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Service de Veille ZATAZ : détecter fuites de données, accès compromis et usurpations avant l’incident

Veille cyber proactive : détection de fuites de données, identifiants compromis, usurpations et signaux dark web. Un service accessible, personnalisé, utilisé par des acteurs exigeants....
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Tunnl.gg - Exposez votre localhost en une seule commande SSH

Vous développez un truc en local et vous avez besoin de le montrer à quelqu'un au travers d'Internet, genre pour tester un webhook, faire une démo rapide, ou juste impressionner votre collègue à distance ? Hé bien au lieu de vous farcir une config nginx + certificats SSL + ouverture de ports sur le routeur (Beurk !), y'a Tunnl.gg qui fait tout ça en une SEULE ligne de commande.

Vous tapez une commande SSH, et hop, vous avez une URL publique qui pointe vers votre serveur local. Pas de client à installer, pas de compte à créer, pas de token à configurer, juste SSH, que vous avez forcément déjà sur votre machine.

Donc pour exposer votre app qui tourne sur le port 8080, vous faites :

ssh -t -R 80:localhost:8080 proxy.tunnl.gg

Et c'est parti ! Le service vous file une URL avec un sous-domaine aléatoire, genre abc123.tunnl.gg, et tout ce qui arrive dessus est redirigé vers votre localhost:8080. Et magie magie, HTTPS est automatique, donc pas besoin de vous soucier des certificats.

Du coup, si vous connaissez déjà ce genre d'outils, vous pensez peut-être à Bore que j'ai présenté il y a pas longtemps, ou Portr qui fait sensiblement la même chose, ou encore Chisel pour les amateurs de tunnels TCP/UDP via HTTP. Tous ces outils font du tunneling, mais Tunnl.gg se distingue par son approche "zéro friction" sans binaire à télécharger, et sans compte à vous créer.

Pour le moment, le service est gratuit pour un usage personnel mais les développeurs prévoient des plans payants plus tard avec des features comme les domaines personnalisés, les sous-domaines persistants et des limites de débit plus élevées. On verra bien mais en attendant, pour tester un truc vite fait ou faire une démo, la version gratuite suffira largement.

Bon, y'a quand même quelques trucs à savoir. Primo, ça ne marche qu'avec du trafic HTTP/HTTPS pour l'instant. Deuxio, le TLS est côté serveur, donc techniquement ils peuvent voir votre trafic même s'ils disent ne pas l'inspecter. Donc pour des données vraiment sensibles, gardez ça en tête. Et tertio, comme tout service de ce type, y'a des limites de fair-use pour éviter les abus.

Bref, si vous cherchez un moyen rapide d'exposer un port local sans vous prendre la tête avec la config, Tunnl.gg fera le taf. Au pire vous aurez découvert une alternative de plus à ngrok , au mieux ça deviendra votre outil par défaut pour les démos express...

Merci à Lorenper pour le partage !

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Ces extensions Chrome populaires espionnent vos échanges avec l’IA : ChatGPT, Gemini, Copilot, etc.

Plusieurs extensions, cumulant plus de 8 millions de téléchargements sur Chrome et Edge, interceptent les conversations des utilisateurs avec les IA.

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RSSHub - L'outil qui transforme n'importe quel site en flux RSS

J’sais pas si vous vous souvenez, mais le RSS c’était LA révolution du web dans les années 2000 et moi, je suis toujours un fan absolu de ce format ! Alors pendant que tout le monde se laisse gaver le cervelet par les algos de Twitter, Facebook et compagnie, moi je continue de suivre mes sources d’info préférées via RSS. Et je suis également l’un des derniers médias tech / blogs tech grand public à proposer un flux RSS complet avec tout dedans et pas un truc tronqué avec juste le titre et deux lignes pour vous forcer à cliquer.

Ceux qui me suivent encore via le flux RSS, vous êtes mes gars et filles sûr(e)s !

Mon problème vous l’aurez compris, c’est que la plupart des sites web ont abandonné leur flux RSS sans oublier que Twitter, Instagram, YouTube, TikTok… aucun de ces services ne propose de flux natif.

Heureusement, pour les furieux comme vous et moi, y’a RSSHub , un projet open source qui permet de générer des flux RSS pour à peu près n’importe quel site web.

RSSHub peut s’auto-héberger et permet de scraper les sites qui n’offrent pas de RSS pour ensuite générer des flux à la volée. Le projet supporte des centaines de sources différentes telles que YouTube, Twitter, Instagram, Telegram, Spotify, TikTok, Bilibili (vous connaissiez ?), et des tonnes d’autres plateformes chinoises et occidentales. En gros, si un site existe, y’a probablement une route RSSHub pour lui.

Pour l’utiliser, vous avez donc deux options. Soit vous utilisez une des instances publiques listées ici , soit vous déployez votre propre instance via Docker . La deuxième option est recommandée si vous voulez éviter les limitations de débit des instances publiques et garder vos abonnements privés, évidemment.

Et pour faciliter la découverte des flux disponibles, le même développeur (DIYgod) a créé RSSHub-Radar , une extension navigateur disponible pour Chrome, Firefox, Edge et Safari. Comme ça, quand vous visitez un site, elle vous montre automatiquement tous les flux RSS disponibles, qu’ils soient natifs ou générés par RSSHub. Super pratique donc pour ne plus jamais rater un flux caché.

D’ailleurs, en parlant de RSS, c’est impossible pour moi de ne pas mentionner Aaron Swartz , ce génie qui a contribué à créer le format RSS 1.0 alors qu’il n’avait que 14 ans en 2000. Ce mec a aussi co-fondé Reddit, co-créé Markdown (le format que vous utilisez sur GitHub, Discord et partout ailleurs), travaillé sur Creative Commons, et développé SecureDrop pour protéger les lanceurs d’alerte.

Sa vision d’un web ouvert et accessible à tous reste plus pertinente que jamais. Malheureusement, il nous a quittés en 2013 à seulement 26 ans, harcelé par la justice américaine pour avoir voulu libérer des articles scientifiques. Une perte immense pour le web libre.

Bref, RSSHub c’est le truc à installer si vous voulez arrêter de vous faire gaver par les algos. Pour moi, le RSS c’est encore aujourd’hui la meilleure façon de rester maître de sa veille et je trouve ça vraiment dommage que les gens aient “oublié” à quel point c’était génial…

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Qilin vise la Scientologie et des entreprises… beaucoup d’entreprises

Qilin revendique le piratage de la Scientologie et d’entreprises, exposant données internes, sécurité d’événements et enjeux d’extorsion sur fond de renseignement....
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La panne Cloudflare du 5 décembre 2025 liée à la vulnérabilité React2Shell : que s’est-il passé ?

Ce vendredi 5 décembre 2025, Cloudflare a subi une nouvelle panne importante ayant perturbé l'Internet mondial : elle est liée à la faille critique React2Shell.

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Plus de 50% du web serait écrit par l'IA... et alors ?

Une étude de Graphite vient de sortir et annonce que plus de la moitié des articles publiés sur Internet seraient désormais générés par IA. C’est fou non ?

Pour arriver à cette conclusion Graphite a analysé 65 000 URLs via Common Crawl et utilisé un détecteur d’IA et c’est comme ça qu’ils ont découvert que depuis novembre 2024, les articles IA auraient dépassé les articles humains en volume.

Alors en route vers l’apocalypse de l’écriture humaine ?

Bon déjà, première question qui me vient c’est : Comment est-ce qu’ils ont fait pour détecter ça ? Ouais parce qu’à ma connaissance, les outils de détection d’IA, comment dire… c’est de la grosse merde en barre. C’est encore moins fiable qu’un grand modèle de langage (LLM) pas fiable.

J’imagine que ce qu’ils détectent, ce sont les articles générés par IA de manière basique, donc le genre de contenu où quelqu’un a tapé un prompt vite fait et a publié le résultat sans même le relire ou un bot qui publie à la chaîne. Donc pas de travail sur le style, pas d’angle éditorial, pas de valeur ajoutée, bref, du bon gros contenu SEO produit à la chaîne pour remplir des pages et grappiller du trafic Google.

Du coup, si on suit ce raisonnement, ce que l’étude nous dit vraiment c’est que 50% du contenu web actuel, c’est de la merde. Et là, je me pose une question : est-ce que ça change vraiment quelque chose par rapport à avant ?

Bah ouais parce qu’avant l’IA, on avait déjà les fermes SEO, les articles écrits par des rédacteurs payés au lance-pierre qui se copient les uns les autres, les textes sans âme rédigés pour plaire à l’algorithme plutôt qu’aux lecteurs ou juste attirer le chaland pour engranger de la thune Adsense. De mon point de vue, le web était déjà rempli de contenu médiocre et l’IA n’a fait qu’industrialiser le processus.

Ce qui a changé donc, c’est la quantité. On produit plus de merde, plus vite, mais cette merde existait déjà.

Par contre, je ne suis pas d’accord avec la vision apocalyptique de certains. Un texte bien travaillé avec l’IA devient impossible à distinguer d’un texte humain et dans certains cas, il peut même être meilleur. C’est mon avis, mais c’est pas rare qu’un texte retravaillé à l’aide de l’IA soit plus complet, plus documenté, plus creusé, avec moins d’erreurs (si c’est bien fait évidemment). Un rédacteur web payé pour pondre 10 articles par jour n’a pas le temps d’aller au fond des choses alors qu’avec l’IA comme outil d’accompagnement, il peut rapidement explorer plusieurs angles d’un sujet, intégrer différentes perspectives, aller plus loin dans la recherche et l’analyse.

Et je parle bien de contenu informatif ici, pas de création littéraire ou artistique. Parce que là, effectivement, c’est pas ouf… Mais pour expliquer un concept technique, présenter un outil, vulgariser une actu…etc., l’IA peut être un sacré accélérateur de qualité si on sait s’en servir.

Je pense donc que le vrai problème, c’est la production bête et méchante qui consiste à générer du texte sans relecture, sans vérification, sans apport personnel… je trouve ça con et dangereux. Dangereux parce que les hallucinations existent et on peut vite se retrouver à propager de fausses infos. Et ce foutu style générique IA n’apporte rien au lecteur… Aucun plaisir quoi…

Puis quand on sait que y’en a déjà pas mal d’entre vous qui ne lisent plus les contenus, mais se les font résumer avec Claude ou ChatGPT, je me dis qu’on gagnerait du temps de processeur si les fermes SEO / IA publiaient directement des résumés IA et basta ^^.

L’étude de Graphite montre également que les contenus IA sont surtout des guides pratiques, des actus formatées, des descriptions de produits… Bref, du contenu utilitaire où l’originalité n’a jamais été le critère numéro un. Ce n’est donc pas une invasion de l’IA dans la création, mais plutôt une automatisation d’un contenu fast-actu jetable qui existait déjà par ailleurs.

Ce qui est précieux dans ce contexte, c’est justement le style, la patte d’un auteur, une voix reconnaissable. C’est le genre de truc qu’un rédacteur pressé n’a jamais eu le temps de développer et qu’une IA générique ne peut pas inventer. Encore une fois c’est mon point de vue, mais les bons “rédacteurs web” sont ceux qui ont une vraie identité éditoriale et qui savent se démarquer de ce foutu “ton journalistique” qui nous endort tous…

Voilà, au final, le rôle de l’auteur ou du créateur de contenu reste le même, IA ou pas IA… C’est simplement de faire en sorte que son contenu soit lu et pour ça, il faut que ce soit agréable à lire, que ça apporte quelque chose, que ça fasse grandir / réfléchir le lecteur ou que ça le divertisse également ! Bref, que l’outil soit un stylo, un clavier ou un LLM, l’objectif ne change pas.

Donc si vous êtes tenté d’utiliser une IA pour la production de votre contenu, par pitié, n’automatisez rien, continuez à relire, à mettre votre “patte”, à y insérer votre réflexion et surtout, travaillez bien vos prompts pour sortir du style par défaut.

Source

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Tout ce que vous pouvez désactiver dans WordPress pour qu'il arrête de vous gonfler

WordPress, c’est bien. Mais WordPress qui injecte des scripts d’emojis, des styles Gutenberg, des shortlinks et 47 autres trucs dont vous n’avez pas besoin dans chaque page de votre site… c’est moins bien évidemment. Heureusement, Terence Eden, un dev qui en avait marre de voir son code source ressembler à un plat de spaghetti, a compilé une petite liste de tout ce qu’on peut virer .

Car WordPress a adopté une philosophie de type “Decisions, not options” (des décisions, pas des options) où en gros, au lieu de vous laisser choisir, ils décident pour vous de ce qui est bon pour vous. Un peu comme Macron ^^. Le problème c’est que leurs décisions incluent un tas de fonctionnalités dont la plupart des gens n’ont rien à faire 🥲.

Par exemple les emojis. J’sais pas si vous savez, mais WordPress charge un script de détection d’emojis et une feuille de style dédiée sur CHAQUE page de votre site. Pourquoi tant de haine ? Hé bien parce que si vous tapez :-) dans un article, WordPress veut le transformer en joli emoji. Sauf que si vous utilisez les vrais emojis Unicode (comme tout le monde en 2025), hé ce script ne sert à rien. Et il y a aussi le grand remplacement des emojis dans les flux RSS…. Bref, tout ça, ça dégage.

Ensuite y’a le formatage automatique avec wptexturize qui transforme vos guillemets droits en guillemets typographiques “comme ça”. Et mon préféré, capital_P_dangit qui remplace automatiquement “Wordpress” par “WordPress” avec le P majuscule. Oui, vous ne le saviez pas, mais WordPress corrige l’orthographe de son propre nom dans vos articles. Mais quelle bande de nazes ^^.

Gutenberg, l’éditeur de blocs que j’adore, injecte lui aussi ses styles globaux même si vous utilisez l’éditeur classique. Et c’est pareil pour les styles de la librairie de blocs et l’éditeur de widgets basé sur les blocs. Si vous êtes resté sur le Classic Editor comme beaucoup de gens, tout ça ne sert alors qu’à alourdir vos pages.

Côté métadonnées, WordPress ajoute aussi pleiiiiin de trucs dans le code de vos pages comme les shortlinks, le RSD (Real Simple Discovery, un truc d’il y a 20 ans), des liens vers les flux de commentaires, les liens JSON de l’API REST…

Aux chiottes toutes ces conneries !

Le script de Terence fait aussi sauter l’ajout automatique des tailles d’images (wp_img_tag_add_auto_sizes), les templates de pièces jointes, et les block hooks qui modifient votre contenu. L’idée c’est donc de reprendre le contrôle sur ce que WordPress génère, au lieu de le laisser décider tout seul.

Et grâce à son script, le site de Terence (sans Philippe) obtient d’excellents scores sur PageSpeed Insights , ce qui prouve que tout ce bloat n’est vraiment pas nécessaire. Son script PHP complet fait environ 190 lignes et il est dispo sur son GitLab , bien commenté pour que vous puissiez choisir ce que vous voulez garder ou virer.

Attention quand même, certaines de ces désactivations peuvent casser des fonctionnalités si vous les utilisez vraiment. Par exemple, si vous avez des plugins qui dépendent de l’API REST, la virer complètement serait une mauvaise idée. Même chose pour les blocks Gutenberg si vous utilisez cet éditeur. L’astuce c’est donc de tester chaque modification une par une et de voir ce qui se passe.

Amusez-vous bien et un grand merci à Terence !

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Cascii - Un éditeur de diagrammes ASCII qui tient dans un fichier HTML

Dessiner des schémas en ASCII art, c’est un peu le sport national des devs qui documentent leur code dans des fichiers texte. Sauf que jusqu’ici, soit on se tapait ça à la main caractère par caractère, soit on passait par des outils en ligne qui demandent de se créer un compte et gardent vos diagrammes sur leurs serveurs. Heureusement, Cascii règle le problème puisqu’il s’agit d’un éditeur graphique complet qui tient dans un seul fichier HTML !

Et comme Cascii est écrit en JavaScript pur, y’a aucune dépendance, aucun framework, aucun npm install…etc. Vous téléchargez juste le fichier HTML, vous l’ouvrez dans votre navigateur, et c’est parti mon kiki.

Et pour l’installer, une commande suffit :

curl https://cascii.app -o cascii.html && open cascii.html

Ahaha ouais c’est la commande curl la plus nulle de l’histoire des commandes curl mais ça vous montre que je n’abuse pas.

Côté fonctionnalités, on a donc tout ce qu’il faut pour dessiner des diagrammes propres. Des lignes libres, des lignes en escalier, des carrés, des cercles, des losanges, du texte, des tableaux. Un système de calques permet d’organiser les éléments et de les grouper. Le plus malin, je trouve, c’est les “jointures intelligentes” qui connectent automatiquement les formes entre elles… parce que dessiner des flèches qui arrivent pile au bon endroit à la main, c’est l’enfer. Même comme ça, je suis pas doué, cela dit…

Ne le jugez pas…

L’éditeur propose plusieurs charsets tels que ASCII classique ou Unicode pour ceux qui veulent des lignes plus jolies et il y a 3 styles de lignes (pointillées, solides fines, solides épaisses) ainsi que des flèches directionnelles. Côté thèmes, du sombre, du clair, ou un mode “console” pour les nostalgiques du terminal.

La sauvegarde se fait automatiquement dans le stockage local du navigateur, donc même si vous fermez l’onglet par erreur, votre travail n’est pas perdu et pour partager ou archiver, il y a un export en Base64 qui permet de tout récupérer plus tard. Si vous utilisez la version hébergée sur cascii.app, vous pouvez aussi générer des liens courts pour partager vos créations.

Le projet est sous licence Apache 2.0 et le code source est dispo sur GitHub et pour les raccourcis clavier, c’est du classique : Ctrl+Z pour annuler, Ctrl+C/V pour copier-coller, Ctrl+G pour grouper des éléments, Shift+Click pour la multi-sélection. L’historique est illimité donc vous pouvez revenir en arrière autant que vous voulez.

Voilà, si vous documentez du code, dessinez des architectures système ou avez juste besoin de faire un petit schéma rapide sans sortir l’artillerie lourde, Cascii fera le job !

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ShadyPanda : des millions d’utilisateurs piégés par des extensions Chrome et Edge « mutantes »

La campagne ShadyPanda a permis à des pirates de piéger plus de 4,3 millions d’utilisateurs en diffusant des extensions pour Google Chrome et Microsoft Edge.

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CM-Colors - Un petit changement de couleurs pour une accessibilité maximum

L’accessibilité web c’est comme le tri sélectif… tout le monde dit que c’est génial mais azy, j’ai pas le temps. Et pourtant, c’est super important car près de 80% des pages web ont des problèmes de contraste de texte.

C’est le souci noumber ouane détecté sur le million de sites analysés chaque année par WebAIM . En gros, si vous avez un site, y’a de fortes chances que certains visiteurs galèrent à lire votre contenu, et je ne vous parle pas uniquement des personnes malvoyantes, hein… y’a aussi le daltonisme qui touche environ 8% des hommes et 0,5% des femmes. Rajoutez à ça les gens qui lisent leur téléphone en plein soleil, ceux qui ont une dalle de laptop toute pourrie, et vous comprendrez vite que le problème concerne pas mal de monde.

Alors est ce que vous connaissez les normes WCAG ?

Hé bien c’est le standard international pour l’accessibilité web. Ainsi pour être conforme au niveau AA (le minimum recommandé), votre texte doit avoir un ratio de contraste d’au moins 4,5:1 avec son arrière-plan. Pour le niveau AAA (l’idéal), c’est 7:1. Et là vous vous dites “super, je vais calculer ça à la main pour mes 47 couleurs de palette, mais va bien te faire cuire le cul, Korben”. (Oui, c’est comme ça que je vous imagine quand vous lisez mes articles).

Heureusement, y’a un outil qui vient de sortir et qui va vous changer la vie : CM-Colors . Vous lui donnez vos couleurs, et il les ajuste automatiquement pour qu’elles soient accessibles, le tout en modifiant les teintes le moins possible pour garder votre design intact.

L’installation est super fastoche…. C’est du Python donc un petit pip install cm-colors et hop c’est réglé. Ensuite, vous pouvez l’utiliser soit en ligne de commande directement sur vos fichiers CSS, soit via l’API dans votre code. Par exemple, vous avez un gris #5f7887 sur un fond #e6f0f5 qui passe pas les tests, hop, CM-Colors le transforme automatiquement en #5c6f7b et maintenant c’est conforme AA. Et la différence à l’œil nu est quasi invisible. Bref, c’est nickel pour l’accessibilité !

from cm_colors import ColorPair

# Your colors
pair = ColorPair("#999999", "#ffffff")

# Fix them and preview in the terminal
fixed_color, success = pair.make_readable(show=True)

print(f"Use {fixed_color} instead of #999999")
# Output: Use #8e8e8e instead of #999999

Le truc vraiment cool, c’est que l’outil gère plusieurs niveaux de lisibilité. Y’a “Readable” qui correspond au AA, “Very Readable” pour le AAA, et même une option large_text=True pour les gros titres qui ont des exigences moins strictes. Vous pouvez donc adapter selon vos besoins et pour les devs qui bossent sur de gros projets, y’a aussi une fonction make_readable_bulk qui permet de corriger plusieurs paires de couleurs d’un coup.

from cm_colors import make_readable_bulk

my_colors = [
 ("#777", "#fff"),
 ("#888", "#000"),
]

results = make_readable_bulk(my_colors)

for color, status in results:
 print(f"{color} is {status}")

Vous lui balancez une liste de tuples (texte, fond) et il vous retourne tout ça au propre. Et si vous voulez traiter directement vos fichiers CSS, la commande cm-colors styles.css génère un nouveau fichier styles_cm.css avec toutes les couleurs corrigées. L’outil peut même générer des rapports HTML pour visualiser les changements avant/après.

Alors oui, je sais, se taper de l’accessibilité c’est un peu relou car on a toujours l’impression que c’est du temps perdu sur des détails. Mais dites vous que ça impacte vraiment l’expérience de millions d’utilisateurs, donc ça vaut le coup d’y passer 5 minutes, surtout avec un outil automatisé !

Bref, CM-Colors c’est gratuit, c’est open source sous licence GPL-3, et ça peut vous éviter pas mal de galères. Toute la documentation est ici et y’a même une démo interactive sur leur site si vous voulez tester avant d’installer.

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ALTCHA - Le CAPTCHA qui ne file pas vos données à Google

Vous savez ce qui est marrant avec reCAPTCHA ? C’est que pendant des années, on nous a fait déchiffrer des plaques d’immatriculation floues, cliquer sur des feux tricolores bizarres, et identifier des vélos volés dans des images pixelisées, tout ça pour prouver qu’on était pas un robot. Alors qu’en fait, on entrainait gratos les IA de Google à reconnaitre ce genre de choses… Du coup, faudrait savoir s’en passer maintenant.

Et ça tombe bien puisqu’il existe une alternative qui change le game : ALTCHA . C’est un système de protection anti-spam et anti-bot open source qui utilise le Proof-of-Work à la place des puzzles visuels. Comme ça, au lieu de faire bosser votre cerveau ramolli pour Google, c’est votre processeur qui fait le boulot, tout ça en local, depuis chez vous, sans envoyer le moindre octet de donnée à Mountain View.

En gros, quand vous validez un formulaire, votre navigateur résout un petit calcul cryptographique. Pour un humain avec un ordinateur normal, c’est transparent et instantané mais pour un bot qui essaie de spammer 1000 formulaires par seconde, ça devient très vite coûteux en ressources. Et le plus beau c’est qu’il n’y a pas besoin de serveurs externes, pas de tracking, pas de cookies, pas de fingerprinting puisque tout se passe en local.

En plus, ALTCHA pèse 30 KB une fois compressé alors que reCAPTCHA c’est 300 KB… Vous vous demandez pourquoi reCAPTCHA est si gros en vrai ? Hé bien c’est parce qu’il est composé d’un tas de scripts de tracking, de fingerprinting, d’analyse comportementale et j’en passe…

ALTCHA est sous licence MIT , donc vraiment libre et ça fonctionne avec tous les navigateurs modernes (Chrome 67+, Firefox 63+, Safari 11+), avec plus de 50 langues dispo et niveau conformité, c’est carré sa Cnil : GDPR, WCAG 2.2 AA, HIPAA, CCPA…etc.

ALTCHA détecte aussi les headless browsers (les navigateurs sans interface graphique utilisés pour automatiser), les scripts automatisés, et même les bots qui utilisent du machine learning. Le système analyse le contenu et le contexte utilisateur pour adapter le niveau de protection et vous pouvez le déployer partout sans problème : AWS, Azure, Kubernetes, Docker, ou juste sur votre serveur web classique. Il y a même un plugin WordPress si vous voulez pas vous embêter avec du code.

En plus, comme c’est à 100% auto-hébergé, vous ne dépendez d’aucun service externe. Alors que quand reCAPTCHA tombe en panne (spoiler : ça arrive régulièrement), votre site est pété.

Bref, si vous en avez marre de faire bosser les visiteurs de votre site gratos pour Google qui en profite pour les tracker, jetez un œil à ALTCHA . Pour une fois que l’Europe arrête de mendier ses outils de sécurité auprès des géants américains et qu’en plus c’est meilleur, ce serait dommage de s’en priver.

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