TPM non détecté, TPM inactif ou TPM en erreur ? Voici comment réparer sous Windows 11/10.
Le TPM (Trusted Platform Module) est indispensable au fonctionnement de nombreuses fonctions de sécurité de Windows 11/10 : démarrage sécurisé, chiffrement BitLocker, Windows Hello, protection des clés, conformité matérielle, etc. Pourtant, il arrive souvent que le TPM cesse de fonctionner correctement après une mise à jour, un changement matériel, une réinitialisation du BIOS ou même sans raison apparente.
TPM non détecté dans Windows, messages « Processeur de sécurité non prêt », incompatibilité Windows 11, erreurs BitLocker, fTPM qui provoque des micro-lags, TPM désactivé dans l’UEFI… les problèmes sont variés mais la plupart se résolvent facilement.
Dans ce guide complet, vous trouverez toutes les causes possibles et les solutions pratiques pour remettre le TPM en état de marche, que vous soyez sous Windows 11/10 ou en train d’intervenir dans le BIOS/UEFI de votre PC.
Pourquoi le TPM pose-t-il problème ?
Le TPM peut cesser de fonctionner correctement pour plusieurs raisons. Le module dépend à la fois du BIOS/UEFI, du processeur, du système Windows, mais aussi des clés de sécurité qu’il stocke. La moindre modification dans cette chaîne peut entraîner des erreurs.
Les causes les plus fréquentes sont :
Réinitialisation du BIOS/UEFI Une mise à jour du firmware désactive parfois Intel PTT / AMD fTPM ou réinitialise les options de sécurité.
Changement matériel (CPU, carte mère) Le TPM stocke des clés liées au matériel. Un changement provoque souvent une incompatibilité ou un état « non utilisable ».
Mises à jour Windows Certaines mises à jour majeures peuvent désinitialiser le TPM ou modifier son état dans Windows Security.
TPM corrompu ou non initialisé Des clés invalides, un crash système ou un Clear TPM incomplet peuvent provoquer des erreurs de démarrage ou de sécurité.
Incompatibilité ou version incorrecte Windows 11 exige impérativement TPM 2.0. Un module 1.2, désactivé ou non reconnu entraîne des blocages.
Problèmes propres aux plateformes AMD (fTPM) Avant 2023, certains BIOS provoquaient des micro-lags (fTPM stutter). Le problème est corrigé, mais persiste sur quelques anciens firmwares.
Bug BitLocker / chiffrement Si BitLocker a enregistré des clés dans le TPM et que celui-ci change ou se réinitialise, Windows peut refuser l’accès et demander la clé de récupération.
Stratégies de sécurité mal configurées Dans certaines configurations professionnelles, des stratégies de groupe peuvent désactiver le TPM ou bloquer son accès.
Ces problèmes sont impressionnants pour les utilisateurs, mais la majorité se résolvent facilement grâce aux solutions abordées dans les sections suivantes.
Symptômes fréquents d’un TPM défaillant
Lorsque le TPM ne fonctionne plus correctement, Windows affiche généralement des messages explicites — mais parfois les signes sont plus subtils. Voici les symptômes les plus courants :
Le TPM n’apparaît plus dans Sécurité Windows Dans Processeur de sécurité, Windows indique « Aucun processeur de sécurité compatible trouvé ».
Message “Le processeur de sécurité n’est pas prêt” Le TPM existe mais n’est pas initialisé par Windows.
Erreur dans tpm.msc
« Le TPM est prêt mais… »
« Le TPM n’est pas utilisable »
« Le TPM est introuvable »
Codes d’erreur 0x800900xx
Impossible d’activer BitLocker ou demande récurrente de clé de récupération Le TPM refuse les clés stockées ou signale un changement matériel.
Windows Hello (empreinte/visage/PIN) ne fonctionne plus Les données biométriques sont liées aux clés du TPM.
Installation de Windows 11 impossible (TPM non détecté) L’outil d’installation signale que le TPM 2.0 est absent ou inactif.
Présence d’erreurs dans le journal des événements Catégories « Sécurité du matériel » ou « TPM-WMI ».
Micro-lags ou freezes sur PC AMD (fTPM) Problème connu avec certains firmwares avant 2023.
Le BIOS indique “TPM State = Disabled” ou “Security Device Not Found” Le module est désactivé ou réinitialisé.
Ces signaux mettent en évidence un TPM mal configuré, désactivé dans l’UEFI, corrompu ou incompatible. La suite du guide explique comment résoudre chaque situation.
TPM non détecté dans Windows 11/10
Lorsque Windows n’arrive pas à reconnaître le TPM, la page Sécurité Windows → Processeur de sécurité affiche le message :
« Aucun processeur de sécurité compatible trouvé »
ou dans tpm.msc :
« Le TPM est introuvable » « Aucune information n’est disponible sur ce TPM »
Ce problème est l’un des plus fréquents. Il apparaît généralement après une mise à jour, une réinitialisation BIOS ou un changement matériel.
Causes possibles :
le TPM est désactivé dans le BIOS/UEFI (Intel PTT ou AMD fTPM non activé)
le BIOS s’est réinitialisé après une mise à jour
Windows n’arrive plus à initialiser le Processeur de sécurité
la version du TPM est trop ancienne (TPM 1.2)
problème matériel sur une carte mère très ancienne
Si malgré tout le TPM reste introuvable, il est probable que le PC soit trop ancien ou que le module matériel soit défaillant.
TPM n’apparaît pas dans le BIOS/UEFI
Lorsque le TPM n’est même pas visible dans le BIOS/UEFI, cela signifie que le firmware ne détecte aucun module actif. Dans ce cas, Windows ne pourra pas l’utiliser et affichera systématiquement « TPM introuvable ».
Ce problème peut avoir plusieurs causes :
Intel PTT ou AMD fTPM désactivé par défaut De nombreuses cartes mères livrées avant Windows 11 avaient le TPM désactivé pour éviter des problèmes de compatibilité.
Réinitialisation du BIOS après mise à jour Certaines mises à jour UEFI remettent les options de sécurité à « Disabled ».
Carte mère trop ancienne Certaines ne disposent ni de TPM 2.0 intégré, ni d’option PTT/fTPM.
Module TPM physique non branché (si carte mère ancienne) Les cartes mères pré-2015 nécessitent parfois un module additionnel.
UEFI en mode Legacy/CSM Le TPM peut être caché ou désactivé si le mode de compatibilité CSM est activé.
Solutions à appliquer
Vérifier les menus de sécurité de l’UEFI Cherchez les options suivantes :
Intel PTT (Platform Trust Technology)
AMD fTPM
Security Device Support
Trusted Computing
Passer en mode UEFI natif (désactiver CSM) Le TPM peut être masqué en mode Legacy.
Réinitialiser les paramètres de l’UEFI (Load Optimized Defaults) Puis réactiver manuellement PTT/fTPM.
Vérifier la présence d’un connecteur TPM (anciens modèles) Si oui, il faut un module TPM 2.0 compatible avec la carte mère.
Changer de processeur (rare) Certains CPU très anciens ne supportent pas fTPM/PTT, même si la carte mère l’annonce.
Quand le TPM n’existe vraiment pas
Si après toutes ces vérifications aucune option ne s’affiche, le PC utilise un matériel trop ancien pour supporter Windows 11 sans contournement.
Le processeur de sécurité n’est pas prêt
Ce message apparaît dans Sécurité Windows → Processeur de sécurité lorsque Windows détecte le TPM, mais qu’il n’est pas encore initialisé. Le module existe, il est activé, mais Windows ne peut pas l’utiliser immédiatement.
Message affiché : « Le processeur de sécurité n’est pas prêt »
Ce problème survient souvent :
après l’activation du TPM dans l’UEFI
après une mise à jour BIOS/UEFI
lors d’un premier démarrage avec une nouvelle carte mère ou un nouveau CPU
après un crash système ou une coupure lors d’un Clear TPM
lorsque Windows n’a pas encore créé ou restauré ses clés de sécurité
Solutions simples (à essayer en premier)
Redémarrer le PC une à deux fois Dans la majorité des cas, le TPM s’initialise automatiquement après 1 ou 2 redémarrages.
Attendre quelques minutes L’initialisation peut être retardée par certaines tâches Windows (Defender, services de sécurité).
Vérifier que le TPM est bien activé dans le BIOS/UEFI
Vérifier les erreurs dans tpm.msc Les codes d’état (0x800900xx) donnent une indication précise du blocage.
Désactiver puis réactiver le TPM dans l’UEFI Parfois l’option doit être réinitialisée manuellement.
Vérifier les stratégies de groupe Certains environnements professionnels bloquent l’accès au TPM.
Dans la grande majorité des cas, ce message disparaît rapidement une fois Windows et le BIOS correctement synchronisés.
TPM actif mais « non utilisable » dans Windows
Il arrive que le TPM soit activé dans le BIOS/UEFI, visible dans tpm.msc ou dans Sécurité Windows, mais qu’il soit indiqué comme :
« Le TPM est prêt mais… »
« Le TPM n’est pas utilisable »
« Le module de plateforme sécurisée fonctionne en mode réduit »
État non valide dans tpm.msc
Ce problème survient généralement lorsque les clés stockées dans le TPM ne correspondent plus au matériel ou au système actuel, ou lorsqu’une précédente initialisation a échoué.
Les causes les plus courantes sont :
changement de carte mère ou de processeur
mise à jour BIOS/UEFI qui a réinitialisé partiellement le TPM
corruption des clés suite à un crash système
BitLocker ou Windows Hello ayant des clés invalides
Clear TPM interrompu ou incomplet
version TPM incohérente ou migration de TPM 1.2 → 2.0
Solutions recommandées
Effacer / réinitialiser le TPM (Clear TPM) C’est la solution la plus efficace dans ce cas. Après le redémarrage, Windows recrée les clés nécessaires. Nécessite la clé BitLocker si les disques sont chiffrés.
Désactiver puis réactiver le TPM dans le BIOS/UEFI Cela force le firmware à renvoyer un état propre à Windows.
Mettre à jour le BIOS/UEFI Plusieurs fabricants corrigent des problèmes d’état « partiellement initialisé ».
Supprimer les données biométriques Windows Hello
Paramètres
Comptes
Options de connexion
Gérer les paramètres Windows Hello → Supprimer
Un profil Windows Hello corrompu bloque parfois l’initialisation du TPM.
Vérifier l’absence de stratégies de restriction (Group Policy) Sur les PC professionnels, certaines règles peuvent désactiver tout ou partie du TPM.
Vérifier l’erreur dans tpm.msc Les codes 0x800900xx ou 0x802840xx donnent des indications précises (clé invalide, signature incorrecte, TPM verrouillé temporairement).
Redémarrer plusieurs fois Certains TPM nécessitent deux ou trois redémarrages pour réinitialiser l’état interne.
Si, après toutes ces étapes, le TPM reste « non utilisable », il peut s’agir :
d’un module TPM 1.2 non compatible Windows 11
d’un TPM matériel défaillant (rare, mais possible)
d’un problème de firmware non corrigé (surtout sur cartes mères 2016–2018)
TPM 2.0 requis mais non reconnu pour Windows 11
Lors de l’installation ou de la mise à niveau vers Windows 11, il arrive que l’assistant affiche :
« Ce PC ne prend pas en charge TPM 2.0 » ou « TPM 2.0 est requis »
Même si le TPM est présent ou semble activé dans le BIOS. C’est l’un des problèmes les plus courants depuis la sortie de Windows 11.
Les causes les plus fréquentes :
Le TPM 2.0 est désactivé dans le BIOS/UEFI → Intel PTT ou AMD fTPM laissé sur Disabled.
TPM 1.2 détecté au lieu de TPM 2.0 Certaines cartes mères anciennes activent encore la version 1.2 par défaut.
Windows ou l’installeur n’arrive pas à initialiser le TPM → État TPM corrompu ou non prêt.
Mode Legacy/CSM actif Le TPM 2.0 est incompatible avec le mode BIOS hérité.
Secure Boot désactivé ou mauvaise configuration UEFI L’assistant Windows peut considérer la configuration comme non conforme.
Ancien firmware nécessitant une mise à jour Plusieurs cartes mères d’avant 2018 ont reçu un support TPM 2.0 via mise à jour UEFI.
Solutions recommandées
Activer la bonne option dans l’UEFI
Intel : PTT
AMD : fTPM
Activer : Security Device Support
Choisir : TPM 2.0 si un menu propose 1.2 / 2.0
Passer en mode UEFI natif
Désactiver CSM / Legacy
S’assurer que le disque système est en GPT
Activer le Secure Boot Même si Windows fonctionne sans, l’installeur de Windows 11 l’exige.
Mettre à jour le BIOS/UEFI Certaines cartes mères (notamment 2016–2018) passent automatiquement en TPM 2.0 après mise à jour.
Vérifier l’état du TPM dans Windows → Guide interne : Vérifier si TPM 2.0 et Secure Boot sont activées pour installer Windows 11
Effacer / réinitialiser le TPM (Clear TPM) Si le module renvoie une version incorrecte ou un état incohérent.
Désactiver puis réactiver le TPM dans l’UEFI Cette opération force parfois le firmware à réinitialiser la configuration TPM 2.0.
Si, après toutes ces étapes, l’installeur refuse toujours Windows 11, il est probable que :
la carte mère ne supporte que TPM 1.2,
ou le support TPM 2.0 n’a jamais été ajouté via mise à jour UEFI,
ou encore le processeur est trop ancien pour activer fTPM/PTT.
Problèmes après mise à jour Windows
Les mises à jour majeures de Windows 10/11 (22H2, 23H2, 24H2, 25H2…) peuvent parfois provoquer des dysfonctionnements du TPM. Après un redémarrage, certains utilisateurs découvrent que le TPM n’est plus initialisé ou que Windows affiche des messages d’erreur dans Sécurité Windows ou tpm.msc.
Voici les problèmes les plus fréquents après une mise à jour :
Le TPM passe en état “non prêt”
BitLocker demande la clé de récupération à chaque démarrage
Windows Hello ne fonctionne plus (PIN, empreinte, visage)
Le TPM n’apparaît plus dans Sécurité Windows
Erreur “TPM non utilisable” dans tpm.msc
TPM 2.0 requis mais considéré comme absent par l’installeur
Ces symptômes apparaissent lorsque Windows modifie :
la configuration des clés stockées dans le TPM
les paramètres de sécurité
certains pilotes liés au module TPM
la manière dont le Processeur de sécurité est initialisé
Solutions à appliquer
Redémarrer plusieurs fois Après de grosses mises à jour, le TPM peut mettre du temps à se réinitialiser. Deux ou trois redémarrages résolvent souvent le problème.
Effacer / Réinitialiser le TPM (Clear TPM) Si les clés stockées ne correspondent plus à celles attendues par Windows, un Clear TPM peut être nécessaire. Indispensable d’avoir la clé BitLocker si le disque est chiffré.
Désactiver puis réactiver le TPM dans l’UEFI Cette manipulation force Windows à détecter un “nouveau” TPM propre.
Supprimer les données Windows Hello Dans Paramètres → Comptes → Options de connexion Les données biométriques sont liées au TPM et peuvent se corrompre après une mise à jour.
Mettre à jour le BIOS/UEFI Certaines mises à jour Windows révèlent des incompatibilités déjà présentes dans le firmware. Une mise à jour UEFI corrige souvent les problèmes d’état du TPM.
Vérifier les erreurs dans tpm.msc Les codes 0x800900xx ou 0x802840xx donnent une indication précise du blocage.
Cas particulier : BitLocker demande la clé après la mise à jour
C’est un comportement fréquent si :
le TPM a été réinitialisé pendant la mise à jour
l’état du TPM a changé (nouvelle version firmware)
les clés ne correspondent plus au volume chiffré Il faut alors saisir la clé de récupération, puis réactiver BitLocker pour régénérer les clés TPM.
Problèmes après mise à jour BIOS/UEFI
Une mise à jour du BIOS/UEFI peut modifier ou réinitialiser les paramètres liés au TPM. C’est l’une des causes les plus fréquentes de dysfonctionnement, surtout sur les cartes mères plus anciennes ou sur les PC portables qui appliquent des profils de sécurité stricts.
Après la mise à jour, vous pouvez constater :
TPM désactivé automatiquement
Windows affichant « Aucun processeur de sécurité compatible trouvé »
Message « Le processeur de sécurité n’est pas prêt »
BitLocker qui demande la clé de récupération à chaque démarrage
TPM repassé en version 1.2 au lieu de 2.0 (rare mais déjà observé)
Windows Hello qui ne fonctionne plus
Erreurs dans tpm.msc (« TPM non utilisable », 0x800900xx…)
Ces problèmes proviennent du fait que le firmware remet parfois les paramètres par défaut, ou modifie la gestion interne de Intel PTT ou AMD fTPM.
Solutions recommandées
Vérifier que le TPM est activé dans l’UEFI
Intel : PTT
AMD : fTPM
Option : Security Device Support = Enabled Après une mise à jour, ces options sont souvent remises sur “Disabled”.
Vérifier que la version TPM 2.0 est bien sélectionnée Sur certaines cartes mères, la mise à jour peut réactiver le TPM en 1.2 par défaut.
Désactiver puis réactiver le TPM Cela force l’UEFI à recharger la configuration TPM.
Synchroniser Windows et le firmware Plusieurs redémarrages peuvent être nécessaires après une mise à jour UEFI importante.
Mettre à jour les pilotes chipset (Intel ou AMD) Certains problèmes d’initialisation TPM proviennent de pilotes obsolètes.
Réinitialiser les paramètres UEFI (Load Optimized Defaults) Puis réactiver manuellement PTT / fTPM.
Cas particulier : BitLocker qui demande la clé après une mise à jour UEFI
C’est normal : le TPM considère que l’environnement de démarrage a changé. Après avoir entré la clé de récupération, il faudra :
déverrouiller le volume
désactiver/réactiver BitLocker pour régénérer les clés liées au TPM
vérifier la configuration TPM et Secure Boot
Erreur « A configuration change was requested to clear this computer’s TPM »
Cette erreur s’affiche généralement au démarrage après une mise à jour du BIOS/UEFI, un changement du mode TPM (fTPM/PTT), ou lorsque le firmware détecte qu’un Clear TPM a été demandé mais pas encore validé.
Elle indique que le système a détecté une modification de la configuration de sécurité et vous demande soit :
de valider le Clear TPM,
soit de l’annuler pour conserver les anciennes clés.
Les plateformes AMD Ryzen (séries 1000 à 5000, surtout avant 2023) ont connu un problème bien documenté : des micro-freezes, saccades ou blocages courts du système. Ce phénomène, appelé fTPM stutter, provenait de la manière dont le firmware gérait les accès au TPM intégré (fTPM).
Symptômes typiques
micro-freezes toutes les 5 à 60 secondes
saccades dans les jeux ou les vidéos
mouvements irréguliers de la souris
pics de latence dans LatencyMon
“Hardware-Interrupts” anormaux
Le problème était déclenché par l’accès à la mémoire flash SPI où le TPM stocke ses données.
Statut du problème (2023 → 2025)
Le problème a été officiellement résolu par AMD à partir des mises à jour AGESA :
AGESA 1.2.0.7 et versions ultérieures
Correctifs supplémentaires sur AGESA 1.0.8.x et 1.0.9.x pour AM5
Cependant, certains systèmes non mis à jour présentent encore les mêmes symptômes.
Solutions recommandées
Mettre à jour le BIOS/UEFI C’est la solution principale. Recherchez la version AGESA recommandée par votre fabricant de carte mère.
Désactiver puis réactiver AMD fTPM Utile après une mise à jour BIOS pour réinitialiser l’état interne.
Passer temporairement sur un module TPM matériel (rare) Certaines cartes mères AM4 possèdent un connecteur TPM physique. Cela contourne totalement le problème de stockage SPI.
Vérifier les pilotes chipset AMD Mettre à jour les pilotes via l’outil officiel AMD.
Clear TPM Si le TPM ne s’initialise pas correctement après mise à jour.
Cas où les freezes persistent malgré tout
Sur quelques configurations particulières (BIOS non mis à jour par le fabricant, cartes mères OEM, mini-PC), les micro-freezes peuvent persister.
Dans ce cas :
réinstaller Windows peut aider (rare mais possible)
tester avec Secure Boot désactivé si nécessaire (diagnostic)
BitLocker qui demande la clé de récupération
Lorsque le TPM rencontre un problème ou que sa configuration change, BitLocker peut demander la clé de récupération au démarrage. C’est un mécanisme normal : BitLocker considère qu’un changement matériel ou de sécurité pourrait indiquer une tentative d’accès non autorisé.
Situations fréquentes où BitLocker demande la clé :
mise à jour du BIOS/UEFI
activation/désactivation du TPM
passage de fTPM à PTT (ou inversement)
changement de carte mère ou de processeur
Clear TPM effectué sans suspendre BitLocker
Secure Boot modifié ou réinitialisé
Windows détecte une différence dans l’environnement de démarrage (Boot Manager, Secure Boot DB, PCR modifiés)
Que faire si BitLocker demande la clé ?
Saisir la clé de récupération Elle se trouve généralement :
dans le compte Microsoft
sur une clé USB
imprimée
enregistrée par l’administrateur (PC professionnel)
Démarrer Windows normalement une fois la clé entrée.
Vérifier l’état du TPM dans Windows : Sécurité Windows → Processeur de sécurité.
Réactiver ou remettre BitLocker en cohérence avec le TPM Après un changement d’état, BitLocker doit réenregistrer les clés dans le TPM. Pour cela :
Suspendre BitLocker
Redémarrer le PC
Réactiver BitLocker → Cela génère de nouvelles clés liées au TPM actuel.
Vérifier les options dans l’UEFI
PTT/fTPM activé
Secure Boot actif
Mode UEFI (pas CSM)
Quand BitLocker demande la clé à chaque démarrage
Si le problème revient à chaque fois :
le TPM n’enregistre pas correctement les clés
une option UEFI réinitialise le TPM à chaque boot
le Secure Boot est mal configuré
les PCR (Platform Configuration Registers) changent systématiquement
Solutions :
Désactiver puis réactiver BitLocker
Clear TPM (avec clé de récupération !)
Réinitialiser les paramètres UEFI, puis reconfigurer PTT/fTPM
Mettre à jour BIOS/UEFI
Mettre à jour Windows et les pilotes chipset
À retenir
Si BitLocker demande la clé après un changement de TPM ou une mise à jour UEFI, ce n’est pas une erreur : c’est une protection normale. Il faut simplement réassocier BitLocker au TPM actuel.
Applications professionnelles qui ne reconnaissent plus le TPM
Certaines applications professionnelles — VPN d’entreprise, gestionnaires de certificats, solutions de chiffrement, clients PKI, outils d’authentification forte — utilisent directement les clés stockées dans le TPM. Lorsque le TPM change d’état ou perd ses clés, ces applications peuvent cesser de fonctionner.
Les symptômes les plus fréquents :
l’application refuse de démarrer
message « impossible d’accéder au module TPM »
certificats considérés comme invalides
impossibilité d’ouvrir des sessions sécurisées (VPN, RDP, SSO)
erreurs PKI ou SmartCard
impossibilité de signer ou déchiffrer des documents chiffrés
Windows affiche des erreurs dans tpm.msc ou Sécurité Windows
Cela se produit généralement après :
Clear TPM
changement de carte mère / CPU
mise à jour BIOS/UEFI
corruption du profil utilisateur
migration Windows non propre
mise en veille/hibernation perturbée par le TPM
désactivation/réactivation de fTPM ou PTT
Solutions recommandées
Réinitialiser les clés du TPM Pour les applications PKI ou SmartCard, les clés doivent être régénérées. Selon le logiciel, cela peut impliquer :
regénérer les certificats
refaire l’enregistrement auprès du serveur d’entreprise
supprimer les anciennes clés locales
Vérifier les services Windows liés à la sécurité
TPM Base Services
Windows Biometric Service
Credential Manager
Ils doivent être en mode Automatique.
Effacer le TPM (Clear TPM) Si l’application tente d’utiliser des clés obsolètes, un Clear TPM résout souvent le problème. Attention : nécessite la clé BitLocker si le disque est chiffré.
Mettre à jour ou réinstaller le logiciel professionnel Certains programmes ont une configuration liée à une version spécifique du TPM.
Réinitialiser les options de sécurité Windows Hello / identifiants Si l’application dépend d’un PIN Windows Hello, il peut être nécessaire de refaire l’enregistrement.
Mettre à jour les pilotes chipset et Windows Certains outils nécessitent une communication TPM totalement fonctionnelle.
Vérifier les stratégies de groupe (GPO) Dans les environnements d’entreprise, une GPO peut restreindre :
l’accès au TPM
les algorithmes autorisés
les clés par utilisateur
Cas particulier : VPN d’entreprise ou authentification forte
Certaines solutions (Fortinet, Cisco AnyConnect, Pulse Secure, Sophos, SmartCard, PKI interne) utilisent des clés scellées dans le TPM. Si leur profil est corrompu ou si les clés ne correspondent plus :
réenregistrer le certificat utilisateur
supprimer les anciens certificats du magasin Windows
regénérer les clés auprès du serveur d’authentification
Solutions générales
Dans la plupart des cas, les problèmes liés au TPM peuvent être résolus en appliquant quelques opérations simples. Voici les actions les plus efficaces et les plus courantes pour remettre le TPM en état de marche sur Windows 11/10.
Redémarrer le PC plusieurs fois
Cela peut sembler basique, mais il s’agit de la solution la plus fréquente : Windows a parfois besoin de 1 à 3 redémarrages pour réinitialiser le Processeur de sécurité, surtout après une mise à jour.
Vérifier et réactiver le TPM dans le BIOS/UEFI
Selon le processeur :
Intel : PTT
AMD : fTPM Activez également Security Device Support et assurez-vous que le TPM 2.0 est sélectionné.
Mettre à jour le BIOS/UEFI
Une mise à jour du firmware corrige souvent :
les TPM non détectés
les TPM non prêts
les problèmes fTPM sur AMD
les versions TPM incohérentes
des erreurs d’initialisation apparues après des updates Windows
Vérifier les stratégies de groupe/politiques d’entreprise
Sur un PC professionnel, une GPO peut désactiver :
TPM
Secure Boot
clés stockées par utilisateur
algorithmes du TPM
gestion PKI
Dans ce cas, il faudra contacter l’administrateur.
Réinitialiser les identifiants Windows Hello
Les données biométriques peuvent être corrompues ou invalides après un changement TPM.
Solution : Paramètres → Comptes → Options de connexion → sélectionnez votre méthode Hello (PIN, visage, empreinte, clé de sécurité) → Supprimer. Windows recréera automatiquement les nouvelles clés dans le TPM après redémarrage.
Le Minisforum M1 Pro est un mini PC polyvalent et performant, équipé d'un Intel Core Ultra 125H et de : USB4, OCulink (pour un eGPU), DDR5, Wi-Fi 7, etc...
Un PC qui chauffe trop peut rapidement devenir un vrai problème : performances en chute, ventilateurs bruyants, redémarrages intempestifs… voire pannes matérielles à terme. Que ce soit votre processeur (CPU), votre carte graphique (GPU) ou encore un SSD NVMe mal ventilé, chaque composant a ses propres limites thermiques à ne pas dépasser.
Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour réduire la température de votre ordinateur efficacement, sans forcément changer tout le matériel. Nettoyage, optimisation du flux d’air, réglages Windows, profils d’énergie, refroidissement externe : dans ce guide pratique, vous trouverez des conseils concrets et faciles à appliquer, classés du plus simple au plus avancé.
Ce guide pratique se destine autant à un PC fixe ou portable, il vous aidera à mieux comprendre la chauffe de votre machine — et à y remédier durablement.
Température normale d’un PC : ce qu’il faut savoir
Lorsqu’il fonctionne, un ordinateur produit de la chaleur. C’est tout à fait normal : le processeur (CPU), la carte graphique (GPU), les disques ou encore la carte mère sont tous des composants électroniques qui chauffent lorsqu’ils sont sollicités.
Mais si cette température dépasse certains seuils, cela peut entraîner des baisses de performances (throttling), des bugs, des arrêts inopinés, et à terme, une usure prématurée du matériel.
L’utilisation intensive du processeur ou de la carte graphique
C’est l’une des causes les plus fréquentes. Un jeu vidéo exigeant, un rendu vidéo, une session de montage, ou même un navigateur trop chargé en onglets peuvent faire monter le CPU et le GPU à des températures très élevées. Si la ventilation n’est pas suffisante, la chaleur s’accumule rapidement.
Une mauvaise ventilation ou un boîtier mal conçu
Un PC mal ventilé, avec peu ou pas d’entrée d’air frais, empêche la chaleur de s’évacuer correctement. Même avec des ventilateurs fonctionnels, un boîtier mal aéré ou encombré retient l’air chaud à l’intérieur, ce qui pousse tous les composants à chauffer davantage.
Surchauffe liée à la poussière dans le PC
La poussière est un isolant thermique naturel. Elle s’accumule sur les ventilateurs, les filtres à air, les radiateurs, et réduit drastiquement le flux d’air. Résultat : l’air chaud stagne, les températures montent, parfois même en usage léger. Voir plus loin : Entretenir son PC pour limiter la surchauffe
Pâte thermique sèche ou mal appliquée : un facteur de chauffe
La pâte thermique assure le transfert de chaleur entre le CPU (ou le GPU) et le système de refroidissement. Mais avec le temps, elle sèche, se fissure ou perd en efficacité. Cela provoque une montée en température rapide, même si les ventilateurs fonctionnent parfaitement.
Pilotes, logiciels, virus : les causes cachées de surchauffe
Parfois, le problème vient de Windows lui-même ou d’un logiciel :
Des pilotes mal configurés peuvent empêcher la mise au repos du processeur ou de la carte graphique.
Une gestion d’énergie mal réglée peut forcer le CPU à fonctionner à pleine fréquence en permanence.
Certains malwares ou programmes malveillants (ex. : cryptomineurs) utilisent les ressources système à votre insu, provoquant une chauffe constante.
Avant d’envisager des modifications complexes ou des logiciels de refroidissement, il est essentiel de s’assurer que votre PC est propre et bien entretenu. En effet, la poussière est l’un des premiers ennemis du refroidissement : elle s’accumule dans les ventilateurs, sur les grilles d’aération et entre les ailettes des radiateurs, empêchant une circulation correcte de l’air.
Avec le temps, même un ordinateur peu utilisé peut chauffer de plus en plus, simplement parce que l’air chaud reste piégé à l’intérieur. Il est donc fortement recommandé de nettoyer l’intérieur de votre PC tous les 6 à 12 mois, en particulier si vous avez des animaux, ou si votre tour est posée au sol.
Le nettoyage consiste à :
retirer la poussière des ventilateurs (processeur, boîtier, carte graphique) ;
dégager les grilles et filtres à poussière s’ils sont présents ;
souffler les radiateurs du CPU ou du GPU avec de l’air comprimé ;
et vérifier que rien ne bloque le flux d’air à l’intérieur du boîtier.
Un autre point souvent négligé est la pâte thermique qui assure le contact entre le processeur et son radiateur. Avec le temps, elle peut sécher ou perdre de son efficacité. Si votre CPU monte rapidement en température malgré un bon refroidissement, cela peut être un signe qu’un remplacement de la pâte thermique est nécessaire.
Même un PC parfaitement propre peut continuer à chauffer s’il n’est pas bien ventilé. Le flux d’air à l’intérieur du boîtier est essentiel pour évacuer la chaleur générée par les composants. Un air stagnant autour du processeur ou de la carte graphique suffit à faire grimper les températures, même avec des ventilateurs fonctionnels.
Bien positionner les ventilateurs
Dans un boîtier de PC, l’air doit suivre un chemin clair :
entrer par l’avant ou le bas (air frais),
ressortir à l’arrière et/ou en haut (air chaud).
L’idéal est de créer une légère pression positive, c’est-à-dire un peu plus d’air qui entre que d’air qui sort. Cela aide à expulser la chaleur et limite l’entrée de poussière par les fentes non filtrées. Si vos ventilateurs sont mal positionnés ou en sous-nombre, la chaleur s’accumule inévitablement.
Si vous ne disposez que d’un seul ventilateur, installez-le en extraction à l’arrière. Ensuite, éventuellement, ajoutez-en un à l’avant pour forcer l’entrée d’air frais.
Régler la vitesse des ventilateurs
Par défaut, les ventilateurs ajustent leur vitesse automatiquement, mais ce comportement peut être trop conservateur. Il est souvent utile de créer une courbe de ventilation personnalisée pour que les ventilateurs accélèrent plus rapidement quand la température monte.
Cela peut se faire :
depuis le BIOS/UEFI, dans les options “Fan Control” ou “Q-Fan” ;
Avec ces outils, vous pouvez définir une réponse plus agressive à la chaleur (par exemple : 60 % de vitesse à 60 °C, 90 % à 75 °C…), ce qui aide à contenir les hausses thermiques sans attendre qu’il soit “trop tard”.
Optimiser le refroidissement des composants spécifiques
Certains composants nécessitent une attention particulière :
Cartes graphiques : les modèles récents sont capables d’un mode “0 dB” (ventilateurs à l’arrêt en dessous de 60 °C). Si vous jouez longtemps, activez un profil ventilateur personnalisé dans MSI Afterburner ou via le logiciel constructeur.
SSD NVMe : très performants, mais sensibles à la chaleur. Il est conseillé de leur ajouter un dissipateur thermique (radiateur) si ce n’est pas déjà le cas — surtout si le SSD est coincé sous une carte graphique.
Boîtiers compacts ou mini-PC : la circulation de l’air y est souvent très limitée. Dans ce cas, pensez à utiliser des composants à faible consommation thermique (TDP), voire à sous-volter (undervolt) le CPU ou GPU si vous êtes à l’aise avec ce type d’ajustement.
Optimiser les réglages logiciels et système
Même si votre matériel est propre et bien ventilé, votre PC peut continuer à chauffer inutilement à cause de certains réglages logiciels ou systèmes mal adaptés. Des services en arrière-plan, des pilotes obsolètes ou une mauvaise gestion de l’énergie peuvent faire tourner le processeur ou la carte graphique à plein régime… alors qu’ils ne sont pas sollicités.
Éviter les programmes qui tournent en arrière-plan
Beaucoup d’applications se lancent automatiquement au démarrage de Windows et continuent de consommer des ressources, parfois sans que vous vous en rendiez compte. Cela peut provoquer une montée en température continue, même au repos.
Pour les identifier :
Ouvrez le Gestionnaire des tâches (clic droit sur la barre des tâches → “Gestionnaire des tâches”)
Allez dans l’onglet Démarrage pour désactiver les programmes inutiles
Puis dans Processus, observez si un logiciel consomme trop de CPU ou de RAM sans raison.
Un navigateur mal fermé, une mise à jour en boucle ou un logiciel de surveillance trop agressif peuvent être à l’origine d’une surchauffe persistante.
Vous pouvez alors les désactiver du démarrage pour limiter l’utilisation des ressources systèmes. Pour cela :
Toujours dans le gestionnaire de tâches, allez dans l’onglet Démarrage
Sélectionner le programme et cliquez en bas à droite sur Désactiver
Répéter l’opération pour désactiver tous les programmes inutiles du démarrage de Windows
Certains malwares ou cryptominers s’exécutent discrètement en arrière-plan et surchargent le processeur ou la carte graphique. Résultat : la température monte, les ventilateurs s’emballent, et les performances chutent.
Si votre PC chauffe alors que vous ne faites rien de spécial, lancez une analyse :
avec Windows Defender (ou un autre antivirus à jour)
Windows propose plusieurs profils d’alimentation qui influencent directement les performances — et donc la température de votre ordinateur. Plus le mode choisi privilégie la puissance, plus les composants (notamment le processeur) vont fonctionner à pleine fréquence… ce qui entraîne une hausse de la consommation électrique et de la chauffe.
C’est pourquoi le choix d’un profil adapté peut jouer un rôle important dans la réduction de la température.
Le mode “Performances élevées” maintient les composants à leur fréquence maximale, même au repos. Cela peut être utile pour certaines tâches lourdes ou en jeu, mais il augmente la chaleur et la consommation inutilement si vous utilisez simplement votre navigateur ou travaillez sur un document.
Le mode “Équilibré” adapte dynamiquement les performances selon la charge du système. C’est souvent un bon compromis pour un usage quotidien.
Le mode “Économie d’énergie”, quant à lui, limite volontairement les fréquences maximales pour réduire la consommation. Cela peut faire baisser la température de 5 à 10 °C, tout en augmentant l’autonomie sur un ordinateur portable.
Sur les PC portables, les constructeurs intègrent souvent un logiciel spécifique (ex : ASUS Armoury Crate, HP Command Center, Lenovo Vantage…) permettant de basculer facilement entre différents profils thermiques et d’alimentation. Certains modèles disposent aussi de raccourcis clavier (Fn + F5, etc.) pour passer d’un mode à l’autre à la volée.
Voici comment changer le profil d’alimentation :
Allez dans Paramètres > Système > Alimentation et batterie
Cliquez sur Paramètres d’alimentation supplémentaires
Choisissez un plan “Équilibré” plutôt que “Performances élevées”
Cliquez sur Modifier les paramètres avancés
Dans la section Gestion de l’alimentation du processeur, vous pouvez définir :
une fréquence minimale du CPU plus basse
une fréquence maximale plafonnée (ex : 85 % au lieu de 100 %) pour limiter la chauffe sans gros impact sur les performances
Des pilotes obsolètes, notamment pour la carte graphique, peuvent générer des surchauffes (mauvaise gestion de la fréquence, bug de ventilation, etc.).
Mettez à jour votre driver graphique (NVIDIA / AMD / Intel) depuis le site officiel, et non uniquement via Windows Update.
Vérifiez également les pilotes chipset, gestion d’énergie (Intel ME / AMD Ryzen), parfois disponibles sur le site du fabricant de la carte mère ou du portable.
Enfin, une mise à jour du BIOS/UEFI peut parfois améliorer la gestion thermique, surtout sur les PC portables récents.
Une fois que vous avez appliqué différentes optimisations (nettoyage, ventilation, réglages logiciels), il est essentiel de vérifier le résultat : est‑ce que la température a réellement baissé ? Votre système reste‑t‑il stable sous charge ? Pour cela, des tests dédiés sont nécessaires.
Utiliser OCCT pour un test de charge
OCCT est un outil de stress test qui permet de solliciter intensément le processeur, la carte graphique ou d’autres composants afin d’observer leurs comportements et températures maximales. C’est particulièrement utile après avoir modifié la ventilation, changé la pâte thermique ou réglé les ventilateurs.
Tester la stabilité thermique de son PC (CPU, GPU, SSD)
Un guide complémentaire sur le stress test CPU, GPU et disque est disponible sur le site. Il détaille comment tester la stabilité de votre ordinateur sous différentes charges. Il aborde aussi les bonnes pratiques, les choix d’outils adaptés en fonction des composants, et la façon d’interpréter les résultats (effondrement, redémarrages, erreurs SMART…). Ce guide est une excellente ressource à utiliser conjointement avec OCCT pour une vérification complète.
Que vérifier pendant ces tests
Température maximale atteint : si elle reste en dessous de vos seuils recommandés (par exemple < 85 °C pour CPU / GPU selon matériel), c’est bon signe.
Stabilité : absence de crash, d’erreurs ou d’arrêt brutal.
Évolution de température : la montée doit être progressive et se stabiliser. Si elle monte sans cesse, c’est le signe que le refroidissement est insuffisant.
Log / export : si l’outil le permet, exportez les données (températures, fréquences, tensions) pour les analyser plus tard.
Réduire la température d’un PC portable : que faire ?
Les ordinateurs portables sont particulièrement sensibles à la surchauffe : leur format compact limite la circulation de l’air, et les composants sont souvent collés les uns aux autres, sans possibilité de ventilation efficace. Résultat : le processeur, la carte graphique ou même le SSD peuvent atteindre des températures élevées rapidement, surtout en été, en jeu, ou pendant des traitements intensifs.
L’un des premiers réflexes est de surélever l’ordinateur pour laisser circuler l’air en dessous. Cela évite que l’air chaud ne reste coincé sous la machine, ce qui est particulièrement problématique lorsque le PC repose à plat sur une table ou un lit.
Faut-il utiliser un support ventilé (refroidisseur USB) ?
Les supports pour PC portables avec ventilateurs intégrés, souvent appelés cooling pads, sont des accessoires assez populaires. Ils sont censés améliorer le refroidissement du PC en insufflant de l’air frais sous le châssis.
Avantages
Inconvénients
Surélèvent le PC pour améliorer la circulation naturelle de l’air
L’efficacité dépend fortement du design du PC (emplacement des grilles, flux d’air)
Fournissent un léger flux d’air frais sous le châssis
Peu efficaces si les aérations du PC sont latérales ou obstruées
Peuvent réduire la température de 3 à 5 °C en moyenne
Certains modèles bruyants ou mal conçus peuvent gêner plus qu’aider
Faciles à utiliser (branchés en USB, pas d’installation)
Ne règlent pas les causes profondes de la chauffe (poussière, pâte thermique, etc.)
En résumé : un support ventilé peut être utile, notamment si vous jouez ou travaillez souvent sur un bureau sans surélévation. Mais, cela reste une solution d’appoint, à combiner avec un bon entretien interne si les températures restent trop élevées.
Conseils spécifiques pour les PC portables
Si vous utilisez un ordinateur portable, voici quelques recommandations supplémentaires pour limiter la chauffe et préserver ses performances :
Activez un profil d’alimentation adapté
Évitez le mode “Performances élevées” si vous ne jouez pas ou ne faites pas de traitement lourd.
Préférez un mode “Équilibré”, ou créez un plan personnalisé avec une fréquence CPU plafonnée (85‑90 % max).
Surélevez le PC (support ventilé ou non)
Laissez de l’espace sous le châssis pour améliorer la convection naturelle.
Les cooling pads avec ventilateurs peuvent aider, surtout si les grilles d’entrée d’air sont situées dessous.
Nettoyez régulièrement les grilles et ventilateurs internes
Les entrées d’air sont fréquemment obstruées par la poussière.
Un dépoussiérage simple (soufflette fine ou bombe d’air comprimé) peut parfois réduire la température de 5 à 10 °C.
Surveillez la température CPU/GPU avec des outils adaptés
Utilisez HWiNFO ou CoreTemp pour le CPU, GPU-Z pour la carte graphique.
Surveillez les pics thermiques en jeu ou pendant les mises à jour Windows.
Changer la pâte thermique ou repaste (avancé)
Si votre portable chauffe anormalement alors qu’il est propre, le remplacement de la pâte thermique peut être envisagé (si accessible).
Attention : cette opération nécessite d’ouvrir complètement l’appareil, et dans certains cas, elle annule la garantie.
Un bon refroidissement est essentiel pour assurer la stabilité, les performances et la longévité d’un PC. Si votre boîtier est mal ventilé, vos composants comme le processeur (CPU), la carte graphique (GPU) ou encore les SSD NVMe peuvent rapidement monter en température, même avec un matériel performant.
Dans ce guide, nous vous expliquons comment optimiser le refroidissement de votre boîtier PC : choix et positionnement des ventilateurs, gestion du flux d’air (airflow), courbes de ventilation personnalisées, pression positive/négative, refroidissement liquide (AIO ou watercooling custom), et solutions pour les configurations spécifiques (mini-ITX, PC silencieux, systèmes fanless…).
Il vous apporte des conseils pratiques et concrets pour améliorer la circulation de l’air dans votre boîtier et réduire la chauffe de vos composants.
Un bon refroidissement commence par un flux d’air bien pensé à l’intérieur du boîtier. Peu importe la qualité de vos ventilateurs ou la puissance de votre ventirad, si l’air chaud ne peut pas circuler et s’évacuer correctement, vos composants vont finir par surchauffer.
Le principe est simple : faire entrer de l’air frais (généralement à l’avant ou en bas du boîtier), le faire circuler au-dessus des composants, puis l’évacuer par l’arrière ou le haut.
Entrée et sortie d’air : les bases
Un boîtier bien ventilé fonctionne comme un tunnel :
L’air frais est aspiré par les ventilateurs en façade ou en bas,
L’air chaud est expulsé à l’arrière (ventilateur à côté de l’IO Shield) et/ou par le haut (poussée thermique naturelle).
Ce circuit doit être fluide, sans obstacle ni turbulence, pour permettre un renouvellement d’air constant autour du CPU, du GPU et d’autres composants.
Si l’air reste bloqué dans le boîtier, la chaleur stagne, même si vos ventilateurs tournent vite.
Pression positive vs pression négative
Le type de pression d’air à l’intérieur du boîtier joue un rôle crucial dans l’efficacité du refroidissement et la gestion de la poussière.
Voici les deux configurations possibles, comparées :
Type de pression
Positive
Négative
Définition
Plus d’air entre que ce qui sort
Plus d’air sort que ce qui entre
Effet sur la poussière
Protège mieux : l’air entre uniquement par les zones filtrées
Aspiration de poussière par les ouvertures non filtrées
Stabilité thermique
Bonne stabilité, moins de turbulence
Refroidissement parfois un peu plus agressif
Niveau sonore
Généralement plus silencieux
Peut nécessiter des ventilateurs plus rapides/bruyants
Configuration idéale
+1 ou +2 ventilateurs en entrée par rapport à la sortie
À éviter sauf si parfaitement maîtrisé
Recommandation générale : optez pour une légère pression positive, surtout si vous avez un boîtier filtré ou que vous cherchez à limiter la poussière. Un bon équilibre est souvent 2 ventilateurs en façade (entrée) + 1 à l’arrière (sortie).
L’importance du boîtier lui-même
Tous les boîtiers ne se valent pas sur le plan thermique. Voici ce qu’il faut regarder :
Présence de grilles avant et supérieures dégagées : les façades “pleines” ou trop design bloquent le flux
Filtres à poussière amovibles : ils améliorent la propreté, mais ne doivent pas étouffer le débit
Possibilités de ventilation : nombre d’emplacements (avant, haut, arrière, bas)
Espace pour les câbles : un câblage propre laisse l’air circuler plus librement
Format du boîtier : les boîtiers compacts sont plus sensibles à la chaleur
Qu’est-ce qu’un boîtier “Airflow” ?
Un boîtier dit “Airflow” est conçu pour favoriser la circulation de l’air à l’intérieur de la tour. Contrairement aux boîtiers “fermés” ou orientés design, il intègre généralement :
une façade avant en mesh (grille perforée) ou très ouverte,
plusieurs emplacements pour ventilateurs (entrée et sortie),
des grilles supérieures dégagées pour l’extraction naturelle de l’air chaud,
des filtres à poussière sans trop bloquer le flux.
Ce type de boîtier est recommandé si vous utilisez une carte graphique puissante ou un processeur qui chauffe. Il peut réduire la température de 5 à 10 °C comparé à un boîtier classique fermé.
Positionner et choisir ses ventilateurs
Les ventilateurs sont la base du refroidissement actif dans un PC. Mais pour qu’ils soient vraiment efficaces, il ne suffit pas d’en installer plusieurs : il faut bien les positionner, choisir le bon modèle, et adapter leur comportement à la température.
Emplacement idéal des ventilateurs
Un mauvais placement peut ruiner le flux d’air, même avec des ventilateurs haut de gamme. Voici les règles à suivre :
Façade avant (intake / entrée) : aspire l’air frais à l’intérieur. C’est la position la plus importante.
Bas (intake) : utile si le boîtier est surélevé ou possède une grille inférieure.
Arrière (extraction) : expulse l’air chaud du CPU et du GPU vers l’extérieur.
Haut (extraction) : l’air chaud monte naturellement ; une extraction en haut est très efficace.
Latéral (intake) : plus rare aujourd’hui, mais peut être utile dans des boîtiers compacts.
Si vous ne disposez que d’un seul ventilateur, placez-le en extraction à l’arrière. Ensuite, ajoutez un ventilateur en façade en priorité.
Cas particulier : les AIO (watercooling tout-en-un). Si vous installez un radiateur (240 ou 360 mm), il peut être monté :
à l’avant : en intake (air frais), mais l’air chaud ira dans le boîtier
en haut : en exhaust (plus logique), surtout pour refroidir efficacement
Types de ventilateurs : formats, débits, pression
Tous les ventilateurs ne se valent pas, même s’ils tournent à la même vitesse.
Critère
Détail
Taille standard
120 mm (le plus courant), 140 mm (plus silencieux à débit égal)
Connectique
3 broches (DC, contrôle tension) ou 4 broches (PWM, contrôle plus précis)
Débit d’air (CFM)
Plus le débit est élevé, plus le ventilateur pousse d’air
Pression statique
Recommandée pour les radiateurs ou les endroits bouchés (ex : grille dense, AIO)
Bruit (dBA)
À surveiller si vous visez un PC silencieux. Certains modèles > 30 dBA peuvent être dérangeants
À savoir :
Les ventilateurs “Airflow” sont conçus pour un fort déplacement d’air dans un espace dégagé.
Les ventilateurs “Static Pressure” sont mieux adaptés à pousser l’air à travers des obstacles (radiateurs, filtres à poussière).
Pour une configuration équilibrée : 2 × 120 mm en façade (Airflow) + 1 × 120 mm à l’arrière (Static Pressure) est un excellent point de départ.
Courbes de ventilation personnalisées
Les ventilateurs peuvent être pilotés intelligemment pour adapter leur vitesse à la température détectée par les sondes (CPU, GPU, carte mère).
Où régler la courbe ?
BIOS / UEFI : dans l’onglet “Fan Control”, “Q-Fan” ou équivalent selon le fabricant
Logiciels :
FanControl (moderne, puissant, open-source)
Argus Monitor
SpeedFan (ancien, mais encore utilisé)
MSI Afterburner pour les ventilateurs GPU uniquement
Exemple de courbe personnalisée :
Température CPU
Vitesse du ventilateur
< 40 °C
30–40 % (silence)
60 °C
60 %
75 °C
90 %
85 °C +
100 %
Une courbe progressive permet de préserver le silence en usage léger tout en répondant efficacement à la montée en température lors de charges lourdes (jeux, encodage, etc.).
Refroidir les composants clés
Même avec un bon flux d’air général dans le boîtier, certains composants nécessitent une attention particulière. CPU, carte graphique, et SSD sont souvent les plus exposés à la chaleur et doivent être refroidis efficacement pour éviter le throttling ou une usure prématurée.
Refroidir la carte graphique (GPU)
La carte graphique est souvent le composant le plus chaud dans une tour, en particulier en jeu ou en traitement 3D.
Activer une courbe de ventilation personnalisée
Utilisez MSI Afterburner (ou l’outil constructeur) pour créer une courbe de ventilation adaptée :
Plus agressive au-delà de 70–75 °C
Possibilité de désactiver le mode “0 dB” si la carte ne ventile pas assez en basse charge
Certaines cartes graphiques peuvent être undervolted, c’est-à-dire configurées pour consommer moins à performances égales. Cela réduit la température de 5 à 10 °C tout en maintenant les FPS.
Assurez-vous que le GPU n’est pas collé au fond du boîtier ou à une paroi sans circulation d’air.
Ajoutez un ventilateur latéral ou en bas dirigé vers la carte si possible.
Refroidir les SSD (surtout NVMe)
Les SSD NVMe sont plus rapides que les SSD SATA, mais aussi plus sensibles à la surchauffe. Certains modèles peuvent atteindre 70–90 °C, déclenchant un thermal throttling (ralentissement automatique).
Installer un dissipateur thermique
Beaucoup de cartes mères récentes incluent déjà un radiateur M.2.
Sinon, il est possible d’acheter un dissipateur SSD M.2 en aluminium à fixer sur le module (souvent < 10 €).
Optimiser le flux d’air autour du SSD
Évitez que le SSD soit coincé sous une carte graphique ou un élément chaud.
Dirigez un ventilateur vers la zone M.2 si nécessaire.
Pour les SSD SATA, la problématique est moindre, mais un SSD dans un boîtier étroit sans ventilation peut aussi monter à 50–60 °C en continu.
Refroidissement liquide : quand et comment ?
Le refroidissement liquide est devenu très populaire ces dernières années, notamment via les systèmes AIO (All-in-One), proposés par des marques comme Corsair, NZXT ou Arctic. Mais, il existe aussi des boucles personnalisées (custom loop), plus complexes, mais plus performantes.
Cette solution permet de dissiper la chaleur plus efficacement qu’un ventirad classique… toutefois ce n’est pas toujours nécessaire.
AIO vs Watercooling custom (ou boucle personnalisée) : deux approches très différentes
Type
AIO (All-in-One)
Watercooling custom
Description
Système de refroidissement liquide préassemblé. Circuit fermé prérempli (pompe + radiateur)
Refroidissement liquide entièrement personnalisé. Boucle ouverte à monter soi-même
Facilité d’installation
Facile – Installation simple, prêt à l’emploi
Complexe (nécessite du temps, des compétences)
Maintenance
Aucun ou très faible
Nettoyage + remplissage régulier
Refroidissement
Efficace pour CPU
Ultra-efficace CPU + GPU + RAM (si bien conçu)
Prix
Moyenne : 60–150 €
Élevé : > 300 € pour une boucle complète
Risques
Très faibles
Fuites possibles si mal monté
Recommandé : les AIO 240 mm ou 360 mm sont un bon compromis pour les utilisateurs exigeants (jeux, streaming, encodage, overclocking modéré).
Avantages et limites du refroidissement liquide (vs air)
Avantages
Limites / Inconvénients
Meilleure dissipation thermique dans les boîtiers compacts ou en overclocking
Plus coûteux qu’un bon ventirad
Fonctionnement souvent plus silencieux en charge (si bien configuré)
Plus complexe à installer, surtout en custom loop
Dégage l’espace autour du socket CPU
Maintenance nécessaire sur les custom loops (nettoyage, vidange)
Design moderne et esthétique (RGB, gain visuel)
Risque de panne : pompe, fuite (cas rare sur AIO de qualité)
Peut aider à refroidir les composants environnants si bien placé
Moins efficace si le radiateur rejette l’air chaud à l’intérieur du boîtier
À retenir : un bon AIO peut améliorer le confort thermique et sonore, mais n’est pas toujours supérieur à un ventirad haut de gamme bien ventilé.
Où installer le radiateur AIO : avant ou haut ?
Le positionnement du radiateur influence à la fois l’efficacité du refroidissement et la température générale du boîtier.
Emplacement
Avantages
Inconvénients
Avant (intake)
Air frais = meilleure efficacité pour le CPU
L’air chaud est rejeté dans le boîtier (chauffe GPU / SSD)
Haut (exhaust)
Évacue directement l’air chaud
Air plus chaud = légère perte d’efficacité sur le CPU
Bas (rare)
Utilisé dans certains boîtiers inversés
Risque de pompe au point haut → poches d’air
Recommandation générale :
Si votre GPU chauffe beaucoup, privilégiez le haut en extraction pour ne pas surchauffer l’intérieur.
Si vous cherchez la meilleure efficacité CPU, le radiateur en façade reste le plus performant.
Cas spécifiques : compacts, silencieux, fanless…
Certains types de configuration exigent des approches particulières en matière de refroidissement. Que vous cherchiez un PC ultra silencieux, une mini-config ITX, ou un système sans ventilateur, vous devez adapter votre stratégie pour maintenir des températures correctes sans sacrifier l’efficacité.
Boîtiers compacts / Mini-ITX
Les boîtiers de petite taille (ITX, micro-ATX, HTPC) sont pratiques et esthétiques, mais posent de vrais défis thermiques :
Astuces pour optimiser
Pièges à éviter
Choisir un boîtier avec grilles ou façade mesh (ex : Cooler Master NR200)
Évitez les boîtiers “design” tout fermés sans ouverture
Utiliser des ventilateurs low-profile de qualité (Noctua, Arctic…)
Ne surchargez pas le boîtier avec un GPU massif si l’air ne peut plus circuler
Opter pour un ventirad compact ou un AIO 120 mm bien placé
Mauvaise gestion des câbles = obstruction du flux d’air
Préférer un SSD M.2 avec dissipateur intégré ou dirigé vers une prise d’air
Ne pas installer la carte graphique en “sandwich” contre le panneau latéral sans espace
Dans un boîtier compact, chaque centimètre compte. L’agencement est aussi important que le nombre de ventilateurs.
Refroidir un PC silencieux
Pour une configuration orientée silence (musique, bureautique, studio), l’objectif est double : refroidir efficacement sans bruit.
Composant
Recommandations
Ventilateurs
Modèles 140 mm PWM silencieux, régulés < 800 RPM
Boîtier
Avec isolation phonique (be quiet! Silent Base, Fractal Define…)
CPU
Ventirad passif ou très silencieux (Noctua NH‑P1, be quiet! Dark Rock)
SSD
Préférer un modèle SATA (pas de bruit ni chauffe) ou NVMe bien refroidi
GPU
Carte avec mode semi-passif (ventilos coupés à faible charge), undervolt possible
Une bonne courbe de ventilation douce et personnalisée permet souvent de concilier silence et stabilité thermique.
PC fanless : refroidissement totalement passif
Les systèmes “fanless” n’utilisent aucun ventilateur, même pour le processeur ou le boîtier. Ils visent un silence total — souvent pour des usages spécifiques : HTPC, serveurs silencieux, environnements sensibles au bruit.
Possible si :
Vous utilisez des composants à très faible consommation (TDP < 15–25 W) (ex : CPU Intel T-series, AMD GE-series, mini-PC type NUC)
Le boîtier est conçu pour dissiper la chaleur en passif (ex : Akasa Euler, Streacom FC8)
Vous n’avez pas de GPU dédié
Limites :
Budget plus élevé (composants spécifiques)
Pas adapté aux jeux, ni à la charge continue (encodage, VM, etc.)
Sensibilité accrue à la température ambiante (été, pièce fermée)
Conclusion
Le refroidissement d’un PC ne dépend pas uniquement du nombre de ventilateurs installés. Il repose sur une bonne compréhension du flux d’air, un choix réfléchi des composants, et une configuration adaptée à votre usage (gaming, silence, petit format, etc.).
Que vous utilisiez un refroidissement par air ou liquide, que vous cherchiez à faire baisser vos températures ou simplement à gagner en silence, les ajustements présentés ici vous permettront de tirer le meilleur de votre boîtier et de vos composants, sans nécessairement tout remplacer.
Enfin, gardez à l’esprit qu’un PC bien ventilé est aussi plus stable, plus silencieux, et plus durable dans le temps.