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Mistral OCR 3 - L'OCR français qui lit même l'écriture de votre médecin

Vous avez des tonnes de vieux documents papier qui traînent dans des cartons, des factures scannées à l'arrache, des formulaires remplis à la main, des tableaux Excel imprimés puis re-scannés par quelqu'un qui n'a visiblement jamais entendu parler du concept de "bien faire son boulot" ?

Considérez que ce problème est réglé puisque Mistral AI vient de sortir OCR 3, un modèle de reconnaissance de documents qui promet de transformer tout ça en données exploitables, et pour pas cher en plus.

Le modèle est capable de déchiffrer du cursif dégueulasse, des annotations griffonnées dans les marges, voire du texte manuscrit par-dessus des formulaires imprimés. Mistral montre même une démo avec une lettre au Père Noël écrite par un gamin et l'OCR arrive à en extraire le contenu structuré. Bon, c'est cool pour les lettres au Père Noël, mais surtout ça veut dire qu'il peut gérer vos ordonnances médicales ou les notes de réunion de votre collègue qui écrit comme un cochon.

Niveau performances, Mistral annonce un taux de victoire de 74% sur leur précédent modèle OCR 2 et sur les solutions concurrentes. Et comme c'est testé sur des cas réels d'entreprises avec des mesures de précision en fuzzy-match, on n'est pas dans du benchmarks théoriques bidon. Le modèle gère les scans pourris avec compression JPEG, les documents de travers, les faibles résolutions, le bruit de fond... Bref, tout ce qui fait que l'OCR traditionnel vous sort de la bouillie.

Et ce qui est vraiment intéressant, c'est surtout la reconstruction structurelle car contrairement aux OCR classiques qui vous crachent un bloc de texte en vrac, Mistral OCR 3 reconstruit la structure du document. Les tableaux complexes avec cellules fusionnées et hiérarchies de colonnes ressortent en HTML propre avec les colspan et rowspan préservés. Vous obtenez du markdown enrichi en sortie, directement exploitable par vos systèmes sans avoir à nettoyer le bordel derrière.

Côté tarifs, c'est 2 dollars pour 1000 pages et si vous passez par l'API Batch, c'est moitié moins cher à 1 dollar les 1000 pages. Pour un modèle qui se dit plus petit que la plupart des solutions concurrentes tout en étant plus précis, c'est plutôt compétitif. Le modèle peut traiter jusqu'à 2000 pages par minute sur un seul nœud, donc même si vous avez des millions de documents à numériser, ça devrait pas prendre des plombes.

Pour l'utiliser, vous avez deux options. Soit vous passez par l'API (mistral-ocr-2512), soit vous allez sur le Document AI Playground dans Mistral AI Studio où vous pouvez glisser-déposer vos PDF et images pour tester. C'est pratique pour voir ce que ça donne avant de l'intégrer dans vos workflows.

Bref, on est en train tout doucement de passer d'OCR qui "lisent du texte" à des modèles qui comprennent la structure des documents. Et ça, ça veut dire que vos archives papier vous pouvoir enfin devenir des données JSON exploitables par vos agents IA, vos systèmes de recherche ou vos bases de connaissances.

Voilà, si vous avez des projets de numérisation d'archives ou d'automatisation de traitement de documents, ça vaut le coup d'aller tester leur playground.

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Readur - La gestion documentaire avec OCR qui va enfin mettre de l'ordre dans votre bazar

Vous croulez sous les documents PDF, les images scannées et les paperasses diverses et variées qui traînent un peu partout sur votre serveur et sur votre disque dur ? Et bien y’a un projet open source qui pourrait bien vous simplifier la vie…

Ça s’appelle Readur , et c’est une plateforme de gestion documentaire plutôt moderne codé en Rust pour le backend et en TypeScript/React pour l’interface. Il combine une interface facile à prendre en main, je trouve, avec de l’OCR plutôt balèze qui va scanner tous vos documents pour en extraire le texte et le rendre cherchable.

Comme ça, vous balancez vos fichiers (PDF, images, fichiers texte, documents Office…) via un petit drag-and-drop des familles et Readur fait le reste !

Sous le capot, ça utilise Tesseract pour la reconnaissance de caractères, et gère même plusieurs langues simultanément avec détection automatique, donc pour ceux qui bossent avec des docs multilingues, c’est plutôt chouette…

Pour la recherche, ça repose sur une base PostgreSQL full-text avec plusieurs modes de recherche : simple, par phrase, fuzzy (recherche approximative), ou booléen, ce qui va vous permettre de retrouver n’importe quel bout de texte dans n’importe lequel de vos documents en quelques secondes.

Et si vous avez déjà vos fichiers stockés ailleurs, pas de stress puisque Readur peut se synchroniser avec WebDAV, des dossiers locaux ou du stockage S3. Il y a même un système de surveillance de dossiers qui détecte automatiquement les nouveaux fichiers et les intègre sans que vous ayez à lever le petit doigt. Pratique pour les feignasse comme moi.

Côté authentification, c’est du costaud avec JWT, bcrypt, et support OIDC/SSO pour ceux qui veulent l’intégrer dans leur infra existante et y’a aussi un système de rôles (Admin/User) et tout un tas d’étiquettes avec codes couleur pour organiser vos documents comme bon vous semble.

Pour l’installer, du Docker classique :

git clone https://github.com/readur/readur
cd readur
docker compose up --build -d

Et hop, l’interface est accessible sur localhost:8000. Pour le mot de passe, dans la doc, il est écrit que c’est admin / readur2024 mais c’est faux. Le mot de passe est généré en random au lancement du conteneur Docker. Faut juste regarder dans les logs de Docker et vous pourrez le changer après coup.

Niveau config minimale, comptez 2 cœurs CPU, 2 Go de RAM et 10 Go de stockage donc ça peut le faire sur un NAS ou un petit PC. Et pour de la prod sérieuse avec plein de documents, visez plutôt 4 cœurs ou plus , +4 Go de RAM et un bon SSD de minimum 50 Go.

Voilà, si vous cherchez une alternative auto-hébergeable à Paperless-ngx ou Papermerge avec une stack moderne en Rust, Readur mérite clairement le coup d’œil.

Merci à Letsar pour le partage !

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Koharu - Le traducteur de mangas IA qui fait tout le boulot à votre place

J’sais pas si vous lisez des mangas de temps en temps mais si vous êtes à jour, vous avez peut-être envie de lire la suite, mais malheureusement, souvent c’est pas encore traduit en français. Alors vous 3 solutions… soit vous patientez, soit vous apprenez le japonais… Soit, soit…

Soit vous installez Koharu, un logiciel de traduction de mangas propulsé par IA. C’est hyper bien foutu puisque ça détecte automatiquement les bulles de dialogue, ça lit le texte japonais via OCR, ça efface proprement le texte original avec de l’inpainting, ça traduit le tout avec un modèle de langage aux petits oignons et ça replaque le texte traduit dans la bubulle.

Tout ça en quelques clics, évidemment, sinon ce serait pas drôle !

Le projet est développé par mayocream et c’est du 100% Rust avec une interface Tauri. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tauri c’est un peu l’équivalent d’Electron mais en plus léger et plus performant. Le moteur d’inférence utilisé, c’est Candle de HuggingFace, ce qui permet de faire tourner des modèles IA localement sans avoir besoin d’envoyer vos data dans le cloud.

Côté modèles, Koharu embarque plusieurs outils spécialisés. Pour la vision par ordinateur, on a comic-text-detector pour repérer les bulles (avec le petit modèle custom de mayocream ), manga-ocr pour la reconnaissance de caractères et AnimeMangaInpainting pour effacer proprement le texte original. Pour la traduction, c’est vntl-llama3-8b-v2 ou Sakura-GalTransl-7B-v3.7 qui s’y collent et c’est sans galère puisque ces modèles se téléchargent automatiquement au premier lancement.

Et Koharu supporte évidemment l’accélération GPU donc si vous avez une carte NVIDIA, vous pouvez profiter de CUDA et pour les fans d’Apple Silicon avec un M1 à M5, Metal est également supporté. Bref, ça dépote et le logiciel gère aussi la mise en page verticale pour les langues CJK (Chinois, Japonais, Coréen), ce qui est plutôt indispensable quand on traduit des mangas.

Les sources sont dispo sur Github et y’a des binaires pour Windows et macOS directement sur la page des releases. Pour les autres plateformes, faudra compiler vous-même avec Rust et Bun.

Voilà, si vous rêvez de traduire ce manga obscur qui dort au fond d’un forum japonais, Koharu va vous plaire. Et un grand merci à Lorenper pour l’info !

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