Historiquement, c’est un rythme plutôt lent. Windows 7 avait pris l’avantage beaucoup plus rapidement après la sortie de Vista. Windows 10, lui, avait connu une adoption nettement plus rapide, grâce à son déploiement gratuit et à l’absence d’exigences matérielles strictes. À l’inverse, Windows 11 impose des conditions techniques (TPM 2.0, CPU récents, Secure Boot) qui ralentissent mécaniquement sa progression et laissent un nombre important de PC incapables d’effectuer la mise à niveau.

Adoption différente selon les régions du monde

L’analyse par région révèle une transition très hétérogène — et parfois contre-intuitive.

États-Unis : Windows 11 dépasse Windows 10 tôt en 2025

Le marché américain est le premier à basculer : Windows 11 y dépasse Windows 10 dès janvier–février 2025.
Plusieurs facteurs expliquent cette avance :

  • renouvellement matériel plus rapide,
  • forte présence des OEM qui préinstallent Windows 11,
  • parc professionnel plus homogène.
Les parts de marchés de Windows 11 et Windows 10 de Janvier 1011 à Octobre 2025 en Amérique du Nord

Europe : bascule plus lente, durant l’été 2025

En Europe, la transition est plus progressive : Windows 11 ne dépasse Windows 10 très tardivement, durant l’été 2025, soit donc un retard notable par rapport aux États-Unis.
Les raisons sont multiples :

  • parc matériel plus ancien,
  • entreprises plus prudentes,
  • adoption plus lente des nouveaux PC.
Les parts de marchés de Windows 11 et Windows 10 de Janvier 1011 à Octobre 2025 en Europe

Asie : adoption chaotique, et Windows 10 repasse même devant

La situation est encore plus intéressante en Asie.
Si Windows 11 dépasse brièvement Windows 10 vers mai 2025, la tendance s’inverse ensuite :
➡ Windows 10 repasse devant en août 2025 et semble y rester pour le moment.

Cela peut s’expliquer par :

  • un parc matériel très hétérogène,
  • des PC incompatibles encore nombreux,
  • un renouvellement beaucoup plus lent dans de nombreux pays asiatiques,
  • une adoption prudente dans les usages professionnels et publics.
Les parts de marchés de Windows 11 et Windows 10 de Janvier 1011 à Octobre 2025 en Asie.

Une adoption mondiale loin d’être uniforme

Cette géographie contrastée montre que Windows 11 ne suit pas une trajectoire universelle.
Aux États-Unis, il progresse comme prévu.
En Europe, il avance, mais à un rythme plus raisonnable.
En Asie, l’adoption est instable, et Windows 10 conserve une place dominante.

Autrement dit : le croisement des courbes est mondialement visible… mais les dates, la vitesse et même la direction diffèrent selon les régions.
Un point essentiel que Microsoft ne met pas en avant dans sa communication.

Cette inertie matérielle explique une grande partie du retard pris par Windows 11, mais un autre facteur pèse tout autant : l’adoption n’évolue pas au même rythme partout dans le monde. Les données de StatCounter montrent des comportements très contrastés selon les régions, avec des basculements plus ou moins tardifs, voire des retournements de tendance. Autrement dit, même lorsque le matériel le permet, la migration vers Windows 11 ne suit pas une dynamique uniforme : elle dépend des marchés, des usages locaux et du rythme de renouvellement des PC.

Des centaines de millions de PC restent en attente — ou bloqués ?

L’un des principaux freins à l’adoption de Windows 11 reste le parc matériel existant. Une large partie des PC encore parfaitement fonctionnels ne répond pas aux exigences imposées par Microsoft — processeur récent, TPM 2.0, Secure Boot — ce qui bloque mécaniquement leur migration. Selon les constructeurs, des centaines de millions de machines se trouvent dans ce cas, sans possibilité officielle d’accéder au nouvel OS, même si elles restent pleinement utilisables au quotidien.

À cela s’ajoute un autre phénomène : de nombreux PC compatibles avec Windows 11 n’ont toujours pas migré. Certains utilisateurs attendent le renouvellement naturel de leur matériel, d’autres préfèrent rester sous Windows 10 tant que tout fonctionne, et beaucoup d’entreprises décalent la transition pour des raisons de stabilité, de coûts, ou de compatibilité applicative.

Il n’existe aujourd’hui aucune étude publique capable de chiffrer précisément la proportion de PC incompatibles, ni celle des machines compatibles mais non migrées. Mais, l’ensemble de ces facteurs explique largement pourquoi, malgré la fin du support de Windows 10, l’adoption de Windows 11 avance plus lentement que prévu. La transition dépend moins de la volonté des utilisateurs que d’une réalité matérielle complexe, qui ne peut pas être résolue par une simple mise à jour logicielle.

Un contexte d’adoption compliqué par les bugs et les régressions

La transition vers Windows 11 est également perturbée par une série d’incidents récents dans les mises à jour : régressions réseau (SMB), baisse de performances GPU, problèmes de démarrage, échecs d’installation, bugs dans l’interface…
Ces épisodes, qui ont touché Windows 11 ces derniers mois, renforcent l’idée qu’un passage immédiat au nouvel OS peut entraîner des risques. De nombreuses entreprises préfèrent ainsi attendre plusieurs mois de stabilité constatée avant une migration massive.

👉 Voir également : Windows Update : 10 ans de bugs et de promesses non tenues — état des lieux de Windows 10 à Windows 11

Evolutions approximative des bugs majeurs Windows Update (2015-2025)

Comment Microsoft réagit à cette adoption lente ?

Face à une transition plus timide que prévu, Microsoft adopte une communication mesurée. L’entreprise met en avant les atouts de Windows 11 — sécurité renforcée, intégration de l’IA avec Copilot, performances améliorées — tout en évitant de commenter directement le rythme réel de migration. La firme insiste sur les bénéfices de son nouvel écosystème et multiplie les campagnes promotionnelles auprès des constructeurs, mais reste discrète sur la question des PC incompatibles, un sujet sensible qu’elle préfère présenter comme un gage de sécurité plutôt qu’une barrière technique.

Pour les entreprises, Microsoft mise sur un discours de continuité, en valorisant les outils de gestion modernes, Windows 365 et les environnements hybrides. En pratique, la stratégie consiste moins à accélérer la migration qu’à normaliser progressivement Windows 11, en espérant que le renouvellement naturel du parc matériel fasse le reste.

Linux ne profite pas réellement de la fin de Windows 10 – macOS progresse surtout aux États-Unis

Avant de conclure sur l’adoption de Windows 11, il est essentiel de se pencher sur les PC laissés pour compte — ceux qui ne répondent pas aux exigences de Microsoft et que Windows 11, par construction, exclut. Une partie d’entre eux a naturellement rejoint une alternative longtemps minoritaire : Linux. Plutôt qu’un exode massif, il s’agit d’une migration ciblée — des machines anciennes ou modestes, mais utilisables, que leurs propriétaires préfèrent maintenir en vie. Pour mieux comprendre ce phénomène, voyez notre enquête : PC exclus Windows 11 : se tournent massivement vers Linux.

Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la fin du support de Windows 10 n’a pas entraîné une hausse notable de l’adoption de Linux sur PC. Les données globales montrent que la part de marché du système reste stable, oscillant entre 3 % et 5 %, sans progression structurelle depuis deux ans. Quelques pics ponctuels apparaissent dans certaines régions ou à certains moments — notamment un passage temporaire au-dessus de 5 % aux États-Unis — mais ces hausses s’accompagnent ensuite d’un retour rapide à la moyenne. À l’échelle mondiale, Linux reste une niche, utilisée principalement par des passionnés, des utilisateurs techniques ou des propriétaires de machines incompatibles avec Windows 11, mais cela ne constitue pas un mouvement de masse.

L’évolution la plus notable n’est donc pas du côté de Linux, mais de macOS. Les données issues des marchés nord-américains montrent une progression visible d’Apple sur le segment desktop, en particulier aux États-Unis où macOS gagne plusieurs points, profitant à la fois du succès des MacBook Apple Silicon et d’un renouvellement matériel plus rapide. Cette hausse reste toutefois géographiquement concentrée : en Europe, par exemple, Windows demeure stable autour de 70 %, sans recul important, et Linux n’y enregistre pas de hausse significative.

Au final, la fin du support de Windows 10 n’a pas provoqué de migration massive vers d’autres systèmes. Windows 11 progresse doucement, macOS gagne en popularité dans certains pays, et Linux attire surtout des utilisateurs spécifiques — mais ne bénéficie pas d’un report massif des utilisateurs Windows. Le marché ne bascule pas : il se rééquilibre légèrement, selon des dynamiques très locales et loin d’un changement global.

Part de marchés des OS d'Oct. 2024 à Oct. 2025 (Windows, OSX, Linux, Android, iOS)

Analyse régionale : macOS progresse surtout aux États-Unis

L’évolution la plus frappante ne concerne finalement pas Linux, mais macOS. Les données régionales révèlent une dynamique inattendue : les marchés nord-américains, qui sont les premiers à adopter Windows 11, sont aussi ceux où l’on observe la plus forte progression d’Apple sur le segment desktop. Aux États-Unis, macOS gagne plusieurs points, porté par le succès des MacBook Apple Silicon, un cycle de renouvellement matériel plus rapide et une forte présence du parc éducatif et professionnel équipé en Mac.

Cette tendance reste toutefois géographiquement limitée. En Europe, les parts de marché restent beaucoup plus stables : Windows y demeure autour de 70 %, sans recul significatif, et ni macOS ni Linux n’y enregistrent de hausse notable. Le rythme de renouvellement matériel est plus lent, les usages professionnels plus conservateurs, et la pression à migrer vers macOS nettement moins forte.

L’Asie, quant à elle, présente un profil hybride :
– Windows 11 dépasse Windows 10 au printemps 2025,
– mais Windows 10 repasse devant dès l’été,
– tandis que macOS enregistre, là aussi, une légère progression.

Ce décalage régional montre que l’adoption des OS ne suit pas un mouvement global uniforme. Les États-Unis migrent rapidement vers Windows 11, mais aussi vers macOS, ce qui crée une concurrence plus vive pour Microsoft.
À l’inverse, l’Europe se distingue par sa stabilité, tant dans ses usages que dans son parc matériel.
Et l’Asie révèle des oscillations fortes, illustrant un marché hétérogène où Windows 10 reste largement dominant.

En résumé, la transition post-Windows 10 crée un paysage fragmenté à l’échelle mondiale :

  • les USA modernisent leur parc et voient Apple progresser,
  • l’Europe reste fidèle à Windows,
  • l’Asie alterne entre Windows 10 et Windows 11,
  • et Linux, malgré son rôle de refuge pour certains PC incompatibles, ne perce pas davantage.

Conclusion

Après analyse des données récentes et des différences régionales, une tendance claire se dessine.

Un mois après la fin officielle du support de Windows 10, l’adoption de Windows 11 progresse… mais beaucoup plus lentement que prévu. Malgré l’arrêt des mises à jour de sécurité et les incitations répétées de Microsoft, une partie massive du parc mondial n’a pas encore migré vers le nouvel OS.

Entre exigences matérielles strictes, méfiance alimentée par des bugs récents de Windows Update, et réticence d’utilisateurs qui jugent leurs machines actuelles encore parfaitement suffisantes, la transition est plus complexe qu’un simple changement de version. Contrairement aux attentes, la fin de Windows 10 n’a pas provoqué de basculement massif : le marché évolue, mais par petites touches, au rythme du renouvellement matériel.

Quant à Linux, il n’enregistre pas de percée spectaculaire : sa part de marché reste globalement stable, même si certaines distributions attirent ponctuellement les propriétaires de PC incompatibles. Le véritable bouleversement ne vient donc pas d’un exode vers d’autres systèmes, mais d’un écosystème Windows fragmenté, où coexistent Windows 11, un parc important de machines toujours sous Windows 10, et une minorité d’utilisateurs qui explorent des alternatives.

À noter : les graphiques StatCounter reflètent une tendance d’usage basée sur les visites web et non une mesure exhaustive du parc installé.
Mais plusieurs analystes soulignent que le rythme de transition vers Windows 11 dépend davantage du renouvellement matériel mondial que des stratégies de Microsoft.
Source(s) : Adoption Windows 11 / Windows 10 (parts de marché, évolutions) :

PC incompatibles / migration retardée :

Comparaison historique / adoption lente :

Linux et migrations liées à Windows 11

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