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[Message de service] Gagnants des meilleures contributions de décembre 2025

Si vous avez contribué au site au mois de décembre dernier (dépêches ou journal), lisez ci‑dessous. Sinon, pas la peine de perdre votre temps à lire la suite.

Si vous êtes l’un des pseudos suivants, consultez votre courriel (celui connu par LinuxFr.org) et vérifiez vos indésirables, vous avez certainement reçu un message vous indiquant que vous avez gagné un livre (version numérique ou papier). Ne procrastinez pas pour nous répondre s'il vous plaît, même si vous ne souhaitez pas y donner suite.

N’hésitez pas à envoyer votre réponse aussi à l’expéditeur du message et pas seulement à la liste de diffusion.

Merci de votre attention, vous pouvez passer désormais une bonne année 2026 !

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LinuxFr.org : seconde quinzaine de décembre 2025

Deux cent soixante huitième épisodes dans la communication entre les différentes équipes de bénévoles autour du site LinuxFr.org : l’idée est de tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par la rédaction, l’administration web et système, la modération, le développement, l’association, etc.

Parmi les infos importants : bonne année 2026 et meilleurs vœux.

L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

Du 16 au 31 décembre 2025

  • 1358 commentaires publiés (dont 10 masqués depuis), comme suit :
    • 693 commentaires publiés sur les liens (dont 7 masqués depuis) ;
    • 399 commentaires publiés sur les journaux (dont 1 masqué depuis) ;
    • 131 commentaires publiés sur les dépêches (dont 1 masqué depuis) ;
    • 134 commentaires publiés sur les entrées de forum (dont 1 masqué depuis) ;
    • 0 commentaire publié sur les sondages (dont 0 masqué depuis) ;
    • 1 commentaire publié sur les entrées dans le système de suivi (dont 0 masqué depuis) ;
    • 0 commentaire publié sur les pages wiki (dont 0 masqué depuis) ;
  • 892 étiquettes posées ;
  • 49 comptes ouverts (dont 14 fermés depuis) ;
  • 18 entrées de forum publiées (dont 7 masquées depuis) ;
  • 129 liens publiés (dont 4 masqués depuis) ;
  • 17 dépêches publiées ;
  • 23 journaux publiés (dont 0 masqué depuis) ;
  • 0 entrée nouvelle, 0 corrigée et 0 invalide dans le système de suivi ;
  • 0 sondage publié ;
  • 1 page wiki publiée (dont 0 masquée depuis).

Podcast Projets Libres :

  • 3 826 téléchargements en décembre
  • 3 319 auditeurices uniques en décembre

Listes de diffusion (hors pourriel)

Liste ca@ - [restreint]

  • [CA LinuxFr] [Relecture et validation] Proposition de politique de remboursement des frais

Liste linuxfr-membres@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste moderateurs@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste prizes@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste redacteurs@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste team@ - [restreint]

  • [team linuxfr] [Huma] FHU25 - Bilan Espace Science & Numérique

Liste webmaster@ - [restreint]

  • R.A.S.

Canal IRC adminsys (résumé)

  • R.A.S.

Groupe Signal (résumé)

  • décès de Bruno Tréguier 😢
  • la Fondation Free a remonté que Hotmail se plaint de nous comme spammeur (un comble)… des créations de comptes en masse avec des noms de 10 caractères aléatoires et des adresses Hotmail/Gmail/etc. Ces comptes n'étaient jamais confirmés et étaient supprimés ensuite automatiquement. Le spammeur ne confirmait jamais la création et visiblement les adresses de courriel utilisées sont valides. Le pourquoi de tout cela s'il existe est assez mystérieux. Une autre personne qui se plaint de trafic du même genre pour un autre site. meme avec une petite fille demandant au Père Noël des spammeurs rationnels, qui lui dit d'être réaliste, alors elle demande DLFP à jour en RoR et il répond « bon alors pour le spam... »
  • discussion sur la France qui pique dans notre charte de nommage de serveurs avec son futur PANG
  • et zut Ruby 4 est sorti
  • echarp a publié 777 dépêches (depuis 2010)

Tribune de rédaction (résumé)

  • une correction post-publication
  • décès de Bruno Tréguier

Tribune de modération (résumé)

Du 16 au 31 décembre 2025

  • 109 messages sur 131 sont des notifications automatiques
    • 4 La dépêche a été mise à la une
    • 2 La dépêche a été refusée
    • 1 La dépêche a été supprimée en rédaction
    • 12 Le commentaire a été masqué
    • 9 Le compte a été désactivé
    • 5 Le compte a été privé de tribune pendant 30 jours
    • 4 Le lien a été supprimé
    • 7 Le message a été supprimé
    • 5 Les commentaires ont été bloqués pendant 30 jours
    • 9 L’étiquette est désormais cachée, modifiée
    • 44 L’étiquette vient d’être créée
    • 7 Une image récente a été bloquée
  • du spam
  • fermeture du compte d'une personne décédée
  • des doublons dans les liens
  • ça sent la trêve des confiseurs côté modération c'est calme

Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

img:

  • Bump golang & golangci-lint versions

Epub:

  • Bump alpine and golangci-lint versions

Divers / TODO / pense-bête

  • R.A.S.

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AuX sources du fun N° 1 : retrouver le fun dans les inutilitaires graphiques

Sommaire

Introduction : poétique de l’inutile et regard de Xeyes

En ce passage vers une nouvelle année, c’est l’occasion d’inviter à de nouveaux regards, notamment à travers les inutilitaires avec interface graphique dans le domaine du libre, de la même manière que l’interface graphique a étendu leurs possibilités. Il s’agit d’une revisite de ces logiciels qui ont marqué, qui constituent les traces de l’histoire informatique et qui ouvrent à une perception renouvelée, traversés par des souffles multiples, à la fois historiques, poétiques, ludiques et philosophiques, et étendus dans le village global de 2026. Ainsi, nous les aborderons sous ces différentes modalités, à l’aune de ces différentes lumières.

Pour inviter à ce regard sur ces angles multiples, nous présenterons les inutilitaires graphiques dans une perspective multiple à la fois ludique, poétique et philosophique. En effet, ces equivalent avec interface GUI de leurs homologues en ASCIIART, loin de la logique de consommation, offrent un espace où le regard peut vagabonder, où l’expérience naît aussi de l’inattendu et de la contemplation. Ce changement de point de vue se manifeste notamment dans des exemples comme le petit programme Xeyes. Si inutile qu’il soit, est installé par défaut dans la plupart des distributions, il se contente d’afficher des yeux qui suivent la souris, participant ainsi à son echelle au déplacement de la perception dans le logiciel libre.

Dans son essai Sauvons le Beau : L’esthétique à l’ère numérique , le philosophe Byung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전) contemple le monde d’aujourd’hui, saturé d’images lisses et parfaites, façonnées par un productivisme qui aplanit l’expérience personnelle. Tout est polissé, séduisant, immédiatement consommable, mais dépourvu de profondeur. L’expérience esthétique se consomme comme un fruit sans chair, et le regard se laisse séduire sans se laisser transformer.

À travers Jeff Koons et le corps pornographié, il montre que l’expérience esthétique perd sa rugosité, son mystère, sa personnalisation et sa capacité à surprendre et à bouleverser. Elle devient un reflet étincelant dont l’intérieur sonne creux.

Face à cet appauvrissement, Han appelle à se tourner vers l’altérité . Il invite à arracher l’individu à son narcissisme, à le détourner du miroir aux alouettes trop lisse, mais qui ne renvoie qu’une image vide. Voir l’altérité, c’est ramener le spectateur hors de lui-même, le confronter à une expérience esthétique qui change son regard, née de l’inattendu, de la divergence, de ce qui déstabilise. Dans cette rencontre, l’expérience esthétique cesse d’être un simple objet de consommation et redevient un souffle qui questionne, qui surprend et qui bouleverse.

Cette attention au surprenant trouve un écho pour le moins inattendu dans le monde du logiciel libre. Dans The Cathedral and the Bazaar, Eric S. Raymond écrit : « Every good work of software starts by scratching a developer’s personal itch. » Ainsi, chaque programme, chaque création naît d’un désir ou d’un besoin vécu, d’une singularité que l’on cherche à exprimer et à explorer. Ensuite, il ajoute également : « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users. Sometimes the latter is better. » Parfois, ce n’est pas l’idée initiale, mais la rencontre avec ce qui vient d’ailleurs, qui enrichit et change la perception.

dd

Les décoratifs graphiques

Xjokes

MxIco

Xtacy

Cette quête de l’émerveillement et de la profondeur, au cœur du quotidien hypermoderne, nous mène aussi vers un autre temps, hors de l’aliénante productivité : celui d’un second Han, l’ermite Han Shan 寒山, sur les monts froids de la Chine des Mings. Là, dans la solitude et l’oisiveté attentive, l’expérience ne se cherche pas, elle advient. La légende dit que ses poèmes surgissaient sur les murs, les rochers, les arbres. Poète ch’an, ancêtre du zen japonais, Han Shan demeurait sous les pins, au bord d’un torrent, oublieux de lui-même, contemplant un papillon sans savoir s’il rêvait le papillon ou si le papillon le rêvait, comme chez Zhuang Zi. Puis, puis, dans un élan soudain, il grave quelques vers dans la pierre et s’en retourne en riant vers son ermitage comme tout maitre ch’an , enigmatique et joyeux.

une fois à Han Shan les dix mille affaires cessent
plus aucune pensée fugace ne s’accroche au cœur
oisif, sur un rocher j’inscris des poèmes,
accordé au flux, comme une barque sans amarre.

寒山詩

一住寒山萬事休
更無雜念掛心頭
閑書石壁題詩句
任運還同不繫舟

han shan

x

Dans le logiciel libre, Xjokes se fait l’écho de cette suspension de l’utilité. Ainsi, un trou noir engloutit l’écran, des figures clignent de l’œil, l’écran peut disparaître tout entier. Comme le Boing Ball de l’Amiga ou MxIco fait tourner de simples polyèdres , ces logiciels laissent le regard vagabonder. Oisifs, ces logiciels offrent un espace où le temps semble suspendu, accordé au flux du geste, comme un souffle qui traverse l’espace simplement.

Un autre poète inconnu sous Xtacy (ecstasy) écrira lui aussi sur le même thème :

Retrouve dans ta tête
Ton âme de poète
Souviens-toi comme c´est chouette
La parfum des violettes
Un soir de paquerettes
poesie
xtacy

Ainsi Xtacy le fera chanter avec ses couleurs changeantes, ses fractales, ses quadrilatères rebondissants et ses vagues sinusoïdales décalées, invite au vertige .

Les animaux virtuels et autres éléments virtuels de companies

gkrellm-bfm

Ce programme de monitoring dispose d'un canard qui sert… de compagnon?
Un plugin de monitoring de charge pour GKrellM, inspiré de wmfishtime et bubblemon. Il met en scène des poissons pour illustrer le trafic réseau, des bulles pour l’utilisation du processeur et un canard… pour représenter un canard.

Xteddy

Xteddy, en tant qu’inutilitaire, a eu des usages inattendus, allant bien au‑delà de sa fonction de simple peluche virtuelle de premier abord.L’auteur originel de Xteddy, Stefan Gustavson, raconte sur le site archivé :

« I created Xteddy way back in 1994 as a spare time hack for fun. The reception I got from my colleagues was so heart-warming I was encouraged to distribute him world-wide. Much to my surprise, the response was overwhelming. By now, I have received hundreds of friendly messages of appreciation from all over the world, and they keep dropping in even this long after the release. To all of you teddy bear lovers out there: thanks! »

Ce simple projet ludique, conçu pour le plaisir, a rapidement touché et fédéré une communauté internationale. Un utilisateur raconte sur le site xteddy.org :

« Ever since I found out about the Xteddy Unix program, I ran it on my workstations when I was doing my University assignments, as it helped me think. »

Pour certains utilisateurs, dont celui qui a partagé son expérience et mis a disposition le site Xteddy.org, Xteddy a eu un impact bien au‑delà du divertissement : il a servi de soutien émotionnel et d’aide à la réflexion, apportant réconfort et motivation dans des périodes marquées par l’anxiété sociale ou les troubles paniques. Touché par l’influence positive de ce logiciel, cet utilisateur a pris contact et a ensuite créé le site xteddy.org, à la fois espace de témoignage personnel et lieu de mémoire pour la communauté.

« I still get feedback at least once a year thanking me for what I’ve written here, so it shall remain. I hope others find this interesting and helpful. »

Son engagement s’inscrit également dans une démarche plus large de contribution au logiciel libre, puisqu’il participe activement à divers projets open source, prolongeant ainsi l’esprit collaboratif et de soutient qui entoure Xteddy.
Aujourd’hui, bien que le site de l’auteur original ne soit plus accessible, l’héritage de ce programme se perpétue grâce aux nombreuses distributions

xteddy.org

Xsnow

La neige, avec son blanc immaculé et sa douceur fragile, a inspiré le poète coréen Kim Sowol dans son célèbre poème 눈 오는 저녁 (Snowy Evening). Comme lui, certains pensent à leur amour lointain en observant la neige tomber, tandis que d’autres n’ont pas eu la chance de voir le Père Noël. Cette neige qui s’éparpille au vent mais ne fond qu’au contact des flammes rappelle la fragilité et la profondeur du cœur humain. Aujourd’hui, même ceux qui n’ont pas la chance de contempler la neige réelle peuvent retrouver cette magie grâce à XSnow, un programme qui fait tomber la neige virtuelle sur le bureau, recréant une mini ambiance hivernale dans le silence d’un monde immobile. Sous le ciel pâle, les pensées s’immobilisent, lentes et blanches, tandis que la nuit écoute le pas léger de l’hiver, et que la neige continue de transformer le quotidien en souvenir poétique, et observer par intermittence le traineau du Père Noël defiler sur son ecran. Un classique qui ajoute une touche de fraîcheur aux sessions de travail.

xsnow
 xsnow

XPenguins : La Marche des Rêveurs Polaires

Dans le paysage immaculé de votre écran, là où ne règnent que l'ordre et la logique, une troupe inattendue fait son apparition. XPenguins, œuvre de l'esprit créatif de Robin Hogan, est une douce folie, un souffle d'air vif des terres australes. Inspirés des graphismes espiègles du jeu Pingus, ces petits pingouins pixelisés arpentent l'impossible. Ils cheminent le long des précipices de vos fenêtres, se faufilent entre les barres de menus comme entre des séracs de glace, transformant votre bureau en un iceburg numérique où règne une joyeuse absurdité.Ils défilent, pattent courts et déterminés, dans une marche tranquille et hypnotique, offrant un ballet burlesque contre la rigueur austère de l'interface. Mais leur magie ne s'arrête pas aux confins de votre moniteur. Avec un clin d’œil à XBill, il se poursuit dans le jeu Pingus.

xpenguins

Doggo

Doggo est une IA de chien, développée en Python avec Pygame. Le chien se déplace aléatoirement sur l’écran, change de direction et d’état, et sa couleur de pelage varie de manière aléatoire. Les changements d’état suivent une chaîne de Markov. Ce projet est né de l’envie d’un collègue de l’auteur, qui ne pouvait pas avoir de chien, de créer un compagnon virtuel tout en explorant les chaînes de Markov.

Doggo

Xroach

Xroach est un amusement classique qui consiste à afficher des cafards répugnants sur votre fenêtre principale. Ces petites créatures se déplacent frénétiquement jusqu'à trouver une fenêtre sous laquelle se cacher. À chaque fois que vous déplacez ou réduisez une fenêtre, les cafards se précipitent à nouveau pour se mettre à l'abri.

Xfishtank

Un vieil étang (haïku)

Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d’eau

Aussi bref que le célèbre haïku de Matsuo Bashō, et rapide qu un « plouf » dans l’étang, Xfishtank nous transporte directement devant un aquarium où l’on peut contempler la diversité de la faune et de la flore marines, comme on contemple le poème de Bashō.

xfishtank

Les inutilitaires liés à l’actualité et à l’histoire de l’informatique

Est-ce que Windows est un virus ? Xbill

Dans les années 1990, le procès USA Department of Justice (DOJ) vs Microsoft a largement dominé les médias, révélant au grand public les pratiques jugées déloyales de diffusion du système d’exploitation de la firme de Redmond sur les marchés mondiaux. L’accord conclu entre Microsoft et le DOJ n’ayant pas été respecté, de nouvelles poursuites ont été engagées. Ces événements ont nourri les réflexions des autorités européennes de la concurrence et préparé le terrain pour le futur procès contre Microsoft, qui interviendra plus tard, dans les années 2000, au sein de l’Union européenne.

Le mini-jeu XBill, créé dans ces années 1990, illustre ces pratiques de diffusion de manière caricaturale et a suscité des réflexions humoristiques sur une question récurrente : Microsoft Windows n’est-il pas un virus finalement ?

Ainsi, le livre PC GAGS, qui réunit les perles humoristiques de l’époque frappant les plateformes MS-DOS, Windows 3.1 et Windows 95, nous donne à voir cet état d’esprit décalé.

“ Une rumeur persistante circule dans les milieux informatiques, selon laquelle Windows lui-même ne serait rien d’autre qu'un virus plus ou moins bien camouflé (leitmotiv : pour les uns, c’est un système d’exploitation, pour les autres, c’est le plus long virus du monde).

Quelques spécialistes d’Internet ont examiné à la loupe cette théorie. Voici leurs conclusions :
1. Les virus se répandent rapidement. Okay, Windows en fait autant
2. Les virus consomment de précieuses ressources du système et ralen­tissent ainsi le travail de l’ordinateur. Okay, Windows fait la même chose.
3. Les virus anéantissent parfois le disque dur. Okay, Windows est également connu par certains utilisateurs comme se livrant à ce genre d'exaction.
4. Les virus sont souvent glissés dans un ensemble de programmes utiles sans que l’utilisateur le sache, ou bien sont transmis directement avec l’ordinateur. Okay, Windows se propage également de cette manière.
5. Les virus sont parfois responsables de ce que l’utilisateur trouve son système trop lent et s’en achète un autre. Okay, cela arrive aussi avec Windows.
Jusqu’ici, il semble bien que Windows soit effectivement un virus !

Mais il existe trois différences fondamentales :
1. Les virus fonctionnent sur presque tous les ordinateurs.
2. Leur programmation est efficace et leur taille petite.
3. Plus ils se développent, plus ils font des progrès.
Windows ne satisfaisant pas à ces conditions de base, il faut se rendre l’évidence : Windows n’est pas un virus ! ”

Dans ce contexte, XBill s’inspire de cette critique pour caricaturer la propension de Bill Gates à installer Windows partout. Cette caricature interactive montre, d’une part, le CEO de Microsoft, qui installe Windows sur tous les ordinateurs qu’il rencontre, et, d’autre part, Windows lui-même se répandre via les réseaux se multiplier à l’instar d’un virus informatique, infectant les ordinateurs et supprimant les autres systèmes d’exploitation et en s y installant confortablement à leurs places.

xbill

XLennart

Une version dérivée de ce jeu, XLennart, reprend le concept pour caricaturer la controverse autour de Lennart et son init, en montrant son installation remplaçant tous les init des autres systèmes sur les machines Unix-like, poursuivant ainsi l’esprit satirique de XBill appliqué à l’univers des systèmes libres. (N.D.R. : pour éviter de nourrir les trolls, on constate l’existence de cet inutilitaire sans prendre position sur la question de fond.)

xlennart

xlennart

X026 : l’héritage des cartes perforées Hollerith

Bien avant les claviers et les écrans, l’informatique reposait sur des cartes perforées Hollerith, inventées à la fin du XIXᵉ siècle par Herman Hollerith. D’abord utilisées pour accélérer le recensement américain de 1890, elles sont devenues pendant des décennies le support central du stockage des données et des programmes.
Dans les années 1950 à 1970, des machines comme le poinçon IBM 026 permettaient de transformer texte et chiffres en trous soigneusement alignés sur des cartes de 80 colonnes. Chaque caractère était codé en BCD-H, un système directement lisible par les ordinateurs de l’époque. Programmer en FORTRAN signifiait alors saisir chaque ligne sur une carte distincte : la moindre erreur impliquait de refaire la carte, ce qui imposait une grande rigueur.
L’émulateur X026 redonne vie à cette pratique. En simulant fidèlement l’IBM 026, il permet d’expérimenter concrètement la lenteur, la précision et la discipline qu’exigeait la saisie des données à l’ère des cartes perforées. Plus qu’un simple outil, X026 est une plongée dans l’histoire de l’informatique.

x026

Xabacus

Xabacus est un émulateur de boulier qui illustre les origines du calcul manuel.
Il complète bien des inutilitaires comme X026 en experimentant avec ce qui existait avant même l’ère des cartes perforées. Il reproduit le fonctionnement d’un boulier (souvent de type chinois suanpan 算盤 ou japonais soroban 算盤(そろばん) .

xabacus

Assistant virtuel

Les assistants virtuels sont des personnages qui sont l'équivalent humain ou anthropomorphe des animaux virtuels et qui ont soit une fonction esthétique, soit parfois une fonction anecdotique.

Macopix

MaCoPiX (Mascot Constructive Pilot for X) est l'application de mascottes ultime pour les systèmes UNIX et X Window. Vous pouvez y créer des petites créatures qui se posent sur vos fenêtres, des mascottes fixes qui s'installent confortablement sur votre bureau, et même des mascottes horloges pour vous tenir compagnie tout en affichant l'heure. De quoi rendre votre bureau un peu plus vivant et amusant !

macopx

XClock Cat

Issu d’un imaginaire ancien du chat souriant, malicieux et légèrement surréaliste, popularisé dès 1865 par Lewis Carroll avec le Chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, puis codifié visuellement par l’animation et le design américains des années 1920–1930 (grands yeux expressifs, sourire exagéré, animation souple de type rubber hose), cet archétype trouve une incarnation emblématique avec le Kit-Cat Klock au début des années 1930, célèbre horloge animée aux yeux roulants et à la queue oscillante, avant d’être réinterprété par Disney en 1951 dans Alice in Wonderland ; c’est dans cette continuité culturelle et graphique que s’inscrit xclock catclock, une variante à base de motifs (motif-based) du programme xclock du X Window System, développée à la fin des années 1980 par des ingénieurs issus du MIT, de DEC, de BBN et de l’université de Berkeley, et remise en ligne sur GitHub à l’occasion du 30ᵉ anniversaire de X10 : cette version ajoute un mode animant yeux et queue à l’écran avec une option de suivi du tempo musical permettant de synchroniser les mouvements du chat avec la musique, Ce chat de Cheshire des temps moderne illustre la rencontre entre histoire de l’informatique, culture visuelle du cartoon et design ludique rétro.

xclockcat

Viguor : le Clippy qui agace… encore plus que Clippy

Pour ceux qui ont connu la torture de MS Word et de son assistant Clippy dans les années 90, Viguor, sur le ton de l’humour noir, permet de retrouver cette expérience frustrante… mais en pire. Cette caricature de l’assistant agaçant n’a qu’un seul objectif : vous faire sourire… ou doucement sombrer dans le désespoir numérique. Bien sûr, il vous demandera de signer un impossible EULA avant d’interagir avec lui.

Vigor

KDE Amor

Amor est une interface permettant de gérer des animations virtuels sous KDE. Cette application permet d'interagir avec différents personnage de bureau, ajoutant un peu de vie et d’interactivité à l’environnement de travail. Le store KDE fournie de nouvelles version en ligne

Amor Config

Les écrans de veille : xscreensaver

Dans les temps anciens, lorsque les écrans affichaient une image fixe trop longtemps, ils pouvaient être endommagés par un phénomène appelé combustion interne du phosphore. Pour prévenir ce problème, des utilitaires appelés "économiseurs d'écran" ont été créés. Bien que cette fonction soit aujourd'hui obsolète, les écrans de veille sont devenus des artefacts artistiques en soi, souvent appréciés pour leur côté créatif. Aujourd'hui, tous les bons environnements de bureau en proposent, tandis que les mauvais ont tendance à les retirer de leur offre.

Ainsi, malgré leur origine pratique, les économiseurs d’écran ont évolué et continuent d’offrir une valeur ajoutée au-delà de leur utilité initiale. C’est précisément dans ce contexte que XScreenSaver s'inscrit comme un exemple parfait de réinvention. En 2022, il a célébré son trentième anniversaire, prouvant qu'un bon logiciel peut traverser le temps et les générations. Lancé en 1992, il est rapidement devenu un incontournable pour les systèmes Linux et Unix utilisant le système de fenêtres X11. En plus de proposer une vaste collection d’économiseurs d’écran, XScreenSaver devient une sorte de musée de l’informatique montrant les screensaver les plus vieux (comme la boule rouge d’amiga ) jusqu’au effet demo récente offrant une rétrospective de ce qui se faisait aux différents âges de l’informatique. En somme, XScreenSaver est bien plus qu’une simple collection d’écrans de veille : c’est une courte contemplation rétrospective esthétique de l’évolution de l’informatique comme peinture animée.

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Les inutilitaires de « Passage »

Les inutilitaires suivants nous permettent de percevoir le passage, la spatialité et la transition entre les espaces et dimensions sous des angles multiples.

Passage du pixel art au jeu poétique

Poète symboliste influencé par Verlaine et Rimbaud, Antonio Machado privilégie la suggestion, le souffle du rythme et l’émotion intérieure plutôt que la description réaliste. Cette sensibilité se retrouve aussi dans Passage, qui n’est pas un simple jeu libre mais un jeu-art à forte dimension poétique. Comme dans la poésie symboliste, le sens n’est jamais donné explicitement : il se construit à travers des images simples, presque abstraites, et une atmosphère mélancolique. Le pixel art, volontairement épuré, agit comme un symbole, à l’image des paysages intérieurs de Machado, où le temps, le souvenir et le chemin de la vie sont suggérés plus que racontés. À la manière de Antonio Machado, qui cherchaient à « faire sentir » plutôt qu’à expliquer, Passage invite le joueur à une expérience sensorielle et méditative, proche d’un poème visuel en mouvement.

Divulgachage / Spoiler Alert / Des vidéos de spoiler de Passage existent sur YouTube, mais nous ne vous déconseillons de les regarder avant d’y jouer. Comme dans la poésie symboliste d’Antonio Machado, le sens de l’œuvre naît de l’expérience personnelle et de la découverte progressive. Regarder le jeu à l’avance enlèverait une grande partie de son impact émotionnel, car Passage repose sur la surprise, le temps vécu et l’interprétation intime. À l’image d’un poème que l’on doit lire et ressentir soi-même, ce jeu-art ne se comprend pleinement qu’en étant parcouru, pas observé de l’extérieur

passage

Du réalisme logiciel au réalisme magique… en labyrinthe

XEarth, XMountains et XWorld

Dans la cité-monde numérique, XEarth, XMountains et XWorld, véritables ancêtres de Google Earth et OpenStreetMap, incarnent une approche réaliste de l’exploration. XEarth reproduit la topographie et les climats d’une planète tangible, XMountains offre des chaînes de reliefs et de vallées à arpenter, et XWorld articule ces espaces en un réseau interconnecté reflétant un village global cohérent. Dans ces univers, la navigation est ordonnée et structurée : chaque élément a sa place, chaque espace peut être cartographié et compris, malgré leur grandeur presque infinie, rappelant la logique combinatoire finie mais immense décrite dans la Bibliothèque de Babel de Borges. Ces environnements offrent une immersion classique, vue extérieure, où l’utilisateur agit comme un arpenteur rationnel dans un monde cartographié et cohérent.

xearth
xmountain
xworld

FSV2 et GopherVR

Dans FSV2 et GopherVR, chaque déplacement transforme l’espace en un labyrinthe vivant. En parcourant répertoires et sites, l’utilisateur croise des chemins qui se multiplient, se bifurquent et se recroisent, révélant des angles inattendus et des perspectives surprenantes à chaque pas.On ne se contente plus de « voir » : on ressent l’infini et l’ordre simultanément, chaque choix de parcours offrant un condensé d’informations et de points de vue au-delà de la perception 2D habituelle. Explorer ses fichiers dans FSV2 devient un acte poétique et intellectuel, presque rituel. GopherVR, quant à lui, transforme l’accès à la base de données en une exploration tridimensionnelle digne du Gibson dans le film Hackers

fsv

gophervr

Pour ceux qui souhaitent une simulation du voyage dans le Gibson, XScreenSaver, cité précédemment, en offre cette expérience immersive. Comme dans La Demeure d’Astérion, chaque couloir, chaque recoin est à la fois familier et mystérieux, invitant l’utilisateur à se perdre pour mieux se retrouver, à savourer la surprise de chaque bifurcation et à redécouvrir l’ordinateur comme un espace à la fois tangible et imaginaire.

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linux

Le voyage de Neko et la retraite de Kodo

Réflexion sur les inutilitaires en tant qu’abandonwares libres et sur ceux sans équivalents libres

Dans notre exploration des inutilitaires graphiques libres, nous avons remarqué un contraste frappant entre deux situations. Cela nous a conduits à une réflexion sur le rapport entre abandonware et logiciel libre, que nous appellerons « le voyage de Neko et la retraite de Kodo », comme un conte philosophique oriental illustrant certains paradoxes numériques.

Le voyage de Neko

neko

Il hante nos écrans d’un pas de velours numérique, ce petit chat blanc échappé des brumes des années 80. Neko… Son nom, qui signifie simplement « chat » en japonais, est bien plus qu’un mot : c’est une présence tranquille dans le paysage froid de la machine.Ce félin graphique est né sur les NEC PC-9801 en 1986, un programme propriétaire mais doté d’une grâce qui franchirait les décennies. Il a été le compagnon discret de nos révolutions numériques, suivant la danse des curseurs à travers les âges du silicium.Son ballet est hypnotique : il poursuit le pointeur avec la grâce d’un félin mythique, s’arrête parfois pour une pause, s’enroule sur lui-même, et succombe à un sommeil paisible, un sphinx pixelisé attendant le prochain mouvement.

  • 1989 : Sur Macintosh, Neko devient un accessoire de bureau signé Kenji Gotoh, toujours propriétaire mais distribué gratuitement, avec ses fameuses animations de sommeil.

  • Années 90 : Il parcourt Windows 3.x, IBM OS/2 et NEXTSTEP, restant à chaque fois propriétaire et distribué, mais non modifiable.

  • 1991 (System 7) : Sur Mac, la version System 7 permet de modifier le pointeur avec divers jouets pour chat, ajoutant un charme ludique aux interactions.

  • 1991 (Xneko) : Masayuki Koba réécrit Neko pour Unix/X11, lui donnant la liberté du code. Il devient alors un logiciel libre, partageable et modifiable.

  • Milieu des années 90 : Oneko transpose Xneko sur Linux et BSD, introduisant d’autres animaux. Son esprit libre pénètre les jardins de GNU/Linux et Haiku OS.

  • 1997 : Sur Amiga, Neko devient Ameko, adaptation freeware mais sans code source ouvert. Fin des années 90, un port fermé existe pour BeOS.

  • 2000s à aujourd’hui : Il danse dans Tux Paint et sur Android sur F-Droid avec Aneko

Ainsi, le voyage de Neko s’écrit des contrées privatives aux archipels du libre : un petit chat de pixels, doux fantôme du passé, qui rappelle que la magie réside parfois dans les choses les plus simples.
Cependant, ce voyage soulève une question : combien d’autres fantômes numériques, d’inutilitaires propriétaires, sont restés prisonniers de leurs époques et de systèmes fermés, incapables de franchir le miroir ? De nombreux petits programmes sur Amiga, Atari, IBM OS/2, Acorn, MS-DOS ou Windows 3.1 ont disparu avec les systèmes d’exploitation qui les portaient, abandonnés à jamais.

nekodog

La retraite de Kodo

En parallèle, on trouve Kodo ou Kodometer, né libre mais ayant connu un retrait de parcours.Kodomètre était une application KDE qui mesurait la distance parcourue par le curseur de la souris sur le bureau. Son interface imitait un compteur kilométrique et permettait de suivre la distance totale ainsi que des trajets précis, en unités métriques ou américaines.À l’origine basé sur le programme VMS/Motif Xodometer de Mark H. Granoff, il a été porté vers KDE/C++ par Armen Nakashian, qui l’a découvert sur le bureau d’un collègue. L’application restait surtout ludique, permettant d’observer ses habitudes d’utilisation. Avec le temps, Kodomètre a été abandonné : il ne figurait plus dans les paquets KDE.

Abandonware et logiciel libre : fragilité des inutilitaires

Ainsi, certains inutilitaires propriétaires ont été définitivement abandonnés, tandis que d’autres, semblent glisser progressivement vers ce statut. D’autres encore n’ont jamais franchi « l’autre côté du miroir », à l’image du voyage de Neko, c’est-à-dire le passage d’un modèle propriétaire vers une version libre. Bien que cela n’altère pas leur valeur ludique, artistique ou philosophique, cela compromet leur avenir : privés de sources accessibles, ils perdent toute possibilité d’évolution et de renouvellement.Pour ceux qui ne sont pas passés de l’autre côté du miroir, l’émulation ou la virtualisation restent souvent les seuls moyens de les préserver de l’oubli. Toutefois, en tant qu’inutilitaires peu connus, ils risquent de disparaître lentement de la mémoire collective. L’approche préservation d’abandonware tente d’apporter une réponse, mais elle demeure contraignante : rares sont ceux qui installeront un système complet, en dual-boot ou en machine virtuelle, au seul fin de retrouver la poésie singulière de ces inutilitaires obscures. Dans le cas de la mise en retrait de Kodo, ou de l’abandonware dans le logiciel libre, Eric S. Raymond rappelait un principe fondamental :

« When you lose interest in a program, your last duty to it is to hand it off to a competent successor. »

Comme il le souligne dans The Cathedral and the Bazaar, la vitalité d’un logiciel dépend non seulement de l’engagement de ses créateurs initiaux, mais aussi de leur capacité à le transmettre à ceux qui sauront le faire vivre et évoluer.
Cette dualité met en lumière la fragilité des « inutilitaires » numériques : les logiciels propriétaires abandonnés demeurent prisonniers de leur époque, tandis que certains logiciels libres sombrent également dans l’oubli faute de suivi ou de communauté active.

Nous en arrivons désormais à Gource, afin de percevoir ce que représente une communauté vivante, participative et active : la face la plus connue du logiciel libre, celle que tous les community managers aspirent à montrer et que tous les participants souhaitent expérimenter, à l’inverse des logiciels abandonnés.

Gource en guise de conclusion pour 2025 et de Passage en 2026

Gource ou la danse du libre dans le village global contemporain

En passant à la nouvelle année 2026, notre ère actuelle de la participation collaborative, portée par les projets libres et open source, Gource déploie l’histoire d’un projet logiciel comme un poème en mouvement : des points de lumière naissent, se rapprochent, se séparent, traçant dans l’obscurité la mémoire vivante du code. Chaque commit devient une bifurcation du temps, et l’écran se fait constellation où l’effort collectif palpite. À la manière d’Octavio Paz, cette visualisation n’explique pas : elle révèle. Elle suspend le regard entre le flux et la forme, entre l’instant et la durée, rappelant le mouvement circulaire de son texte Piedra de sol (1957), où le temps n’avance pas en ligne droite mais revient, se replie et se réinvente. De la même façon, Gource ne raconte pas le développement comme une simple succession de versions, mais comme un présent perpétuel où passé et devenir coexistent à l’écran.

Chaque apparition de fichier ou de contributeur agit comme un « instant éclair », où le flux se condense et devient visible. La visualisation devient alors un espace de dialogue — entre individus, entre traces, entre silence et action — faisant écho à Blanco (1967), poème de l’espace et de la relation, ouvert à des lectures multiples, sans centre unique. Comme chez Paz, le sens ne naît pas de la juxtapositions de signes, mais de leur mise en relation.

Cette pluralité en mouvement rejoint la vision cosmopolite de Himno entre ruinas , où les voix du monde se croisent sans se dissoudre. Gource matérialise cette dynamique en montrant le développement comme une constellation d’acteurs dispersés sur la planète, unis par un même espace symbolique. Ici, l’interconnexion n’est pas un simple outil technique : elle est la condition même de l’existence du projet. C’est en cela que Gource rejoint la pensée de Marshall McLuhan, pour qui le « village global » ne désigne pas une uniformisation du monde, mais une intensification des relations, où chaque geste local résonne immédiatement à l’échelle planétaire.

Enfin, à l’image de Viento entero , où le présent se construit à partir de fragments hérités et réassemblés, Gource fait émerger une œuvre collective à partir de traces, de modifications successives, de strates de mémoire. Dans cette cité-monde interconnectée que McLuhan entrevoyait, la réflexion ne commence plus à partir d’un centre stable, mais du réseau lui-même. Gource en offre une figuration sensible : un village global de code et de lumière, où la création naît du passage, de l’échange et de la rencontre, et où l’interconnexion devient le point de départ de toute pensée commune.

Chaque contribution devient un souffle, chaque fichier une étoile, et le code collectif se déploie comme un poème en mouvement, où passé et présent, technique et humain, local et global s’entrelacent. C’est ainsi que nous sommes invités à percevoir nos vies numériques au cœur de nos interactions et de nos commits au sein de ce projet planétaire

gource

gource2

Conclusion

L’histoire des inutilitaires se déploie comme une poésie vivante, du calcul solitaire à l’intelligence collective. Sur son chemin, des instants inattendus surgissent : Xteddy, simple peluche virtuelle, montre que l’inutile peut étonner, émerveiller et tisser des liens, éveillant réflexion et imagination.

Les communautés libres insufflent vie à ces créations, leur offrant la force de survivre, d’évoluer et de voyager librement de plateforme en plateforme, à l’instar de Neko.

Dans un monde de codes et de réseaux, chaque contribution devient une étoile dans le « village global » de McLuhan, où frontières et distances s’effacent. Gource, FSV2 et GopherVR transforment l’exploration numérique en chorégraphie de lumière et de mémoire, révélant l’élan vivant et créatif des communautés du logiciel libre. L’informatique cesse alors d’être purement utilitaire : elle devient poésie, labyrinthe et voyage.

Mais la survie d’un logiciel ne repose pas seulement sur l’ouverture de son code : elle exige transmission, engagement communautaire et capacité à évoluer. Nous espérons que de plus en plus d’abandonwares et d’inutilitaires suivront le voyage de Neko, passant de l’ombre à la lumière du libre, enrichissant sans cesse l’espace vivant du logiciel. Il est tout aussi crucial que les logiciels déjà libres ne soient pas abandonnés, afin que l’histoire de l’informatique continue de s’écrire dans une dynamique collective et créative, où chacun reste acteur de son informatique, à l’inverse des monopoles évoqués dans XBill.

Et qu’un jour, nous puissions nous voir dans une de ces constellations cartographiques telle que Gource nous le montre, pour contempler, émerveillés, que dans cette poésie numérique, nous y avons tous participé.

Bonne année 2026 !

Pour aller plus loin en traineau ou a ski

Il existe peu de livres consacrés aux inutilitaires, car, comme le pensait IBM (à l’inverse, par exemple, de l’Amiga) et sous son influence sur le domaine, l’informatique était considérée comme une affaire sérieuse. Pourtant, certains ouvrages ont documenté et inspiré ces créations décalées et humoristiques, notamment :

et les anciens magazines d informatique : https://www.abandonware-magazines.org/

sources :

x11 cool stuff

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Des nouvelles de FreeCad

Salut les moules,

FreeCad est sorti dans sa version 1.0.0 fin 2024. La version stable actuelle est la 1.0.2 sortie en Août 2025.
Toute cette année, les développeurs se sont attelés à la 1.1 que l'on peut tester avec un build hebdomadaire à retrouver ici ou avec la RC1 du mois de Novembre qui est ici.

Le 24 Décembre, il ne restait que 8 bugs bloquants.

Benoît nous a longuement parlé des dons aux associations. FPA, pour FreeCad Project Association, peut faire partie de cette liste de bénéficiaires (FPA est enregistrée en Belgique).
Les fonds sont utilisés pour:

Animer Le blog

Essentiel pour qui veut suivre l'actualité du projet. Un bilan de la semaine est publié chaque mercredi. D'autres articles complètent le contenu (comme ce long article d'un dev au GSOC).

Le blog est animé par le bénéficiaire d'un "FPA Grant"

Financer des programmes

Comme animer le blog, rédiger de la documentation, créer des tutoriels, animer la communauté et bien évidemment résoudre les bugs (reward: 100$ la tête de bug) et coder.

Voir aussi ici, ou l'annonce récente de l'attribution des fonds pour le 4ème trimestre 2025.

Oh joie j'y lis que:

Morgan Allen received a grant to get his KiConnect PCB to the first public release and then enhance its functionality. The workbench he’s been working on provides bidirectional interoperability between FreeCAD and KiCADs v9+ API. Morgan will be awarded a grant of $5200 for the project.

KiConnect

Cet atelier a l'air prometteur, plus simple à utiliser que FreeCad StepUp. Ah, et oui, FreeCad 1.1 a un thème sombre par défaut.

Organiser des événements

et aider aux déplacements pour participer à des événements.

L'actualité brûlante du moment c'est le FOSDEM et deux jours ce n'est pas assez long pour FreeCad:

  • le Jeudi 29 Janvier: Hackathon au Brussels Hackerspace (HSBXL)
  • vendredi 30 Janvier: FreeCad Day avec des conférences informelles autour de la CAO, CFAO, du DIY à l'Atelier des Tanneurs
  • samedi 31 Janvier: temps libre ;)
  • dimanche 1er Février: au FOSDEM, le boot "Open Hardware and CAD/CAM" sera animé par des membres de FreeCad

avec en particulier KiConnect à 10h20 et le Président de la FPA, Yorick Van Havre, qui fera son point d'étape annuel à 15h00.

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Un peu de médiéval comique pour finir 2025

Ah Nal,

Je t'écris pour te suggérer un dernier bon flim pour cette année : Deathstalker, du réalisateur Steven Kostanski.

Deathstalker

Cette aventure ravira le rôliste (c'est une quête avec un guerrier, une voleuse et un magicien), le metaleux (une bonne partie de la bande son) et le cinéphile de vidéoclub (file voir les autres œuvres du réalisateur, tu comprendras).

Contrairement à ma précédente suggestion, il ne s'agit pas d'un nanar, mais si c'est ce que tu cherches, tu peux aussi voir pour le Nouvel An Kull.

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une blague par jour en 2026

Je suis récemment tombé sur ces deux excellents jeux de mots :

5 ants + 5 ants = tenants
Bringing ants to your country from another country= important

Naturellement, je me suis demandé s'il y avait d'autres mots qui se prêteraient à ce type de blague. La réponse est évidemment oui. Il y en a même suffisamment pour générer au moins une blague similaire chaque jour de 2026.

$ grep ant$ /usr/share/dict/british-english-insane | sed 's/ant$//' | grep -x -f - /usr/share/dict/british-english-insane | wc -l
491

À bon entendeur…

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LibreOffice 25.8 et le Markdown

Salut les gens et les autres,

LibreOffice 25.8 a commencé à supporter le Markdown. Si vous l’utilisez, vous avez pu constater que notre suite bureautique bien aimée ouvre les fichiers en .md sans rechigner. Évidemment, vous vous êtes demandé si on pouvait exporter en Markdown. Dans Fichier > Exporter, on a bien « Exporter en Markdown ». En fait ça génère des fichiers vides. Fausse joie.

Il semblerait que quelqu’un s’est montré trop enthousiaste et a ajouté un peu trop tôt l’information dans le menu déroulant des formats d’export. Après une enquête approfondie un rapport de bug, il ressort que la fonctionnalité n’a pas été implémentée dans cette version, le comportement est donc normalement anormal. Le support complet du Markdown figurera dans la version 26.2. Plus que deux petits mois à attendre donc. D’après ce que j’ai vu dans les rapports de bug, il y a encore deux-trois trucs à corriger.

Si vous êtes pressé·e·s, vous pouvez toujours tester la bêta (en).

NB : ce journal répond à une question qui m’a été posée sur un machin social. Notez que je n’ai pas forcément réponse à tout en ce qui concerne LibreOffice et que je ne prétends pas connaître le logiciel comme ma poche (trouée).

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Serveur UPNP-AV maison

Hello,

Dans ce journal, je vous avais laissé avec cette perspective:

Idéalement, j'aimerai sortir la fonctionnalité de listing de contenus pour la déléguer à un programme externe, et ne plus être contraint de mettre le serveur HTTP et le media server au même endroit.

C'est chose faîte.

Quoi ?

Au lieu de lister le file system, le programme principal lance un programme secondaire qui reçoit comme argument la clé à lister et doit produire des lignes:

  • child_folder pour un sous dossier
  • media.ext size url pour un media

A partir de là, tout devient possible puisque l'on peut recourir à n'importe quel langage. A titre d'exemple, j'ai créé le listing des vidéos du Fosdem 2025, rangé par room, avec un peu de shell et de awk.

Ce format présente toute fois des limitations : le titre doit comporter l'extension afin de faire correspondre le mime-type. Le logiciel ne gère pas bien les espaces. La date n'est pas présente.

Une limitation plus globale et qui devait exister dans le logiciel d'origine est qu'il n'implémente qu'une petite partie du protocole. Cette partie semble être suffisante pour VLC et la Freebox - qui en demande d'ailleurs un plus que VLC - mais est peut être insuffisante pour un autre player.

Expérience

Le résultat est plutôt satisfaisant et j'ai plein d'autres cas d'usage en tête.

Mais écrire du C me fiche vraiment la frousse. Tout est plus compliqué que dans un langage de plus haut niveau. Rien qu'un str.split est une épreuve. J'ai constamment l'impression de jouer avec de la nitroglycérine en manipulant des pointeurs. A chaque nouveau besoin, j'ai eu envie de tout ré-écrire en python/elixir/nim.

Ce que je ferai peut être un jour cas au final, le protocole n'est pas très compliqué.

A l'inverse, C permet d'avoir un logiciel rapide, portable (je l'ai compilé pour mon serveur 32bit) et d'implémenter un serveur efficace, multi-protocole, multi-threadé, en quelques lignes.

Éternel insatisfait…

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L'IA va-t-elle tuer les réseaux sociaux ?

En lisant https://www.numerama.com/cyberguerre/2149633-les-utilisateurs-sont-fatigues-la-bouillie-generee-par-ia-est-elle-sur-le-point-de-tuer-son-premier-reseau-social.html, je me dis que oui, peut-être que les réseaux sociaux vont être submergés de contenus de mauvaise qualité et uns à uns abandonnés, surtout ceux qui font l'économie de la modération. Peut-être un renouveau du vrai Web, des blogs, des CMS, alimentés par de vrai personnes ? L'avenir de LinuxFR est-il assuré ?

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🚀 Votre clé USB-C est lente ? La solution est peut-être juste de la... retourner !

Vous avez acheté un disque dur externe ultra-rapide ou une clé USB-C dernier cri. Vous le branchez sur votre ordinateur (via un petit adaptateur parce que votre PC n'a pas de port USB-C), et là… catastrophe. 🐌

Le transfert de fichiers avance à la vitesse d'un escargot asthmatique (40 Mo/s). Vous vous dites que le disque est cassé ou que votre PC est trop vieux ?

Pas du tout ! Voici l'explication:

🛣️ L'histoire de l'autoroute et du chemin de terre

Imaginez que votre clé USB est une Ferrari capable de rouler très vite.
Le câble à l'intérieur, c'est la route.

  1. La prise USB-C est magique : on peut la brancher dans les deux sens (pile ou face).
  2. MAIS, le petit adaptateur que vous utilisez pour la brancher sur votre "vieux" port USB est un peu tricheur. Pour coûter moins cher, les fabricants n'ont construit l'autoroute que sur une seule face de la prise. L'autre face, c'est juste un vieux chemin de terre de secours (USB 2.0).

🔄 Le problème :
Si vous branchez votre clé du côté "Pile", la Ferrari est sur l'autoroute 👉 Vitesse maximale (1000 Mo/s) ! 🏎️💨
Si vous la branchez du côté "Face", la Ferrari se retrouve coincée sur le chemin de terre 👉 Vitesse d'escargot (40 Mo/s). 🐌

💡 La solution "Miracle" :
Si votre transfert de fichier est lent, ne jetez rien. Débranchez la prise USB-C, retournez-la simplement de l'autre côté, et rebranchez.

C'est tout bête, mais ça change tout !

Faites le test la prochaine fois et dites-moi si votre Ferrari a retrouvé son moteur ! 👇

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Astuce pour récupérer la version initiale d'un fichier PDF.

Actuellement, des fichiers PDF caviardés outrancièrement (des pages entières recouvertes d'un gros pavé noir) ont été publiées. Malheureusement les auteurs ont oublié d'aplatir leur fichier, si bien qu'il est possible de récupérer l'information avec un simple Ctrl-C.

Il existe cependant une méthode encore plus simple en utilisant la structure des fichiers PDF.

En effet ces fichiers sont constitués
- d'une entête ;
- d'un corps qui regroupe tous les objets décrivant des éléments à afficher ;
- d'une table indexant tous les objets suivie de la séquence %%EOF.

Lorsqu'on modifie un PDF, on modifie ou on ajoute des objets qui sont alors écrits à la fin du fichier (donc après la séquence %%EOF) et une nouvelle table indexant les objets est créée et écrite (avec les caractères %%EOF) à la suite.

Si bien qu'il y a maintenant 2 séquences %%EOF dans le fichier (en fait il y en aura autant qu'on l'aura modifié).

Donc en ouvrant ce fichier avec un éditeur de texte comme Notepad++ et en cherchant les séquences %%EOF, on peut supprimer la partie après la première séquence %%EOF et retrouver la version initiale.

Bien sûr ça ne marche que si le fichier n'a pas été aplati (= les objets inutiles ont été purgés et qu'il n'y a plus qu'une table d'index).

Voilà !

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Régler le souci de rétroéclairage du Logitech MX Keys

Mon clavier Logitech MX Keys se transforme parfois en guirlande de Noël, le rétroéclairage s'allumant sans raison. C'est de saison mais c'est embêtant. La réparation est simple.

Les capteurs

J'ai un clavier Logitech MX Keys S depuis presque cinq ans. Jusqu'à peu il fonctionnait très bien. J'aime bien pouvoir l'associer à trois équipements différents. Il y a quelques mois le rétroéclairage a commencé à l'allumer sans raison à n'importe quel moment, et notamment la nuit, jusqu'à me réveiller. J'ai pris l'habitude de l'éteindre, mais ce n'est pas normal.

Les MX Keys ont deux capteurs :
* Un capteur de proximité situé sur le bord inférieur du clavier. Il produit un léger champ magnétique qui est perturbé à l'approche des mains. Le clavier s'allume.
* Un capteur de lumière ambiante au niveau de la LED d'alimentation en haut à droite. Le clavier s'allumera dans les pièces sombres et s'éteindra en pleine lumière après un certain temps.

Il semble que ce soit le capteur le luminosité qui pose problème.

Solution 1

Le capteur est très sensible, et l'accumulation de poussière ou de saletés peut le détraquer. Dans ce cas la solution la plus simple consiste à tenter de nettoyer l'ensemble, avec pinceau, soufflette, tapotage et secouage de clavier. Selon diverses réponses trouvées notamment sur Reddit, secouer le clavier en le tenant verticalement (sonde / lumière vers le haut) aide à résoudre temporairement le souci: les saletés se déplacent vers le bas.

Ça fonctionne un temps.

Solution 2

Le capteur est trop sensible, tout court, poussière ou pas. Dans ce cas la solution est d'intercaler une petite résistance entre le capteur et la carte électronique. Ca tombe bien puisque le fil du capteur est juste vissé.

J'ai pour ça utilisé une résistance de 100 Ohms (ont peut mettre plus) J'ai soudé une patte au connecteur du fil, et j'ai entortillé l'autre patte autour de la vis, en faisant en sorte que rien ne touche.

Résistance MX Keys

C'est casse-pied à mettre en place avec des gros doigts (et même avec des petits), ce n'est pas beau, mais ça fonctionne. Ça réduit de 95% les occurrences.

Solutions ultimes

On peut cumuler les deux solutions : résistance et nettoyage. Tous les mois par exemple.

On peut aussi, mais il faut du matériel, remplacer la petite résistance (marquée 102) par une autre. 102 signifie dix suivi de deux zéros, 10x10², soit 1 kΩ. Avec la résistance de 100Ω on passe à 1.1 kΩ, soit 10% en plus, mais ça peut ne pas suffire. On trouve des valeurs plus grandes.

Je n'ai pas le matériel, donc je n'ai rien fait.

On peut aussi décider de déconnecter définitivement le capteur. Juste une vis… Le capteur de proximité continue à fonctionner mais la puissance du rétroéclairage sera à régler manuellement.

J'ai gardé l'habitude d'éteindre le clavier : marre de recharger le clavier toutes les deux semaines !

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Fiches libres 2025

Salut les gens et les autres,

Dans le cadre de son travail d’arkéologicien, vmagnin avait lancé un SOS sur les Fiches libres publiées par l’ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l’Informatique Libre) dans les années 2000.

Un petit peu d’histoire et de technique

Ces fiches avaient été écrites sur une vieille version de Scribus, sur le plan technique comme sur le plan typographique, elles nécessitaient déjà une refonte. Datant des années 2003 et 2005, elles étaient, de surcroît, pour certaines terriblement obsolètes.

J’ai repris le flambeau en les passant sous Writer de LibreOffice qui est beaucoup plus simple à gérer et à utiliser et qui est bien puissant. Pour cela j’ai créé un modèle, le nom « Fiche libre » étant l’arrière-plan de la page, on n’a plus à s’en préoccuper. Il y a un champ pour le numéro qui figure dans un cadre protégé, donc on n’a pas à se prendre la tête et le titre de la fiche est le contenu du champ Titre des Propriétés du Fichier. Comme ça, ça vous oblige, si vous ne le faites pas, à les utiliser. Je n’ai pas complètement revu la mise en page, je l’ai seulement adaptée. La police utilisée est Linux Biolinum G.

Un aperçu des huit fiches

L’état de l’art

Pour l’instant, j’en ai revu sept, j’ai écrit de novo (et sans les logos de l’ALDIL de GNU) une fiche numéro huit sur les licences des polices de caractère. Ce qui signifie que la numérotation est décalée pour les suivantes, forcément. C’était logique de faire comme ça puisque cela s’inscrit après les fiches sur les licences des logiciels et celle art libre et Creative Commons.

Les fiches sont en téléchargement en version PDF et PDF hybride donc avec les sources dans des fichiers compressés en .zip. Les illustrations figurent dans un autre .zip à télécharger sur cette même page ainsi que le modèle au format OTT et l’arrière-plan au format SVG.

Vous noterez que j’ai pu changer les titres des fiches pour en préciser l’angle. Par exemple, pour celle sur la DAVSI, je me suis plus focalisée sur les DRM qui sont ce à quoi on est confrontés plus moins quotidiennement.

Les fiches :

  • Fiche Libre n°1 : Les 4 libertés fondamentales
  • Fiche Libre n°2 : Les standards ou formats ouverts (complètement réécrite)
  • Fiche Libre n°3 : Historique du Libre
  • Fiche Libre n°4 : GNU/Linux
  • Fiche Libre n°5 : L’EUCD , la DADVSI et les DRM (complètement réécrite)
  • Fiche Libre n°6 : Les licences libres, les logiciels (partiellement revue)
  • Fiche Libre n°7 : L’art libre et les licences Creative Commons (complètement réécrite)
  • Fiche libre N°8 : Les licences des polices de caractère (nouvelle).

Faites-en ce que vous voulez. L’article qui présente les fiches et les donne en téléchargement indique aussi comment utiliser le modèle.

Je crois que c’est tout.

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Un Linux dans la poche : où en est-on ?

Un Linux dans la poche : où en est-on ?
https://videos.capitoledulibre.org/w/bfec5388-3090-4290-a601-3612d3ab411a

Diapos : https://cfp.capitoledulibre.org/media/cdl-2025/submissions/YPYXS9/resources/LinuxMobile_CdL2025_gtsQdyd.pdf

(attention, c'est un peu un "procès", justifié et argumenté)

pour rappel, AOSP est la version encore opensource/libre d'android de google (Android Open Source Project)

On y apprend entres autres que :

  • les fabricants appliquent des correctifs à android comme ton ptit cousin s'amuse devant la machine à sous (06'45)
  • pourquoi mettre linux au lieu d'android? ce nerd a réalisé un étonnant projet sur OnePlus6 (08'00)
  • pourquoi android/AOSP fait tout le contraire d'une distro linux communautaire ? (09'55)
  • améliorer android, sauf correctif exceptionnel, c'est la croix et la bannière avec google (11'20)
  • hybris et le jolla, alien dalvik, machine virtuelle android proprio du jolla (13'55)
  • contrairement à mon estimation sous quinze ans (d'ici 2040, je vise large), l'intervenant estime que le périmètre sous licence libre d'AOSP, sera considérablement réduit d'ici cinq ans (soit avant 2035!!) (15'15) - merdification, merci
  • Une petite ribambelle de fabricants semble jouer le jeu (EER) : Purism, Pine64, Liberux (gestation), le très coté OnePlus 6/6T, le Pixel de google (!!), fairphone, le shift… (15'41)
  • les tels basé sur des puces Mediatek, la jouent à huawei : aucune contribution au noyau Mainline (=le plus récent, de Torvalds), code très fermé et chargeur d'amorçage (bootloader) non déverouillable.. à fuir (AAE) (20'18)
  • la gestion de l'audio peut être encore compliqué, notamment via bluetooth (22'44)
  • codec audio : android, qualcomm, puces audio et drivers, une complexité sans nom.. (24'00)
  • les caméras sous linux, niveau iphone edge/2G.. (25'05)
  • nombreuses interfaces disponibles, mais peu de projets sortant du lot, apportant quelque chose de solide (27'50)
  • une grosse partie de son entourage est "otage des applications" (le terme est faible), et va même le lui reprocher (fanboys de whatsapp et consors) - (33'32)
  • waydroid, c'est joli cinq minutes, mais ça consomme (beaucoup) en RAM (35'05)
  • les applis bancaires, encore et toujours.. (36'23)
  • les quelques projets qui sortent du lot (38'10)
  • postmarketos, la distro qui se donne à fond sur le plus grand nombre d'appareils supportés (40'00)

À noter que choisir un tel pur linux se fait souvent pour :

  • un noyau/système très récent (bon courage sur AOSP)
  • la liberté d'un vrai linux, la même que sur l'ordi (et c'est cool)
  • ne pas dépendre des choix à venir de google
  • fuir les applis commerciales/proprio (pas que bancaires)

..et tant pis pour l'appareil photo, faut savoir ce qu'on veut.

ne pas confondre :

  • waydoid : émulation d'android sur PC
  • droidian : émulation de debian sur un tel android
  • mobian : portage de debian "pur" sur tel sans android (projet de l'intervenant)

pour Dalvik, je sais pas si leur potion magique se limite à une "petite" compatibilité avec les applis peu consommatrices (ex celles issues du fdroid, la banque, whapp) ou gère aussi celles très consommatrices (streaming vidéo, gps, réseaux sociaux.. si quelqu'un a des retours) - à noter que la MV d'android (dalkvik) pour sailfish était présentée en 2024 par abonnement (au lieu d'achat en une fois), mais le choix a peut être été reconsidéré.

AAE:
https://github.com/melontini/bootloader-unlock-wall-of-shame

EER:
https://puri.sm/products/librem-5/ (batterie usb à prévoir)
https://pine64.org/ (voir https://blog.brixit.nl/why-i-left-pine64/ et https://pine64.org/2022/08/18/a-response-to-martijns-blog/ ) - le pinephone pro n'est plus fabriqué
https://www.shift.eco/en/shiftphone-8/
https://liberux.net/
https://www.oneplus.com/
https://store.google.com/category/phones
le furiphone (furilabs) n'est volontairement pas évoqué, car il est basé sur mediatek, et dépendant d'AOSP. Pas de commentaires (20'18)

slide se dit diapo en français.

Note perso:
..pourquoi passer à un graphene/lineage/eelo si c'est pour rester otage d'applis exigeant les services de google derrière?
je considère comme plein de bon sens de résilier ces services pour casser la dépendance. (quitte à fermer le compte bancaire, en première ligne -mérité- si elle sait pas gérer un client sans appli, j'en vois chaque année ici)
pour la vie pratique, billetique en tête de liste, je ne peux faire autrement qu'un retour au tout papier.

Aperçu d'une diapo les plus intéressantes:

linux_poche

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Les Tuxeries restaurées (Journal ArkéoLogique)

Sommaire

Je partage avec vous les Tuxeries restaurées sous formes de PNG ainsi que de GIF animés. Pour ceux qui n'auraient pas suivi tous les épisodes, la redécouverte début octobre des Fiches Libres de l'ALDIL dans mon armoire vingt ans après leur création m'avait mené à une sauvegarde sur la Wayback Machine du site jc.electronicforest.org créé dans les années 2000 par le dessinateur JC. Ainsi qu'au site GNULinews - Nouvelles du Monde Libre… qu'il avait illustré. Nous avions alors réussi à retrouver la trace du dessinateur et à le contacter. Il nous avait confié l'intégralité de son archive contenant ses dessins d'époque réalisés en Flash. Concernant les animations au format SWF, la découverte du projet Ruffle nous avait déjà permis de les réanimer en GIF, première étape de l'opération de reconstruction baptisée Steve Austin (« Gentlemen, we can rebuild him. We have the technology »). Mais le gros du travail restait à faire : récupérer dans un format lisible (par du libre) une bonne centaine de fichiers FLA contenant des images fixes.

De FLAgada à eurêka !

Nos longues recherches sur ce format propriétaire nous avaient en effet laissés plutôt flapis… Il nous restait peu d'espoir à part trouver quelqu'un ayant accès à Adobe Animate, en espérant qu'il lise parfaitement les vieux FLA, ou à ses ancêtres chez Macromedia. Et justement, notre dessinateur préféré m'a donné accès à ses fichiers d'installation et licence de Flash MX Professional 2004 7.2, retrouvés sur un vieux disque dur. J'ai ainsi pu l'installer dans un Windows XP dans une machine virtuelle VirtualBox sous Ubuntu. En passant, je suis bluffé par la vitesse de démarrage de la machine, signe que les OS étaient vraiment légers à l'époque ! Notons aussi que la possibilité de travailler dans un répertoire partagé entre les deux systèmes a été appréciable.

Le logiciel Flash MX peut exporter en SWF, EMF, WMF, EPS, AI, DXF, BMP, JPG, GIF et PNG. En EMF et WMF, ça fonctionne pas trop mal, disons à 85 %, peut-être à cause de problèmes de transparence entre calques. En EPS, pas terrible, je dirais qu'on est en dessous de 50 % en qualité de rendu. En DXF, seuls les contours sont rendus. En PNG c'est parfait, sauf qu'on n'est bien sûr pas en vectoriel.

Mais plutôt que d'exporter directement en PNG, il m'a semblé plus judicieux d'exporter d'abord ces images fixes en SWF. On y perd a priori en particulier les calques des FLA, mais il y a un certain nombre de projets libres (Lightspark, swftools…) capables de lire et manipuler ce format. Et surtout Ruffle, projet très dynamique actuellement et écrit de plus dans un langage qui a le vent en poupe (Rust). On peut donc espérer au minimum une décennie de pérennité en terme de lisibilité de ces SWF du côté libre.

L'archive restaurée des Tuxeries va donc contenir essentiellement les FLA sources, des SWF animés ou non, des PNG pour les images fixes exportées depuis Ruffle et des GIF animés (Ruffle + ImageMagick).

Heigh-ho, heigh-ho, on s'en va au boulot !

Flash MX Professional 2004 ne permet pas d'exporter par lots. Il va falloir s'occuper à la main de chacun des 120 fichiers FLA contenant des images fixes. Je me crée un raccourci clavier pour l'export afin d'éviter quelques clics. Et heureusement, on peut ouvrir plusieurs FLA d'un coup, c'est déjà ça. Le travail est fastidieux, du genre qu'on répartit sur cinq ou six soirées pour y aller doucement. Certains fichiers contiennent de plus plusieurs planches à enregistrer : essais, croquis, versions différentes, etc. J'obtiens ainsi 208 SWF. C'est certes fastidieux mais pas si déplaisant que ça pour quelqu'un qui aime la BD, car on entre un peu dans le processus créatif du dessinateur, comme dans les annexes fournies à la fin de certains albums.

J'en profite pour apprendre à installer un binaire Rust. De Ruffle, je n'ai besoin que de la commande exporter, donc je me place dans son répertoire et je tape :

$ cargo install --path .

Ce qui l'installe dans le répertoire ~/.cargo/bin/. Après exportation du chemin, je me place à la racine du répertoire contenant les SWF, répartis dans plusieurs sous-répertoires :

$ exporter . . --scale 2

Avec deux points pour signifier que les entrées et sorties se feront sur place. L'option --scale 2 double la définition définie dans les SWF. Ça prend 24 secondes pour 208 fichiers sur un vieux coucou en Fedora 43.

Je me rends compte que les PNG générés par Ruffle sont plus gros que certains GIF équivalents. Je me souviens alors d'optiPNG qui comme son nom l'indique permet d'optimiser les PNG, avec des niveaux allant de 0 à 7. Une petite commande à la racine du répertoire et le problème est réglé :

$ find . -name *.png -print -exec optipng -o7 '{}' \;

Ça prend quand même du temps (24 minutes) sur mon coucou car le principe d'optiPNG est d'essayer un certain nombre de stratégies et de méthodes pour trouver la meilleure, mais ça vaut le coup. En moyenne, mes PNG ont été réduits de 71 %, soit 47 Mo en moins dans l'archive.

Je termine par un peu de ménage en supprimant les PNG et SWF qui contiennent des images en doublon. Et je vois qu'il reste quelques JPG dont les FLA semblent perdus.

Pffff… C'est fini. Heigh-ho, heigh-ho, on rentre du boulot !

Archivage dans l'antre du roi de la montagne

J'ai archivé les Tuxeries sur Codeberg : https://codeberg.org/dominoes/Les_Tuxeries
Le lien direct pour télécharger le tar.gz (116 Mio) est ici.

Je réfléchirai également à d'autres possibilités, comme Internet Archive ou Zenodo, dont nous avions discuté en commentaires du précédent journal.

Enfin, j'en ai profité pour également archiver les quatorze Fiches Libres : https://codeberg.org/dominoes/Les_Fiches_Libres

Bonne promenade dans le jardin des Tuxeries et bonnes fêtes de fin d'année !

Ne soyez pas ringard

Tux Père Noël

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LinuxFr.org : seconde quinzaine de novembre 2025 et première quinzaine de décembre 2025

Sommaire

Deux cent soixante sixième et septième épisodes dans la communication entre les différentes équipes de bénévoles autour du site LinuxFr.org : l’idée est de tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par la rédaction, l’administration web et système, la modération, le développement, l’association, etc.

Parmi les infos importants :

L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

Du 16 au 30 novembre 2025

  • 1276 commentaires publiés (dont 8 masqués depuis), comme suit :
    • 581 commentaires publiés sur les liens (dont 2 masqués depuis) ;
    • 401 commentaires publiés sur les journaux (dont 0 masqué depuis) ;
    • 109 commentaires publiés sur les dépêches (dont 2 masqués depuis) ;
    • 162 commentaires publiés sur les entrées de forum (dont 4 masqués depuis) ;
    • 16 commentaires publiés sur les sondages (dont 0 masqué depuis) ;
    • 7 commentaires publiés sur les entrées dans le système de suivi (dont 0 masqué depuis) ;
    • 0 commentaire publié sur les pages wiki (dont 0 masqué depuis) ;
  • 855 étiquettes posées ;
  • 64 comptes ouverts (dont 23 fermés depuis) ;
  • 44 entrées de forum publiées (dont 21 masquées depuis) ;
  • 111 liens publiés (dont 2 masqués depuis) ;
  • 12 dépêches publiées ;
  • 27 journaux publiés (dont 0 masqué depuis) ;
  • 3 entrées nouvelles, 2 corrigées et 0 invalide dans le système de suivi ;
  • 0 sondage publié ;
  • 0 page wiki publiée (dont 0 masquée depuis).

Du 01 au 15 décembre 2025

  • 1291 commentaires publiés (dont 9 masqués depuis), comme suit :
    • 465 commentaires publiés sur les liens (dont 4 masqués depuis) ;
    • 580 commentaires publiés sur les journaux (dont 2 masqués depuis) ;
    • 71 commentaires publiés sur les dépêches (dont 1 masqué depuis) ;
    • 173 commentaires publiés sur les entrées de forum (dont 2 masqués depuis) ;
    • 1 commentaire publié sur les sondages (dont 0 masqué depuis) ;
    • 1 commentaire publié sur les entrées dans le système de suivi (dont 0 masqué depuis) ;
    • 0 commentaire publié sur les pages wiki (dont 0 masqué depuis) ;
  • 746 étiquettes posées ;
  • 248 comptes ouverts (dont 214 fermés depuis) ; 🤮 spam massif
  • 26 entrées de forum publiées (dont 5 masquées depuis) ;
  • 103 liens publiés (dont 2 masqués depuis) ;
  • 17 dépêches publiées ;
  • 25 journaux publiés (dont 0 masqué depuis) ;
  • 3 entrées nouvelles, 1 corrigée et 1 invalide dans le système de suivi ;
  • 0 sondage publié ;
  • 0 page wiki publiée (dont 0 masquée depuis).

Podcast Projets Libres :

Listes de diffusion (hors pourriel)

Liste linuxfr-membres@ - [restreint]

Liste moderateurs@ - [restreint]

  • [Modérateurs] Demande de modération

Liste prizes@ - [restreint]

  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du lun. 01 déc. 2025 22:34:35 CET

Liste redacteurs@ - [restreint]

  • [Rédacteurs] Open Source & Digital Sovereignty: Ville de Lyon, Région Île-de-France, ministère autrichien des affaires économiques (Paris, 9 décembre)

  • [team linuxfr] Répertoire du web Curlie.org devient disponible open source

  • [team linuxfr] demande de rectification mineure

  • [team linuxfr] plainte hotmail (NdR: en raison du spam massif sur les nouveaux comptes)

Liste webmaster@ - [restreint]

  • R.A.S.

Canal IRC adminsys (résumé)

  • R.A.S.

Groupe Signal (résumé)

  • un incident ? Finalement non. (Oui autant célébrer les faux positifs)
  • préparation OSXP, son stand, ses prix et sa grande annonce
  • « Une des utilités des portables est de faire des présentations lors de réunion ou des exposés. » (quand tu convertis en Markdown une dépêche de 2000 et que ça semble comme une enluminure de moine copiste)
  • anniversaire du président
  • « l'épisode sur LinuxFr sur projets libres a été publié il y a 2 ans et 4j déjà 😅😅 ça passe trop vite »
  • les dons pour le podcast Projets libres deviennent possibles via EnVenteLibre
  • présence en Suisse aux prochaines rencontres hivernales à St-Cergue (Trim & Walid)
  • vague de spam : entre 5 et 10% max de comptes "légitimes" par jour (dont la plupart ne sont jamais utilisés et sont automatiquement supprimés en quelques jours faute de confirmation)

Tribune de rédaction (résumé)

Tribune de modération (résumé)

Du 16 au 30 novembre 2025

  • 143 messages sur 184 sont des notifications automatiques
    • 1 La bannière Capitole du Libre 2025 a été supprimée
    • 4 La dépêche a été mise à la une
    • 1 La dépêche a été refusée
    • 1 La page Mentions légales a été mise à jour
    • 10 Le commentaire a été masqué
    • 25 Le compte a été désactivé
    • 10 Le compte a été privé de tribune pendant 30 jours
    • 1 Le compte a été privé de tribune pendant 7 jours
    • 1 Le compte a été réactivé
    • 2 Le lien a été supprimé
    • 21 Le message a été supprimé
    • 9 Les commentaires ont été bloqués pendant 30 jours
    • 12 L’étiquette est désormais cachée, modifiée
    • 39 L’étiquette vient d’être créée
    • 6 Une image récente a été bloquée
  • LinuxFr.org est concerné par le décret Lecornu « n° 2025-980 du 15 octobre 2025 portant injonction, au regard de la menace grave et actuelle contre la sécurité nationale, de conservation pour une durée d’un an de certaines catégories de données de connexion », comme plein d’autres. Au passage mise à jour de nos mentions légales suite au DSA.
  • du spam, plein
  • Toolinux.com devenu GoodTechinfo a un certificat expiré
  • qui sont ces étiqueteurs réguliers ?
  • réaiguillage d'un contenu parti à tort dans les forums

Du 01 au 15 décembre 2025

  • 93 messages sur 105 sont des notifications automatiques
    • 5 La dépêche a été mise à la une
    • 2 La dépêche a été refusée
    • 2 La dépêche a été supprimée en rédaction
    • 10 Le commentaire a été masqué
    • 7 Le compte a été désactivé
    • 3 Le compte a été privé de tribune pendant 30 jours
    • 3 Le lien a été supprimé
    • 1 Le logo a été modifié
    • 5 Le message a été supprimé
    • 3 Les commentaires ont été bloqués pendant 30 jours
    • 9 L’étiquette est désormais cachée, modifiée
    • 40 L’étiquette vient d’être créée
    • 3 Une image récente a été bloquée
  • logo de Noël
  • du spam
  • préparation Open Source Experience Paris (OSXP)

Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

site web:

  • Do not mix Markdown and HTML
  • Update legal info after law evolution

img:

  • Bump golangci-lint version
  • Bump golang & golangci-lint versions
  • Bump hurl version
  • Bump golang, golangci-lint, redis versions

Epub:

  • Bump golangci-lint version
  • Bump golang & golangci-lint versions
  • Bump hurl version

admin. sys.:

  • Update blocklist

Divers / TODO / pense-bête

  • R.A.S.

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Réaliser une tartiflette : lessons learned

Bonjour nal,

Le but de ce journal n'est pas tant de vous donner une recette de tartiflette que de faire le tri entre les bonnes et mauvaises idées que j'ai pu mettre en œuvre à l'occasion de la réalisation de tartiflettes.

La tartiflette c'est pratique quand on reçoit : le plat est préparé à l'avance et il suffit de le mettre au four un peu avant l'arrivée de vos convives. Et puis c'est un plat qui a du goût si vous prenez des bons reblochons fermiers bien faits notamment (vs la raclette où un bon fromage est plus délicat à trouver et il faut l'appui de la charcuterie pour donner du goût).

Premier écueil : c'est un plat gourmand, les convives se resservent généralement. Il faut donc prévoir grand.

Par exemple pour 6 personnes le plat que j'avais était un peu petit j'ai fini par un acheter un plus grand pour pouvoir faire une plus grande quantité.

J'ai investi l'an dernier dans un plat ovale Staub en fonte de 38 cm de longueur intérieure.
plat en fonte oval couleur cerise de marque Staub
J'apprécie particulièrement le matériau fonte qui va aider à saisir les bords de la tartiflette, d'avantage qu'un plat en terre cuite par exemple (qui serait mon second choix).

Pour 6 personnes je prévois presque 2 kgs de pommes de terre, 2 reblochons et demi, 2 gros oignons (voire 2 gros et demi mais c'est le max), 450g de lardons fumés (généralement sous forme de 6 barquettes de 75g vendues par lots de deux), un peu d'ail.

Première leçon apprise : évitez les variétés de pommes de terre sucrées (rouges). C'est sympa, elles ont du goût, mais avec l'oignon cela fera trop de sucre.

Deuxième leçon apprise : faites revenir les lardons séparément (avec l'ail coupé en petits morceaux). Si vous avez l'idée de faire revenir les oignons avec, vous ne pourrez pas faire dorer les lardons comme vous voulez. Par ailleurs les oignons ajoutés cuits dans votre recette perdront leur personnalité et n'ajouteront finalement que du sucre. En pratique je fais revenir doucement les lardons dans une poêle couverte le temps de liquéfier le gras. Ensuite je renverse la poêle en entrouvrant le couvercle pour laisser s'échapper le gras et remets la poêle à feu vif sans le couvercle pour saisir les lardons.

Troisième leçon apprise : précuisez à l'eau les pommes de terre entièrement. Bien sûr vous pouvez vous dire "je vais les cuire à moitié et elles finirons de cuire dans le plat" mais en réalité elles ne vont pas recuire tant que ça et risquent d'être insuffisamment cuites, donc attention : le mieux est l'ennemi du bien, souvenez-vous en et ne faites pas le malin !

Voilà, le reste c'est de l'assemblage sur deux étages : d'abord les patates puis le fromage, on poivre bien, puis la préparation lardons saisis et oignons crus, puis les patates, la préparation et on termine avec le fromage.
Perso je commence avec les croûtes du reblochon que je dispose tout autour le long du plat.

Laissez tomber la crème fraîche qui n'apporte rien. Assaisonnez une salade à côté par contre, c'est généralement apprécié (assaisonnement avec ail et moutarde).

Enfournez au four 180° environ 30 minutes avant l'arrivée de vos invités et laissez cuire en surveillant de temps à autres pendant que vous (re)servez l'apéro. Assurez-vous que la partie visible de la tartiflette est bien grillée et laissez un peu sécher au four en baissant la température, ça va finir de griller/croustiller gentiment. Généralement au moment de passer à table pour manger l'entrée, c'est déjà prêt.

À ce sujet, vu le gras du plat de résistance, vous pouvez opter pour des chips veggie à l'apéro, c'est raisonnable pour la santé et sans effort pour vous. En entrée, un peu de saumon fumé avec une salade de pousses d'épinards assaisonnés avec un peu d’échalote et deux brins de ciboulette dans l'assiette pour le dressage c'est également relativement raisonnable avant la tartiflette, et presque sans effort pour vous (et cela ajoute une touche de chic avant un plat jugé souvent plus rustique).

Voilà, si vous vous organisez bien, presque tout est préparé à l'avance et vous profiterez ainsi pleinement de vos convives.

Bonnes fêtes !

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Nintendo enfreint le droit de propriété

Bonjour Nal,

Je t'écris pour te parler des nouvelles conditions de Nintendo pour utiliser ses servicesconsoles, notamment ces petites lignes:

By using the Nintendo Account Services, you represent that you are 18 years of age or older (or the age of majority where you live)

Il n'est donc plus possible d'offrir une console Nintendo aux mineurs. Désolé les enfants, allez jouer au foot sur l'autoroute et joyeux noël.

[après une liste de restrictions longues comme le bras] if you fail to comply with the foregoing restrictions Nintendo may render the Nintendo Account Services and/or the applicable Nintendo device permanently unusable in whole or in part.

Nintendo enfreint ici manifestement le droit de propriété (qui dans notre monde capitaliste est le droit le plus sacré, notamment via la déclaration des droits de l'Homme) en promettant de briquer les consoles appartenant à ses clients.

Vu que la DGCCRF, l'ARCOM et la CNIL ne feront rien comme d'habitude, si tu comptais acheter une Switch à Noël, prends plutôt un bon vieux PC : le matériel est plus puissant, les jeux y sont moins chers, sans DRM (chez Gog ou itch.io par exemple) voire libre, c'est plus sûr pour les enfants et il n'y a pas une backdoor pour le détruire à distance (heu quoique fait gaffe au BIOS/UEFI…)

https://www.fsf.org/bulletin/2025/winter/new-nintendo-drm-bans-consoles-makes-users-beg-for-forgiveness

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ReFind, un bootloader graphique (et tactile)

Le souci

On va faire court pour une fois. Publié aussi sur mon site personnel.

Suite à mon article sur l'utilisation d'une tablette où tout autre machine comme second écran, plutôt que d'acheter un petit moniteur externe j'ai investi 85 euros dans un Dell 5290 2-in-1 d'occasion. Ce vrai PC (Intel Core i5 8ème génération, 8 Go de RAM, écran de 12.3 pouces 1920x1280) est un Tablet PC : le clavier est amovible et le PC devient une vraie tablette.

Tablet PC

J'y ai mis un double boot Windows / Linux (Fedora). Tout est ok sous Linux sauf la webcam (je n'ai pas encore eu le temps de chercher). Sauf que sans clavier, je ne peux pas choisir mon OS avec le bootloader GRUB : rien ne fonctionne.

En cherchant une solution, j'ai trouvé rEFInd. Non seulement graphique, il permet d'utiliser l'écran tactile. J'ai testé, et ça fonctionne.

Installation

Je n'ai pas activé le Secure Boot sur ma machine. Dans le cas du Secure boot la commande d'installation doit être modifiée.

Note : Avec Secure Boot, ajoutez --localkeys—/boot/efi/EFI/refind/shimx64.efi

$ sudo dnf install rEFInd rEFIind-tools

...

$ sudo refind-install
Installing rEFInd on Linux....
ESP was found at /boot/efi using vfat
Installing driver for ext4 (ext4_x64.efi)
Copied rEFInd binary files

Copying sample configuration file as refind.conf; edit this file to configure
rEFInd.

Installation has completed successfully.

Maintenant, éditez le fichier /boot/efi/EFI/refind/refind.conf, et décommentez la ligne enable_touch, ligne 201 chez moi.

Un petit reboot, et hop !

Un thème sombre

J'ai préféré modifier le thème par défaut par un thème léger, sombre. J'ai trouvé le thème darkmini.

L'installation est simple, décrite dans le README.md du thème. J'ai uniquement commenté la ligne banner du thème pour laisser le fond noir (image background.png).

Le résultat est simple et efficace. Désolé pour la qualité, mais vous voyez le résultat.

rEFInd

Désinstallation

Facile, supprimez le dossier de l'EFI et désinstallez les packages :

sudo rm -r /boot/efi/EFI/refind
dnf remove rEFInd rEFIind-tools

Sauvé

Sympa, non ?

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