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Reçu avant avant-hier

ddrescue + Raspberry Pi Imager - Le combo pour cloner vos cartes SD sans vous arracher les cheveux

Par :Korben
26 décembre 2025 à 08:00

Vous avez un parc de Raspberry Pi à déployer et vous en avez marre de refaire la config à chaque fois ? Ou pire, votre carte SD commence à faire des siennes et vous voulez la sauver avant qu'elle rende l'âme ? Hé bien j'ai le combo parfait pour vous les amis !

Je vais vous parler en réalité de deux outils complémentaires que vous connaissez déjà je pense : ddrescue pour le clonage/sauvetage de cartes SD, et Raspberry Pi Imager pour créer des images préconfigurées. Ensemble, ils forment une chaîne de production quasi "industrielle" pour vos projets Pi. Ça va vous faire gagner un temps précieux mais aussi vous sécuriser car on sait à quel point les cartes SD c'est capricieux parfois sur les Rpi (surtout quand y'a des coupures de jus ^^).

Commençons donc par ddrescue qui est l'outil libre parfait pour cloner des disques, mais avec un truc en plus que dd n'a pas : la gestion des erreurs et la reprise. Son secret, c'est le mapfile, un fichier journal qui garde trace de tout ce qui a été copié, du coup, si votre clone plante en plein milieu (câble qui se débranche, coupure de courant, carte SD qui fait la gueule), vous relancez la même commande et ça reprend exactement où ça s'était arrêté. Sans ce fichier, par contre, c'est retour à la case départ... snif.

⚠️ Attention : la destination va être écrasée. Donc vérifiez 3 fois vos /dev/... avant d'appuyer sur Entrée. Et oui, l'option --force porte bien son nom puisqu'elle autorise l'écriture sur un disque brut, donc si vous vous trompez de cible, c'est le drame.

La commande de base, c'est ça :

sudo ddrescue --force /dev/sdX /dev/sdY rescue.map

Vous remplacez /dev/sdX par votre carte source et /dev/sdY par la destination et le fichier rescue.map, c'est votre filet de sécurité, donc gardez-le précieusement à côté de vos images.

Après si vous préférez cloner vers un fichier image plutôt que directement vers une autre carte, c'est quasi pareil :

sudo ddrescue /dev/sdX raspios.img rescue.map

Et pour les cartes un peu fatiguées avec des secteurs défectueux, y'a une astuce en deux passes. D'abord une passe rapide qui saute les erreurs (le but c'est de récupérer le max sans s'acharner tout de suite) :

sudo ddrescue -n /dev/sdX raspios.img rescue.map

Puis une deuxième passe qui insiste sur les zones problématiques :

sudo ddrescue -r3 /dev/sdX raspios.img rescue.map

Le -r3 dit à ddrescue de réessayer 3 fois sur chaque secteur récalcitrant par contre, évitez de mettre --no-split par défaut. Ça peut sembler logique ("ne coupe pas"), mais sur un support vraiment abîmé, laisser ddrescue découper et isoler les zones foireuses est souvent plus efficace.

Maintenant faut vérifier que tout s'est bien passé… alors oui, on peut faire des contrôles, mais il faut être clair, si vous comparez juste un bout, vous validez juste un bout. Par exemple cette commande compare seulement 1 Go, et pas toute la carte :

sudo cmp -n 1G /dev/sdX /dev/sdY

Donc si vous voulez comparer TOUT (et que ça ne vous dérange pas d'attendre ^^), vous pouvez comparer l'image et la carte clonée en faisant un hash sur la totalité. Par exemple, pour vérifier que l'image écrite sur la carte correspond bien à l'image d'origine :

sha256sum raspios.img
sudo ddrescue /dev/sdY - | sha256sum

Si les deux hashes sont identiques, là, on parle (beaucoup plus) sérieusement. Et si vous ne voulez pas streamer le disque, vous pouvez aussi faire un hash du périphérique directement (mais ça lit tout le disque, donc c'est long).

Vous l'aurez compris, ddrescue nous sert à cloner ou à sauver une carte existante, mais pour déployer proprement une image, on va maintenant utiliser le fameux Raspberry Pi Imager. Car oui, l'outil officiel de la fondation a une fonction que beaucoup de gens ne connaissent pas qui est la personnalisation avancée. Comme ça, avant de flasher votre carte, vous pouvez préconfigurer plein de trucs.

Par exemple, le hostname du Pi, genre pi-cuisine ou pi-garage, l'utilisateur et son mot de passe, le Wi-Fi avec SSID et mot de passe, le SSH activé avec mot de passe ou clé publique, le fuseau horaire et la config clavier. Et précision importante, Imager prépare tout ça pour que ce soit appliqué au premier boot (c'est injecté pour l'initialisation), ce qui revient au même pour vous, mais ça explique pourquoi c'est si pratique en mode headless.

Du coup, vous flashez la carte, vous la mettez dans le Pi, vous branchez l'alimentation, et souvent c'est accessible en SSH très vite :

ssh [email protected]

C'est le mode headless parfait puisque ça vous évite d'avoir à brancher un écran + clavier + souris sur votre Rpi. Notez que l'extension en .local de mon exemple ci-dessus dépendra du mDNS (Bonjour / Avahi)... Sur certains réseaux (ou certains PC), ça pourra ne pas résoudre donc dans ce cas-là, vous passez par l'IP ou votre DNS/DHCP habituel.

Et maintenant, roulements de tambours, voici le workflow magique pour déployer un parc de Pi. Cela consiste tout simplement à configurer un Pi de référence avec tout ce qu'il vous faut dedans (paquets, services, configs...). Ensuite vous l'éteignez proprement, vous clonez sa carte avec ddrescue, et vous dupliquez cette image à volonté.

MAIS (et là c'est le point qui évite des sueurs froides), cloner une carte Linux telle quelle, ça clone aussi des identifiants qui devraient être uniques, typiquement :

  • le machine-id
  • les clés SSH hôte (host keys)

Donc si vous déployez 10 Pi clonés à l'identique, vous vous retrouvez avec 10 machines qui se présentent pareil, et côté SSH vous pouvez avoir des alertes cheloues (et côté admin, c'est pas propre).

La solution la plus simple c'est donc de préparer votre image "master" pour que chaque nouveau Pi régénère ça au premier démarrage. Sur votre Pi de référence (avant de cloner), vous pouvez faire :

sudo rm -f /etc/machine-id
sudo truncate -s 0 /etc/machine-id
sudo rm -f /etc/ssh/ssh_host_*

Comme ça, au prochain boot, le système régénère un machine-id propre, et OpenSSH régénère ses clés hôte. (Si jamais ça ne se régénère pas automatiquement sur votre variante d'OS, un redémarrage + réinstallation/relance SSH règle généralement le truc.)

Après ça, à chaque nouveau Pi, vous flashez l'image.

Maintenant si vous n'avez pas de parc à déployer, mais que vous voulez simplement personnaliser le hostname, le Wi-Fi, le user, etc., le plus simple ça reste donc de passer par Raspberry Pi Imager au moment du flash avec ses options avancées car si vous écrivez l'image avec dd/ddrescue directement sur la carte, Imager ne pourra évidemment pas appliquer ses paramètres.

Et SURTOUT, avant de lancer quoi que ce soit, pensez à identifier vos disques pour pas faire de bêtises (c'est une commande Linux, btw) :

lsblk -o NAME,SIZE,MODEL,MOUNTPOINT

Ah et désactivez aussi l'automontage sur votre machine, sinon vous allez avoir des soucis avec la destination qui se retrouvera occupée par l'OS.

Bref, avec ddrescue et Raspberry Pi Imager, vous avez maintenant de quoi cloner vos cartes SD beaucoup plus sereinement (et pas juste "les yeux fermés").

Enjoy !

L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche

Par :Korben
3 décembre 2025 à 10:13

Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus.

Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule tourne toujours (oui), et des index FTP affichent carrément des milliards de fichiers encore dispo.

Bienvenue dans l’archéologie numérique pratique où aujourd’hui, on va apprendre à fouiller là où personne ne cherche plus. Et petit rappel utile, je vais vous parler ici uniquement de fichiers publics et légitimes (genre des drivers, des freewares, des docs, des archives de projets…etc), et pas de téléchargement illégal.

Mais avant de plonger dans ces réseaux, parlons un petit peu avant de sécurité parce que vous allez quand même télécharger des fichiers d’origines douteuses. Donc, utilisez une VM Linux légère (Ubuntu 22.04 LTS dans VirtualBox, ou une install minimal), avec un VPN avec kill-switch activé, un antivirus avec scan automatique, et un gestionnaire de téléchargement comme JDownloader2 avec des filtres activés.

Alors, pourquoi isoler sa machine AVANT de télécharger, me direz-vous ?

Hé bien parce qu’un fichier vérolé dans une VM, vous effacez la VM. Alors qu’un fichier vérolé sur votre machine principale, vous commencez à négocier avec votre week-end.

On commence donc par le web indexé étendu. Google indexe beaucoup de choses c’est vrai, mais pas tout (et pas partout). Et les opérateurs de recherche, c’est juste l’art de poser les bonnes contraintes : site:, guillemets, filetype:, intitle:… c’est documenté noir sur blanc chez Google donc je vous laisse lire tout ça , mais voici un exemple…

`site:vogonsdrivers.com "Voodoo3" driver`

ou

`site:catalog.update.microsoft.com "nom du périph"`

…pour tomber sur des pages que personne ne linke plus, mais qui existent encore. Et si vous voyez un “Index of /” sur un serveur, traitez ça comme un miroir public, mais surtout pas comme une invitation à aspirer tout le disque au risque de vous faire ban ou de voir le site se mettre en croix.

Bonus moteur de recherche rien que pour vous, Yandex peut parfois remonter des résultats différents (langues, régions, caches), mais oubliez le mythe “anti-DMCA magique” car Yandex retire aussi les liens qui vont vers du contenu sous copyright.

Voilà, utilisez plusieurs moteurs de recherche pour multiplier les angles de recherche. C’est un bon début.

Ensuite, Archive.org que vous connaissez tous, ne se limite pas aux vieilles versions de sites web. Le move le plus propre c’est de coller l’URL d’origine dans la Wayback Machine et vous remonterez le temps. Et si vous voulez jouer au chirurgien (URLs mortes, patterns, dates), il y a même une API CDX qui interroge l’index des captures, comme ça, un driver disparu en 2008 a peut-être été crawlé. Ou pas. Mais bon, ça prend 30 secondes à vérifier donc pourquoi se priver ?

Il restait aussi, c’est vrai, des dinosaures qui traînaient comme Uloz.to, longtemps cité comme “cimetière vivant”, mais qui malheureusement a annoncé la fin du partage public en 2023. En revanche, pour les vieux drivers et outils, vous avez des spots nettement plus propres tels que VOGONS Drivers (vintage hardware) et même le Microsoft Update Catalog pour des drivers connus.

Mais attention au piège des faux liens car sur certains vieux hébergeurs et pages louches, une grosse partie des résultats récents sont des redirections vers des sondages, des installateurs chelous ou des malwares. La règle c’est donc de privilégier les uploads anciens, de vérifier la taille du fichier, et de comparer avec une taille attendue. Par exemple, une ISO de 150 Ko, c’est un fake évident ! Et si un hash est disponible sur un forum, vérifiez-le (idéalement en SHA-256).

Bon, et maintenant on va passer à un truc vraiment puissant : l’archéologie FTP.

Mamont’s Open FTP Index et son moteur de recherche affichent plus de 4,29 milliards de fichiers listés. La plupart de ces serveurs ont été configurés dans les années 2000 et certains traînent encore en mode portes ouvertes du coup, on y trouve des sauvegardes de sites web morts, des miroirs de projets, des archives de docs, de vieilles photos et parfois des drivers perdus. C’est l’Internet Archive version anarchique et non-curée.

Vous pouvez par exemple chercher par extension (.zip, .rar, .7z), vous triez par date, et vous privilégiez les serveurs qui ressemblent à des miroirs publics (projets, universités, labos). Et si vous voulez un index avec stats visibles, y’a une alternative qui s’appelle NAPALM FTP Indexer et qui annonce environ 459 millions de fichiers répartis sur 1 437 serveurs FTP, avec une date d’update affichée.

Par contre, petit piège classique, y’a beaucoup de serveurs FTP publics qui bloquent l’accès web, mais acceptent les clients FTP. Donc si un index affiche un lien mort, essayez avec un client FTP en lecture seule (FileZilla, lftp…). Sur l’anonymous FTP, quand c’est activé. Le combo classique c’est user: anonymous (et parfois un mail en mot de passe, juste pour la forme). Et une fois encore, ce qui est accessible n’est pas toujours prévu pour être siphonné donc prenez uniquement ce dont vous avez besoin.

Et si vous cherchez des fichiers vraiment rares, on ne peut pas ignorer le P2P décentralisé. C’est vrai que tout le monde est passé au streaming, mais il reste une communauté silencieuse qui fait tourner eMule depuis 2004 et comme le réseau Kad (Kademlia) fonctionne sans serveur central côté recherche, ça change tout en termes de résilience. Aujourd’hui c’est plus niche, mais c’est justement là que des fichiers ultra-spécifiques survivent.

Si vous voulez rester clean, téléchargez eMule depuis la source officielle . Ah et sous Mac et Linux, y’a aMule aussi. Ça me rappelle tellement de souvenirs !

Bien sûr, les fichiers rares peuvent mettre des jours à arriver et contrairement à BitTorrent où vous voyez “50 seeders”, eMule affiche juste “En attente” donc télécharger un fichier rare demande de la patience. Laissez tourner, et vous verrez bien… c’est souvent la condition du succès.

BitTorrent avec BiglyBT , c’est l’évolution moderne de tout ça puisque ce client supporte DHT, et il a une intégration I2P et Tor via plugin. La fonctionnalité “Swarm Discoveries” sert également à découvrir des torrents.

Gnutella et Shareaza, par contre, c’est le réseau zombie. Très peu d’utilisateurs, mais certaines archives uniques n’existent que là donc si vous avez épuisé eMule et BitTorrent, tentez Shareaza en dernier recours.

Une technique un peu old-school mais qui marche encore (dans les cas légitimes) c’est également l’URL guessing. Donc littéralement deviner les URLs. Vous trouvez site.com/download/v1.0.zip, mais il vous faut la v0.9. Testez site.com/download/v0.9.zip, puis v1.1, v2.0. Beaucoup de projets laissent traîner des anciennes versions sans les lier publiquement.

Et pour finir, Usenet qui est payant c’est vrai, un peu complexe, mais parfois très efficace. Usenet existe depuis 1980 et fonctionne comme un système distribué de serveurs qui se répliquent des messages. Aujourd’hui, côté binaire, faudra passer par un provider (rétention, vitesse, complétion) comme Eweka ou Newshosting. Y’a aussi des indexeurs NZB pour chercher comme NZBgeek, ou NZBfinder.

Votre succès avec Usenet dépend de deux paramètres très terre-à-terre : la rétention (combien de temps c’est gardé) et la complétion (si toutes les pièces existent). Un fichier de 2010 peut être incomplet si des parties ont sauté alors si la complétion est basse, vous perdez votre temps. Par contre, si elle est haute, Usenet est un bulldozer.

Je le redis encore une fois, ne JAMAIS double-cliquer sur un .exe récupéré dans la nature. Vérifiez les signatures quand il y en a, comparez les hashes, et testez d’abord en VM isolée. Hé oui, VirusTotal peut aider, mais un upload n’est pas forcément privé donc évitez d’y envoyer des fichiers sensibles, et ne confondez pas 0 détection avec 0 risque.

Voilà, cet Internet profond dont je parle n’a rien à voir avec le dark web, Tor et tout ça… C’est simplement l’Internet d’avant Google qui continue de tourner en silence avec ses miroirs, ses archives, ses réseaux P2P sans tête, et ses serveurs oubliés. Tout ça fonctionne encore, mais personne ne les explore vraiment. Grâce à cet article, vous venez donc d’apprendre à fouiller ces cyber ruines où 99% des gens ne pensent jamais à chercher.

Pour aller plus loin dans l’archéologie numérique, j’ai compilé les sources qui m’ont aidé à préparer ce modeste guide : Lost Media Wiki Forum pour la communauté, Mamont et NAPALM FTP Indexer pour l’archéo FTP, Internet Archive + CDX API pour la Wayback, la doc eMule et Steiner et al. (IMC 2007) pour Kad, BiglyBT + Swarm Discoveries pour BitTorrent, VOGONS Drivers et Software Heritage pour la préservation propre.

Context7 - Vos assistants IA vont enfin arrêter d'utiliser de la doc obsolète

Par :Korben
2 décembre 2025 à 05:51

Scène du crime, mardi matin, vous demandez à Claude Code de vous générer un middleware Next.js qui vérifiera un JWT dans les cookies. Et l’IA vous pond sans sourciller 15 lignes de code bien propres, bien commentées… Elle est parfaitement confiante et vous ça vous rassure. Vous copiez son œuvre, vous collez. Et là, PAF, une erreur de compilation !!

Hé oui, la fonction qu’elle a utilisée n’existe plus depuis Next.js 14. En gros, Claude Code a halluciné tranquillement avec de la vieille doc pourrie de 2020.

Et dire qu’on a passé 20 ans à se foutre de la gueule des devs qui copient-collent du code depuis de vieux posts Stack Overflow alors qu’aujourd’hui, on copie colle sans réfléchir ce que nous donne une IA qui fait exactement pareil ! C’est ça le progrès les amis !

Hé bien Context7 vient régler exactement ce problème ! Il s’agit d’un serveur MCP (Model Context Protocol) développé par Upstash qui branche votre assistant de code sur la documentation officielle à jour, comme ça vous esquivez les fonctions dépréciées, les API fantômes, et les best practices d’il y a trois ans.

Context7 est donc compatible avec Cursor, Claude Code, Windsurf, VS Code, Zed, Gemini CLI, et tous les éditeurs qui supportent le protocole MCP (donc à peu près tout ce qui existe…) et une fois que c’est en place, y’a plus qu’à l’oublier. Si vous hésitez, y’a une démo ici pour tester .

Mais avant de commencer, sachez que vous aurez besoin de Node.js 18+ pour la méthode locale. Et pour la méthode serveur distant, juste un navigateur et votre éditeur de code.

La méthode serveur distant consiste à aller sur context7.com , à vous créer un compte gratuit, à récupérer une clé API, puis à ajouter cette config dans votre éditeur comme ceci :

{
 "mcpServers": {
 "context7": {
 "url": "https://mcp.context7.com/mcp",
 "headers": {
 "CONTEXT7_API_KEY": "votre_cle_api_ici"
 }
 }
 }
}

Pour Cursor, ouvrez les settings (Cmd+,), cherchez “MCP Servers”, et collez ça dans la config JSON. Pour Claude Code, c’est dans .claude/settings.json à la racine de votre projet. Sauvegardez, redémarrez l’éditeur, et c’est bon.

Et deuxième méthode d’install, c’est en local via npx. Après c’est la même clé API mais la config est légèrement différente :

{
 "mcpServers": {
 "context7": {
 "command": "npx",
 "args": ["-y", "@upstash/context7-mcp", "--api-key", "votre_cle_api_ici"]
 }
 }
}

Voilà, avec cette méthode, le serveur MCP tourne sur votre machine ce qui vous offre un peu plus de contrôle. Et une fois que c’est en place, vous utilisez Context7 en ajoutant simplement “use context7” dans vos prompts. Par exemple : “Créez un middleware Next.js qui vérifie un JWT valide dans les cookies et redirige les utilisateurs non authentifiés vers /login. Utilisez context7”.

L’IA va alors interroger le serveur MCP Context7, récupérer la doc officielle Next.js à jour, et générer du code qui marche vraiment. Et la liste des libs supportées grandit régulièrement : Next.js, React, Vue, Svelte, Tailwind, TypeScript, et des dizaines d’autres…

Voilà, ça prend 3 minutes à installer, ça sauve des heures de debug débile sur des APIs qui n’existent plus, et c’est gratuit pour un usage perso !

Et dans six mois vous aurez oublié que c’est installé et vous vous demanderez comment vous faisiez avant…

Merci à itchrisdeb pour l’info !

Gmail entraîne son IA avec vos mails ? Pas si vite...

Par :Korben
21 novembre 2025 à 09:47

Ces derniers jours, une info a pas mal circulé… Google activerait par défaut une option permettant à Gmail de lire vos mails pour entraîner Gemini, son IA. Plusieurs sites dont le mien ont relayé l’info, puisque c’est ce que nous a expliqué Malwarebytes … qui a depuis publié un rectificatif.

Alors qu’est-ce qu’il en est vraiment ? D’où vient la confusion ?

Google a récemment reformulé et déplacé certains paramètres liés aux “fonctionnalités intelligentes” de Gmail. Le problème, c’est que le nouveau wording est suffisamment vague pour prêter à confusion. Quand on voit “smart” ou “intelligent” en 2025, on pense direct à l’IA générative. Ajoutez à ça l’intégration de Gemini un peu partout dans les produits Google, plus un procès en cours en Californie qui accuse Google d’avoir donné accès à Gmail, Chat et Meet à Gemini sans consentement… et vous obtenez un joli cocktail de parano.

Alors que fait vraiment Gmail à vos message ?

Hé bien Gmail scanne bien vos emails, mais pour faire tourner ses propres fonctionnalités : le filtrage anti-spam, la catégorisation automatique (Principal, Promotions, Réseaux sociaux…), le Smart Compose qui suggère la fin de vos phrases, ou encore l’ajout automatique d’événements dans votre agenda. C’est comme ça que Gmail fonctionne depuis des années, et ce n’est pas la même chose que d’entraîner un modèle d’IA générative comme Gemini.

Google affirme d’ailleurs que ces paramètres sont opt-in (donc désactivés par défaut), même si l’expérience semble varier selon les utilisateurs.

Alors pourquoi désactiver quand même ces options ?

Hé bien même si vos mails ne servent pas à entraîner Gemini, vous pouvez légitimement vouloir limiter ce que Google analyse. Moins de données exploitées = moins de profilage. Voici comment faire.

Allez dans Gmail sur votre ordinateur. Cliquez sur l’icône engrenage en haut à droite, puis sur “Voir tous les paramètres”.

Scrollez jusqu’à la section “Fonctionnalités intelligentes et personnalisation” et décochez la case.

Ensuite, si vous utilisez Google Workspace, allez dans les paramètres correspondants et désactivez aussi “Fonctionnalités intelligentes dans Google Workspace” et “Fonctionnalités intelligentes dans d’autres produits Google”.

Et voilà !

Petit bémol, sans ces fonctionnalités, plus d’événements ajoutés automatiquement à l’agenda, plus de Smart Compose, plus de résumés automatiques. Bref, vous revenez à un Gmail plus basique, mais qui garde vos données un peu plus au chaud.

Bref, cette histoire est un bon rappel que quand une info semble trop “scandaleuse” pour être vraie, ça vaut le coup de creuser un peu avant de s’enflammer. Cela dit, vouloir limiter ce que Google sait de vous reste toujours une bonne idée !

Article initialement rédigé le 21 novembre 2025, puis édité le 24 novembre 2025, suite au correctif de MalwareBytes.

FixWin 11 : corriger les problèmes courants de Windows 11 et 10 en un clic

5 octobre 2025 à 15:11

Lorsque Windows rencontre des dysfonctionnements — des explorateurs de fichiers qui ne s’ouvrent plus, des paramètres qui ne répondent pas, des problèmes de mise à jour ou de connectivité — il peut être fastidieux de chercher manuellement la bonne commande ou le bon registre à corriger. FixWin est un outil gratuit conçu pour simplifier ce processus : avec une interface claire et des correctifs classés, il permet de réparer de nombreux problèmes Windows en quelques clics.

FixWin existe en version actuelle (FixWin 11) optimisée pour Windows 10 et Windows 11, mais il y a aussi des éditions pour les versions antérieures du système.

Versions supportées et compatibilité de l’utilitaire

FixWin existe en plusieurs versions selon l’édition de Windows utilisée :

VersionCompatibilité
FixWin 11Windows 10 & Windows 11 ✅ (version actuelle)
FixWin 10Windows 10 uniquement. Ancienne version, préférez FixWin 11
FixWin 2.2Windows 8 / 8.1
FixWin v1.2Windows 7 / Vista

À savoir sur la dernière version (FixWin 11)

  • FixWin 11 est la version la plus récente, conçue pour corriger les bugs et dysfonctionnements de Windows 10 et 11.
  • L’outil est portable : aucune installation n’est nécessaire. Il suffit de le télécharger et de l’exécuter directement.
  • Certains antivirus peuvent afficher une alerte de sécurité (faux positif), car FixWin interagit avec des composants système. Si nécessaire, ajoutez une exception temporaire dans votre solution de sécurité.
  • Il est fortement recommandé de créer un point de restauration système avant d’utiliser l’outil, surtout si vous appliquez plusieurs correctifs.

Comment utiliser FixWin : guide rapide

Avant d’utiliser FixWin :
  • Ne cliquez pas sur tous les « Fix » sans comprendre leur effet
  • Créez un point de restauration système (L’utilitaire permet de le faire d’un simple clic)
  • Appliquez un correctif à la fois
  • Redémarrez après chaque correction importante

Voici comment l’utiliser :

  • Téléchargez FixWin 11 depuis le site officiel :
Si votre antivirus émet une alerte, ajoutez le fichier en exception/liste blanche. Pour Windows Defender, consultez ce guide : Comment ajouter une exception dans Windows Defender
  • Faites un clic droit sur FixWin.exe puis exécutez l’outil en tant qu’administrateur (clic droit > Exécuter en tant qu’admin)
Exécuter FixWin
  • Dans l’onglet Welcome, cliquez sur « Create Restore Point » afin de créer un point de restauration système. Cela vous donne la possibilité d’annuler les modifications opérées par l’utilitaire en cas de problème
Créer un point de restauration système
Analyse System File Checker Utility (SFC)
Réparer les images de Windows avec DISM
  • Une fois ces réparations effectuées, naviguez entre les onglets à gauche pour choisir un problème
  • Cliquez sur le bouton « Fix » en face du correctif souhaité
  • Redémarrez votre PC si demandé

Ce guide vous détaille ci-dessous tous les menus de cet utilitaire de dépannage de Windows 11.

Fonctionnalités principales

FixWin est organisé en six grandes catégories de correctifs prêts à l’emploi.
L’accès se fait par le menu de gauche.

File Explorer (Explorateur de fichiers)

Cette section regroupe des correctifs liés à l’Explorateur Windows et à l’interface utilisateur.
Elle permet de réparer des problèmes courants comme l’ouverture de l’explorateur, l’affichage de la corbeille, ou les erreurs de type “Class not registered”.
Utile si certaines fonctions du bureau ou des fenêtres ne répondent plus normalement.

Notamment, il est possible de :

  • Réparer l’ouverture de l’Explorateur Windows
  • Restaurer la fonction de recherche
  • Corriger l’affichage de la corbeille, des fichiers cachés ou miniatures d’images
  • Réparer l’erreur « Class not registered »
Menu de File Explorer (Explorateur de fichiers) de FixWin

Internet & Connectivity

Le menu Internet & Connectivity vise à résoudre les problèmes de connexion réseau, que ce soit en Wi-Fi ou Ethernet.
Vous y trouverez des options pour réinitialiser Winsock, le pare-feu, les paramètres proxy, ou encore corriger des soucis liés au navigateur ou au DNS.
Pratique lorsque Windows affiche “Connecté, pas d’accès Internet” ou que le web ne fonctionne plus.

Parmi les corrections réseau et de connectivité possibles, on note :

Corriger les probèmes de connectivité et internet avec FixWin

Windows System Fixes

Cette rubrique contient des correctifs pour des composants système essentiels de Windows.
Elle permet de réparer le menu Démarrer, la barre des tâches, les paramètres de Windows Update, ou encore des fonctions comme Windows Sandbox.
C’est le cœur du dépannage quand l’interface ou certaines fonctions du système ne réagissent plus correctement.

  • Réparer le menu Démarrer ou la barre des tâches
  • Activer Windows Sandbox
  • Réinitialiser Windows Update ou résoudre les problèmes de teléchargement de mises à jour ou erreur 0x80070057 sur Windows Update
  • Réparer les raccourcis système cassés
  • Echec WslRegisterDistribution (erreur 0x8007019e ou 0x8000000d)
Les dépannages "Windows System Fixes" de Fixwin

Dans la page 2, vous avez la possibilité :

Les dépannages "Windows System Fixes" de Fixwin

System Tools

Ce menu permet de restaurer des outils système désactivés ou endommagés, comme l’Invite de commandes, le Gestionnaire des tâches, ou la Restauration système.
Il propose aussi des options pour réinitialiser certains comportements de recherche, l’affichage des vignettes, ou la configuration de l’explorateur.
Idéal pour retrouver les outils natifs perdus ou désactivés.

Dans la page 1, on trouve notamment ces corrections :

  • Réactiver les outils système : gestionnaire de tâches, Invite de commandes, etc.
  • Réinitialiser les paramètres de recherche ou de l’explorateur
  • Activer les composants MMC
  • Réparer Windows Defender ou Sécurité Windows
Les outils systèmes disponibles dans FixWin

La page 2 donne des informations sur le système comme le modèle et type de processeur et mémoire RAM ainsi que de la carte graphique.
Celles-ci sont relativement sommaires. 👉Pour plus de détails sur la configuration matérielle, suivez ce guide : Comment connaître la configuration matérielle de son PC (CPU, Processeur, mémoire, etc)

Informations matérielles

Troubleshooters (Dépanneurs Windows)

FixWin donne ici un accès rapide aux dépanneurs intégrés de Windows.
Vous pouvez lancer directement les utilitaires Microsoft pour corriger les problèmes de son, imprimante, réseau, mises à jour, etc.
Cela vous évite de devoir fouiller dans les paramètres ou le Panneau de configuration.
Plus d’aide et de détails dans ce guide complet : Windows 11, 10 : utilitaires de résolution des problèmes

Plus bas, FixWin fournit une liste des utilitaires de dépannage à télécharger depuis le site de Microsoft.

Accès aux utilitaires de résolution des problèmes de Windows

Additional Fixes

La section “Additional Fixes” contient des correctifs divers qui ne rentrent pas dans les autres catégories.
Elle permet, par exemple, de reconstruire le cache des icônes, restaurer le registre, ou réinitialiser certains éléments comme le planificateur de tâches ou les associations de fichiers.
Une zone utile pour réparer des bugs spécifiques ou secondaires du système.

👉Vous pouvez aussi consulter ce guide : Réparer/Réinitialiser le réseau de Windows 11

En page 2, vous pouvez réinitialiser des caches ou composants Windows.
Par exemple, Réinitialise la pile réseau (DNS, TCP/IP), réinitialise les statistiques d’utilisation de données du système, répare le dépôt WMI (Windows Management Instrumentation), réinitialiser le pare-feu Windows, réinitialise les stratégies de groupe locales et bien d’autres.

Alternatives et comparaison avec d’autres outils

Même si FixWin 11 est très pratique pour de nombreux besoins de dépannage rapide, il n’est pas l’unique solution.
Il existe d’autres outils de réparation pour Windows, souvent plus complets ou plus spécialisés (réparation profonde, diagnostics avancés, scripts personnalisés, etc.).
Pour choisir l’outil le plus adapté à votre cas, il est utile de les comparer en termes de facilité d’usage, profondeur de diagnostic, sécurité, compatibilité, et capacité à réparer les problèmes système sans réinstaller.

Voici un tableau pour vous aider :

OutilTypeInstallationPour qui ?
FixWinCorrectifs prêts à l’emploi❌ PortableGrand public / dépannage rapide
SFC /scannowVérification fichiers système✅ Inclus dans WindowsTous utilisateurs
DISMRéparation composants système✅ Inclus dans WindowsUtilisateurs avancés (ligne de commande)
Tweaking.com Windows RepairOutil de réparation avancée✅ Installation requiseUtilisateurs expérimentés / techniciens

👉Vous pouvez consulter également notre guide complet sur les meilleurs outils pour réparer Windows 10/11 pour voir les options recommandées et les situer vis-à-vis de FixWin : Les meilleurs outils pour réparer Windows 10/11

Dans ce comparatif, nous verrons les points forts et les limites des différentes alternatives, afin de vous aider à faire le bon choix selon la gravité du problème et votre niveau technique.

Conclusion

FixWin est une boîte à outils pratique pour réparer rapidement les petits problèmes de Windows. Gratuit, portable et relativement sûr à utiliser, il peut faire gagner beaucoup de temps à condition de ne pas l’utiliser à l’aveugle.

Il ne remplace pas une vraie analyse ou un nettoyage profond, mais constitue une très bonne première étape de diagnostic pour les utilisateurs Windows confrontés à des bugs récurrents.

Pour des problèmes plus profonds (fichiers système corrompus, erreurs critiques, disque endommagé), FixWin ne suffit pas toujours. Consultez nos autres outils ici → Réparer Windows

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